Lutte Ouvrière

Débats politiques, confrontation avec d'autres idéologies politiques...

Re: Lutte Ouvrière

Messagede gloubi le Lun 1 Avr 2013 10:29

rubion a écrit:
Positions de base du CCI
* ..... établir la dictature du prolétariat à l’échelle mondiale


Au secours ! :peur:

Pas de panique : le CCI ne représente pas plus de 200 personnes sur toute la planète


Tiens quelqu'un, sympathisant du CCI ou autre, pourrait nous parler de ça : http://fractioncommuniste.org/ il me semble que ces quelques personnes ( 4 ou 5 ) qui ont monté ce petit groupe suite à une scission avaient subi des violences assez graves de la part de membres du CCI.
Je me trompe ?
gloubi
 

Re: Lutte Ouvrière

Messagede Cheïtanov le Lun 1 Avr 2013 16:16

Putain sont que 200 le CCI ?? Bin ça veut dire que la TCI avec ses 5 sections est quasi aussi nombreuse :D

Rubion, on s'en tape de ton parti centralisé dont le but est la dictature sur le prolétariat. Remarque ça va bien avec LO.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede gloubi le Lun 1 Avr 2013 18:26

Et si c'est comme ça que ça fonctionne dans une organisation de cette taille , on n'ose pas imaginer ce que ce serait avec eux aux commandes de la "dictature du prolétariat"
Pas beaucoup de différences avec les méthodes appliquées chez Lutte Ouvrière ou les lambertistes contre les oppositionnels.
(Au NPA les méthodes sont un peu plus raffinées et perverses)


http://fractioncommuniste.org/ficci_fra/b08/b08_05.php

DE NOUVELLES EXCLUSIONS DANS LE CCI...

Depuis maintenant 6 mois, s’est constituée une fraction interne au CCI qui regroupe aujourd’hui des militants à Paris et au Mexique en opposition aux orientations majoritaires après le 14e congrès qui s’est déroulé en mai 2001. La constitution de cette fraction a fait suite à une situation de crise organisationnelle au sein du CCI qui a vu le débat sur les divergences politiques être étouffé et remplacé par des accusations sur l’existence d’un clan, “ d’une secte fanatique aux méthodes nazis et staliniennes ” et qui a vu la démission d’un certain nombre de militants de l’organisation.
Aujourd’hui, après toute une politique de sanctions (1), de calomnies, de discrédit des militants en opposition, dont ceux de notre Fraction, nous sommes en voie d’être formellement exclus du CCI.
Nous avons reçu une lettre de l’organe central du CCI qui annonce, de fait, notre exclusion pour le 22 mars prochain. En nous posant des conditions qu’il nous est impossible d’accepter, comme il le serait à toute minorité organisée ou non - sauf à se dissoudre et à renoncer à la défense de ses convictions politiques -, les organes centraux du CCI essaient de masquer notre exclusion en disant que “ nous nous mettons nous-mêmes en dehors du CCI”.
“Tu te mets toi-même en dehors du CCI. A toi de décider, au moment de la Conférence, si tu maintiens cette décision de quitter l’organisation ”. Dire que nous voulons quitter le CCI est un mensonge. Nous avons toujours affirmé notre volonté de mener notre combat au sein du CCI et nous la réaffirmons aujourd’hui encore. Depuis 6 mois, nous avons publié 7 bulletins à destination de tous les militants du CCI qui réaffirment à chaque fois notre volonté de rester défendre nos convictions dans le CCI. Et qui n’ont eu de cesse que d’appeler à l’arrêt de la politique de provocation et de sanctions et à l’ouverture d’un débat politique sur les questions en divergence.
En fait, les conditions qui nous sont imposées pour pouvoir “ rester dans le CCI ” révèlent clairement l’objectif de notre exclusion : nous faire taire à l’intérieur du CCI comme à l’extérieur. Quelles sont ces conditions ?
“ C’est donc la date limite pour nous faire parvenir :
- l’intégralité de tes cotisations en retard ;
- le document d’engagement à ne pas publier à l’extérieur [des documents internes de l’organisation pendant une période de 5 ans] (il suffit de signer et de renvoyer le papier que tu as déjà reçu à cet effet) ;
- le rejet écrit de la déclaration de manque de loyauté envers le CCI contenue dans le bulletin n°6 de la “Fraction” ;
- le rejet écrit de la déclaration de solidarité politique avec Jonas, également contenue dans le bulletin n°6 de la “Fraction ” (lettre du 3/3/02 de l’organe central du CCI adressée aux membres de la Fraction à Paris).
Que veulent les organes centraux du CCI ?
Une fraction et des militants impuissants car sans moyens matériels.
Nous avons toujours voulu payer nos cotisations. Si nous avons demandé de ne pas en payer l’intégralité, c’était pour avoir les moyens matériels de faire fonctionner la fraction et notamment de publier notre bulletin. D’autant qu’il nous avait été interdit de faire paraître nos textes dans les bulletins officiels de l’organisation. La non reconnaissance formelle - en violation des statuts du CCI - de la fraction et le refus qu’elle ait les moyens, y compris financiers, pour fonctionner, sont les expressions les plus claires de la volonté d’étranglement de notre fraction et de censure de l’expression de nos divergences.
Une fraction qui devrait renoncer à ses convictions
Ce que la direction du CCI nous demande de rejeter, c’est le passage suivant de notre bulletin qui se réfère à l’ignominieuse exclusion du camarade Jonas : “ Devant une telle situation, devant un tel régime intérieur dans l'organisation, devant l'abdication et la capitulation de la grande majorité des militants face aux magouilles et aux mensonges, notre loyauté n'est plus dans l'organisation telle qu'elle est aujourd'hui, c'est-à-dire en rupture avec ses pratiques passées et ses principes organisationnels. Notre loyauté est dans nos convictions, nos consciences et les positions politiques du CCI ”. Autrement dit la “ loyauté ” qui nous est demandée, c’est celle consistant à renoncer à nos convictions et à notre combat pour défendre le CCI dont nous nous réclamons.
Une fraction silencieuse et des militants paralysés
En exigeant de nous faire signer un papier - procédé qui rappelle les heures les plus sombres du mouvement ouvrier - nous engageant à ne pas intervenir sur la crise du CCI, on essaie de nous imposer un silence politique sur justement ce qui fonde l’origine de la crise, de nos divergences, et de la constitution de notre fraction. Il ne nous resterait plus que le droit de parler de la pluie et du beau temps. Les organes décisionnels du CCI ne se contentent pas de vouloir nous faire taire aujourd’hui, ils veulent encore nous faire taire pour 5 ans.
Accepter ces conditions, c’est dissoudre la fraction et taire nos divergences. C’est renoncer à défendre nos convictions, c’est-à-dire, pour des militants communistes, renoncer à nos convictions. C’est exactement - dans des conditions plus dramatiques bien sûr - ce qu’exigeait et obtenait souvent Staline en faisant “ capituler ” les vieux bolcheviks au nom de la loyauté dans le “ Parti ”.
Ne pas accepter ces conditions, c’est être exclu
Toutes ces exigences et cette politique sont une trahison des statuts du CCI.
Pour pouvoir imposer de telles décisions, les organes centraux trahissent la lettre et l’esprit des statuts du CCI. Sur la base de l’expérience historique du mouvement ouvrier, les statuts garantissent l’existence de minorités organisées au sein du CCI, en particulier de tendance et de fraction, et insistent sur la nécessité du débat le plus ouvert possible pour résoudre les divergences politiques. En particulier, ils garantissent aux militants qui sont exclus la possibilité de faire appel devant les Congrès de l’organisation. Nous n’aurons même pas droit à cela. Dans notre cas, la sanction est déjà annoncée et nous sommes déjà interdits de participation au congrès. C’est-à-dire que les organes centraux du CCI poussent même la trahison des principes et des statuts de l’organisation jusqu’au point de nous retirer toute possibilité de recours devant le congrès.
Il doit être clair pour tous les militants et les sympathisants du milieu politique prolétarien que nous ne céderons pas sur des questions qui sont pour nous des questions de principe -principes en matière d’organisation communiste. Il doit être clair que nous continuerons notre combat comme fraction interne, c’est-à-dire en défense des acquis principiels, théoriques, politiques, organisationnels du CCI qui sont aujourd’hui de plus en plus trahis par les organes centraux actuels. Face à ces trahisons, notre fraction défend les acquis et les principes du CCI, particulièrement en matière de règle et de fonctionnement de l’organisation révolutionnaire.
Elle est la véritable continuité du CCI.
La Fraction, le 15/3/02


et pour comprendre l'ambiance :

http://fr.internationalism.org/ri330/ficci.html

Défense de l'organisation : les méthodes policières de la "FICCI"
Publié par Révolution Inte... le 1 January, 2003 - 02:31
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Le regroupement parasitaire autoproclamé "Fraction interne du CCI" et qui s'est constitué autour de l'individu Jonas, exclu du CCI pour ses comportements indignes d'un militant communiste (voir notre communiqué dans RI n° 321) dévoile aujourd'hui ouvertement sa vraie nature.



Des méthodes de mouchards
Sur le site Internet de la FICCI, viennent d'être publiés deux textes qui en disent long sur les agissements destructeurs de cette prétendue "fraction".
Le premier texte est la lettre que la section du CCI au Mexique a adressée le 15 novembre aux quatre membres de la prétendue "fraction" vivant dans ce pays. La publication du contenu de cette lettre ne nous pose évidemment aucun problème. Par contre, ce qui nous pose problème (et devrait poser problème à l'ensemble des groupes du courant de la Gauche communiste), c'est le fait que la FICCI ait rendu publique à l'avance la date à laquelle devait se tenir une réunion interne du CCI (la Conférence territoriale de notre section mexicaine). Dans cette lettre, la section du CCI au Mexique a en effet donné aux membres de la "fraction" la date de cette Conférence afin de leur permettre de se défendre et de faire appel devant celle-ci (ce qu'ils ont refusé de faire).
En publiant l'intégralité de cette lettre sur son site Internet, la camarilla des amis de Jonas a ainsi délibérément mis à la disposition de toutes les polices du monde la date à laquelle devait se tenir notre Conférence au Mexique en présence de militants venus d'autres pays (puisque notre presse a toujours signalé que des délégations internationales participaient à ce type de conférences). Cela signifie que les organes de police concernés pouvaient renforcer et cibler leurs contrôles et leur surveillance dans les aéroports et aux frontières. Cet acte répugnant de la FICCI consistant à faciliter le travail des forces de répression de l'État bourgeois contre les militants révolutionnaires est d'autant plus ignoble que les membres de la FICCI savaient pertinemment que certains de nos camarades ont déjà, dans le passé, été directement victimes de la répression et que certains ont été contraints de fuir leur pays d'origine 1.
Mais les méthodes policières de ce regroupement parasitaire ne s'arrêtent pas là.
En effet, dans le Bulletin Interne n° 14 de la FICCI, publié sur son site Internet, nos lecteurs pourront également trouver un texte intitulé "Une ultime mise au point" qui a la prétention (et surtout l'hypocrisie) de vouloir défendre le PCI ("Le Prolétaire") contre "l'attaque inqualifiable" dont cette organisation serait victime de la part du CCI. En réalité, nos lecteurs pourront constater par eux-mêmes que ce texte n'est nullement un article de défense du PCI, comme le révèle l'absence totale d'argumentation réfutant les éléments que nous avons mis en évidence dans notre réponse au "Prolétaire" (voir RI n°328 et 329).
Ce texte de la FICCI se consacre essentiellement à déverser les pires calomnies sur deux de nos camarades (et donc sur l'ensemble des militants du CCI accusés d'être à la botte de "celui qui dirige le CCI" et de sa compagne sur laquelle Jonas a fait courir le bruit, au sein du CCI, qu'elle était un "flic"). En même temps, il révèle une fois encore les méthodes abjectes des amis de Jonas.



Les véritables "divergences politiques" des amis de Jonas
Dans son "Ultime mise au point", la FICCI commence par affirmer "nous sommes toujours restés sur un terrain strictement politique". Nos lecteurs peuvent eux-mêmes en juger à la lumière de toute l'argumentation "politique" de la FICCI mettant clairement en évidence ses "divergences de fond" avec le CCI, lesquelles auraient justifié la constitution d'une "fraction interne" ayant la prétention de se situer dans la continuité de toutes les fractions de gauche du mouvement ouvrier, depuis la Ligue Spartakus jusqu'à la fraction de la Gauche italienne. Nous ne citerons ici qu'un petit extrait de cette argumentation, faisant la preuve que cette FICCI est toujours restée "sur un terrain strictement politique". Qu'on en juge !
"Ce texte est de la main de CG, alias Peter, ce que prouve le style et surtout la référence (plutôt fantaisiste) à une lamentable opération de récupération menée sous sa direction. Ce même Peter est celui qui dirige le CCI et qui, après avoir exclu ou poussé dehors la plus grande partie des membres fondateurs du CCI, se prétend le seul héritier de MC. Mais il faut aussi savoir que si Peter mène cette cabale haineuse contre notre camarade Jonas, c'est pour la raison bien simple que Louise (alias Avril), la militante à propos de laquelle Jonas a osé exprimer clairement des doutes, n'est autre que la compagne du chef." 2
En fait, ce texte de la FICCI aurait dû s'intituler, comme celui publié par P. Hempel dans sa feuille de chou Le Prolétariat universel, "Conciergerie universelle" 3. Sous le prétexte fallacieux de vouloir prendre la défense du PCI, la camarilla de Jonas dévoile aujourd'hui son fond de commerce et les vraies "divergences de fond" se situant "sur un terrain "strictement politique" qui étaient à l'origine de la fondation de cette prétendue "fraction" : le CCI est dirigé par un "petit Staline" (le "chef") manipulé par "la compagne du chef" qui est un élément douteux (un "flic" suivant les termes de Jonas).
Comme nous l'avions souligné dans notre article de RI n° 321 ("Le combat des organisations révolutionnaires contre la provocation et la calomnie"), le mouvement ouvrier a mis en évidence que ces méthodes consistant à introduire le soupçon au sein de l'organisation afin de détruire la confiance entre militants sont justement celles utilisés dans le passé par les agents provocateurs (notamment la Guépéou dans le mouvement trotskiste des années 1930).
Aujourd'hui, à travers cette "Ultime mise au point", la camarilla des amis de Jonas poursuit à l'extérieur du CCI le même sale travail qu'elle faisait à l'intérieur du CCI, cela afin de semer le trouble et la suspicion dans tout le milieu politique prolétarien. Il est clair que, faute d'avoir pu convaincre les militants du CCI de la nécessité d'exclure le "chef" et la "compagne du chef", ce groupuscule parasitaire se donne aujourd'hui comme objectif d'entraîner derrière ses calomnies les autres groupes de la Gauche communiste afin d'établir un cordon sanitaire autour du CCI et le discréditer (comme on peut d'ores et déjà le constater à la lecture de la presse du PCI).



Des méthodes de maîtres chanteurs
Mais là où la FICCI dévoile encore plus ouvertement la nature policière de ses agissements réside dans l'insistance avec laquelle cette "Ultime mise au point" livre publiquement les initiales de celui qu'elle appelle le "chef" ("Ce texte est de la main de CG, alias Peter"). Quel intérêt se situant "sur un terrain strictement politique", Jonas et ses amis, peuvent-ils trouver à mettre sur la place publique les initiales d'un militant. Au-delà du fait qu'il s'agit là encore d'un véritable travail d'indicateur (de même nature que celui consistant à livrer à toutes les polices du monde la date de notre Conférence territoriale au Mexique), nous avons à faire ici à des méthodes de maître chanteur visant à intimider les militants. En livrant publiquement sur Internet les véritables initiales d'un de nos camarades (à quand le nom complet et l'adresse ?), Jonas et ses amis cherchent en réalité à faire passer le message suivant : quiconque osera soutenir le CCI sera dénoncé aux services de police. C'est notamment pour cela que les fichiers d'adresses des militants et de nos abonnés ont été volés au CCI plusieurs mois avant la constitution de la FICCI : outre que ce vol permettait d'abreuver nos camarades et abonnés de dénigrements crapuleux contre le CCI, il permet d'exercer sur eux une intimidation permanente. Sinon, comment expliquer que la FICCI, alors que ses bulletins se trouvent maintenant sur Internet, continue à les envoyer par la poste, y compris à ceux qui lui ont explicitement demandé de cesser ses envois ? 4
Par ailleurs, quel intérêt politique la FICCI trouve-t-elle à clamer sur tous les toits : "ce texte est de la main de CG, alias Peter, ce que prouve le style" ? Du point de vue de la méthode prolétarienne, ce qui intéresse le lecteur sérieux c'est d'abord et avant tout le contenu politique de nos articles et non quel individu est derrière telle signature ou tel "style". Par contre, il est vrai que, grâce à l'analyse du "style", les forces de répression de l'État bourgeois peuvent effectivement chercher à identifier les rédacteurs de la presse révolutionnaire (même si, comme c'est le cas pour le CCI, les articles publiés dans notre presse sont discutés et corrigés collectivement). Ce qui permet à la bourgeoisie, dans les périodes de répression, de tenter de paralyser la publication de la presse révolutionnaire en arrêtant et emprisonnant les militants dont on a (ou on croit avoir) reconnu le "style".
Avec de telles méthodes consistant à faire le travail des mouchards de la police, cette "ultime mise au point" est en réalité une ultime menace : si le CCI continue à mettre en garde le milieu politique prolétarien contre les manœuvres de Jonas et ses amis (comme il l'a fait dans son article de réponse au PCI), alors la FICCI va publier à l'extérieur les fameux "documents" faisant la preuve que "la compagne du chef" est un élément douteux afin de convaincre le milieu politique prolétarien. Ainsi, on peut lire dans le texte de la FICCI : "le camarade Jonas n'était pas le seul (et de loin) à avoir des raisons de douter de cette militante ; là encore de nombreux documents écrits du CCI que nous avons en notre possession, le montrent."
Cette menace, nous ne la connaissons que trop. C'est désormais à l'extérieur du CCI que la FICCI fait le même chantage qu'elle a pratiqué pendant près d'un an à l'intérieur de notre organisation pour tenter de l'obliger à accepter le viol permanent de nos Statuts de même que les mœurs de voyous des membres de la "fraction" (vol de documents et de l'argent du CCI, menace, chantage, calomnies contre des militants diffusées à travers des correspondances et réunions secrètes, etc.).
Cette méthode consistant à utiliser le chantage et l'insinuation, à répandre la calomnie contre deux de nos camarades et à affirmer haut et fort "Encore une fois nous sommes en possession de documents qui prouvent ce que nous avançons." n'est effectivement pas nouvelle de la part de la FICCI. Lorsque ses membres étaient encore dans le CCI, ils avaient eu pendant des mois le même comportement à propos d'un document intitulé "Histoire du SI" (Secrétariat International, commission permanente de l'organe central du CCI) qu'ils faisaient circuler de façon sélective et qu'ils présentaient comme faisant la preuve des accusations qu'ils portaient contre certains de nos camarades, particulièrement Louise et Peter. Malgré l'importance qu'ils attribuaient à ce document (qu'ils qualifiaient "d'historique"), ils avaient toujours refusé de le remettre à l'organisation, y compris à la Commission d'Investigation qui avait été nommée par le 14e congrès du CCI pour faire la lumière sur ce genre de problèmes. Finalement, ce document a été publié dans le n° 10 du Bulletin de la FICCI, après que les membres de celle-ci se soient placés délibérément en dehors de notre organisation. Il a été lu, à la demande expresse de l'organe central du CCI, par tous nos camarades qui comprenaient la langue française. Toutes les sections et tous les camarades ont été indignés et ont éprouvé la nausée devant l'avalanche de mensonges et d'interprétations crapuleuses contenues par ce document, de même que par le déballage qu'il fait de la vie privée des militants.
Voilà le type de document que la FICCI menace de rendre public !
Les organisations du mouvement ouvrier ont souvent été confrontées à ce type de chantage : "Nous avons des documents qui prouvent nos accusations !" Face à ces méthodes, l'attitude des organisations prolétariennes a toujours été d'exiger la publication de ces fameux documents afin qu'ils puissent être réfutés publiquement. Concernant ceux que la FICCI évoque frénétiquement, il est clair que le CCI est parfaitement capable de les réfuter également. Cependant, ces documents traitent des détails du fonctionnement de notre organisation et de la vie privée de ses militants, et leur publication ne pourrait être que pain béni pour les services de police. Cela dit, le CCI est tout à fait disposé à ce qu'ils soient portés à la connaissance d'une commission constituée par des militants de confiance des organisations de la Gauche communiste et qu'ils soient discutés dans ce cadre.

Le CCI n'a rien à craindre de la vérité parce que cette vérité ne peut que :
- mettre en évidence le fait que notre organisation, aussi bien au niveau de ses positions que de ses principes de fonctionnement reste totalement fidèle à son expérience passée ainsi qu'à celle de la Gauche communiste ;
- faire ressortir le caractère consciemment destructeur et anti-prolétarien des agissements de Jonas et de ses supporters comme la publication du Bulletin 14 de la FICCI et notamment le texte "Une ultime mise au point" vient d'en faire une nouvelle fois la preuve.

CCI




1 Nous lisons ou nous entendons souvent que les organes spéciaux de l'État bourgeois n'ont rien à faire des activités d'une toute petite organisation comme la nôtre dans la mesure où aujourd'hui la classe dominante n'a pas conscience du rôle qu'est appelé à jouer la Gauche communiste dans un futur mouvement révolutionnaire. C'est faire preuve d'une énorme naïveté comme l'ont montré par exemple les campagnes "antirévisionnistes" qui visaient à mettre dans un même sac les groupes de ce courant qui dénonçaient l'antifascisme et l'extrême droite antisémite. Toute l'histoire du mouvement ouvrier atteste que les services spécialisés de l'État bourgeois ne sous estiment jamais le danger potentiel que représentent les groupes révolutionnaires, aussi réduites que soient, à un moment donné, leur taille ou leur influence sur la classe ouvrière. D'ailleurs, malgré le fait que pour le moment l'État "démocratique" n'exerce pas en général la répression ouverte contre les groupes de la Gauche communiste, ces derniers on déjà eu à subir des actions de répression (comme les perquisitions qui ont frappé le Parti Communiste International dans les années 1970). Le CCI lui-même n'a pas été épargné puisque certains de nos militants, y compris dans les pays les plus "démocratiques", ont fait l'objet de perquisitions, de gardes à vue, d'interrogatoires prolongés à des postes de frontière, de surveillances policières ostensibles en vue d'intimidation, d'actions de commando d'éléments armés probablement de mèche avec l'Etat. Tout cela, les membres de la "FICCI" le savaient parfaitement.

2 MC est notre camarade Marc Chirik, mort en 1990. Il avait connu directement la révolution de 1917 dans sa ville natale de Kichinev en Moldavie. Membres dès l'âge de 13 ans du parti communiste de Palestine, exclu du PCF en 1928, il a poursuivi le combat pour la défense des positions révolutionnaires dans différentes organisations de la Gauche communiste, notamment la Fraction italienne où il est entré en 1938 et la Gauche communiste de France à partir de 1945. A partir de 1964 au Venezuela et de 1968 en France, MC a joué un rôle décisif dans la formation des premiers groupes qui allaient être à l'origine du CCI auxquels il a apporté l'expérience politique et organisationnelle qu'il avait acquise dans les différentes organisations communistes dont il avait été membre auparavant. On trouvera plus d'éléments sur la biographie politique de notre camarade dans notre brochure "La Gauche communiste de France" et dans l'article que la Revue Internationale lui a consacré lors de sa disparition (n°65 et 66). Quant à l'affirmation ridicule suivant laquelle Peter "se prétend le seul héritier de Mc" (complétée par une note s'exclamant "c'est dire, au passage, la conception qu'il se fait de l'organisation révolutionnaire"), les membres de la FICCI auront bien du mal à la prouver. Elle ne fait que révéler l'imagination malade et la hargne stupide des membres de la FICCI, ainsi d'ailleurs que leur propre conception tordue de l'organisation.

3 Sur les convergences entre la FICCI et P. Hempel, voir notre article "Un groupe parasitaire qui sert admirablement la bourgeoisie" dans RI 326.

4 Dans son Bulletin n° 11, la FICCI publie une réponse à un courrier que nous avions adressé à chacun de ses membres lui demandant de restituer les documents internes en sa possession. Dans cette réponse, elle écrit : "Quant au double des adresses du fichier des abonnés, il est pour le moins frappant que vous revendiquiez, tel un boutiquier jaloux de ses clients, une "propriété" sur des personnes. (…) Mais peut-être votre souci est-il la sécurité même de ces documents qui pourraient tomber dans des mains "indélicates" ? (…) nous pouvons vous assurer qu'ils sont à l'abri et en sécurité… et qu'il serait difficile, pour ne pas dire impossible, à des "gens indélicats" de mettre la main dessus." On peut se faire une idée aujourd'hui, après les mouchardages de la FICCI à la police, de la confiance qu'on peut lui accorder !
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Messagede Cheïtanov le Lun 1 Avr 2013 19:21

Ouah grand^^

Mais comme quand on leur pose des questions, les CCIstes se disent pas au courant ou ne pas comprendre....... (cf leurs magouilles avec l'AIT)
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Messagede Protesta le Lun 1 Avr 2013 23:20

Dis moi comment tu t'organise, et je te dirais la société que tu établiras.
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Messagede rubion le Mar 2 Avr 2013 00:15

Gloubi tu dis :
Pas beaucoup de différences avec les méthodes appliquées chez Lutte Ouvrière ou les lambertistes contre les oppositionnels.

Les textes que tu as mis Gloubi montre bien que le CCI n’a pas exclu des militants parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec une orientation politique mais pour des comportements indignes. Après, ça peut se discuter. A mon avis je pense que dans une organisation révolutionnaire il ne peut pas y avoir des mouchards et des voleurs.

Après, Cheitanov tu dis :
Mais comme quand on leur pose des questions, les CCIstes se disent pas au courant ou ne pas comprendre....... (cf leurs magouilles avec l'AIT)

Ce n’est pas vrai. Il y a même eu des réunions publiques sur cette question Et la presse du CCI en a parlé.

Protesta tu dis :
Dis moi comment tu t'organise, et je te dirais la société que tu établiras.

Au lieu de te répondre en quelques phrases je préfère te renvoyais a un article paru dans la presse du CCI http://fr.internationalism.org/french/r ... nnaire.htm


Pour revenir sur le sujet qui est LO. Pour le CCI, LO (est plus généralement les organisations troskistes) constitue la gauche de l’appareil politique du capital. Où autrement dit est une organisation bourgeoise. Pour ma part c’est juste, qu’en pensez vous ?

Rubion. http://fr.internationalism.org/
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Cheïtanov le Mar 2 Avr 2013 00:22

Sur un autre forum, quand on vous met le nez dans la merde sur vos magouilles contre l'AIT, y'a plus personne...

rubion a écrit: A mon avis je pense que dans une organisation révolutionnaire il ne peut pas y avoir des mouchards et des voleurs.

Une organisation centralisée n'est pas révolutionnaire.

rubion a écrit:Pour revenir sur le sujet qui est LO. Pour le CCI, LO (est plus généralement les organisations troskistes) constitue la gauche de l’appareil politique du capital. Où autrement dit est une organisation bourgeoise. Pour ma part c’est juste, qu’en pensez vous ?

Oui je suis d'accord, c'est l'extrême gauche du capitalisme.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Lehning le Mar 2 Avr 2013 00:29

Bonsoir !

Que les orgas trotsks en France soient valets de la Gôche et suivistes, strapontainistes même, c'est une évidence. (leurs fricotages avec le PS même sont innombrables)

Par contre que la CCI mette dans le même tonneau le mouvement anarchiste et le traite de "petit-bourgeois", c'est innaceptable. (Parce qu'effectivement, le mouvement anar est contre la dictature du prolétariat (leitmotiv semble-t-il du CCI) et d'ailleurs contre TOUTES les dictatures !)

Salutations Anarchistes !
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede gloubi le Mar 2 Avr 2013 09:17

rubion a écrit: A mon avis je pense que dans une organisation révolutionnaire il ne peut pas y avoir des mouchards et des voleurs.


Trotsky était un agent d'Hitler pour Staline, Nagy Balatz ( dit Vargua ) était un flic agent du KGB pour Lambert et Charles Berg un prévaricateur ( ce qui d'ailleurs ne devait pas être faux mais il y en a eu des tonnes qui s'en sont mis plein les pocches chez les lambertistes et Lambert le premier ).
Il est très rare qu'on se fasse exclure de ce genre de parti pour "défaut de pensée juste".

Le CCI est une très petite organisation ( d'ailleurs je n'en ai toujours pas compris les subtilités qui la différencie des trotskistes si ce n'est la référence à des têtes d'affiches différentes ) mais elle n'échappe pas à ce genre de situations dont le fond n'est rien d'autre que devenir calife à la place du calife.

Tu me diras : Les conflits de ce genre ,les luttes de clans, de cliques, de pouvoir existent aussi chez les anarchistes , les libertaires.
Et tu auras raison.
On en a de beaux exemples ici-même.
Il s'agit là de cette tendance primitive de l'esprit humain, ces réactions issues du cerveau limbique, voire reptilien qui prennent le dessus sur le cortex : "la volonté d'emprise" que Karim Landais avait entrepris d'étudier dans le cadre des organisations anarchistes, avant de se donner la mort.
Dommage.

Donc c'est vrai ces attitudes n'épargnent aucun milieu.
Et c'est la raison pour laquelle je suis opposé farouchement à toute forme de délégation politique et que je suis même très méfiant vis à vis des mandats techniques et tournants. Je suis vigilant aussi face à toutes formes de regroupements humains assis sur des chartes, des règles; même s'il en faut. La question est assez délicate à régler.

Il y a malgré tout une nuance qui différencie un regroupement où l' accès à des biens matériels, médiatiques ,honorifiques sont en place, fixés , comme cela se passe dans les organisations où circule de l'argent ( quasiment toutes fonctionnent avec de l'argent, certes ) et un réseau qui est juste de réseau de contact, de liens et de communication.

Sans parler des partis au pouvoir, les organisations de type marxistes , trotskistes, léninistes (...) tournent non seulement avec des moyens financiers mais avec des "comités centraux", des directions nationales, des secrétariats généraux qui institutionnalisent et fossilisent les postes.
Dans ce cas, il n'est pas étonnant que plus qu'ailleurs ( sans doute ) la tentation de devenir calife à la place du calife et de se faire éjecter par le calife déjà en fonction est plus grande.
gloubi
 

Re: Lutte Ouvrière

Messagede Cheïtanov le Mar 2 Avr 2013 15:36

Perso à l'AIT on s'en sort sans prise de pouvoir je trouve, après ça demande un investissement militant, mais au moins pas de CC qui pense pour nous comme au CCI (par contre y'a des grosses différences CCI/trotskistes)
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede gloubi le Mar 2 Avr 2013 15:57

Cheïtanov a écrit: par contre y'a des grosses différences CCI/trotskistes


lesquelles ?
gloubi
 

Re: Lutte Ouvrière

Messagede Cheïtanov le Mar 2 Avr 2013 22:07

Les trotskistes sont pour un syndicalisme alternatif/combatif, il faut donc changer la direction des syndicats selon eux. Le CCI est anti-syndicaliste (le syndicalisme serait réformiste par essence).

Les trotskistes participent aux élections, pas les communistes de gôche : si ça arrive, c'est stratégique.

Pas d'alliance avec les réformistes pour le CCI.

L'analyse est pas la même non plus sur plein de choses, que je pourrais développer (révolution espagnole, marxisme, capitalisme etc)

Mais y'a des points communs : marxisme (dictature du prolétariat, lutte de classe, rôle majeur du Parti etc), centralisme démocratique etc etc

Antimarxiste parce que révolutionnaire compagnon !
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Protesta le Mar 2 Avr 2013 23:15

Merci rubion pour le lien, mais je pose içi votre texte pour que tous le monde en profite.

Rapport sur la structure et le fonctionnement des organisations revolutionnaires - conference internationale (janvier 82)
Publié par Revue Internationale le 1 April, 1983 - 18:37
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1) La structure dont se dote l'organisation des révolutionnaires correspond à la fonction qu'elle assume dans la classe ouvrière. Comme cette fonction comporte des tâches valables à toutes les étapes du mouvement ouvrier, mais aussi des tâches plus particulières à telle ou telle époque de ce mouvement, il existe des caractéristiques constantes de l'organisation des révolutionnaires et des caractéristiques plus circonstancielles, plus déterminées par les conditions historiques dans lesquelles elle surgit et se développe.

Parmi les caractéristiques constantes, on peut relever :

l'existence d'un programme valable pour toute l'organisation. Le programme en tant que synthèse de l'expérience du prolétariat dont l'organisation est une partie et parce qu'il relève d'une classe n'ayant pas seulement une existence présente mais aussi un devenir historique :
exprime ce devenir par la formulation des buts de la classe et du chemin à suivre pour les atteindre ;
rassemble les positions essentielles que l'organisation doit défendre dans la classe ;
sert de base d'adhésion ;
son caractère unitaire, expression de l'unité de son programme et de celle de la classe ouvrière dont elle est l'émanation, unité qui se traduit pratiquement par une centralisation de sa structure.
Parmi les caractéristiques plus circonstancielles, on peut mettre en évidence :

le caractère plus ou moins large de son étendue, suivant qu'on se situe aux balbutiements du mouvement ouvrier (sociétés secrètes, sectes), à son étape de plein développement au sein de la société capitaliste (partis de masse de la 2ème Internationale), à son étape d'affrontement direct avec le capitalisme en vue de sa destruction (période ouverte avec la Révolution de 1917 et la fondation de l'Internationale Communiste) qui impose à l'organisation des critères de sélection plus stricts et plus étroits ;
le niveau auquel se manifeste le plus directement son unité programmatique et organique : niveau national lorsque la classe ouvrière était confrontée à des tâches plus spécifiques, au sein d'un capitalisme en plein développement, dans les différents pays où elle menait la lutte (partis de la 2ème Internationale), niveau international lorsque le prolétariat n'a plus qu'une tâche à l'ordre du jour : la Révolution Mondiale.
2- Le mode d'organisation du CCI participe directement de ces différentes données :

unité programmatique et organique à l'échelle mondiale,
organisation "étroite", aux critères d'adhésion stricts.
Mais le caractère unitaire au niveau international est d'autant plus marqué pour le CCI que, contrairement aux organisations ayant surgi auparavant dans la période de décadence (Internationale Communiste, fractions de gauche), il n'y a pas de lien organique avec les organisations venant de la 2ème Internationale où la structure par pays était plus marquée. C'est pour cela que le CCI a surgi d'emblée comme organisation internationale suscitant progressivement l'apparition de sections territoriales, et non comme résultat d'un processus de rapprochement d'organisations déjà formées au niveau national.

Cet élément plus "positif" résultant de la rupture organique est cependant contre-balancé par tout une série de faiblesses liées à cette rupture, et concernant la compréhension des questions d'organisation. Faiblesses qui ne sont pas propres au CCI mais concernent l'ensemble du milieu politique révolutionnaire. Ce sont ces faiblesses qui se sont manifestées une nouvelle fois dans le CCI et qui ont motivé la tenue d'une Conférence Internationale et le présent texte.

3) Au centre des incompréhensions qui pèsent sur le CCI figure la question du centralisme. Le centralisme n'est pas un principe abstrait ou facultatif de la structure de l'organisation. C'est la concrétisation de son caractère unitaire : il exprime le fait que c'est une seule et même organisation qui prend position et agit dans la classe. Dans les rapports entre les différentes parties de l'organisation et le tout, c'est toujours le tout qui prime. Il ne peut exister face à la classe de position politique ou de conception de l'intervention particulière à telle ou telle section territoriale ou locale. Celles-ci doivent toujours se concevoir comme partie d'un tout. Les analyses et positions qui s'expriment dans la presse, les tracts, les réunions publiques, les discussions avec les sympathisants ; les méthodes employées dans notre propagande comme dans notre vie interne, sont celles de l'organisation dans son ensemble, même s'il existe des désaccords sur tel ou tel point, en tel ou tel lieu, ou chez tel ou tel militant et même si l'organisation porte à l'extérieur les débats politiques qui se déroulent en son sein. La conception selon laquelle telle ou telle partie de l'organisation peut adopter face à la classe ou à l'organisation des positions ou des attitudes qui lui semblent correctes au lieu de celles de l'organisation qu'elle estime erronées est à proscrire absolument car :

si l'organisation fait fausse route, la responsabilité des membres qui estiment défendre une position correcte n'est pas de se sauver eux-mêmes dans leur coin, mais de mener une lutte au sein de l'organisation afin de contribuer à la remettre dans "le droit chemin"[1];
une telle conception conduit une partie de l'organisation à imposer arbitrairement sa propre position à toute l'organisation par rapport à tel ou tel aspect de son travail (local ou spécifique).
Dans l'organisation, le tout n'est pas la somme des parties. Celles-ci reçoivent délégation pour l'accomplissement de telle activité particulière (publications territoriales, interventions locales, etc.) et sont donc responsables devant l'ensemble de ce mandat qu'elles ont reçu.

4) Le moment privilégié où s’exprime avec toute son ampleur l’unité de l’organisation est son Congrès International. C’est au congrès international qu’est défini, enrichi, rectifié le programme du CCI, que sont établies, modifiées ou précisées ses modalités d’organisation et de fonctionnement, que sont adoptées ses analyses et orientations d’ensemble, qu’il est fait un bilan de ses activités passées et élaboré ses perspectives de travail pour le futur. C’est pour cela que la préparation du Congrès doit être prise en charge avec le plus grand soin et la plus grande énergie par l’ensemble de l’organisation. C’est pour cela que les orientations et décisions du Congrès doivent servir de références constantes à l'ensemble de la vie de l'organisation après celui-ci.

5) Entre deux Congrès, l'unité de même que la continuité de l'organisation s'exprime par l'existence d'organes centraux nommés par le Congrès et responsables devant lui. C'est aux organes centraux que revient la responsabilité (suivant le niveau de compétence : international ou territorial) :

de représenter l'organisation face à l'extérieur,
de prendre position chaque fois que nécessaire sur la base des orientations définies au Congrès,
de coordonner et d'orienter l'ensemble des activités de l'organisation,
de veiller à la qualité ce l'intervention face à l'extérieur et notamment celle de la presse,
d'animer et de stimuler la vie interne de l'organisation notamment par la mise en circulation de bulletins internes et par des prises de positions sur les débats quand c'est nécessaire,
de gérer les ressources financières et matérielles de l'organisation,
de mettre en oeuvre toute mesure nécessaire pour garantir la sécurité de l'organisation et son aptitude à remplir ses tâches,
de convoquer les Congrès.
L'organe central est une partie de l'organisation et comme tel, il est responsable devant elle, lorsqu'elle est réunie en Congrès. Cependant, c'est une partie qui a comme spécificité d'exprimer et de représenter le tout, et de ce fait, les positions et décisions de l'organe central priment toujours sur celles des autres parties de l'organisation prises séparément.

Contrairement à certaines conceptions, notamment celles dites "léninistes", l'organe central est un instrument de l'organisation et non le contraire. Il n'est pas le sommet d'une pyramide suivant une vision hiérarchique et militaire de l'organisation des révolutionnaires. L'organisation n'est pas formée d'un organe central plus les militants, mais constitue un tissu serré et uni au sein duquel s'imbriquent et vivent toutes ses composantes. Il faut donc plutôt voir l'organe central comme le noyau de la cellule qui coordonne le métabolisme d'une entité vivante.

En ce sens, c'est de façon constante que l'ensemble de l'organisation est concerné par les activités de ses organes centraux, lesquels sont tenus de faire des rapports réguliers sur leurs activités. Même si c'est uniquement au Congrès qu'ils rendent leur mandat, les organes centraux sont tenus d'avoir des oreilles toujours ouvertes à la vie de l'organisation et de tenir constamment compte de cette vie.

Suivant les nécessités et circonstances, les organes centraux peuvent être conduits à désigner en leur sein des sous-commissions à qui il revient la responsabilité d'exécuter et de faire exécuter les décisions adoptées lors des réunions plénières des organes centraux ainsi que d'accomplir toute autre tâche (notamment les prises de positions) qui s'avère nécessaire entre deux réunions plénières.

Ces sous-commissions sont responsables devant ces réunions plénières. D'une façon plus générale, les rapports établis entre l'ensemble de l'organisation et les organes centraux valent également entre ceux-ci et leurs sous-commissions permanentes.

6) Le souci de la plus grande unité du sein de l'organisation préside également à la définition des mécanismes qui permettent les prises de position et la nomination des organes centraux. Il n'existe aucun mécanisme idéal garantissant le meilleur choix quant aux décisions à prendre, aux orientations à adopter et aux militants à nommer dans les organes centraux. Cependant, le vote et l'élection sont ceux qui permettent le mieux de garantir tant l'unité de l'organisation que la plus grande participation de l'ensemble de celle-ci à sa propre vie.

En général, les décisions à tous les niveaux (Congrès, organes centraux, sections locales) sont prises (quand il n'y a pas d'unanimité) à la majorité simple. Cependant, certaines décisions qui peuvent avoir une répercussion directe sur l'unité de l'organisation (modification de la plate-forme ou des statuts, intégration ou exclusion de militants) sont prises à une majorité plus forte que la majorité simple (3/5, 3/4, etc..).

Par contre, dans le même souci d'unité, une minorité de l'organisation peut provoquer la convocation d'un Congrès extraordinaire à partir du moment où elle est significative (par exemple les 2/5) : en règle générale, il revient au Congrès de trancher sur les questions essentielles, et l'existence d'une forte minorité demandant sa tenue est l'indice de l'existence de problèmes importants au sein de l'organisation.

Enfin, il est clair que le vote n'a de sens que si les membres qui sont en minorité appliquent les décisions qui ont été prises et qui deviennent celles de l'organisation.

Dans la nomination des organes centraux, il est nécessaire de prendre en considération les trois éléments suivants :

la nature des tâches à accomplir par ces organes,
l'aptitude des candidats par rapport à ces tâches,
leur capacité à travailler de façon collective.
C'est en ce sens que l'on peut dire que l'assemblée (Congrès ou autre) qui doit désigner un organe central nomme une équipe : c'est pour cela qu'en général, l'organe central sortant fait une proposition de candidats. Cependant, il revient à cette assemblée (et c'est le droit de tout militant) de proposer d'autres candidats si elle l'estime nécessaire et, en tout état de cause, d'élire individuellement les membres des organes centraux. Seul ce type d'élections permet à l'organisation de se doter d'organes en qui elle a un maximum de confiance.

L'organe central a pour responsabilité de mettre en application et de défendre les décisions adoptées par le Congrès qui l'a élu. En ce sens, il est opportun que figure en son sein une forte proportion de militants, qui, lors du Congrès, se sont prononcés en faveur de ces décisions et orientations. Cela ne veut pas dire cependant que seuls ceux qui ont défendu dans le Congrès les positions majoritaires, positions qui sont devenues à la suite de celui-ci celles de l'organisation, puissent faire partie de l'organe central. Les trois critères définis plus haut restent valables quelles que soient les positions défendues lors des débats par tel ou tel candidat éventuel. Cela ne veut pas dire non plus qu'il doit exister un principe de représentation -par exemple proportionnelle- des positions minoritaires au sein de l'organe central. C'est là une pratique courante dans les partis bourgeois, notamment les partis sociaux-démocrates, où la direction est constituée par les représentants des différents courants ou tendances en proportion des voix recueillies dans les Congrès. Un tel mode de désignation de l'organe central correspond au fait que, dans une organisation bourgeoise, l'existence de divergences est basée sur la défense de telle ou telle orientation de gestion du capitalisme, ou plus simplement sur la défense de tel ou tel secteur de la classe dominante ou de telle ou telle clique, orientation ou intérêts qui se maintiennent de façon durable et qu'il s'agit de concilier par une "répartition équitable" des postes entre représentants. Rien de tel dans une organisation communiste où les divergences n'expriment nullement la défense d'intérêts matériels, personnels ou de groupes de pression particuliers, mais sont la traduction d'un processus vivant et dynamique de clarification des problèmes qui se posent à la classe et sont destinés comme tels à être résorbés avec l'approfondissement de la discussion et à la lumière de l'expérience. Une représentation stable, permanente et proportionnelle des différentes positions qui sont apparues sur les divers points de l'ordre du jour d'un Congrès tournerait donc le dos au fait que les membres de organes centraux :

ont comme première responsabilité de mettre en application les décisions et orientations du Congrès,
peuvent parfaitement changer de position personnelle (dans un sens ou dans un autre) avec l'évolution du débat.
7) L'utilisation des termes "démocratique" ou "organique" pour qualifier le centralisme de l'organisation des révolutionnaires est à proscrire :

parce qu'elle ne fait pas avancer d'un pas la compréhension correcte du centralisme ;
parce que ces termes sont eux-mêmes entachés par les pratiques qu'ils ont couverts dans l'histoire.
En effet, le "centralisme démocratique" (terme que l'on doit à Lénine) est marqué aujourd'hui du sceau du stalinisme qui l'a employé pour masquer et recouvrir le processus d'étouffement et de liquidation de toute vie révolutionnaire au sein des partis de l'Internationale, processus dans lequel d'ailleurs Lénine porte une responsabilité pour avoir demandé et obtenu au l0ème Congrès du PCUS (1921) l'interdiction des fractions, qu'il estimait à tort nécessaire (même à titre provisoire) face aux terribles difficultés traversées par la Révolution. D'autre part, la revendication_ d'un "véritable centralisme démocratique" qui était pratiqué dans le parti bolchevique n'a pas de sens non plus dans la mesure où :

certaines conceptions défendues par Lénine (notamment dans "Un pas en avant, deux pas en arrière") sur le caractère hiérarchisé et "militaire" de l'organisation, et qui ont été exploitées par le stalinisme pour justifier ses méthodes, sont à rejeter ;
le terme "démocratique" lui-même n'est pas le plus approprié tant étymologiquement ("pouvoir du peuple") que par le sens qu'il a acquis dans le capitalisme qui en a fait un fétiche formaliste destiné à masquer et faire accepter la domination de la bourgeoisie sur la société.
D’une certaine façon, le terme « organique » (que l’on doit à Bordiga), serait plus correct pour qualifier la nature du centralisme qui existe dans l’organisation des révolutionnaires. Cependant, l’usage qu’en fait le courant bordiguiste pour justifier un mode de fonctionnement qui exclut tout contrôle des organes centraux et de sa propre vie par l’ensemble de l’organisation, le déqualifie et il est nécessaire de le rejeter également. En effet, pour le bordiguisme, le fait –juste en soi- que l’existence d’une majorité en faveur d’une position ne garantisse pas que celle-ci soit correcte, ou que l’élection des organes centraux ne soit pas un mécanisme parfait prévenant ceux-ci de toute dégénérescence, est utilisé pour défendre une conception de l’organisation où le vote et l’élection sont bannis. Dans cette conception, les positions correctes et les "chefs" s’imposent "d’eux-mêmes" à travers un processus soi-disant "organique", mais qui en pratique, revient à confier au "centre" le soin de décider seul et en tout, de trancher tout débat, et conduit ce "centre" à s’aligner sur les positions d’un "chef historique" qui serait investi d’une sorte d’infaillibilité divine. Combattant toute forme d’esprit religieux et mystique, les révolutionnaires ne sauraient remplacer le pontife de Rome par celui de Naples ou Milan.

Encore une fois, le vote et l’élection, aussi imparfaits qu’ils soient, sont encore le meilleur moyen, dans les conditions actuelles, pour garantir un maximum d’unité et de vie dans l’organisation.

8) Contrairement à la vision bordiguiste, l'organisation des révolutionnaires ne peut être "monolithique". L'existence de divergences en son sein est la manifestation que c'est un organe vivant qui n'a pas de réponses toutes faites à apporter immédiatement aux problèmes qui surgissent devant la classe. Le marxisme n'est ni un dogme, ni un catéchisme. C'est l'instrument théorique d'une classe qui, à travers son expérience et en vue de son devenir historique, avance progressivement, avec des hauts et des bas, vers une prise de conscience qui est la condition indispensable de son émancipation. Comme toute réflexion humaine, celle qui préside au développement de la conscience prolétarienne n'est pas un processus linéaire et mécanique, mais bien contradictoire et critique. Il suppose nécessaire la confrontation des arguments. En fait, le fameux "monolithisme" ou la fameuse "invariance" des bordiguistes est un leurre (ce qu'on peut vérifier fréquemment dans les prises de positions de cette organisation et de ses diverses sections), ou bien l'organisation est complètement sclérosée et n'est plus en prise avec la vie de la classe, ou bien elle n'est pas monolithique et ses positions ne sont pas invariantes.

9) Si l'existence de divergences au sein de l'organisation est un signe qu'elle est vivante, seul le respect d'un certain nombre de règles dans la discussion de ces divergences permet que celles-ci soient une contribution au renforcement de l'organisation et à l'amélioration des tâches pour lesquelles la classe l'a fait surgir.

On peut ainsi énumérer un certain nombre de ces règles :

réunions régulières des sections locales et mises à l'ordre du jour de celles-ci des principales questions débattues dans l'ensemble de l'organisation : d'aucune façon le débat ne saurait être étouffé,
circulation la plus ample possible des différentes contributions au sein de l'organisation au moyen des instruments prévus à cet effet (les bulletins internes),
rejet par conséquent des correspondances secrètes et bilatérales, qui loin de favoriser la clarté du débat, ne peuvent que l'obscurcir en favorisant les malentendus, la méfiance, et la tendance à la constitution d'une organisation dans l'organisation,
respect par la minorité de l'indispensable discipline organisationnelle (comme on l'a vu au point 3),
rejet de toute mesure disciplinaire ou administrative de la part de l'organisation à l'égard de ses membres qui soulèvent des désaccords : de même que la minorité doit savoir être une minorité au sein de l'organisation, la majorité doit savoir être une majorité et, en particulier, ne pas abuser du fait que sa position est devenue celle de l'organisation pour annihiler le débat par quelque moyen que se soit, par exemple en obligeant les membres de la minorité à être les porte-parole de positions auxquelles il n'adhèrent pas,
l'ensemble de l'organisation est intéressé à ce que la discussion (même si elle porte sur des divergences de principes qui ne peuvent qu'aboutir à une séparation organisationnelle) soit menée le plus clairement possible (sans pour cela évidemment paralyser ou affaiblir les tâches de l'organisation) pour se convaincre mutuellement de la validité de leurs analyses respectives ou, tout au moins, permettre que la plus grande clarté soit faite sur la nature et la portée des désaccords.
Dans la mesure où les débats qui traversent l'organisation concernent en général l'ensemble du prolétariat, il convient que celle-ci les porte à l'extérieur, en respectant les conditions suivantes :

ces débats concernent les questions politiques générales et ils ont atteint une maturité suffisante pour que leur publication constitue une réelle contribution à la prise de conscience de la classe ouvrière ;
la place donnée à ces débats ne doit pas remettre en cause l'équilibre général des publications ;
c'est l'organisation comme un tout qui décide et prend en charge cette publication en fonction des critères valables pour la publication de n'importe quel article dans la presse : qualités de clarté et de forme rédactionnelle, intérêt qu'ils présentent pour la classe ouvrière. Sont donc à proscrire les publications de textes en dehors des organes prévus à cet effet sur l'initiative "privée" d'un certain nombre de membres de l'organisation. De même, il n'existe aucun "droit" formel pour quiconque dans l'organisation (individu ou tendance) de faire publier un texte si les organes responsables des publications n'en voient pas l'utilité ou l'opportunité.
10) Les divergences existant dans l'organisation des révolutionnaires peuvent conduire à l'apparition de formes organisées des positions minoritaires. Si, face à un tel processus, aucune mesure de type administratif (comme l'interdiction de telles formes organisées) ne saurait se substituer à la discussion la plus approfondie possible, il convient également que ce processus soit pris en charge de façon responsable, ce qui suppose :

que cette forme organisée des désaccords ne peut se baser que sur une position positive et cohérente et non sur une collection hétéroclite de points d'oppositions et de récriminations,
que l'organisation soit en mesure de comprendre la nature d'un tel processus ; qu'elle connaisse notamment la différence entre une tendance et une fraction.
La tendance est avant tout l'expression de la vie de l’organisation du fait que la pensée ne se développe jamais de façon rectiligne, mais à travers un processus contradictoire et de confrontation des idées. Comme telle, une tendance est en général destinée à se résorber dès lors qu'une question est devenue suffisamment claire pour que l'ensemble de l'organisation puisse se donner une analyse unique soit comme résultat de la discussion, soit par l'apparition de données nouvelles venant confirmer telle vision et réfuter l'autre.

Par ailleurs, une tendance se développe essentiellement sur des points conditionnant l'orientation et l'intervention de l'organisation. Sa constitution n'a donc pas comme point de départ des questions d'analyse théorique. Une telle conception de la tendance aboutirait à un affaiblissement de l'organisation et à une parcellisation à outrance de l'énergie militante.

La fraction est l'expression du fait que l'organisation est en crise de par l'apparition d'un processus de dégénérescence en son sein, de capitulation face au poids de l'idéologie bourgeoise. Contrairement à la tendance qui ne s'applique qu'à des divergences sur l'orientation face à des questions circonstancielles, la fraction s'applique à des divergences programmatiques qui ne peuvent trouver d'aboutissement que dans l'exclusion de la position bourgeoise ou par le départ de l'organisation de la fraction communiste et c'est dans la mesure où la fraction porte en elle la séparation de deux positions devenues incompatibles au sein du même organisme qu'elle tend à prendre une forme organisée avec ses propres organes de propagande.

C'est parce que l'organisation de la classe n'est jamais garantie contre une dégénérescence que le rôle des révolutionnaires est de lutter à chaque moment pour l'élimination des positions bourgeoises pouvant se développer en son sein. Et c'est quand ils se trouvent en minorité dans cette lutte que leur tâche est de s'organiser en fraction soit pour gagner l'ensemble de l'organisation aux positions communistes et exclure la position bourgeoise soit, quand cette lutte est devenue stérile de par l'abandon du terrain prolétarien par l'organisation - généralement lors d'un reflux de la classe - de constituer le pont vers une reconstitution du parti de classe qui ne peut alors surgir que dans une phase de remontée des luttes.

Dans tous les cas, le souci qui doit guider les révolutionnaires est celui qui existe au sein de la classe en général. Celui de ne pas gaspiller les faibles énergies révolutionnaires dont dispose la classe. Celui de veiller sans cesse au maintien et au développement d'un instrument aussi indispensable mais aussi fragile que l'organisation des révolutionnaires.

11) Si l'organisation doit s'interdire l'usage de tout moyen administratif ou disciplinaire face à des désaccords, cela ne veut pas dire qu'elle doit se priver de ces moyens en toutes circonstances. Il est au contraire nécessaire qu'elle recourre à de tels moyens, comme la suspension temporaire ou l'exclusion définitive, lorsqu'elle est confrontée à des attitudes, comportements ou agissements qui sont de nature à constituer un danger pour son existence, sa sécurité ou son aptitude à accomplir ses tâches. Cela s'applique à des comportements au sein et en dehors de l'organisation qui seraient incompatibles avec l'appartenance à une organisation communiste.

Par ailleurs, il convient que l'organisation prenne toute disposition nécessaire à sa protection face à des tentatives d'infiltration ou de destruction de la part des organes d'Etat capitalistes ou de la part d'éléments qui, sans être directement manipulés par ces organes, ont des comportements de nature à favoriser leur travail.

Lorsque de tels comportements sont mis en évidence, il est du devoir de l'organisation de prendre des mesures non seulement en faveur de sa propre sécurité, mais également en faveur de la sécurité des autres organisations communistes.

12) Une condition fondamentale de l'aptitude d'une organisation à remplir ses tâches dans la classe est une compréhension correcte en son sein des rapports qui s'établissent entre les militants et l'organisation. C'est là une question particulièrement difficile à comprendre à notre époque, compte tenu du poids de la rupture organique avec les fractions du passé et de l'influence de l'élément estudiantin dans les organisations révolutionnaires après 68 qui ont favorisé la résurgence d'un des boulets du mouvement ouvrier du l9ème siècle : l'individualisme.

D'une façon générale, les rapports qui s'établissent entre les militants et l'organisation relèvent des mêmes principes que ceux évoqués plus haut concernant les rapports entre les parties et le tout.

Plus précisément, il convient d'affirmer sur cette question les points suivants :

la classe ouvrière ne fait pas surgir des militants révolutionnaires mais des organisations révolutionnaires : il n’existe pas de rapport direct entre les militants et la classe. Les militants participent au combat de la classe en tant qu'ils deviennent membres et prennent en charge les tâches de l'organisation. Ils n'ont pas de "salut" particulier à conquérir face à la classe ouvrière ou à l'histoire. Le seul "salut" qui leur importe est celui de la classe et de l'organisation dont elle s'est dotée ;
le même rapport qui existe entre un organisme particulier (groupe ou parti) et la classe existe entre l'organisation et le militant. Et de même que la classe n'existe pas pour répondre aux besoins des organisations communistes, de même celles-ci n'existent pas pour résoudre les problèmes de l’individu militant. L'organisation n'est pas le produit des besoins des militants. On est militant dans la mesure où on a compris et adhéré aux tâches et à la fonction de l'organisation ;
dans cet ordre d'idées, la répartition des tâches et des responsabilités dans l’organisation ne vise pas une "réalisation" des individus-militants. Les tâches doivent être reparties de sorte que l'organisation comme un tout puisse fonctionner de façon optimale. Si l'organisation veille autant que possible au bon état de chacun de ses membres, c'est avant tout dans l’intérêt de l’organisation. Cela ne veut pas dire que soient ignorés l'individualité du militant et ses problèmes, mais signifie que le point de départ et le point d'arrivée sont l'aptitude de l'organisation à accomplir sa tâche dans la lutte de classe ;
il n'existe pas dans l'organisation de tâches "nobles" et des tâches "secondaires" ou moins"nobles". Le travail d'élaboration théorique comme la réalisation des tâches pratiques, le travail au sein des organes centraux comme le travail spécifique des sections locales, sont tous aussi importants pour l'organisation et ne sauraient de ce fait être hiérarchisés (c'est le capitalisme qui établit de telles hiérarchies). C'est pour cela qu'est parfaitement à rejeter, comme bourgeoise, l'idée suivant laquelle la nomination d'un militant dans un organe central constituerait pour lui une "ascension", l'accession à un "honneur" ou à un privilège. L'esprit de carriérisme doit être résolument banni de l'organisation comme totalement opposé au dévouement désintéressé qui est l'une des caractéristiques dominantes du militantisme communiste ;
s'il existe effectivement, surtout entretenues et renforcées par la société de classes, des inégalités d'aptitude entre individus et entre militants, le rôle de l'organisation n'est pas, à l'image des communautés utopistes, de prétendre les abolir. L'organisation se doit de renforcer au maximum la formation et les aptitudes politiques de ses militants comme condition de son propre renforcement mais elle ne pose jamais le problème en terme d'une formation scolaire individuelle de ses membres, ni d'une égalisation de ces formations. La véritable égalité qui peut exister entre militants est celle qui consiste pour chacun d’eux à donner le maximum de ce qu'ils peuvent donner pour la vie de l'organisation ("de chacun selon ses moyens", formule de Saint -Simon reprise par Marx). La véritable "réalisation" des militants, en tant que militants, consiste à tout faire de ce qui est de leur ressort pour que l'organisation puisse réaliser les tâches pour lesquelles la classe l'a fait surgir ;
l'ensemble de ces données signifie que le militant ne fait pas un "investissement" personnel dans l'organisation dont il attendrait des dividendes ou qu'il pourrait retirer s'il est amené à la quitter. Sont donc à proscrire absolument comme totalement étrangères au prolétariat toutes les pratiques de "récupération" de matériel ou de fonds de l'organisation même en vue de constituer un autre groupe politique ;
de même, "les rapports qui se nouent entre les militants de l'organisation, s’ils portent nécessairement les stigmates de la société capitaliste ne peuvent être en contradiction flagrante avec le but poursuivi par les révolutionnaires... Ils s'appuient sur une solidarité et une confiance mutuelles qui sont une des marques de l'appartenance de l’organisation a la classe porteuse du communisme. (Plate-forme du CCI, le 23-10-81)
[1] Cette affirmation n'est pas seulement à usage interne ; elle ne vise pas uniquement les scissions qui se sont produites (ou pourront encore se produire) dans le CCI. Dans le milieu politique prolétarien, nous avons toujours défendu cette position. Ce fut le cas notamment lors de la scission de la section d'Aberdeen de la "Communist Workers' Organisation" et de la scission du Nucleo Comunista Internazionalista d'avec "Programme Communiste". Nous avions alors critiqué le caractère hâtif des scissions basées sur des divergences apparemment non fondamentales et qui n'avaient pas eu l'occasion d'être clarifiées par un débat interne approfondi. En règle générale, le CCI est opposé aux "scissions" sans principes basées sur des divergences secondaires (même lorsque les militants concernés posent ensuite leur candidature au CCI, comme ce fut le cas d'Aberdeen). Toute scission sur des questions secondaires relève en réalité d'une conception monolithique de l'organisation qui ne tolère aucune discussion ni divergence au sein de celle-ci. C'est le cas typique des sectes.

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Problèmes actuels du mouvement ouvrier - Extraits d'Internationalisme n°25 (août-1947) - La conception du chef génial
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Protesta le Mar 2 Avr 2013 23:23

3) Au centre des incompréhensions qui pèsent sur le CCI figure la question du centralisme. Le centralisme n'est pas un principe abstrait ou facultatif de la structure de l'organisation. C'est la concrétisation de son caractère unitaire : il exprime le fait que c'est une seule et même organisation qui prend position et agit dans la classe. Dans les rapports entre les différentes parties de l'organisation et le tout, c'est toujours le tout qui prime. Il ne peut exister face à la classe de position politique ou de conception de l'intervention particulière à telle ou telle section territoriale ou locale. Celles-ci doivent toujours se concevoir comme partie d'un tout. Les analyses et positions qui s'expriment dans la presse, les tracts, les réunions publiques, les discussions avec les sympathisants ; les méthodes employées dans notre propagande comme dans notre vie interne, sont celles de l'organisation dans son ensemble, même s'il existe des désaccords sur tel ou tel point, en tel ou tel lieu, ou chez tel ou tel militant et même si l'organisation porte à l'extérieur les débats politiques qui se déroulent en son sein. La conception selon laquelle telle ou telle partie de l'organisation peut adopter face à la classe ou à l'organisation des positions ou des attitudes qui lui semblent correctes au lieu de celles de l'organisation qu'elle estime erronées est à proscrire absolument car :


Donc ce passage en rouge vous ne le dites pas, et je me suis disputer sur votre forum sur ce sujet d'ailleur, je n'y vois aucune réelle différence avec une organisation communiste-marxiste quelconque, même celle que vous conchiez, j'y vois la les germes d'une bureaucratie, et une certaine dictature (dans tous les sens du terme!) du parti, et non une dictature du proletariat.

pour le reste je reviendrais demain il se fait tard
Protesta
 
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede gloubi le Mer 3 Avr 2013 15:35

Nathalie Arthaud vient de se fendre d'un communiqué sur l'affaire Cahuzac
L’affaire Cahuzac, un symptôme de la pourriture capitaliste

Parce que les preuves accablantes commençaient à s’accumuler, Cahuzac a fini par avouer avoir détenu pendant 20 ans un compte en Suisse non déclaré au fisc. L’ex-ministre PS du budget, censé diriger la lutte contre la fraude fiscale, fraudait lui-même. Il expliquait les nécessités de la rigueur au bon peuple, mais s’en exonérait ! L’ancien cardiologue reconverti dans la chirurgie esthétique soignait surtout… ses comptes en banque. Et on ne connait pas le fin mot de l’histoire.

Frauder au fisc est une seconde nature pour tout bourgeois qui se respecte. Fondé sur l’exploitation, dirigé par les plus fortunés, ce système a fait de l’individualisme et l’enrichissement ses valeurs cardinales. Il est pourri de fond en comble par l’argent et c’est logiquement qu’il engendre des politiciens à son image, aussi cupides que dénués de scrupules. Affaire Cahuzac, affaire Sarkozy, affaire Guerini, affaire Woerth… : de l’UMP au PS, la bourgeoisie a la classe politique qu’elle mérite.

Si l’attitude de Cahuzac est révoltante, la vertueuse indignation de tous les politiciens du PS à l’UMP qui se succèdent aux micros depuis hier, ne l’est pas moins. Ils jouent les vierges effarouchées parce qu’un des leurs a « menti à l’Assemblée »,
« menti au peuple », et aurait ainsi, disent-ils tous, « décrédibilisé la parole politique »...

Quelle hypocrisie ! Que font-ils d’autres, tous autant qu’ils sont, que de mentir à longueur de journée, de se faire élire sur des mensonges, d’agir sur des mensonges ! La gauche s’est fait élire en promettant de défendre le monde du travail : mensonges ! Elle a fait semblant de s’offusquer des entreprises qui ferment … mensonges ! Elle vote des lois favorables au patronat, en prétendant que c’est pour le bien du peuple, mensonge encore !

Pour les politiciens de gauche comme de droite, mentir est une seconde nature, un mode de vie. Comment pourraient-ils se faire élire s’ils disaient la vérité : que leur seul objectif est de servir fidèlement les intérêts de leurs maîtres, les grands capitalistes ?

Et même s’il y a d’autres ministres, moins véreux que Cahuzac, ils n’en sont pas moins au service de la même classe bourgeoise, habitués à faire les poches des travailleurs pour faire des cadeaux au patronat. Tous nourrissent ainsi le fumier sur lequel prospèreront les Cahuzac et leurs maîtres fortunés tant que durera le système capitaliste.

Nathalie Arthaud


Mais trop facile Nathalie, tu travailles dans du velours là.
On sait bien que le PS est un nid d'arrivistes de carriéristes et de magouilleurs.

Tu nous proposes quoi en échange avec Lutte Ouvrière ? Une banque centrale contrôlée par le comité du même nom ? La dictature du prolétariat appliquée par la ligne juste du parti ? Arlette laguillet aux anciennes combattantes et sa copine Geneviève de Fontenay à la condition de la femme qui prépare le concours de Miss France ? Le bleu de travail comme tenue obligatoire sans toutes les écoles ?

Allez, Nathalie, retourne donc dans tes livres d'économie et de Lénine, ça nous fera des vacances et l'espoir d'un avenir sans goulags.
gloubi
 

Re: Lutte Ouvrière

Messagede rubion le Mer 3 Avr 2013 23:52

Cheitanov tu dis :
Sur un autre forum, quand on vous met le nez dans la merde sur vos magouilles contre l'AIT, y'a plus personne...

Si tu pouvais donner un lien

Gloubi tu dis :
Le CCI est une très petite organisation (d’ailleurs je n'en ai toujours pas compris les subtilités qui la différencie des trotskistes si ce n'est la référence à des têtes d'affiches différentes ) mais elle n'échappe pas à ce genre de situations dont le fond n'est rien d'autre que devenir calife à la place du calife.

Le texte sur le fonctionnement de l’organisation que Protesta a mis pour tout le monde montre à mon avis qu’il n’y a pas de chef, de leader, au sein du CCI et donc qu’il ne peut pas y avoir une guerre pour devenir calife à la place du calife.

Concernant la différence entre le CCI /troskistes.
Pour le CCI, les organisations trotskistes sont des organisations bourgeoises. Sans trop m’étendre. L’élément le plus important qui fait dire au CCI que les organisations trotskistes sont bourgeoises c’est l’abandon de l’internationalisme prolétarien. Cet abandon c’est traduit par la participation à la deuxième guerre mondiale. Par la suite dans tous les conflits qui vont surgirent après la 2eme guerre mondiale (Afrique, moyen et proche orient), les trotskistes vont toujours soutenir une fraction bourgeoise contre une autre au nom des luttes de libération nationale. Ce soutien a c’est luttes de libération nationale participait à soutenir l’impérialisme du bloc de l’Est (donc l’ex URSS) contre l’impérialisme du bloc de l’Ouest (dont les USA). Et les fractions bourgeoise que soutenaient les trostkistes était soutenu par l'ex URSS. C’est cette trahison de l’internationalisme prolétarien qui fait dire au CCI que les organisations trotskistes sont bourgeoises.

Protesta dans le passage que tu cite en rouge, tu dis que tu ne voit pas la différence entre les ‘les organisation communiste-marxiste quelconque, même celle que vous conchiez' et le CCI
Pour le CCI, avec l’entrée du capitalisme dans sa phase de décadence, la révolution communiste devient une nécessité et une possibilité. Cette révolution communiste aura une dimension internationale. Et donc l’intervention des révolutionnaires doit être unitaire. A savoir défendre les mêmes positions partout dans le monde. A mon avis ne pas aller dans se sens, c’est que, peut être tu pense que le capitalisme ne c’est pas étendu à l’échelle mondiale, et donc, les révolutionnaires doivent avoir une intervention particulière en fonction de certain pays. C’est que tu pense que dans certain pays les élections (par exemple) peuvent être favorable à la classe ouvrière, que le combat syndical peut être profitable aux prolétaires , que dans certain pays l’entrisme dans des partis de gauche peut être avantageux aux organisations révolutionnaires. C’est différentes stratégies que j’ai énumérées sont le propre de ce que tu appel :

‘les organisation communiste-marxiste quelconque, même celle que vous conchiez.

Mais ce n’est pas celle du CCI. Le CCI a une plateforme commune.
A mon avis derrière la critique que d’intervenir de manière unitaire serait les germes d’une bureaucratie, d’une certaine dictature montre qu’on est peut être pas d’accord sur l’évolution du capitalisme et sur la nécessité et la possibilité de la révolution communiste. Sur la façon dont la classe devra mener sa lutte pour cette perpective et donc sur la façon du fonctionnement de l’organisation et de son intervention. Pour ma part le fonctionnement et l'intervention d’une organisation révolutionnaire est en lien avec la possibilité ou non de la révolution. A mon avis il n’y a pas séparation mais un lien dialectique

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Re: Lutte Ouvrière

Messagede Protesta le Jeu 4 Avr 2013 00:15

Protesta dans le passage que tu cite en rouge, tu dis que tu ne voit pas la différence entre les ‘les organisation communiste-marxiste quelconque, même celle que vous conchiez' et le CCI
Pour le CCI, avec l’entrée du capitalisme dans sa phase de décadence, la révolution communiste devient une nécessité et une possibilité. Cette révolution communiste aura une dimension internationale. Et donc l’intervention des révolutionnaires doit être unitaire. A savoir défendre les mêmes positions partout dans le monde. A mon avis ne pas aller dans se sens, c’est que, peut être tu pense que le capitalisme ne c’est pas étendu à l’échelle mondiale, et donc, les révolutionnaires doivent avoir une intervention particulière en fonction de certain pays. C’est que tu pense que dans certain pays les élections (par exemple) peuvent être favorable à la classe ouvrière, que le combat syndical peut être profitable aux prolétaires , que dans certain pays l’entrisme dans des partis de gauche peut être avantageux aux organisations révolutionnaires. C’est différentes stratégies que j’ai énumérées sont le propre de ce que tu appel :


c'est plus prosaïque que ça, effectivement le capitalisme est mondial, sauf que la centralisation, dans un parti, qui représente la classe ouvrière, n'est que le commencement d'une bureaucratie, et d'un totalitarisme implacable. On a déjà vu ça.
tu dis que l'intervention des révolutionnaires doit être unitaire, comment doit on comprendre ça?? Tous le monde sous l'aile du parti communiste mondial???Et si on est pas d'accord avec le parti de la classe ouvrière, on est des bourgeois??? On fini dans un centre de rééducation?? Au goulag??? Explique nous, parce que le discours que vous avez, d'autres l'ont déjà tenu, même si vous prétendez combattre ces autres courant marxiste, votre discours y ressemble, et je suis prêt à parier que vous tomberez dans les mêmes travers.

Ensuite dans cette " unité des révolutionnaires", ça veut dire, que vous êtes des "frontistes" comme le front de gauche??? Mais là vous n'avez plus rien de révolutionnaire, le "frontisme" n'est qu'une stratégie social démocrate pour faire, front commun avec toutes les orgas de "gauche", pour obtenir des réformes du système que nous combattons, et que nous voulons abattre! Déjà l'internationalisme que vous revendiquez en prend un coup.

Mais ce n’est pas celle du CCI. Le CCI a une plateforme commune.
A mon avis derrière la critique que d’intervenir de manière unitaire serait les germes d’une bureaucratie, d’une certaine dictature montre qu’on est peut être pas d’accord sur l’évolution du capitalisme et sur la nécessité et la possibilité de la révolution communiste. Sur la façon dont la classe devra mener sa lutte pour cette perpective et donc sur la façon du fonctionnement de l’organisation et de son intervention. Pour ma part le fonctionnement et l'intervention d’une organisation révolutionnaire est en lien avec la possibilité ou non de la révolution. A mon avis il n’y a pas séparation mais un lien dialectique


c pas clair tout ça...
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede lucas le Jeu 4 Avr 2013 18:37

Pour répondre à Protesta :
Il faut essayer de sortir de cette vision qui fait que tout marxiste doit être un bureaucrate en puissance et au bout du bout un dictateur ou un totalitariste.
La condamnation par la Gauche Communiste de l’échec de la révolution russe et du stalinisme est sans appel depuis 80ans. Il en va de même pour dénoncer tous ceux qui ont toujours soutenu, même de façon critique, en dernière instance l’URSS stalinienne au nom de quelque chose qui serait ouvrier, alors que le stalinisme s’est installé et développé sur le massacre de la classe ouvrière révolutionnaire. Je veux parler des trotskystes, maoïstes et consorts. La Gauche Communiste est marxiste et a toujours condamnée ces organisations comme contre-révolutionnaires et bourgeoises. Le stalinisme pèse encore comme un poids mort sur la politique et la perspective révolutionnaire. Il faut sortir du poids de cette propagande bourgeoise qui dit marxisme=stalinisme. Je pense que tu n’es pas dans cette propagande Protesta, mais il faut aussi regarder certains marxistes pour ce qu’ils peuvent représenter de révolutionnaire.

En ce qui concerne la question de l’unité de l’intervention des révolutionnaires, cela ne veut pas dire tous derrière le Parti, c’est un mauvais procès. Cela veut dire avoir une analyse de la situation, des prises de positions communes et des interventions communes au niveau international. Puisque tu reconnais que le capitalisme est mondial, de même on peut dire aussi que sa crise est mondiale, donc il est logique que les révolutionnaires aient une intervention qui mettent en avant les mêmes perspectives de combats au niveau internationale. L’internationalisme prolétarien est une position centrale du CCI, et il tente de le mettre en œuvre en étant présents dans au moins une vingtaine de pays. C’est cela la signification de l’intervention unitaire des révolutionnaires.

Enfin je ne vois pas en quoi cette « unité des révolutionnaires » serait frontiste ? Quand le CCI dénonce la gauche au pouvoir en France et dénoncent tous ceux qui ont appelés à voter pour Hollande que ce soit Mélanchon ou Arthaud ou Poutou comme faisant tous partis de la bourgeoisie, il le fait en France comme dans ses journaux au Venezuela, tout comme il dénonce Chavez et le chavisme au Venezuela et dans ses journaux en France. Là franchement je ne vois pas où tu fais le lien entre unité des révolutionnaires et frontisme.
Il peut y avoir unité des révolutionnaires mais avant tout sur une base de positions communes qui se situeraient sur des bases révolutionnaires comme justement l’internationalisme prolétarien, le rejet des syndicats, le rejet du parlementarisme, le rejet des politiques de défense du nationalisme et des luttes de libérations nationales par exemple. Tout ce qui constituent les positions de bases du CCI par exemple et que je t’invite à lire ou relire. Maintenant ce n’est pas aussi une attitude sectaire, je l’ai déjà dit dans ce forum, entre autre, les mouvements de 2010 en France ont vu des militants du CCI lutter, débattre dans les assemblées populaires avec des militants anarchistes mais ceux-ci étaient des militants internationalistes et qui condamnaient les syndicats, la gauche et les gauchistes.
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Re: Lutte Ouvrière

Messagede gloubi le Jeu 4 Avr 2013 19:29

lucas a écrit: Il faut sortir du poids de cette propagande bourgeoise qui dit marxisme=stalinisme


Pas besoin d'aller plus loin dans ton discours.

Tu viens de démontrer toi-même que tu es un stalinien en puissance et le CCI avec.

J'affirme moi-même que la notion marxiste de parti qui a été précisée et developpée par Lénine dans sa vocation à diriger l'Etat centralisé mène invariablement au stalinisme.
Pourtant je ne suis pas victime de "la propagande bourgeoise" puisque je suis favorable à l'abolition des classes sociales et à la suppression de l'argent qui est le support du capitalisme et par là même de ce que tu appelles en termes désuets "la bourgeoisie".

Pourtant tu fais l'amalgame : "ceux qui ne sont pas marxistes ou les critiquent sont forcément du coté de la bourgeoisie ou influencée par son idéologie."
Ce sont des méthodes parfaitement staliniennes, celles qui ont justifié des milliers, des millions d'assassinats d'opposants ou de personnes qui ont eu la malchance de se trouver au mauvais moment au mauvais endroit.

Merci donc d'avoir donner les éléments suffisants et nécessaires pour affirmer que le stalinisme est la continuité logique, voire dialectique, du marxisme dont tu te réclames.
gloubi
 

Re: Lutte Ouvrière

Messagede Protesta le Jeu 4 Avr 2013 22:44

J'entend bien l'argumentaire, Lucas, je vous connais un peu, mais nous avons eu des discussions pendant longtemps avec le CCI, et personnellement la question du centralisme , que vous invoquer, presque à chaque fois que vous débattez avec des anarchistes, et qui m'a valu de me faire traiter de bourgeois, sur le forum du CCI. Je crois tout simplement, qu'il faut pas jouer avec les mots, et moi j'appele un chat, Un chat! Pour moi le mot centralisme veut dire ce qu'il veut dire, et à partir de là, rien n'est clair, et je n'ai pas encore discuter avec un militant de gauche communiste, pour pouvoir éclairé un peu ma lanterne.
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