Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede ninja le Ven 17 Juin 2011 08:31

Parce que t'appelles ça du folklore de plus pouvoir chanter un classique de la chanson devant les flics ? le problème c'est pas de défendre le mythe anar brassens (à mon avis il en a pas besoin, il est mort, et s'il était vivant je suis sûr qu'il aurait pas besoin de se faire défendre), mais la liberté d'expression.
Par ailleurs je vois pas bien la fracture dont tu parles, aujourd'hui beaucoup de styles musicaux se mêlent dans les concerts organisés par des nanars ?
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede kratos le Ven 17 Juin 2011 10:18

Pour le plaisir :

Kratos est de retour, plus puissant que jamais !!!
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Re: Condamné pour avoir chanté du Brassens

Messagede lise le Ven 17 Juin 2011 12:11

Alors qu’il est considéré comme un poète majeur du 20ème siècle, alors qu’a lieu une expo à la Cité de la Musique intitulée Brassens ou la liberté, et qu’en même temps son nom est donné à des écoles, des collèges, des lycées, des arrestations ont eu lieu à plusieurs reprises ces derniers jours pour avoir chanté des couplets du compagnon Georges Brassens à la face des cognes.

La Fédération anarchiste appelle à participer à un

rassemblement samedi 18 juin à 17 heures,
Place Louis Lépine, métro Cité, mais descendre à Etienne Marcel ou Chatelet
serait préférable pour éviter les mauvaises rencontres.

Les participants seront invités à chanter Au marché de Brive la Gaillarde à ceux qui ne veulent pas l’entendre, venez nombreux!
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Re: Condamné pour avoir chanté du Brassens

Messagede gloubi le Ven 17 Juin 2011 13:09

lise a écrit:
Les participants seront invités à chanter Au marché de Brive la Gaillarde à ceux qui ne veulent pas l’entendre, venez nombreux!


:) bonne initiative .
Amenez aussi guitares, basse, tuba si quelqu'un-e sait en jouer , micros et ça risque de le faire :D
gloubi
 


Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede ninja le Sam 18 Juin 2011 23:39

Deux GAV pour le rassemblement de Paris... :evil:
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede anouchka le Dim 19 Juin 2011 00:38

- l'outrage n'est pas retenu pour les deux gardés à vue ( mais
rébellion et violence).
- demain au comico, entre 8 et 9 heures, confrontation avec les
gendarmes qui les ont arrêtés.
- Les gardés à vue seraient remis en liberté demain vers midi.
- un appel est donc lancé à venir les accueillir nombreux à leur
sortie. (adresse du comico:
27 bvd bourdon, métro Bastille, tél 01 40 29 22 00)
, vous pouvez continuer d'appeler pour demander des nouvelles.
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede fabou le Dim 19 Juin 2011 01:02

Pourtant Brassens c'est pas super méchant ...
Heureusement qu'ils chantaient pas du NTM ou La Société Elle A Mauvaise Haleine :peur:
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede vroum le Dim 19 Juin 2011 11:08

Gardés à vue pour avoir chanté Brassens !

dimanche 19 juin 2011

http://www.federation-anarchiste.org/spip.php?article1009

Samedi 18 juin à 17 heures se déroulait un rassemblement à Paris, Place Louis Lépine (4éme), appelant à chanter Brassens devant la préfecture de police. La Fédération anarchiste s’associait à cette action qui faisait suite à une récente condamnation pour avoir lancé "Hécatombe" aux oreilles de pandores dont le sens de l’humour ne semblait pas ȇtre la qualité première. Alors que l’ambiance était calme et bon enfant, l’intervention policière l’a été beaucoup moins : deux camarades sont en garde à vue au commissariat du 4e arrondissement ( 01 40 29 22 00). Il leur est reproché outrage, rébellion et violence envers des représentants de l’ordre.En réalité, poussés dans le dos au moment où ils devaient descendre les escaliers , ils se sont raccrochés à ce qu’ils pouvaient dans leur chute pour éviter de se faire très mal, ce qui a servi de prétexte aux représentants de la loi républicaine pour exercer leur droit à cogner à tout-va. La Fédération anarchiste condamne ces arrestations et demande la fin immédiate de la garde à vue, elle réaffirme que tant qu’il subsistera un seul policier, la liberté d’expression sera un vain mot.

Fédération anarchiste, le 19 juin.
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede vroum le Dim 19 Juin 2011 15:52

Emission spéciale sur Radio libertaire ce matin sur les gardés à vue de l'opération "Hécatombe" : http://backup.radio-libertaire.org//dimanche/night7_10/night7_10.mp3 (écoutable 7 jours à partir d'aujourd'hui)
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede vroum le Dim 19 Juin 2011 15:54

Les deux camarades viennent d'être libérés sans confrontation

ils devraient passer sur Radio libertaire dans quelques minutes...
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede vroum le Dim 19 Juin 2011 19:52

Tribunal correctionnel le 30 septembre

la quatrième de couv du prochain Monde libertaire, quelques photos avant que la police bouscule les chanteurs :

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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede vroum le Lun 20 Juin 2011 14:20

un texte qui circule...

sinon, l'émission Wesh t'a vu diffusera sur Radio libertaire le reportage réalisé samedi au rassemblement, dans son émission mercredi, de 17h00 à 18h30.

"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi."



Nous voilà donc sur la place pour chanter Brassens, poète officiel, honoré, récupéré par l'état à cause de son succès. Ah on n'est pas nombreux ! "Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent ! On est place Lépine, quartier historique, là les policiers français de la préfecture ont planifié la célèbre rafle du Vel d'hiv'. Ah les caïds ! Y sont organisés. Le bureau de Maurice Papon est là encore. On chante la liberté sous ses fenêtres. Il y a peut-être des fantômes d'anciens collabos ? C'est qu'ils ont oubliés de s'épurer, les flics et les juges en 44 ! Un oubli sans doute. Il y avait tellement de dossiers !
On s'étonne. Tout est en travaux, refait à neuf. Et du majestueux. Valsez millions ! Où le pognon ? Là ! Il sort pas de la caisse de la préfecture. Un panneau indique fièrement comme une victoire : la Préfecture : trente-huit mille fonctionnaires ! Ben voyons. Plus qu'y sont nombreux, plus qu'y se sentent forts.
On en voit quelques-uns, en rangs déjà d'oignons, en bleus, bottés, nervis nerveux. Une milice ? Va savoir. Ils ne se présentent pas, nous parlent pas. Il nous font la gueule, c'est tout. Ils font rien. Comme d'habitude. Pour l'instant ils sont loin, équipés pour le baroud, flingue à poste. Crânes rasés, des demis de mêlés de l'équipe de Brive la Gaillarde ?
On se dit, c'est pas pour nous, pas possible. Nous on vient honorer un poète national. On pense qu'ils sont là pour la protection de leur palace, pierre de taille, grand luxe. Rien n'est trop beau pour ces messieurs les burotiers. Ils aiment tout ce qui fait riche, les pauvres. Ils aiment les châteaux, ces parvenus, ils aiment la dorure. Le service-public, c'est le service-ma-gueule. Ils veulent du quatre étoiles ou rien. Ils sont pas payés pas cher mais ils travaillent dans le haut de gamme. Ça compense leur misère morale. On voit deux trois types louches avec le talkie. Ils nous tournent autour, nous matent en coin. Ça rôdaille, discutaille : "Mayday, mayday..." On ne fait pas attention, on s'en fout de leur cuisine. Y'en a partout des uniformes dans ce coinceteau. On en est bouffi. Ça en transpire des murs.
On ne se sent pas très bien, on n'a plutôt envie de foutre le camp. On n'est pas milicien soumis, nous, on le sera jamais ! On n'en veut pas de leur monde en ordre, aux ordres. Leurs uniformes. Leur gaz. Leur costard-kravache.

On a hâte de se rapatrier chez les normaux : les libres. Pacifistes. Qui peuvent parler. Chez les pas-esclaves. On n'a pas de doit de réserve, nous ! On n'a pas signé de contrat pour abdiquer notre liberté en échange d'une paie minable. On va pas fermer notre gueule pour laisser causer le petit Nabot tout seul. On va leur dire à tous ces khôns-là, les Sarko-trafiquants. On se distribue les feuilles avec la chanson de Brassens.

Il pleut, il fait froid. Bon, alors, hein, on la chante la chanson ? Vite ! Ouais... et après on se casse, on va boire un coup, ailleurs, loin d'ici, loin de leur sous-France. Leur petit monde de merde. Allez trois quatre... "Au marché de Brive la gaillarde". Un quidam se pointe, sorti de nulle part, avec une gueule de Maurice Papon raté, une demi-portion, avec un porte-voix. Pareil il ne se présente pas. Il dit : "La manifestation est interdite, dispersez-vous !"
Interdite par qui ? Par les miliciens ? La liberté d'expression est garantie par les droits de l'homme, on est homme, on n'a pas besoin d'être français pour être libre ! On n'a pas besoin de papiers pour être libre, pas besoin d'autorisation.
On continue de chanter notre Brassens volé, récupéré par les officiels, les claque-dents et les mange-merde des bureaux, les programmeurs de radio, les marchands de disques et les directeurs de centre culturel. Que font-ils ? Les miliciens nous cernent, nous les dangereux terroristes, les séditieux. Ah ça y est, chef ! On les tient ! Qui ? Une chorale de femmes et d'enfants ! Des chanteurs, non mais ! Quel courage ! Ah ils en ont ! Haut les flingues ! Ça mérite une prime de risque.
Les voilà, les nervis énervés qui nous poussent vers le métro Cité.
On ne veut pas se disperser. On veut pas obéir. Quel affront ! On ose ne pas obéir aux miliciens ! Alors les voilà ! Ils passent à l'attaque ! "Brigade en avant !" Pour nous disperser, ils nous regroupent. Tu piges la technique ? On les voit de près : petits yeux. Des jeunes. Boule à zéro. Comme le Parachutiste de Maxime Leforestier. Tronches de paumés. L'armée des chômeurs de Sarko. Je les vois, pense, au sketch de Coluche : le CRS arabe... Ils sont où les jeunes des banlieues ? Ben dans la milice à Sarko ! Ils nous regardent de travers, nous les francaouis. Ils ont bien envie de taper. Ils ont appris les techniques de close-combat.
"Dispersez-vous", nous regueule le demi-portion. Le rachot est passé burotier : il avait pas les mensurations exigées pour se battre. Il s'abrite, ce courageux, derrière sa cohorte de nervis. Par une "habile manœuvre", ils nous empêchent de nous disperser. Ils nous poussent dans l'escalier bondé du métro Cité. Les voyageurs veulent sortir du métro, font bouchon. On est coincé.
Les nervis nous agressent. Ils n'auraient pas d'uniforme, on dirait : racaille !
On est charronnisés ! Heureusement, cette fois-là, y'a pas de grille. On s'écrase sur les voyageurs. Il y en a qui tombent. Le rachaud avec son talkie, regarde depuis les tourniquets. Il est pas payé pour aider les gens, ni les protéger.
Les nervis nous poussent durement, des gestes violents, je les sens derrière moi, ils font mal. Nous y voilà.
Ils nous traitent en troupeau bêlant, veulent qu'on obéisse comme eux. Comme les soixante dix millions de clampins. Ils veulent qu'on se tape leur football, leur tour de France, leur télé, leur radio, leurs hommes politiques. Obéir à ces gens-là ? Macache. Plutôt mourir que crever. On n'obéira jamais. JAMAIS ! Ils sont trop khôns et trop moches. Trop bornés. Trop esclaves. On obéit pas à des esclaves. Ça se fait pas. On obéit à personne d'abord. C'est un réflexe. Alors on résiste aux petits faschos déguisés en républicains. On veut juste pas descendre dans leur métro, être traités comme déchets. C'est le syndrome de la Rafle. Ça les démange ! Une manie chez eux, de rafler les innocents, les faibles. Ah, ces minables se sentent forts avec les femmes, les enfants et les vieux. La Seine est pas loin. Le 17 octobre 61... Les souvenirs reviennent, on a les madeleines de Proust qu'on peut. Les nervis se sentent victorieux, ils sont armés jusqu'aux dents. Pistolet, matraque gaz lacrymo, menottes. Ils ont peur de nous, on est trente... même pas ! Eux trois cents. La république n'a pas d'argent mais dégueule de miliciens peureux. On les voit de près, à trente centimètres. Ils font de ces gueules, on dirait qu'ils nous en veulent d'être nous, d'être libres. Pas fonctionnaires ! Ils nous méprisent. On voit leur vrai visage. Ils se croient à la guerre. Ils sont bien teigneux à l'intérieur.
Tout à coup, c'est l'Hécatombe de Brassens, mais à l'envers. Les cognes nous rossent. Les rosses nous cognent. Ah les vaches. Ils chassent les manants de leur beau territoire réservé. Ils ont privatisés leur château. Ils se croient chez eux. Au secours Brassens ! Venge-nous ! L'un des copains est aussitôt arraché de notre groupe compact. Cris, bousculades. Le voilà happé. Ils le remontent, hors du métro, il se débat, il veut pas aller chez Sarko. Il veut pas de leur monde de flicaille... de règlement de merde, d'alinéas, de loi du... photocopies, triple exemplaires, monde borné, étriqué, minablissime. Pour eux, ne pas les aimer, c'est un acte de rébellion. On est obligé d'aimer ça.
Ils l'attrapent, ils sont à quatre dessus. Technique extraction. Ils le tirent, l'aspirent, il perd l'équilibre, bascule, en arrière, il étouffe il est étranglé. Le meneur ? Pas de bol, on n'a pas de meneur ! Ils n'imaginent pas un monde sans chef, alors ils en inventent un, c'est plus fort qu'eux, ces rampants. C'est leur instinct d'esclave qui veut ça.
Ils tirent un autre copain, la soixantaine ? Barbu. Il ne peut plus avancer. Un copain est tombé devant. Pour le milicien, c'est un refus d'obéir. Un gros maousse ceinture le copain. Par derrière, il lui prend l'oreille entre ses doigts et la tord de toute ses forces. Je vois la gueule du milicien grimacer d'effort, tellement il s'applique à faire mal exprès. C'est de la torture et puis c'est tout. Le copain hurle, sa femme panique, appelle au secours. Elle est bousculée, griffée. Ça panique. Les autres brutasses rappliquent, à quatre. Ils enlèvent notre copain de force. D'autres font barrage, on peut rien faire. Taper dans ces brutes, faire un seul geste? Même une caresse ? Ils n'attendent que ça pour toucher leurs primes, leurs indemnités, faire crépiter les rapports. Toucher des médailles. Alors on regarde de loin, nos copains maltraités par dessus le rang d'oignons, mis sur le ventre, menottés, traités comme viande. Des chanteurs de Brassens ! Ah les dégueulasses ! En une seconde on passe d'homme libre à prévenu, à individu convocable, attaché, enfermé, soumis, justiciable broyé dans leur machine kafkaïenne. C'est tout ce qu'ils veulent. Deux "individus", traités au cas par cas pour fournir à leur adminicastration des juges et toute la smala des burotiers. Leur cota de "clients". On est leur chair à papier. Leur viande à dossier, à procès, à procédure. Ils n'existent que comme ça. Deux mais pas plus, faut pas se déborder de travail, au château.
Et nous voilà en train de cavaler au commissariat, appeler l'avocat, essayer de les sortir de la nasse, c'est parti pour la garde à vue, toute la nuit, à attendre, dehors...



L'article no 10 de la convention européenne des droits de l'homme définit le droit à la liberté d'expression, ce droit comprend « la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière ».
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede anouchka le Lun 20 Juin 2011 15:00

fabou89 a écrit:Pourtant Brassens c'est pas super méchant ...
Heureusement qu'ils chantaient pas du NTM ou La Société Elle A Mauvaise Haleine :peur:

selon l'échelle de valeur des flics eux mêmes, la chanson de Brassens est bien plus méchante!
ces "virilistes" sont bien plus vexés par des phrases comme "leur auraient même coupé les couilles heureusement ils n'en avaient pas" que par "CRS assassins".
demande un peu aux mecs des cités, ce qui risque de leur arriver si au nom de la "liberté d'expression" ils vont devant un comico traiter les flics de "sans couilles" (pas de couilles = pas de courage).
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede Schwàrzlucks le Lun 20 Juin 2011 17:51

Euh quand même une ou deux remarques sur le texte.

Sur les enfants et les vieux plus faibles, soit. Mais le coup du "ils osent même attaquer les femmes et les enfants !", sous-entendu "les hommes c'est pas grave, ils sont forts eux", c'est pas un peu sexiste ? Je demande hein, parce que ça m'a un peu bloqué.

Un autre truc : le passage sur les jeunes de banlieues j'ai un peu du mal à comprendre. Déjà il parle de banlieusards ou d'arabes ? Parce qu'un arabe ne vient pas forcément des franges les plus pauvres du prolétariat, quand bien même il est vrai que l'on trouve plus d'arabes que de blancs chez les plus pauvres. Et certes, y a très probablement de nombreux caïds-chefaillons dans leur jeunesse qui trouvent un moyen de se défouler chez les CRS. Mais j'dois bien avouer que ce passage m'a aussi mis quelque peu mal à l'aise.

Concernant Brassens, autant il a écrit des trucs que je trouve très bien, autant le glorifier à tout va chaud quand même, il a écrit des trucs particulièrement sexistes et faudrait pas l'oublier. Le coup du "les flics n'avaient pas de couilles" présent dans la chanson ça me semble un peu viriliste aussi.
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede vroum le Lun 20 Juin 2011 19:19

Daniel Mermet cause du rassemblement sur France Inter dans l'émission "Là-bas si j'y suis"

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2209 écoutez la fin de la première partie et le début de la deuxième

http://media.la-bas.org/mp3/110620 à partir de la quatrième minute
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Re: Rassemblement pour chanter Brassens aux pandores

Messagede Endy le Lun 20 Juin 2011 22:17

je sais pas où il circule ce texte mais il est franchement nase, et meme douteux :
Je les vois, pense, au sketch de Coluche : le CRS arabe... Ils sont où les jeunes des banlieues ? Ben dans la milice à Sarko ! Ils nous regardent de travers, nous les francaouis.

Ils n'auraient pas d'uniforme, on dirait : racaille !

arabe = jeune de banlieue = milicien de sarko = raciste anti français = racaille ??
pourtant sur la photo (je suppose que vroum a le consentement de tous les manifestants qui y sont reconnaissables...) j'ai pas vu un seul flic qui a l'air arabe
la "racaille" elle se fait karcherisé par les flics de sarko, t'es pas au courant ?
[modéré par bajotierra, protesta, vroum]
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Re: Condamné pour avoir chanté du Brassens

Messagede vroum le Mar 21 Juin 2011 16:37

ce soir à Aix en Provence mais aussi un peu partout en France (en tout cas à Rouen et à Périgueux)...

http://www.millebabords.org/spip.php?article17909

Ce soir, pour la fête de la musique, Hécatombe de Brassens
à 20h00 devant le commissariat central d’Aix en Provence, 10 avenue de l’Europe (à proximité de la gare routière).

Et si ce soir pour la fête de la musique on créait la Chorale Improbable des Joyeux Citoyens.

Et si ce soir nous chantions Hécatombe de Georges Brassens en solidarité avec les personnes chahutées par la police pour avoir pris la liberté de chanter cette chanson sur la voie publique.

Et si ce soir nous chantions Hécatombe devant le commissariat central d’Aix en Provence.
Pour la fête de la musique

Ce soir, mardi 21 juin 2011 à 20h00

Devant le commissariat central d’Aix en Provence

10 avenue de l’Europe

(à proximité de la gare routière)

Munissez-vous de vos papiers d’identité et du n° de téléphone d’un avocat

Vous trouverez en PJ les paroles de la chanson de Georges Brassens « Hécatombe ».

Merci de diffuser très largement.
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Re: Condamné pour avoir chanté du Brassens

Messagede ninja le Mar 21 Juin 2011 23:08

Au rassemblement "hécatombe" de Poitiers, bonne pression policière (avec sirènes à fond pour couvrir les chants, et menaces de "recours à la force" pour "attroupement illégal") ; au moment de la dispersion, des jets de confetti : une personne arrêtée et emmenée au poste. Elle y est restée une heure trente, puis en est sortie sous les applaudissements de la foule et une nouvelle "hécatombe" chantée. Pas de suites apparemment. On comprend le procureur, qui devait se sentir mal à l'idée de défendre à la barre une interpellation pour outrage aux confetti et au brassens, un jour de la fête de la musique...
ninja
 

Re: Condamné pour avoir chanté du Brassens

Messagede ninja le Mer 22 Juin 2011 16:43

Un communiqué de l'assemblée démocratie réelle 86 sur le rassemblement "hécatombe" de Poitiers, assorti de vidéos :
http://www.democratiereelle86.fr/2011/0 ... nsonnette/

Hécatombe de répression contre une chansonnette

Ce soir 21 juin 2011, jour de fête de la musique à Poitiers, avait lieu comme dans d’autres villes de France un rassemblement pour chanter le classique “Hécatombe” de Georges Brassens, devant le commissariat de Poitiers. Ce rassemblement, appelé par l’assemblée démocratie réelle 86, répondait à diverses poursuites engagées par la justice… contre un Rennais ayant eu l’audace de chanter ce morceau de Brassens à sa fenêtre dans un appartement de Cherbourg (une condamnation à 40 heures de travaux d’intérêt général plus 200 euros à verser aux policiers de passage), mais aussi contre des rassemblements vocaux de soutien de la part de Toulousain-e-s et Parisien-ne-s, qui se sont soldés par 29 interpellations à Toulouse (avec convocations ultérieures pour “outrage”), et 2 à Paris (avec poursuites pour “violence à agent”).
Quelques Poitevin-e-s avaient peut-être misé sur des policiers locaux plus mélomanes ; la suite leur prouva que non. Dès avant 18H, les braves pandores avaient entouré le rassemblement séditieux, filmant les gens avec insistance, en réalisateurs zélés et tatillons d’un nouveau sketche policier. A plusieurs reprises un gradé est venu annoncer que l’”attroupement” était “illégal”, et que chanter Brassens était une “provocation”. Mazette ! la Cité de la musique, sous tutelle du ministre de la Culture, qui fête actuellement le célèbre chansonnier et invite à un “championnat du monde des Brassens”, n’est sans doute pas au courant du sagace avis des policiers poitevins – il faudra penser à les prévenir.
Les intimidations se sont multipliées, avec des menaces de dispersion “par la force”, mais la vingtaine de gens rassemblés a entonné l’hymne vers 18H30. A deux reprises le rassemblement, d’une vingtaine de personnes, a dû recommencer “hécatombe” car les cognes accompagnaient systématiquement la chanson d’un choeur de sirènes à plein régime, en donnant on vous l’assure un spectacle assez croquignol.
La liberté n’avait semble-t-il pas eu, pour les policiers, son content de gnons. Aussi, alors que le rassemblement se dispersait vers 18H40, et que quelques personnes jetaient quelques confetti vers ce commissariat si farceur avec la liberté d’expression… un georgeophile s’est vu brutalement saisi par un policier, qui perdant toute mesure, le fourra avec rudesse à l’intérieur du poste. Et rieurs, les brassensophiles ne l’étaient plus. Face à une haie de policiers, ils scandèrent “libérez le chanteur !” cinq bonnes minutes, avant que le directeur départemental adjoint de la sécurité publique de la Vienne ne sorte en personne prendre cette grave affaire en main. Le ton austère qu’il affectait montra toute son aptitude professionnelle à garder son sérieux, malgré le ridicule achevé de la situation. Vingt-cinq policiers avancèrent pour repousser les dangereux solidaires, les isolant en deux groupes. Rapidement, les fans de Brassens parcoururent Poitiers en relayant l’appel à un rassemblement de soutien à 20H devant le commissariat.
A 20H10, alors que 70 personnes étaient déjà présentes, le copain sort soudain du commissariat sous les hip-hip-hip-hourra et une nouvelle antienne. L’affaire serait à priori sans suites, puisqu’aux questions des fins limiers lui demandant s’il avait perpétré un “outrage”, l’embastillé d’une heure trente aurait répondu que non. Le procureur semble lui aussi avoir été dubitatif à l’idée de défendre à la barre une interpellation musclée aux motifs d’ “outrages” pour jet de confetti et vocalises brassensophiles, un jour de la fête de la musique.
D’outrages, par bonheur il n’y en avait pas. Les seul outrages constatés le furent à la liberté, venant une fois de plus, à Poitiers comme ailleurs, d’une police outrancière qui n’a décidément honte de rien. Et mérite plus que jamais qu’on lui adresse les couplets du vieux Georges.
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