Salut les unEs et les autres...
Tout d'abord il faut bien admettre qu' il arrive quelques fois, dans le cours des résistances à l'ordre établi, que certains découvrent les dimensions insoupçonnées des étendues du refus seulement dans le cours des évènements, mais ce n'est pas en bornant l'expression de celles-ci à cette seule
découverte dans l'action qu'il sera loisible de les rendre visibles et joyeuses à toutes et tous. Qu'il sera possible même de réunir les conditions du dépassement qualitatif délimitant encore son émergence et même la nature profonde des aspirations qui en filigranes y sont contenues.
Pire encore, supposer seulement que la connaissance ne nait que de l'action ou bien l'inverse seulement, revient à nier la simultanéité du mouvement d'élaboration et d'amancipation des champs de la conscience; la dialectique selon laquelle la détermination qu'il y a de se saisir comme objet et sujet de l'histoire ne se sépare ni de ce qui l' inspire
(les conditions objectives de l'aliénation) et le fonde dans l'imaginaire individuel et collectif comme perspectives d'émancipation globale
"des mondes " de ce
"Non-Monde absolutiste" qui contient tout dans une représentation où les rapports sociaux sont médiatisés par une immense accumulation d'images, de spectacles désolants de libérations tronquées, de superpositions accumulées sur le terrain de
"la fausse conscience"...
Ce monde dans lequel tellement se trouvent convaincus du bien fondé qu'il aurait de continuer à troquer la certitude de périr d'ennui contre la garantie (très hypothétique d'ailleurs) [b]de ne pas mourir de faim.Quitte à bouffer de merde toute sa vie durant! .
[/b]
Si l'on admet pour principe " Rien ne commence par une révolution sociale", rien ne commence vraiment non plus sans elle!.
Rien en effet ne pourrait
"commencer" en aucune façon sans les perspectives qui la contiennent
(la révolution sociale) s'énonçant d'emblée comme ambitieuses et radicales pour la porter à un seuil supérieur de la critique qui ne laissera rien à l'écart d'elle même la volonté de suppression de toutes les conditions objectives d'aliénation, individuelles et collectives. intellectuelles, artistiques, philosophiques et
"sociétales". Ce n'est pas
"seulement en chemin" que se découvrira la radicalité nécessaire à la poursuite des luttes, car dépourvue d'histoire elle pourrait bien ne rencontrer que sa propre chute, mais bien dans le supposé même du renversement radical des conditions existantes agissant "déjà" comme principe basique et total de toutes les révoltes, de toutes le rébellions, de toutes les insoumissions.
Il convient désormais de ne plus inverser le sujet et le prédicat!
Il nous faut délibérément opter pour l'affranchissement de tout, sans réserve y compris de nous-même en ceci que nous recelons encore en nous tous les éléments pétrifiés et chosifiés hostiles à toute émancipation, jusque dans
[b]la vie quotidienne [/b]qui demeure le plus souvent résolument incritiquée...
Ceci est d'autant plus exact qu'il ne saurait être question de prétendre s'en être libéré en quelque façon que ce soit sans que cette libération incluant tous les comportements n'ait entrainé avec elle l'effondrement de toute cette société et de toutes les classes.
Le seul fait que cette société domine encore nous révèle sans complaisance combien nous y sommes encore soumis, assujetis, à notre corps défendant ou non.C'est reculer que d'être stationnaires!!!Nous avons vu déjà des considérations étonnantes sur certains forum visant à ne
légitimiser l'expropriation des richesses que dans le cadre strict de la
"nécessité des nécessiteux" et même lu ici et là (Cf: quelques comm' relatifs à notre billet sur le pillage du
centre Leclerc de Etampes dans le courant Juillet) certains de soutenir que ce
"pillage" n'était le fait que de
"petit bourgeois" puisqu'il ne concernait à priori que la réappropriation de marchandises électroniques du genre ordinateurs, imprimantes etc....sans augurer seulement de l'usage révolutionnaire possible qui pourrait en être fait...
Ce qui, reconnaissons-le, est un comble inégalé dans l'exercice du risible-pitoyable aux confins du pathétique!!!Les fleurs de la révolte et de
l'expropriation prolétarienne seraient donc toutes entières contenues dans
la seule vase de " la survie réduite aux impératifs économiques", dans la boue et la merde mises à notre disposition en quantités seulement par trop restrictives???
Il nous faudrait, pour être autre chose que des
"petits bourgeois" nous plier à l'idée balisant les
"seuils de nécessités" et de leur satisfaction supposément élémentaire.
Devrions nous
dire oui au procès d'une" pauvreté équitable" et juridiquement reconnue comme l'établissaient ces mêmes commentaires misérabilistes???
Ce sont au demeurant les mêmes qui trouvent que cette revendication portant sur une prime de
30 000 euros constitue un "signe de radicalisation" des luttes sociales alors que nous nous en dénonçons la trivialité des apparences faisant de la
Guerre Sociale une prostituée fixant
consensuellement le tarif adopté de
la turlutte permanente.
[b]30 OOO Euros écrivions-nous fort à propos, ce n'est pas une victoire mais une bien mauvaise passe!!! Les néo-défenseurs de
la misère socialement consentie marchent maintenant main dans la main avec
la valetaille syndicrade et stalinienne et ou réformarde qui hier encore, après avoir signé les tristes
Accords de Grenelle (1968) ("Grenelle" à toutes les sauces ces derniers temps d'ailleurs sans que nul ne s'en émeuve outre mesure...) qui mirent un terme à l'une des plus belles et rares grèves générale du XXeme siècle, hier encore ecrivons-nous obligeait les grévistes à rejoindre leurs postes de travail bon gré-mal-gré...Qui n'a pas en mémoire ce leader syndicrado-stal à Flins obligeant une nana, en la tirant par les cheveux et la traitant de salope de rentre dans l'usine alors qu'elle hurlait qu'il n'était pas question pour elle de reprendre le turf dans ce boxon de merde!...
-"Salope, putain, traitre à la classe ouvrière" vomissait ce valet dans ce visage de femme révoltée...
qui doit s'en souvenir encore si le turbin et la misère ne l'ont pas déjà tuée....(Nous profitons de cette évocation pour au passage lui adresser toutes nos chaleureuses et fr@ternelles salutations ainsi que à toutes celles et ceux qui refusèrent de se soumettre à l'issue de cette révolution inachevée de Mai).
Nous saluons aussi non moins chaleureusement toutes celles et ceux qui optèrent depuis et "durablement" pour l'insubordination permanente et la résistance à toute forme de domestication sociale en faissant leur l'adage célébre de Raoul Vaneigem écrit en 1967 dans [b]"Le traité de savoir vivre à l'usage des jeunes générations":(Ed: Gallimard)
-" Ceux qui parlent de révolution et de luttes de classes sans se référer explicitement à la critique de la vie quotidienne, sans tenir compte de ce qu'il y a de subversif dans l'amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre!"