Inde

Re: Inde

Messagede spleenlancien le Jeu 26 Aoû 2010 12:56

Esther Oyarzun, Aujourd'hui l'inde a écrit:Alors que l’Inde ne parvient à exterminer la faim de son territoire, des tonnes de blé et de riz pourrissent sous des bâches, parce qu’elles n’ont pas été entreposées dans des hangars. Trop de production tue la production, et donne faim.

Au pays des affamés, les céréales périssent de n'être pas bien conservées puis mangées. En Inde, le blé et le riz s'entassent sous des bâches et attendent là le moment où ils seront consommés, s'ils ne pourrissent pas avant. Ce qui arrive souvent. On estime avoir perdu 17,8 millions de tonnes de céréales, faute de hangars de stockage suffisants et adaptés. Dans le seul Pendjab, 1,2 million de tonnes de céréales a été ainsi gâché, alors que chaque soir des centaines de milliers de personnes vont se coucher le ventre vide en Inde.


17,8 millions de tonnes de blé et de riz, soit une perte de 270 milliards de roupies. 17,8 millions de tonnes de céréales qui pourraient nourrir combien de personnes… Les chiffres ne "conviennent" pas au secrétaire d'Etat à l'agriculture KV Thomas : selon lui, "seuls " 11,7 millions de tonnes de céréales sont périmées.


Trop occupée à augmenter sa productivité agricole, l'Inde n'a pas pensé à investir dans l'entreposage, condamnant 40% de la production stockée en plein air à finir à la poubelle, ou plutôt à pourrir à ciel ouvert. Etant données les défaillances du système de distribution, et l'incapacité à le distribuer, "le stock est trois supérieur à ce qu'il devrait être", constate la journaliste Rupashree Nanda, spécialiste des questions agro-alimentaire.


Les céréales ne devraient pas être laissées à l'air libre, et ne devraient surtout pas l'être plus de six mois. Les normes indiennes sont connues pour être élastiques, mais même les graines ne peuvent résister sous une bâche à plus d'une mousson, c'est-à-dire plus d'un an. Il y a plusieurs millions de tonnes de blé qui ont maintenant vu deux moussons, parfois trois, au Pendjab et en Haryana. Parmi elles, des milliers de tonnes sont devenues "sans solution". En clair, cela signifie qu'on ne peut même pas les donner aux animaux.


1800 entrepôts pour tout le pays, pas toujours remplis, faute d'acheminement à destination. Plus d'un tiers des céréales en Inde gardées sous des bâches. New Delhi a reconnu que le pourrissement des céréales était "une honte", et a promis de prendre des mesures pour augmenter les capacités de stockage dans les trois prochaines années. "Le gouvernement va d'un côté investir et encourager le secteur privé et les gouvernements des autres Etats à investir dans les entrepôts. Nous sommes en discussion avec le ministre des Finances afin de donner le statut d'infrastructures aux hangars", a assuré le ministre de l'Agriculture Sharad Pawar.


La Cour Suprême a rappelé à l'ordre le gouvernement le 13 août, lui rappelant ses engagements sur la sécurité alimentaire : "Les céréales sont en train de pourrir. Vous pouvez prendre soin de votre propre peuple. Prenez des mesures d'urgence et distribuez-les gratuitement à ceux qui ont faim". La cour a également suggéré d'augmenter la quantité de nourriture distribuée aux personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, et d'ouvrir tous les jours du mois les fair price shops (magasins gouvernementaux où se procurer la nourriture à très bas prix).


"L'ordre de la Cour suprême ne peut être respecté, nous ne pouvons le distribuer gratuitement, nous achetons le blé à 16 roupies le kilo et le revendons à 2 roupies", répond le ministre de l'Agriculture. Trop cher de nourrir les pauvres. Argument d'autant moins recevable que la Cour parlait du blé pourrissant et non pas du blé "bien portant" auquel se réfère le ministre.


Et construire des hangars ? Trop cher encore : environ 80 milliards de roupies. Alors que faire de ces céréales ? "Vendez-les" écrivait dans son éditorial de l'Hindustan Times le même jour Salmar Halarnkar, proposant d'exporter les céréales pour gagner un peu d'argent, puisque l'argument financier prime sur l'humanitaire.


Si le blé continue à moisir, les prix risquent d'augmenter. L'Inde a banni les exportations de riz non basmati et de blé depuis 2007, pour des raisons "humanitaires", de peur qu'elles ne fassent grimper les prix de la nourriture. Mais les prix continuent d'augmenter de toute façon, et les gens continuent d'avoir faim. "Même si chaque Indien pouvait se payer deux repas par jour, il n'y aurait pas assez à manger, et il faudrait encore importer des céréales", rappelle Rupashree Nanda. L'Inde condamnée à la faim à perpétuité ?


Image

Article original :
http://www.aujourdhuilinde.com/actualit ... 65.asp?1=1
spleenlancien
 

Re: Inde

Messagede Antigone le Dim 29 Aoû 2010 08:16

Pour une histoire qui se termine bien, il y en a des centaines qui tournent mal.

Reuters, Les Echos - 26 aot 2010
http://www.lesechos.fr/info/inter/reute ... r=RSS-2053

Inde : manifestations d'agriculteurs contre les expropriations

Des milliers d'agriculteurs ont manifesté jeudi en Inde pour protester contre l'expropriation de terres en vue de la construction d'une autoroute, illustrant le problème grandissant du foncier dans un pays en pleine mutation.
Ce mouvement de protestation survient après la mort de trois agriculteurs dans l'Etat de l'Uttar Pradesh ce mois-ci.
Les forces de l'ordre avaient ouvert le feu sur des manifestants venus réclamer davantage de compensations pour les terres saisies en vue de la construction d'une autoroute entre Agra, la vile du Taj Mahal, et la capitale New Delhi, un projet de deux milliards de dollars.

Signe de l'importance de la question, Rahul Gandhi, fils de Sonia Gandhi, chef du parti du Congrès au pouvoir, a appelé mercredi le Premier ministre, Manmohan Singh, à trouver une solution aux litiges fonciers qui se multiplient dans le pays.

A New Delhi, près de 15.000 manifestants, agitant des drapeaux et scandant des slogans, se sont rassemblés sur une place proche du parlement.
"Pourquoi le gouvernement fait-il pression pour qu'on libère nos terres ?", se lamentait Vinod, un manifestant. "La terre est notre mère. Nous mourrons mais nous ne la céderons pas".

L'Inde connaît une flambée de violences face aux efforts déployés par le gouvernement pour acquérir des terrains dans le cadre du développement industriel. Deux tiers des 1,2 milliard d'Indiens dépendent de l'agriculture et la terre constitue souvent le seul gage de sécurité pour l'agriculteur.
Les vagues de protestations font écho aux problèmes que rencontre la Chine voisine, dont l'urbanisation fulgurante oppose fréquemment gouvernement local et villageois.

Retards dans les projets

En Inde, les litiges fonciers ont retardé des projets d'infrastructure, comme la construction de mines, de routes ou de centrales nucléaires. La troisième puissance économique d'Asie peine à attirer des investisseurs étrangers en raison de ses infrastructures dépassées.
Les manifestations ont ainsi mis en suspens plusieurs milliards d'investissements des géants de l'acier comme Arcelor Mittal , selon les chiffres du gouvernement.
Des manifestations d'agriculteurs dans l'Etat d'Orissa, dans l'est du pays, ont contraint le gouvernement à renoncer la semaine dernière à un contrat avec l'entreprise Vedanta Resources, basée au Royaume-Uni.

La loi régissant l'acquisition de terres remonte à l'époque coloniale. Rédigée en 1894, elle accorde le droit au gouvernement d'acquérir des terres pour des raisons d'intérêt général en l'échange de faibles dédommagements financiers.
Le gouvernement souhaite amender cette loi pour fixer le montant des compensations au prix du marché, ce qui pourrait séduire son éléctorat, fortement rural.
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Re: Inde

Messagede Antigone le Jeu 9 Sep 2010 14:18

J'émets des réserves au sujet du chiffre de 100 millions de grévistes avancé par cette agence basée à La Havane. Des médias latinos et anglo-saxons en parlent sans préciser de chiffres. Rien dans la presse française.
J'ai choisi de copier/coller cette dépêche parce qu'elle est concise et pas très difficile à traduire.

Prensa latina - 07 sep 2010
http://www.prensa-latina.cu/index.php?o ... 3&Itemid=1

Une grève générale paralyse une grande partie de l'Inde
par Marin Nestor

NEW DELHI - Aujourd'hui [7 septembre, ndlr], quelques 100 millions de travailleurs ont participé à une grève générale de 24 heures appelée par huit syndicats en Inde pour protester contre la hausse des prix et les privatisations.

Selon Sanjeeva G. Reddy, président du Congrès national des syndicats indiens, la grève a touché le transport, l'exploitation minière, le secteur électrique, les télécommunications, les banques, l'industrie du pétrole, les ports, et d'autres encore comme la construction. "La grève a été suivie à 99 %" a déclaré Reddy cité par IANS Inde.

D'après les informations communiquées, presque tous les travailleurs dans les Etats du Bengale occidental, de Tripura et du Kerala ont répondu à cet appel alors qu'ailleurs dans le pays les protestations ont été diversement suivies.
Les trois territoires mentionnés ci-dessus sont contrôlés par le Parti communiste d'Inde (maoiste) qui a soutenu la grève.
A Bombay et New Delhi, les deux grandes villes indiennes, seuls les conducteurs de pousse-pousse et des taxis vert-jaunes emblématiques de l'Inde ont rejoint la grève.

Parmi les principales revendications entendues dans tout le pays, l'appel aux autorités pour que soient enrayées la spirale ascendante des prix des denrées alimentaires et autres produits de base, et la privatisation des entreprises d'Etat.
Il a également été exigé que des mesures soient prises pour protéger les emplois dans les secteurs touchés par la récession, ainsi que le respect de toutes les lois régissant le travail.
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Re: Inde

Messagede Antigone le Dim 14 Nov 2010 18:00

The Times of India (Mumbai/Bombay) - 29 oct 2010
http://timesofindia.indiatimes.com/city ... 836138.cms

Projet de centrale nucléaire : 3 000 villageois du Ratnagiri lancent une action "remplissons les prisons"
Nuke power project: 3 000 villagers court arrest in Ratnagiri
par Anil Singh (TNN)

MADBAN VILLAGE - Le petit village de Madban (District de Ratnagiri, État du Maharashtra) s’est affronté vendredi à l’État indien et a remporté le soir même une victoire indiscutable. Les arrestations préventives, les interdictions de circuler et les barrages routiers n’ont pas empêché 3 000 villageois de réclamer leur propre arrestation, dans le cadre d’une action « Jail Bharo [*]».
À 6 heures du soir, la police a demandé aux meneurs de stopper l’afflux des villageois qui demandaient à être mis en garde à vue.
Cette action était essentiellement conçue comme une réponse au gouvernement, qui prétendait que le calme régnait au village et que la contestation du projet de centrale nucléaire de 10 000 MW n’était le fait que d’une poignée d’agitateurs venus d’ailleurs.

L’action a débuté pacifiquement à midi devant le temple de la déesse Bhagwati. Des centaines de femmes, certaines déjà âgées, faisaient la queue pour être arrêtées, derrière elle se tenaient les hommes. La police avait affrété quatre bus, ce qui était bien insuffisant, car des villageois du voisinage affluaient pour se joindre à ceux de Madban.
Les 250 policiers présents étaient tous armés de fusils et en tenue de combat, mais on n’entendit même pas crier un seul slogan. « C’est une démonstration de force, le gouvernement doit désormais comprendre qu’il doit tenir compte de notre avis », a déclaré Pravin Davankar de la Fondation Jahit Seva Samoti, qui combat le projet depuis 5 ans.
Arun Velaskar de l’organisation Konkan Bachao Samiti [Association sauvons le Konkan, le Konkan étant la région côtière où se trouve le district de Ratnagiri, entre Mumbai et Goa, NdE] a déclaré qu’ils ne toléreraient pas les mesures répressives du gouvernement. Vivek Monteiro, un leader syndical, a déclaré qu’AREVA, la firme française qui a obtenu le contrat pour les réacteurs, est décriée en Europe.

Les villageois étaient furieux parce que le gouvernement se refuse à leur dire la vérité et ne donne les informations qu’au compte-gouttes. « En définitive, c’est nous qui sommes directement concernés » dit Sanjay Gavankar, un villageois propriétaire d’une usine de conditionnement de noix de cajou.
Les villageois ont fermement refusé les offres de compensation financière et même brûlé en public les titres de compensation révisés que leur avait envoyés le Ministre de finances Narayan Rane, dont le fils Nilesh est député de Sindhudurg-Ratnagiri.

B.G. Kolse-Patil, juge de la Haute Cour en retraite qui s’était vu intimer l’interdiction de se rendre dans le district de Ratnagiri a fait la sourde oreille et s’est joint aux manifestants. Pendant que la police le cherchait sur la route, il était parti par mer et a fait une apparition remarquée au temple à 15 heures. « Je combattrai avec bec et ongles ce mépris de l’État pour ses administrés », a-t-il déclaré. La police a dû le saisir de force pour l’arrêter.
L’amiral en retraite L. Ramdas et le juge de la Cour Suprême en retraite P.B. Samant qui se rendaient à la manifestation en ont été interceptés par la police à l’embranchement de Hativali sur l’autoroute Goa-Mumbai.
_____________________
NOTES
[*] Jail Bharo Andolan ("protestez en remplissant les prisons") est une des tactiques de combat non-violent inventées par le Mahatma Gandhi dans la lutte pour l'indépendance de l'Inde. C'est devenu une forme de protestation très courante en Inde.
Traduit par Michèle Mialane
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Re: Inde

Messagede Johan le Mar 16 Nov 2010 19:14

Police persona non grata dans la prison de Welikada (Inde, 7 novembre)

500 policiers qui procédaient à un raid pour saisir de la drogue dans cette prison de haute sécurité ont été intensément attaqués par quelques 4000 prisonniers. Au final, 45 policiers et 5 gardiens de prisons blessés.

Police persona non grata dans la prison de Welikada (Inde, 7 novembre)
novembre 7th, 2010

At least 50 officials — 45 police personnel and five prison guards — were injured on Sunday in an attack by inmates of the high security Welikada prison here.

A group of 500 police personnel were targeted when they raided the jail premises in search of drugs. According to police spokesperson Prashantha Jayakody, the policemen were outnumbered inside the jail with more than 4,000 inmates.

The police spokesperson said the raid was part of a nation-wide anti-drug drive.
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Re: Inde

Messagede Antigone le Mer 17 Nov 2010 16:50

Slate - 12 nov 2010
http://www.slate.fr/lien/30091/epidemie-diabete-inde

L'Inde de plus en plus frappée par le diabète

Qui dit qu'amélioration des conditions de vie rime avec meilleure santé ? On découvre, sur Bloomberg, que la science joue un sale tour à l'Inde: alors même que 400 millions d'Indiens rejoignent la classe moyenne, que le pays a une croissance moyenne annuelle de 7 % , que les conditions de vie s'améliorent, la société indienne est toujours plus touchée par le diabète. Ironie du sort: des générations de pauvreté, de malnutrition et de travaux physique lourds font que les Indiens sont mal préparés à la vie sédentaire et aux régimes alimentaires riches. Résultat: un million d’Indiens devraient succomber au diabète cette année, selon la Fédération internationale du diabète. Avec 50 millions de cas, l'Inde est parmi les pays les plus affectés par cette maladie.

Tout commence avant même la naissance: des mères sous-alimentées mettent au monde des bébés petits et sous-alimentés, dont le métabolisme est équipé pour la privation, mais pas pour l'abondance. Dans l'Inde urbaine, le diabète de type 2 concernait 3-4 % des adultes au milieu des années 1980. Aujourd'hui, il en touche entre 11 et 12 %.
Et le diabète ne fait pas qu'augmenter: il touche aussi les Indiens plus tôt. Ils en souffrent à 42,5 ans en moyenne, soit une décennie avant les Européens. Le diabète frappe donc une population de salariés, et les parents pendant leurs primes. Conséquence: la maladie coûte très cher au pays. D'après une estimation de 2007 du Economist Intelligence Unit, elle fait perdre 2,1 % à la croissance annuelle du produit intérieur brut de l’Inde.

Interrogé par Marketplace, Jason Gale, auteur de l'article, cite une étude de la Banque mondiale d'après laquelle « si l'Inde éliminait toutes ses maladies non transmissibles, comme le diabète et les problèmes cardiaques, son économie serait de 4 à 10 % plus importante ».
La maladie met ainsi en péril la croissance indienne. « Si on pense à des pays comme l'Inde, qui n'arrivent pas à vacciner tous leurs enfants, on se demande comment ils vont combattre une épidémie d'une maladie non transmissible, déclare Mark Hanson, président de l'International Society for Developmental Origins of Health and Disease. C'est une menace aussi grande que le réchauffement climatique. Elle va ruiner l'économie mondiale dans les prochains 20 et 30 ans.»
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Re: Inde

Messagede Antigone le Lun 13 Déc 2010 18:21

AP, L'Express (île Maurice) - 31 nov 2010
https://www.lexpress.mu/story/17374-le- ... -inde.html

Le microcrédit dans la tourmente en Inde

Le microcrédit traverse de fortes turbulences en Inde. Initialement conçu pour financer à des taux raisonnables les projets de populations démunies, il est soupçonné de dérives, d''être à l'origine d'une vague de suicides, et pourrait également connaître une crise de liquidités.

L'Etat de l'Andhra Pradesh (sud-est), qui représente environ un tiers du microcrédit en Inde, a ouvert une enquête sur 56 suicides survenus ces 60 derniers jours. Des morts qui seraient liées à des taux d'intérêt élevés de micro-prêts et à des techniques de recouvrement agressives mises en oeuvre par des sociétés de microcrédit, a expliqué R. Subrahmanyan, en charge du développement rural dans cet Etat.

Ces suicides ont conduit il y a deux semaines l'Andhra Pradesh à publier un arrêté rendant obligatoire l'inscription des sociétés de microcrédit auprès de l'administration régionale, et interdisant aux employés chargés du recouvrement des microcréances de se rendre au domicile des débiteurs.

L'Andhra Pradesh juge qu'il n'est pas justifié que des emprunteurs pauvres paient un intermédiaire, soit une société de microcrédit, alors que la région compte un million d'associations d'entraide qui font le lien direct entre les banques et les emprunteurs. Ce réseau associatif a permis l'an dernier de prêter 64 milliards de roupies (un milliard d'euros) provenant des banques à dix millions de foyers, sans passer par un intermédiaire payant.

Désormais privées du soutien des banques en raison de doutes croissants sur leur utilité, les sociétés indiennes de microcrédit mettent en garde contre une crise de liquidités dans le pays. De son côté, l'Andhra Pradesh appelle les banques à augmenter le volume des crédits transitant par les associations, c’est-à-dire directement entre les institutions bancaires et les emprunteurs.

Toutes les banques d'affaires en Inde doivent prêter environ un tiers de leurs fonds à des entreprises du secteur prioritaire. Mais face aux profits amassés par les sociétés de microcrédit, la Banque centrale a ordonné cette année à un comité d'examiner si leur classification en "secteur prioritaire" était toujours justifiée.


Un article de l'année dernière que j'avais mis de côté:
AFP, Aujourd'hui l'Inde - 14 sep 2009
http://inde.aujourdhuilemonde.com/des-p ... urs-dettes

Des paysans indiens vendent leur femme pour payer leurs dettes

"Ils en sont là depuis un moment mais les gens hésitent à venir en parler", témoigne Manoj Kumar, un travailleur social de cette région âpre du Bundelkhand, coincée entre les Etats de l'Uttar Pradesh et de Madya Pradesh. Souvent exclus du système bancaire traditionnel, les paysans accablés par les dettes se tournent la plupart du temps vers des prêteurs privés quand les banques leur refusent des prêts ou même des comptes à leur nom.

Mais cinq années successives de récoltes insuffisantes et une faible saison des pluies cet été ont conduit certains à des gestes désespérés. De nombreux paysans obérés jusqu'à la ruine ont mis fin à leurs jours dans la région où des cas de trafic humain ont été également rapportés.

"Pour ces paysans endettés, vendre leur femme ou leur fille est devenu la solution de la dernière chance", confie un travailleur social sous le couvert de l'anonymat. Selon les médias indiens, 500 paysans se sont suicidés en quatre ou cinq ans et environ 50% de la population a quitté le Bundelkhand pour chercher du travail en ville.

Il est difficile de savoir à quel prix et à qui les paysans vendent leur femme, mais selon des journaux locaux les épouses seraient vendues entre 1 et 12.000 roupies (240 dollars). Certaines "transactions" sont faites sous couvert de mariages légaux, avec un contrat officiel, mais les travailleurs sociaux pensent que beaucoup d'épouses finissent dans des réseaux de prostitution.

Selon Ranjana Kumari, directrice du Centre de recherche sociale à New Delhi, les enquêtes montrent que le Bundelkhland est connu pour être l'une des régions les plus vulnérables à l'exploitation sexuelle. Selon elle, les paysans savent qu'ils vendent leur femme à des réseaux de prostitution mais "ils le font dans le désespoir le plus total".

Les faibles pluies en juillet et août ont endommagé les récoltes de riz, de canne à sucre et d'arachide de la région. Environ 40% des districts du pays se sont déclarés en état de sécheresse et le département météorologique indien a indiqué dans un rapport publié en août que le pays souffrait d'un déficit pluviométrique annuel de 24%, et jusqu'à 35% dans certaines régions du nord-ouest.

Un porte-parole du département météorologique indien a toutefois indiqué jeudi dernier que de fortes pluies étaient attendues dans les jours à venir. Dans le Bengale occidental, des pluies torrentielles ont causé la mort cette semaine de 5 personnes et emporté des milliers de maisons.
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Re: Inde

Messagede panic le Mar 14 Déc 2010 23:02

Heureux que tu l'à retrouvé, merci.

Sauf que l'info ne donne pas vraiment l'essence du truc...
Des suicides, pourquoi? Je pensais que les micro crédits aident les gens?

Les gens vendent leurs filles, parce que ils sont pauvres. Et alors, somme nous sensées d'abandonner alors notre Dinde de merry thanks-giving ?
Ou ait il des projets déjà en route qui se font attaquées par certains financiers?
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Re: Inde

Messagede Antigone le Mer 15 Déc 2010 19:06

Oui mais je n'ai pas envie de reprendre les articles de la presse stalinienne qui donne le beau rôle au Parti communiste indien.
J'ai cherché mais je n'ai pas trouvé d'autre article. Celui-ci, je suis allé le chercher jusqu'à l'ile Maurice quand même...
Tu devrais nous traduire l'article du Spiegel qui parle de ces suicides.
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Re: Inde

Messagede panic le Mer 15 Déc 2010 19:22

Antigone a écrit:Oui mais je n'ai pas envie de reprendre les articles de la presse stalinienne qui donne le beau rôle au Parti communiste indien.
J'ai cherché mais je n'ai pas trouvé d'autre article. Celui-ci, je suis allé le chercher jusqu'à l'ile Maurice quand même...
Tu devrais nous traduire l'article du Spiegel qui parle de ces suicides.

Pardon, t'as raison. J'ai la critique facile comme un cowboy du far-ouest qui dégaine.

Je l'ai plus l'article moi non plus. :oops:
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Re: Inde

Messagede Antigone le Jeu 16 Déc 2010 18:00

Moi je l'ai gardé mais je suis bien incapable de le traduire.

Spiegel - 28 nov 2010
http://www.spiegel.de/wirtschaft/untern ... 52,00.html

Mikrokredit-Krise - Wucherer treiben Tausende Inder in den Ruin
Von Hasnain Kazim, Islamabad

Es war eine große Idee, für die Muhammad Yunus sogar den Nobelpreis erhielt: Mittellose Menschen sollten mit Minikrediten zu Unternehmern werden. Doch jetzt droht dem Modell in Indien der Kollaps. Denn viele Arme gründen mit dem Geld keine Firmen - sie brauchen es fürs nackte Überleben.

Hyderabad ist der Stolz Indiens, immer neue Glastürme ragen in den Himmel. Die Stadt symbolisiert den Aufstieg des Landes zu einer ökonomischen Großmacht. Ein U-Bahn-Netz soll in den kommenden fünf Jahren entstehen, Pharma- und Biotechnologiekonzerne siedeln sich an, ebenso Software-Firmen. Irgendwann will die Stadt Bangalore als das IT-Zentrum des Landes überholen - und nennt sich stolz schon mal "Cyberabad".

Die gut dreieinhalb Millionen Einwohner zählende Metropole ist auch die Hauptstadt des südostindischen Bundesstaates Andhra Pradesh, einer dicht besiedelten Region. Etwa 80 Millionen Menschen leben in der Region, so viele wie in Deutschland, auf einer Fläche, die nur zwei Drittel der Fläche der Bundesrepublik umfasst. Die meisten Bewohner arbeiten in der Landwirtschaft, als Kleinbauern oder Landarbeiter. Es ist ein hartes Brot, für viele reicht es kaum zum Leben.

Deshalb nehmen viele Menschen hier einen Kleinstkredit auf, im Schnitt 200 Dollar. Davon kaufen sie eine Kuh, deren Milch sie verkaufen, ein Mobiltelefon, das sie vermieten, oder eine Fahrradrikscha, mit der sie Passagiere befördern. Andere eröffnen einen Kiosk, ein kleines Lebensmittelgeschäft oder eine Werkstatt. Die Kredite sollen für die Armen eine Starthilfe in ein besseres Leben sein. Andhra Pradesh ist der größte Markt für Mikrokredite weltweit. Nach Pharma, Biotechnologie und Software eröffnen deshalb immer mehr Geldinstitute ihre Filialen in Hyderabad. Sie vergeben kleine Summen an Menschen, die mangels Sicherheiten bei herkömmlichen Banken kaum an einen Kredit kommen.

Vom Studentenprojekt zum Riesengeschäft

Die Idee für diese Art des Geldverleihs stammt von dem Wirtschaftswissenschaftler Muhammad Yunus. Im Jahr 1976 besuchte der Professor aus Bangladesch mit seinen Studenten ein Dorf in seinem Heimatland, um die dortigen Wirtschaftsaktivitäten zu untersuchen. Sie begegneten Korbflechterinnen, die nur sehr wenig Geld für ihre Arbeit erhielten. Eine Frau erzählte ihnen, sie würde sich gerne selbständig machen, benötige dafür aber umgerechnet knapp 30 Dollar. Yunus war erschrocken: Diese kleine Summe war alles, woran eine bessere Zukunft für die Frau scheiterte?

Die Idee des Mikrokredits war geboren: Yunus lieh den Frauen aus seiner eigenen Tasche das Geld. Er startete mehrere Projekte zur Existenzgründung von armen Menschen, 1983 gründete er schließlich die Grameen Bank ("Ländliche Bank"). Aus einem Studentenprojekt war ein Mikrofinanzinstitut erwachsen, das inzwischen in mehr als 80.000 Dörfern in Bangladesch aktiv ist und bald zehn Milliarden Dollar verliehen hat - von denen knapp neun Milliarden bereits zurückgezahlt sind.

Auf diese extrem niedrige Ausfallquote ist Yunus besonders stolz, und darauf, dass die Bank nicht profitorientiert arbeitet, sondern einen sozialen Zweck verfolgt. Die Kreditnehmer sind zugleich Anteilseigner, ein Gewinn kommt deshalb ihnen zugute. Die Kundschaft sind größtenteils Frauen. Vor vier Jahren wurde die Grameen Bank, gemeinsam mit Yunus, mit dem Friedensnobelpreis ausgezeichnet.

Seither wurde diese Idee tausendfach kopiert, nicht nur in Südasien, sondern auch in Afrika, Osteuropa, Lateinamerika. Große Geldhäuser wie die Deutsche Bank und die staatliche Kreditanstalt für Wiederaufbau stiegen in das Geschäft mit den Minikrediten ein. Stars, Wirtschaftsikonen und Unternehmen fördern die Finanzprojekte mit Millionenaufwand. Seit Jahren bejubeln Idealisten Mikrokredite als Ausweg aus der Armut, als Lichtblick in der ansonsten eher mäßig erfolgreichen Entwicklungshilfe.

Das System hatte sich verselbständigt

Aber nicht nur Idealisten mischen in dem Geschäft mittlerweile mit. Erst im August ging der indische Branchenprimus, SKS Microfinance, in Mumbai an die Börse. Das Unternehmen hatte mit einer Eigenkapitalrendite von 24 Prozent geworben - ein Ertrag, wie ihn sonst nur Investmentbanken versprechen. Aber die Geldgeber glaubten dem Firmengründer Vikram Akula, einem ehemaligen McKinsey-Berater - und zeichneten kräftig Aktien. Investoren in aller Welt wie Sequoia Capital und der Milliardär George Soros griffen zu, die Emission der Anteilsscheine brachte 350 Millionen Dollar, das Papier war 14-fach überzeichnet. Dieser Erfolg spornte an, auch andere Mikrofinanzbanken wollen an die Börse. Aus dem Non-Profit-Gedanken von Yunus ist ein milliardenschweres Business geworden.

Doch seit diesem Sommer läuft es nicht mehr so rund. Immer wieder tauchen Meldungen über Selbstmorde von Kreditnehmern in den indischen Zeitungen auf, Berichte, wonach die Zinsen für die Mikrokredite in extreme Höhen schießen und skrupellose Schuldeneintreiber die Menschen bedrängen. Innerhalb von sechs Wochen wurden allein in Andhra Pradesh 30 Suizidfälle registriert. Aufgeschreckt durch diese Nachrichten erließ die Regierung des Bundesstaates Auflagen für die Branche. Mitte Oktober wurde eine Höchstgrenze für den Zinssatz festgelegt, seit einer Woche existiert außerdem ein Rettungsfonds für angeschlagene Mikrokreditbanken.

Der Grund für die Krise: Das System hatte sich verselbständigt. Immer mehr Anbieter drängten in den Markt - und besorgten Geld von herkömmlichen Banken, zu Zinssätzen zwischen 15 und 20 Prozent. Sie verliehen es weiter für 30 Prozent - ein hoher Zinssatz, aber immer noch weniger als bei den berüchtigten Geldverleihern in Zeiten, als es noch keine Mikrokredite gab.

Allerdings verlangten auch manche Mikrofinanzinstitute Zinsen von bis zu 60 Prozent. Und da das Angebot von Mikrokrediten drastisch gestiegen ist, finanzierten viele Kunden ihren Kredit mit einem weiteren Darlehen - sie kamen ja problemlos an Geld. Auch wurde kaum noch kontrolliert, ob das geliehene Geld tatsächlich für den eigentlichen Zweck, nämlich als Startkapital für ein Unternehmen, genutzt wurde.

Immer mehr Menschen liehen sich das Geld, um Lebensmittel zu kaufen oder Krankheitskosten zu bezahlen, also um einfach zu überleben. Eine Überschuldung war die Konsequenz, irgendwann konnten die Schuldner die drückende Last nicht mehr tragen und kamen ihren Tilgungs- und Zinsverpflichtungen nicht mehr nach.

Ein hehres Ziel scheitert an der Realität

Muhammad Yunus sieht in dieser Entwicklung einen "Missbrauch der ursprünglichen Idee". Die Institute versuchten, mit Mikrokrediten das große Geld zu verdienen, anstatt in "soziales Unternehmertum" zu investieren. Der Börsengang von SKS Microfinance habe mit seiner Idee nichts mehr gemeinsam.

Regierungen müssten deshalb Regeln und Grenzen finden für die Branche. Grundsätzlich sei das System Mikrokredite aber nach wie vor geeignet, um Menschen aus der Armut zu helfen, verteidigte er seine Erfindung. Motiv eines Geldgebers müsse aber sein, Menschen zu helfen, nicht Gewinn zu machen.

Ein hehres Ziel, das sich zumindest im Massengeschäft nicht umsetzen lässt, wie der Markt in Andhra Pradesh zeigt. Das Vertrauen in die Institute ist inzwischen verschwunden, die Aktie von SKS Microfinance nach einem anfänglichen Höhenflug unter den Ausgabewert abgestürzt.

Die Polizei verhaftete kürzlich Geldeintreiber mehrerer Kreditunternehmen, weil sich die Schuldner über deren rabiate Art beschwert hatten. Unter den Festgenommenen waren auch Mitarbeiter von SKS Microfinance. Mehrere indische Rating-Agenturen werteten rund ein Dutzend Mikrofinanzfirmen Anfang der Woche deutlich ab. Experten der Weltbank fürchten, dass etwa einem Drittel der 250 indischen Unternehmen die Insolvenz droht.

Indiens Finanzminister Namo Narain Meena kündigt jetzt eine umfassende Regelung der Branche an. "Wir warten noch einen Expertenbericht ab, der in drei Monaten fertig sein soll, danach machen wir uns an ein entsprechendes Gesetz", sagte er dem Fernsehsender NDTV.

Bis dahin soll das Sicherheitspersonal vor der Zentrale von SKS Microfinance verstärkt bleiben, auch die Netze vor dem gläsernen Hochhaus sollen hängen bleiben. Damit wütende Demonstranten nicht in die Büros eindringen und Steinewerfer das Gebäude nicht beschädigen.



Les Echos - 15 dec 2010
http://www.lesechos.fr/economie-politiq ... r=RSS-2053

En Inde, un Etat adopte un projet de loi pour réguler le micro-crédit

Un Etat du sud de l'Inde vient d'adopter un projet de loi pour réguler le secteur du micro-crédit, récemment montré du doigt pour ses taux d'intérêt élevés et sa pratique agressive de collecte de la dette frôlant le harcèlement.
Le texte adopté mardi soir par l'Etat de l'Andhra Pradesh, plaque tournante de l'activité de microfinance en Inde, vise à freiner le zèle des agents de recouvrement et les forts taux d'intérêts qui ont suscité une levée de boucliers contre les professionnels du secteur, accusés de vouloir faire de l'argent sur le dos des pauvres.

Selon le projet de loi, les emprunteurs devront par exemple rembourser leurs prêts dans des bureaux gouvernementaux, ce qui signifie qu'ils ne recevront plus chez eux les percepteurs, accusés d'abus pour collecter leur dette.
Les critiques soulignent toutefois que les nouvelles dispositions législatives pourraient ébranler le concept même de micro-crédit, dont l'un des pionniers est le prix Nobel de la paix Mohammad Yunus, qui aide des millions de pauvres à survivre, dont de nombreuses femmes.
"La loi va rendre les opérations de prêts impossibles dans l'Etat et les professionnels vont déserter", a prédit Vijay Mahajan, président du réseau des institutions de microfinance qui représente 44 structures (MFIN). Selon lui, la collecte de prêts est déjà tombée sous les 10 % dans l'Etat de l'Andhra Pradesh, où de plus en plus de paysans et de villageois refusent de rembourser leurs emprunts.

En Inde, le secteur du micro-crédit était jusqu'à présent présenté comme un recours salvateur pour les millions de pauvres se voyant refuser un prêt au sein des grandes banques commerciales.
Il existe dans ce pays de plus de 1,1 milliard d'habitants plus de 3.000 établissements de microfinance qui prêtent au total plus de sept milliards de dollars à près de 80 millions de clients. Mais le vent a tourné pour les professionnels, certains ayant été accusés de harceler les emprunteurs pour qu'ils remboursent des prêts à des taux d'intérêts avoisinant parfois les 36 %. Récemment, 85 suicides ont été rapportés dans l'Andhra Pradesh.
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Re: Inde

Messagede panic le Lun 20 Déc 2010 16:05

Bougre, tu m'a piégé dans ma propre avancée. :)

Bon je n'ai pas le choix, je vais me la coller.
mais faudra me laisser un peu de temps.
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Re: Inde

Messagede panic le Jeu 23 Déc 2010 13:08

Spiegel - 28 nov 2010
http://www.spiegel.de/wirtschaft/untern ... 52,00.html

Crise de micro-crédit - Des usuriers conduisent des milliers de indiens à la ruine
En Kazim Hasnain, Islamabad

C'était une excellente idée pour laquelle Muhammad Yunus a reçu le prix Nobel: les gens démunis devraient être recours au micro-crédit pour les entrepreneurs. Mais qui menace aujourd'hui l'effondrement du modèle en Inde. Pour beaucoup de gens pauvres mis en place avec l'argent pas les entreprises - ils en ont besoin pour survivre.
"Pas un chat va lire ce texte traduit" Panic

Hyderabad est la fierté de l'Inde, de nouveaux tours de verre toujours s'élever dans le ciel. La ville symbolise la montée du pays une superpuissance économique. Un réseau de métro sera construite au cours des cinq prochaines années, les sociétés pharmaceutiques et bio-technologiques à s'installer ici, que les éditeurs de logiciels. Finalement, la ville a pour objectif de dépasser Bangalore que les TI hub du pays - et appelle fièrement lui-même jamais "Cyberabad".

Les trois bons millions et demi d'habitants de Metropolis est aussi la capitale de l'Etat du Sud-Est indien de l'Andhra Pradesh, une région densément peuplée. Environ 80 millions de personnes vivent dans la région, autant en Allemagne, un domaine qui ne comporte que deux tiers de la taille de la République fédérale. La plupart des habitants travaillent dans l'agriculture, des petits agriculteurs ou travailleurs agricoles. C'est un travail difficile, pour beaucoup, il est à peine assez pour vivre.

Par conséquent, beaucoup de gens ici sur un micro-crédit, une moyenne de 200 $. De ce dernier, ils achètent une vache dont le lait qu'ils vendent un téléphone mobile qu'ils louent, ou un pousse-pousse à vélo, avec lequel ils transportent des passagers. Autres ouvrir un kiosque, une petite épicerie ou un atelier. Les prêts seront pour les pauvres une longueur d'avance à une vie meilleure. Andhra Pradesh est le plus grand marché pour les micro-crédits à travers le monde. Pour pharmaceutiques, bio-technologiques et des logiciels, donc ouvrir les institutions financières de plus en plus, leurs succursales à Hyderabad. À l'octroi de petites sommes à des gens qui viennent pour manque de garanties pour la banque classique à un peu de crédit.
"Vue que google translator fait le plus gros" Panic

De Projet étudiant à la grande entreprise

L'idée de ce type de prêt d'argent de l'économiste Muhammad Yunus. En 1976, le professeur et ses élèves du Bangladesh a visité un village dans son pays natal pour étudier l'activité économique locale. Ils ont rencontrés des travailleuses qui ont reçu très peu d'argent pour leur travail. Une femme leur a dit qu'elle serait de travailler de façon autonome, mais il faut l'équivalent de près de 30 $. Yunus a été choqué: Cette petite somme a été tout, ce qu'est un avenir meilleur pour la femme n'a pas?

L'idée du micro-crédit est né: Yunus a prêté les femmes de sa poche l'argent. Il a commencé plusieurs projets visant à créer des entreprises des pauvres, 1983, il a fondé la Grameen Bank (banque rurale »). D'un projet étudiant, une institution de micro-finance a été un adulte, qui sert maintenant de plus de 80.000 villages au Bangladesh, et donna bientôt dix milliards de dollars - dont un peu moins de neuf milliards de dollars ont déjà été remboursés. "Je ,ne vois pas pourquoi je me donnerais du mal" Panic

Ce taux d'échec extrêmement bas, Yunus est particulièrement fier, et que la banque n'est pas un travail à but lucratif, mais poursuit un but social. Les emprunteurs sont également des actionnaires, donc une victoire leur sera bénéfique. Les clients sont principalement des femmes. Il ya quatre ans, la Grameen Bank, conjointement avec Yunus, lauréat du Prix Nobel de la paix.

Depuis lors, cette idée a été copié des milliers de fois, non seulement en Asie du Sud mais aussi en Afrique, Europe de l'Est, en Amérique latine. maisons beaucoup d'argent, tels que l'allemand Wiederaufbau banque Kreditanstalt pour et l'état entré dans l'entreprise un mini-crédits. icônes de l'industrie Etoiles, et les entreprises de promouvoir des projets financiers avec un coût de millions. Pendant des années, les idéalistes encourager le microcrédit comme un moyen de sortir de la pauvreté, comme une lueur d'espoir dans l'aide au développement autrement succès modéré.

Le système était devenu indépendant

Mais pas seulement idéalistes s'immiscer dans les affaires aujourd'hui. Seulement en août, ne le leader du marché indien, SKS Microfinance, à Mumbai en bourse. La compagnie avait annoncé avec un rendement des capitaux propres de 24 pour cent - un gain, comme à l'ordinaire ne promettons aux banques d'investissement. Mais les donateurs cru fondateur de la société Vikram Akula, un ancien consultant de McKinsey - et a attiré une forte stocks. Les investisseurs du monde entier tels que Sequoia Capital et le milliardaire George Soros pour attaquer l'émission d'actions mis 350 millions de dollars, le document a été sursouscrite 14 fois. Ce succès avait relancé, les banques de microfinance d'autres veulent aller publics. De la non-lucratif par Yunus pensée d'une entreprise d'un milliard de dollar est devenu.

Mais depuis cet été, il n'est plus là. Encore et encore, sur les rapports des suicides par les emprunteurs dans le journal indien, rapporte que les taux d'intérêt pour les micro-prêts à des hauteurs extrêmes et tirer de recouvrement harcèlent les gens peu scrupuleux. Dans les six semaines, seul dans l'Andhra Pradesh a enregistré 30 cas de suicide. Alarmée par ces nouvelles, le gouvernement a publié les exigences nationales pour l'industrie. À la mi-Octobre a été un plafond sur les taux d'intérêt fixé pour une semaine, en plus il existe un fonds de sauvetage pour les banques en difficulté microcrédit.

La raison de la crise: le système était devenu indépendant. fournisseurs de plus en plus de pousser sur le marché - et de l'argent concernés par les banques traditionnelles, les taux d'intérêt variant entre 15 et 20 pour cent. Ils l'ont donné sur 30 pour cent - un taux d'intérêt élevés, mais toujours moins que les prêteurs sur gages notoire à une époque où il n'y avait pas de micro-prêts.

Toutefois, a également exigé des taux d'intérêt des institutions de microfinance jusqu'à 60 pour cent. Et puisque l'offre de microcrédit a augmenté de façon spectaculaire, de nombreux clients ont financé leur prêt avec un autre prêt - il est venu si facilement de l'argent. Il a également été pratiquement aucun contrôle si l'argent fait lui-même prêté à l'objet, à savoir, a été utilisé comme fonds de démarrage d'une entreprise.

De plus en plus emprunté de l'argent pour acheter de la nourriture ou payer les frais médicaux, de sorte afin de survivre. Le surendettement est la conséquence, à un moment donné le débiteur ne pouvait pas supporter le lourd fardeau de plus en plus venus à leur capital et les obligations d'intérêt. "Quand on sait que: qui veut, peut comprendre" Panic

Un noble objectif ne parvient pas à la réalité

Muhammad Yunus voit ce développement comme un «abus de l'idée originale." Les instituts ont essayé de gagner beaucoup d'argent avec le micro-crédit, plutôt que d'investir dans "l'entrepreneuriat social". L'introduction en bourse de SKS Microfinance n'ont rien en commun avec son idée.

Les gouvernements doivent donc trouver des règles et des limites pour l'industrie. Fondamentalement, le système est le micro-crédit, mais encore capable de sortir les gens de la pauvreté, il a défendu son invention. Motif d'un parrain ne serait que pour aider les gens à ne pas faire du profit.

Un objectif noble, qui peut être appliqué au moins sur le marché de masse n'est pas comme le marché est dans l'Andhra Pradesh. Confiance dans les institutions est maintenant disparu, s'est écrasé le stock de SKS Microfinance, après un premier vol d'altitude, dans la valeur de sortie.

La police a arrêté récemment collecteur de dettes des sociétés de crédit plus, parce que le débiteur s'était plaint de la nature impitoyable. Parmi les personnes arrêtées étaient également membres de SKS Microfinance. Plusieurs agences de notation indienne évaluée à partir d'une des sociétés de micro-finance douzaine plus tôt cette semaine de manière significative. Des experts de la Banque mondiale sont concernés qu'environ un tiers des 250 sociétés indiennes menacées d'insolvabilité. "Bonne lecture quand même" Panic

Namo Narain Meena Inde Le ministre des Finances a annoncé aujourd'hui un programme complet dans l'industrie. «Nous sommes toujours en attente d'un rapport d'expert doit être achevée en trois mois, puis nous nous attelons à une loi, at-il dit à la chaîne de télévision NDTV. "Si vous avez lu ce texte jusqu'à la fin faites moi au moins le plaisir de me remercier pour cette traduction pertinente" Don't Panic

D'ici là, le personnel de sécurité sur le siège de SKS Microfinance restent renforcer les réseaux de la tour de verre à la pendaison. Alors manifestants en colère ne sont pas entrés dans les bureaux et les lanceurs de pierres ne pas endommager l'immeuble.
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Re: Inde

Messagede Antigone le Mer 23 Fév 2011 16:45

Le Monde - 23 fev 2011
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/ar ... _3216.html

Des dizaines de milliers de personnes manifestent contre l'inflation en Inde

Des dizaines de milliers de manifestants défilaient, mercredi 23 février, dans les rues de New Delhi, la capitale fédérale indienne, pour protester contre l'inflation galopante qui détériore encore davantage la situation de millions de pauvres.
Les manifestants, en majorité issus de la classe ouvrière, brandissaient, pour un grand nombre d'entre eux, des drapeaux communistes et scandaient des slogans contre l'inflation et la corruption. Les routes du centre-ville de New Delhi ont été coupées à la circulation.
Le défilé, organisé par le Comité des syndicats indiens (CITU, affilié au Parti communiste) et auquel se sont associés d'autres syndicats, vise à faire pression sur le gouvernement à quelques jours du vote du budget annuel au Parlement lundi prochain. Cette organisation syndicale attend de 800.000 à un million de manifestants.

Le premier ministre, Manmohan Singh, a récemment averti que le fort taux d'inflation, tiré par une envolée des prix des denrées alimentaires, était une "sérieuse menace" pour la croissance de la troisième puissance économique d'Asie. Le gouvernement anticipe une croissance de l'ordre de 8,5 % cette année. Les derniers chiffres publiés signalent une inflation alimentaire qui atteint 11,05 %, après avoir récemment frôlé les 20 %.


Difficile d'avoir des chiffres. L'AFP parle de 100 000 manifestants. D'autres dépêches n'en annoncent que 50 000.
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Re: Inde

Messagede morsayakbar le Lun 30 Juil 2012 03:22

Inde : site Suzuki fermé après un mort

(...)
Le corps du directeur du personnel de l’usine, Awanish Kumar Dev, a été retrouvé brûlé vif dans la salle de conférence de l’usine. La police a indiqué qu’il n’avait pu échapper aux flammes parce que ses assaillants lui avaient brisé les jambes.

(Lien supprimé / source Le Fig)

Flambée de violence dans une usine Maruti Suzuki de New Delhi

(Lien supprimé / source Le Monde)
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Re: Inde

Messagede morsayakbar le Sam 4 Aoû 2012 23:52

PIQUANT – L’Inde investit dans le piment pour s’armer

Sur l’échelle de Scoville, qui permet de classer la force des piments, le bhut jolokia obtient plus d’un million d’unité, contre à peine 5000 pour le Tabasco. En 2007, ce petit fruit originaire du nord-ouest de l’Inde a été distingué par Le Livre Guinness des records comme le piment le plus épicé au monde. Depuis, un fruit australien lui a ravi le titre, mais le piment indien continue de susciter l’intérêt, y compris de son propre gouvernement note The Guardian. Ses propriétés exceptionnelles pourraient bien en faire le prochain atout de l’armée indienne.

Le ministère de la défense indien investit en effet dans le petit fruit rouge pour équiper ses troupes. Des grenades employant du jus de piment très concentré ont ainsi été testées pour maîtriser des émeutiers, dans la région du Cachemire notamment. Autrefois utilisé par les fermiers comme un repoussant contre les éléphants, le piment pourrait ainsi être exploité pour son effet paralysant. Selon le Guardian, la capsaïcine – le composé chimique qui fait tout le piquant de ce piment – prive de sens tous les courageux qui s’y frottent.

Image

L’explosion d’un récipient contenant de la capsaïcine dans un repaire de terroristes pourrait leur faire lâcher toutes leurs armes à la première inspiration”, note le docteur Anuj Baruah, chargé d’étudier les propriétés du fruit pour le ministère de la défense. L’Inde envisage notamment d’utiliser le piment pour “contrôler les foules et maîtriser les émeutes”, note le quotidien britannique.

Un usage qui pourrait profiter aux régions pauvres du nord de l’Inde. Le kilo de bhut jolokia séché se vend 1800 roupies (26 euros), une manne économique dans cette partie du pays où le revenu moyen quotidien d’un fermier est de 150 roupies (2,2 euros). Le gouvernement régional de l’Assam, berceau du bhut jolokia, offre ainsi des subventions à tous ceux qui cultivent la plante. L’ONG Trinity a même développé un programme avec 2000 fermiers de la région pour investir dans le bhut jolokia.

Leur presse (blog du Monde Big Browser, 30 juillet 2012)


source - https://juralib.noblogs.org/2012/08/04/ ... rillantes/
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Re: Inde,l'homosexualité considérée...comme une maladie.

Messagede rastanar le Dim 28 Juin 2015 12:29

Article paru le 11 décembre 2013.

L'homosexualité redevient un crime en inde.
L'arrêt de 2009 dépénalisant les relations homosexuelles a été cassée par la cour suprême,qui renvoie au législateur la responsabilité de décider en la matière.


:arrow: http://www.liberation.fr/monde/2013/12/11/l-homosexualite-redevient-un-crime-en-inde_965664

Un pas en avant et deux pas en arrière,la situation des homos n'a pas évolué depuis,toujours considérés comme des parias,l'inde la plus "grande démocratie du monde",...j'ai
bien ri.



A bas toutes les formes de répression !.
Le soulèvement aura lieu...tu aura beau prier ton dieu---La Canaille

"C'est pas des trous de balle qui vont nous empêcher de vivre.
D'ailleurs j'en ai un et je vis très bien avec"---Karin Viard
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