saboter l' « Architecture globale de sécurité"

saboter l' « Architecture globale de sécurité"

Messagede jean le Lun 8 Déc 2008 10:05

Avril 2009... Un Appel à saboter l' « Architecture globale de sécurité » !


Avril 2009... Un Appel à saboter l' « Architecture globale de sécurité » !

"La différence entre le droit international en temps de paix ou en temps de
guerre ne compte pas face aux nouvelles menaces"
Schäuble, Ministre de l'Intérieur allemand

Tandis que l'on se mobilise nationalement contre Edvige, l'utilisation
de mesure «
anti-terroristes » pour criminaliser tout ce qui résiste, ou les centres de
rétention, les ministres de l'intérieur européens ainsi que des institutions
internationales policières et militaires (Frontex, Europol, OTAN...)
se coordonnent
pour mettre en place à une échelle beaucoup plus large un contrôle accru des
populations et des migrant-e-s. Ils entendent nous imposer en 2009 un
ensemble de
mesures sur 5 ans visant à pouvoir réprimer plus efficacement toutes formes de
contestations, de transgressions et de mouvements qui menaceraient le
capitalisme
en crise et les Etats assurant sa protection. Ces ministres se
réuniront de nouveau
à Stockholm lors de la présidence suédoise à l'automne 2009 pour valider
officiellement ce « plan de sécurité ». Sous couvert d' « intégration
», le sommet
de Vichy constituait une étape pour l'harmonisation en cours des mesures de
protection des frontières, de sélection et de déportation des migrant-e-s.

Après Vichy et dans les mois à venir, nous appelons à construire une
réponse à la
mesure des politiques européennes et à attaquer leur projet d' « architecture de
sécurité globale» à une échelle internationale. Vous trouverez ici une
esquisse de
leur plan d'ensemble et des éléments pour se préparer au volet « militaire » en
avril prochain à Strasbourg, à l'occasion du 60e anniversaire du
sommet de l'OTAN.

Quelques uns des objectifs communs pour 2009 décrits dans le document
stratégique
interministériel intitulé « Liberté, sécurité, confidentialité – les affaires
intérieures de l'europe dans un monde ouvert » :
- une surveillance plus grande de l'Internet avec des lois punissant
la rétention
d'information et un programme international « Check the web ».
- une accès commun aux bases de données des différentes polices
européennes, - un
réorientation vers l'« analyse des risques », dans le but de prévoir
la dissidence,
le crime et les conflits sociaux à grands renforts d'outils de surveillance
high-tech : drônes et vidéosurveillance, satellites, fichage génétique et
biométrique, développement de logiciels informatiques de recoupement
des données ou
d'anticipation de situations de manifestations...
- une coopération policière et transfrontalière accrue pour combattre l'«
immigration illégale » et obliger les pays externes à l'UE à rapatrier leurs
citoyens entrés sur le territoire européen sans visa, ainsi que l'extension du
Système d'Information Schengen (SIS) avec la collecte des données
biométriques et
des empreintes digitales d'immigrant-e-s dans le Système d'Information
Visa (VIS).
- la généralisation des passeports avec données biométriques et puces
RFID pour les
citoyen-ne-s de l'UE.
- l'accroissement des prérogatives et de l'action de l'agence de
police Europol et
de l'agence « Frontex » qui entraîne les polices aux frontières.
- le renforcement du programme international de recherche EU-SEC sur la sécurité
pendant les évènements importants en Europe, ainsi que du groupe d'«
Officiers de
liaison » de différents pays supervisant les opérations policières lors des
rassemblements politiques (ou footballistiques) internationaux et échangeant des
informations sur les agitateurs potentiels.
- la construction de la Force de Gendarmerie Européenne (EGF) censée prendre le
contrôle de la police pour assurer l'ordre public et répondre aux insurrections
populaires après des déploiements militaires dans les pays tiers à l'UE.


L'OTAN au secours de la « Sécurité de la Patrie »...

Les décideurs de l'UE voient aussi « une interdépendance croissante entre la
sécurité intérieure et extérieure » et plaident pour plus d'interventions
extérieures. C'est notamment dans cette vision que s'inscrit le rôle futur de
l'OTAN. Son prochain sommet se tiendra les 3 et 4 avril 2008 à Strasbourg, et
célèbrera le 60e anniversaire de cette alliance guerrière. Les Etat
membres vont y
décider des nouvelles directions stratégiques. Des changements majeurs sont
planifiés notamment dans le sens de réorienter les prérogatives des
armées sur des
questions de « politique interne».

Dans un document stratégique publié en avril 2007, cinq anciens
généraux de l'OTAN
mettent l'accent sur la nécessité d'une « approche pro-active » dans
laquelle l'«
anticipation » et la « prévision » des conflits sera centrale. Pour
ces stratèges,
un ensemble de menaces nouvelles se déploient dans le monde incertain
d'aujourd'hui, depuis le terrorisme et la criminalité internationale, en passant
par les soulèvements qui vont accompagner les crises alimentaires et
économiques,
les conflits sociaux, jusqu'à l'extension de l'immigration en
direction des pays de
l'OTAN. Toutes ces données sont présentées comme des risques majeurs pour la
sécurité des Etats et comme relevant des attributions de l'OTAN.

Le document associe une défense adéquate au concept de « sécurité de
la patrie »,
qui impliquerait une « approche interconnectée» de l'armée, la police, la
politique, la recherche, les universités et la société civile, et un
processus de
décloisonnement entre logiques d'interventions intérieures et
extérieures afin de
construire une « architecture de sécurité globale ».

En ce qui concerne la « menace intérieure », on note qu'en Allemagne comme en
France de gros moyens sont mis en oeuvre pour requalifier de « terroriste » la
contestation sociale et les actions qui traduisent un refus de se
plier à des lois
de terreur. Nous faisons face à une série de campagnes de presse, perquisitions,
inculpations, mesures d'exception et incarcérations. Elles visent, là les
organisateurs de l'anti G8 et les anti-militaristes, ici les soutiens aux
sans-papiers que l'on cherche à museler ou des militants accusés sur la base de
quelques fumigènes ou sur la présomption d'avoir participé à des sabotages
strictement matériels, d'appartenir à de fantômatiques organisations
clandestines «
anarcho-autonomes » en route pour la lutte armée.

Ce que cette « architecture de sécurité » cherche à prévenir et à
briser, c'est la
réalité des manifestations offensives de lycéen-ne-s, d'étudiant-e-s, de
travailleur-euse-s et banlieusard-e-s, la ré-émergence d'un mouvement
anticapitaliste international, les luttes des sans-papiers, la multiplication
d'actes de refus du fichage et de la surveillance, des rafles et des
déportations
par tout-e-s celles et ceux qui refusent de rester des «citoyen-ne-s»
soumis-es...

C'est sur la multiplication de ces actes et sur la constitution d'un
front commun
de solidarité qu'il faut compter pour y faire face. Si cette
résistance prend forme
au fil des luttes locales et quotidennes, elle devrait aussi viser à
multiplier les
offensives coordonnées de ville à ville et de pays à pays, ou à assurer une
présence trouble-fête et déterminée lors des évènements, tels que le sommet de
l'OTAN, où des politiques adverses se mettent en place à une échelle globale.

Du 1er au 4 avril 2009, des actions contre l'OTAN et l'« architecture globale de
sécurité »

Depuis quelques mois des réseaux et collectifs anticapitalistes et
anti-militaristes français et allemands se coordonnent pour mettre en place des
camps d'actions sur Kehl et Strasbourg et une série de manifestations
lors du 60e
anniversaire de l'OTAN. Ce contre-sommet sera une occasion d'agir ensemble, à
Strasbourg ou partout ailleurs, contre l'« architecture globale de sécurité ».

Une journée internationale d'actions est notamment appelée le 1er
avril. Elle vise
entre autres à cibler les diverses structures et institutions locales
ou éloignées
oeuvrant au Système d'Information Schengen, au Système d'Information Visa, à
Frontex, aux centres de rétention (celui de Strasbourg est situé en
zone militaire)
et à la gestion des frontières, au développement de l'interconnexion des forces
armées et policières européennes, à la recherche et la mise sur le marché du
contrôle biométrique, vidéo, bio et nano-technologique...

Plus d'infos pour rejoindre ces initiatives sur les sites des
collectifs Dissent!
et Gipfelsoli :

http://www.dissent.fr
http://gipfelsoli.org

Une réunion internationale des mouvements de résistances radicales se
tiendra les 17 et 18 janvier 2009 à Strasbourg. Elle aura pour but de
consolider les réseaux internationaux et de parvenir à des décisions
concrètes d'actions lors du contre-sommet.
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