CNV révolte et indignation?

CNV révolte et indignation?

Messagede Sylfirez le Ven 2 Jan 2015 02:03

J' Observe sur ce forum beaucoup de sujet portant sur des thémes qui porte sur une certaine forme de révolte et d' indignation.

Je me questionne donc .
révolter : Heurter quelqu'un, lui inspirer de la réprobation, de l'indignation, de la colère : Sa désinvolture me révolte. Il révolte ses partenaires par ses procédés.
Indignation : Sentiment de colère ou de révolte que provoque quelqu'un ou quelque chose : Les journalistes ont crié leur indignation devant le sort réservé à leur consœur.
réprobation: Action de condamner sévèrement quelqu'un pour son attitude ou ses actes; jugement qui en résulte.

révolte : La révolte ou rébellion est un sentiment d’indignation et de réprobation face à une situation. Elle est aussi, dans un sens plus précis, le refus actif d'obéir à une autorité. Elle correspond donc à une large gamme de comportements : non-respect des normes sociales, désobéissance, tentatives d’insurrection, mutineries, rébellions, tollés… Celui qui se soulève de cette façon est désigné comme rebelle.

ces notions riment trés souvent avec anarchisme .

j'aimerai explorer ces notions dans une vision CNV.

j'ai appris qu'il était intéressant dans la communication et l'approche empathique de dissocier sentiment et jugement.
Je commence ma démarche:

Je vais partir sur un fil: J'ai été témoins de la ZAD à Decines et j'ai pu comprendre que le stade qui va se construire sur ces lieux et le résultat d'un conflit d'interet entre plusieurs grands administrateurs de l'agglomération lyonnaise. Aujourd'hui j'ai cru comprendre que la zad n'existait plus? et que le béton avait gagné sur les bocages.

Je me sens clairement écoeuré et pour le coup indigné. Alors c'est la que je tiens à souligner une subtilité:

Indignation : Sentiment de colère ou de révolte que provoque quelqu'un ou quelque chose
La colére est clairement légitime et c'est chose constructive que de se l'approprier ,

mais par définition ou en est on par rapport à la révolte?
suis je dans la réprobation et donc le fait de condamner sévèrement les administrateurs et leurs actions...?

En CNV le jugement est vu comme un jeu du mental permettant de caser facilement les choses dans l'optique (bien/mal)
une morale d'écolo ou de bon démocrate dirait c'est mal ce qu'il font nous pouvons les condamner séverement pour de telles actions, je suis pleinement d'accord avec le fait de juger ces gens et mon implication c'est presque arrété la. " c'est vraiment des bandes d'enfoiré de gros porc de capitaliste. ils bouffent tout et son sur protégé... ect vous connaissez le discours."

j'ai soutenue les zadistes dans la révolte dans le sens ou ils sont dans le refus actif d'obéir a une autorité. La zad consiste a se positionner sur une zone à proteger et refuser d'etre déloger par l'autorité. Geste qui a pu me faire chaud au coeur voyant des zadiste perché aux arbres pendants plusieurs journées entieres.

Maintenant si l'on sors du jugement quelle est le moteur de ma colére; de mon écoeurement? En CNV on va parler de besoin.

Je suis en colére car je ne comprend pas: solution j'ai regardé des vidéos d'association montrant des réalité objective dénoncant le comportement et les détournement de fonds que réalise les grands administrateurs. Bim je retombe dans le jugement putain en effet c'est vraiment des gros porcs et les gros sous qui se joue la dessus me tétanise et pousserai presque au crime pour qu'il se passe quelque chose.

Hélas ces solutions ne conduisent qu'au drame . Je constate ici que je n'ai presque rien fait pour coopérer avec les lyonnais

donc si j'appliquais strictement le processus CNV donc si je me serais écouté.

je suis en colére car j'ai un besoin de respect non satisfait; j'ai besoin que l'on considére ma voix, je suis en colére je veux communiquer Je veux que l'on respecte la nature et les biens publics

Maintenant connecté à mes besoins quelle formulations peut on avoir pour trouver une solutions avec le systeme si nous sommes plusieurs milliers voire centaine de milliers a avoir ces mêmes besoins?

pour formuler une demande la plus précise et concrete possible il faut connaitre les besoins de l'autres.
Mais ceci est une autre histoire que j'exprimerai peut etre plus tard.



Avec du recul je pense que susciter la réprobation chez l'autre lors d'une vulgarisation de masses n'est pas une notions nécessaire pour toucher massivement. je pense qu'elle déresponsabilise. J'ai l'impression que le jugement est une notion aussi abstraite que dieu lui meme. Victor Ugo disait qu'il n'y a que dieu pour juger. Pour ma part je ne crois pas en l'existence d'un dieu intelligent...
Nous sommes dans une société d'ordre rationnelle et chrétienne ,tout les grands penseurs ont fonctionné par le mental pour etre écouté et donc ont dévellopé la critique et le jugement c'est donc une habitude.
En CNV le jugement peut etre interressant pour mieux saisir son sentiment exemple : Il m' exploite peut se traduire par un besoin d'égalité ou de tranquilité.

Et vous quelle est votre vision de la révolte? est elle associé au jugement? quand vous etes révolté avez vous déja réussi à réaliser vos réves de renouvellement?
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Boehme le Ven 2 Jan 2015 22:00

Ah, la CNV... une des premières règle qu'on apprend en cours de com' de première année : les acronymes, c'est plus efficace, plus communicatif, plus fluide. On percute tout de suite: CNV, c'est Concert National des Veaux... ou peut-être Chorale Nihiliste du Vent ?... Non, cher client, c'est « Communication Non-Violente. » Mais encore ? Eh bien... tout est dans l'acronyme. Un bel acronyme pour désigner cette sordide médicamentation du malentendu, posologie des certitudes bedonnantes qui se prévaut de l'adjectif-fétiche "constructif" pour te faire comprendre que c'est du sérieux.

Pour ce qui est du reste, Sylfirez, je ne saurais assez te conseiller de laisser tomber les définitions Larousse et Wikipédia (le Bescherelle et un manuel de grammaire te seraient infiniment plus utile pour communiquer) ainsi que toutes ces niaiseries que tu appelles une "vision". Laquelle peut entre autre conduire à dire que ça fait chaud au coeur de « voir des zadiste perché aux arbres pendants plusieurs journées entieres. » Il m'arrive d'avoir chaud au coeur en voyant des gosses rire à un spectacle de guignol, ou en voyant le sourire de l'aimée un soir de grande fatigue. Mais en voyant le spectacle crépusculaire de quelques zigotos en mal de "symboles", je n'ai pas chaud au coeur, Sylfirez : je ris jaune de la misère d'une époque qui en vient à nous imposer quotidiennement ce genre de spectacle. Tout comme je ris de lire que le jugement et la critique sont devenues des habitudes, parce que cela signifie seulement qu'ils ont disparus.
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Zorro le Ven 2 Jan 2015 23:47

"Pour ce qui est du reste, Sylfirez, je ne saurais assez te conseiller de laisser tomber les définitions Larousse et Wikipédia (le Bescherelle et un manuel de grammaire te serais infiniment plus utile pour communiquer) ainsi que toutes ces niaiseries que tu appelles une "vision".

Bonjour,
Apparemment, tu ne les as pas assez consultés (ton manuel et ton Bescherelle), sinon tu aurais écrit: "seraient" de cette façon...
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Boehme le Sam 3 Jan 2015 01:14

Zorro a écrit:Apparemment, tu ne les as pas assez consultés (ton manuel et ton Bescherelle), sinon tu aurais écrit: "seraient" de cette façon...


Zorro prétendrait-il nous instruire sur une éventuelle analogie entre la petite faute d'accord due à l'inattention et un message qui, manifestement, ne s'en préoccupe guère ? A moins qu'il ne veuille tout simplement me zébrer le poitrail et repartir sur son destrier d'où il vient; auquel cas, je lui laisse la dernière lettre et le dernier mot.
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Re: l'anarchie et la critique

Messagede Sylfirez le Sam 3 Jan 2015 04:15

Ok... je crois comprendre que ma démarche et le terme CNV évoque en toi beaucoup de chose .
Je voit une exclamation théatrale pour désigner la démarche cliché d'apprenti en communication dans laquelle j'ai pu etre incarné.

tu désigne l'acronyme CNV; comme un concert dissonnant de jeunes animaux ou d'un chant qui brasse de l'air.

Les métaphores sont sympas; je dirais qu'en effet en tant qu' apprenti je partage avec toi ce ressenti que j'écris beaucoup pour peu dire et que ca brasse en effet beaucoup de vent. J'ai encore du travail en effet.

Tu parle de sordide médicamentation du malentendu; quand tu dis ca tu entends que la cnv est le fait de prescrire un médicament/solution quant il y a malentendu c' est bien ca?
Je partage ton point de vue la CNV peut etre un reméde quand il y a malentendu ; le qualificatif de sordide t'appartiens . Peux tu peut être développer?

Tu parle de posologie des certitudes bedonnantes donc; la CNV serait donc pour toi l'étude des modes d'administration de la certitude; tu voit en cela un bedonnement; une démarche un peu grasse quoi. et que je met en valeur l'adjectif que je prend pour idole donc "constructif" pour me donner un sentiment de vouloir trouver une solution
sérieuse?
Ok alors je pense que la posologie des certitudes bedonnantes s'applique plus a ma démarche qu'à la démarche CNV car en effet tu as révélé un jeu dans lequel n'importe quelle apprenti en communication non violente y compris moi peut tomber, et il n'y a rien de plus insupportable qu'un apprenti tout frais en CNV .
Merci pour ta mise en garde.

Tu pense qu'il faut vivement que j’arrête de chercher les définitions précises des choses sur le Larousse et wikipédia. Que pour communiquer il vaut mieux commencer par la grammaire.

Alors je ne te suis pas; est ce le fait que le larousse et wikipédia ont de mauvaise définitions ? ou est ce que tu ne voit pas de solutions dans le fait de bien définir d'entrer de jeu ce sur quoi j'ai l'intention de travailler?

Je te suis en revanche sur la grammaire. Cela fait plusieurs années que je ne diserte plus et tristement je fais partie de cette génération ou les fautes de grammaire ne comptaient plus officiellement a partir du lycée. j'ai donc beaucoup de travail dans ce domaine.

Tu vois une forme de niaiserie, dans ce que j'appelle "vision" et dans le sentiment que j'ai pu éprouvé quand j'ai vu les zadistes avoir la force et l’entêtement de rester en haut d'un arbre pendant plusieurs jours juste pour dire non à l'abattage des arbres.

Que vois tu dans le termes niaiserie? s'agit il d'une crédulité, d'une naiveté ou d'une bétise? Un chaud au coeur est il niais s'il est sincére? je ressent de la compassion quand je voit ces gens monter aux arbres pour les défendrent se sentir avec eux" C'est peut etre niais mais en moi c'est la. Surtout dans ce contexte de tension extreme entre manifestants et agent de l'ordre. quand on passe une journée de novembre dans ce qui peut faire écho à la guerre des tranchées a voir plusieurs personnes bléssé à la tête a garder l'odeur des gazes poivrés jusqu'au lendemain, le fait de voir les gens pleurer et des femmes tabassés. Ben les copains de la haut sur leurs arbres ça me donne chaud au cœur cela montre le contraste entre l' insouciance de l'enfance et l'ultra violence des société modernes. Bref les émotions ont leur raison que la raison et les jugements ne peuvent écouter.

Apparemment tu ris jaune des gens qui selon toi font tout pour avoir de l'attention et incarner ces symboles . Tu as l'air de penser que c'est un spectacle annonçant la fin de la lumière ou peut etre que je me trompe ; son renouveau.
Qu'en penses tu?

Puis tu es donc lassé et fatigué de la misére de notre époque et des spectacles de symboliques que l'on t'impose de voir tout les jours.
Tu veux parler des images des médias?

tu ris quand je dis la critique et le jugement sont devenues des habitudes. car selon toi lorsque c'est le cas, cela veut dire qu'ils ont disparu.

Bon est ce que j'ai bien compris ton message?

J'essaye de bien prendre en compte tout tes messages, n'ayant pas des capacité cérébrales hors du commun je pense que le mieux et encore de réitérer tes notions pour mieux me les approprier y vois tu un inconvénient ? Il y a une grande pertinence dans tes propos j'ai mis beaucoup de temps a essayer de saisir l'essence de tes phrases.
J’espère que cela correspond.

j'aimerais avoir un point de vue un peu plus éclairé sur ta dernière phrase, je ne comprends pas ta démarche:
"Tout comme je ris de lire que le jugement et la critique sont devenues des habitudes, parce que cela signifie seulement qu'ils ont disparus."

Es ce que tu insinue que l'habitude détruit la critique et le jugement ? ou que en moi je n'ai plus de jugement ni de critique?

Peux tu me parler de la pertinence de l'acte de juger ou de critiquer, la pertinence du sens critique ? quelle utilité peut on en avoir ?


Bien à toi et à vous .















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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Boehme le Sam 3 Jan 2015 13:15

Je constate que, pour cette fois, tu as su faire un effort d'écriture. C'est tout à ton honneur. On va enfin pouvoir communiquer. Qu'est-ce que j'entend par communiquer ? Plutôt que d'ouvrir un dictionnaire et lire ce qu'en disent Littré, l'Académie française ou les immortels anonymes de Wikiki, je vais te faire voir ce qu'on entend par chez moi, aujourd'hui, en 2015, c'est-à-dire à l'heure des plateaux-télés, de la com' d'ambiance et des petites philosophies de camelots qui les valident, ce qu'on entend, dis-je, par "communication".

En parlant de philosophie, j'ai lu un vieux bouquin de Jankélévitch (moraliste, pour les inconséquents qui se moquent du vieux problème de la morale), dans lequel est traité le problème du langage d'un point de vue moral. Le pianiste (à ses heures gagnées) se demande si on peut produire assez de notes sur le piano du langage pour se faire comprendre. Do-ré-mi-fa-sol-la-si-do ? « On ne va pas de l’entente lexicographique au concert des volontés, mais tout à l’inverse, la sincérité fait que remonte jusqu’aux lèvres comme aveu ce qui s’était déposé sur le cœur comme ressentiment. » (Le je-ne-sais-quoi et le presque rien, 2) A partir de là, toute une psychologie du malentendu peut être mise à jour. A moins qu'on ne se mette à dresser, paniqué, une forêt de questions: — Mais qu'est-ce que la sincérité ? Qu'est-ce que le ressentiment par rapport à la sincérité ? Quel aveu ? Eclairez-nous si vous voulez un début de consensus ! Rangez vos amphibolies et vos glissements de sens, vos métaphores et vos images, et répondez par le menu à mes questions, sous la forme d'équation si possible. CNV ? Indignation = colère = révolte = (+ ou -) anarchisme. La belle affaire. Dans l'horizon des égalités de sens, on affine le dictionnaire, on feint le consensus sur telle ou telle notion, dans la pondération et la mesure — ce qu'il est d'usage d'appeler, entre gens civilisés, "non-violence".

De là les alternatives simplistes et sans nuances qui te menacent d'un ultimatum parce qu'elles s'imposent d'elles-même, qui s'imposent d'elles-même parce qu'elles te menacent. Eh con, t'es pour ou t'es contre ? Indignation ou pas indignation ? Gauchiste ou pas gauchiste ? Anarchiste ou pas anarchiste ? Il faut que la dichotomie triomphe, pour plus de clarté, pour plus d'efficacité dans la mobilisation des volontés — bonnes volontés, cela va de soi. Mais au terme de l'énième division, le risque est grand qu'on se retrouve avec d'insignes moignons, comme disait le vieux Sala-Molins, plus intrépide que le premier. L'expérience quotidienne nous apprend pourtant que le sens d'un énoncé est toujours suggéré de la bouche à l'oreille en passant par le contexte social d'énonciation, jamais clarifié. Si dictionnaire il y a, il s'est constitué dans la zone mitoyenne et brumeuse qui échappe aux catégories grossières — d'ailleurs, tous les dictionnaires, toutes les lexicographies se sont historiquement constituées ainsi. L'écriture sur un forum faisant également partie de cette expérience quotidienne, on peut légitimement se poser la question suivante : pourquoi la CNV, et en général ces discours qui prétendent tout clarifier ? Parce que la question de savoir ce qu'entendait Jankélévitch par "entente lexicographique" n'importe plus dès lors qu'on aspire au pouvoir et qu'on prend pour des signes clairs et évidents ce qui n'est jamais, avec ou sans Larousse, que des effets de suggestions. Le moine de la communication crie au scandale : — Attention mon frère, vous versez dans la mystique et la mantique ! On ne plaisante pas dans les affaires de langage.

Et pourtant, on peut également sérieusement s'amuser dans cette affaire qui n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. Enlève à un discours ses doubles sens, ses calembours, ses traits d'esprit, son ironie féroce, et tu n'auras plus rien dans la bouche qu'une indignation abstraite et exsangue, une colère molle et inoffensive, ainsi qu'une révolte où on est forcé de se percher sur des arbres pour se faire voir. Ce qui constitue le fond de l'humour, c'est-à-dire son sérieux, son drame, mieux : sa violence, pour le meilleur comme pour le pire, c'est ce terrain de la non-concertation, terrain fécond pour les jeux qui grippent toutes les techniques de communication. Tu ne sais pas ce que j'entend par ceci ou par-là ? T'en fais pas, t'as toujours tes pieds et du coeur au ventre pour finir le reste du chemin. Ce reste, que de tristes sires cherchent à tout prix à réduire, soit-disant pour moins de violence, moins d'inégalités, moins d'injustices, et pour toujours plus de compréhension et de consensus, ce reste, dis-je, suffit amplement à te faire une violence, une égalité, un justice à ta mesure. On verra après s'il y a de l'écho en retour. Ce que le pharmacien des malentendus oublie — et c'est le premier des malentendus — c'est que le malentendu ne peut se guérir qu'en restant fidèle à la sensibilité des âmes de chacun. Stirner et bien d'autres avant et après lui l'ont déjà dit : les raisons grossières et les grands mots grossièrement avancés ne sont que des stratagèmes pour te faire taire toi, l'Unique, le Rien Créateur.

Mais bientôt déjà, le moine, qui attend toujours le centième nom d'Allah, criera encore une fois au scandale : — Vous ne voulez pas répondre à mes questions ? Il ne veut pas répondre à mes questions. Il prend à témoin d'autres, avec lesquelles ils se concertent dans un échange endogène de signes. Mais un soir ou l'autre, lui aussi se trouvera confronté à la rupture du contrat. Il se rendra compte, en effet, après une recontre décisive, que l'entente marchande des civilisés ne tient qu'à une grande impuissance. Et pendant ce temps, il y aura encore et toujours quelques indigènes armés d'arcs et de flèches « fines comme les aiguilles de l'enfer » (Artaud) pour dégonfler localement les baudruches à certitudes des cons sensuels. Sonnera peut-être alors l'heure des grandes amitiés silencieuses, celles de Jankélévitch et de Sala-Molins, et de bien d'autres hommes qui remercieront malicieusement les cons d'avoir incidemment organisé leur rencontre.
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Sylfirez le Dim 4 Jan 2015 06:04

Je voit ici un art de l'expression très élaboré , très chantant et très complexe. Tu a visiblement une culture générale très épanouie et une grande aisance dans les tournures de phrases et le vocabulaire de la dialectique. Je ne pensais pas un jour avoir a communiquer avec un être qui a une telle dentelle pour s'exprimer.
Je suis très heureux de voir que tu consacres autant d’énergie a répondre a mes questions et que de plus tu ouvres plein de portes sur des notions qui étaient en suspend grâce à ton intrigante transversalité
Ceci dit étant issu d'un milieu populaire je peine a traduire toutes tes tournures de phrases.
et j'ai dut lire une bonne trentaine de fois ton texte avant de comprendre globalement les sens généraux et ses subtilités.
Peut être peut on y voir du masochisme, pour ma part j'ai beaucoup de plaisir à éclaircir.

Donc tu traites essentiellement du thème de mon sujet ,de ses formes et des conséquences qui peuvent en découler. J'ai le sentiment que tu assimile beaucoup de mes manifestations personnelles comme des acquisitions de la CNV. Est ce que c'est vrai?
C'est que tout les points que tu as relevé dans mes dires ne sont que les exemples d'une très vague recherche dont je souligne moi même les erreurs.
j'ai cru comprendre que tu semblait lassé des philosophes de comptoirs et qu'un énoncé dans une communication ne pouvait être éclaircis.

"L'expérience quotidienne nous apprend pourtant que le sens d'un énoncé est toujours suggéré de la bouche à l'oreille en passant par le contexte social d'énonciation, jamais clarifié."
"c'est que le malentendu ne peut se guérir qu'en restant fidèle à la sensibilité des âmes de chacun."
"toute une psychologie du malentendu peut être mise à jour"
"la sincérité fait que remonte jusqu’aux lèvres comme aveu ce qui s’était déposé sur le cœur comme ressentiment"
"Sonnera peut-être alors l'heure des grandes amitiés silencieuses"

Bah tu sais entre tes connaissances de la communications et tes connaissances de la non violence, t'as très vite fait le tour de l'axe véritable et propre de la communication non violente et de l'écoute empathique qu'elle implique et que je met en application pour mieux te comprendre.

Donc je vais présenter le nouveau visionnement de la problématique initial et les éclairage que j'ai pu en avoir.

J'ai donc initié mon sujet sur un thème relativement vague qui traite de trois mots : CNV révolte et indignation

Après un essai assez fastidieux de présenter ce qui est l'ébauche d'une démarche. J'ai pu voir quelques réponses critiquant potentiellement la forme de mon sujet et son contenu.

D'une certaine manière même si la forme de la critique semble plein de pessimisme et de ressentiment, Je peux en tirer la déduction que j'ai en face de moi quelqu'un qui est dans une morosité/ peut être un désespoir et qui utilise de grandes et belles phrases toutes pertinentes et intéressante dans une potentiel optique de m'annoncer que ma démarche est une voix de garage et que je suis potentiellement un clerc naif qui mets en avant un nouveau produit décapant miracle qu'on appelle CNV.

Je te remercie de me présenter la cellule dans lequel tu penses me caser.

Je peux me sentir révolté par un telle traitement, tu fait atteinte a ma construction mentale qui définit ma dignité, ce procédé peux me couper de ma liberté d'expression et par essence peut limiter mon potentiel d'action.

Et c'est la que l'indignation s'anime en moi sous forme d'un sentiment de colère et de besoin d'agir ce qui lui même va me donner envie de défoncer le conditionnement que tu me porte par pure révolte contre ton autorité.

Je peux écouter la violence qui est en moi en cherchant à démolir par la critique et le jugement ta réaction et tes dires qui par définition ne peuvent être démolis vu qu'elle sont maintenant sur un support bien réel qui est l' énoncé de ce forum.
Tout comme je peux aussi essayer de trouver une solution commune avec toi en recherchant et en écoutant pleinement tes propos pour agrandir la case dans lequel tu me mets et peut être qui sait peut être se situeront nous dans cette même cellule de pauvre humain en quête de sens et de liberté d'action.

Et c'est la que je trouve qu'il est très intéressant de débattre par la non violence sur des notions telles que la révolte et l'indignation.
Le DnV débat non violent, pourquoi pas?

Faire usage de la critique est dans la grande littérature européennes un sport qui se pratique depuis la Gréce antique et peut être mentalement pratiqué depuis que l' homme a eu la capacité cérébrale de se faire une projection mentale de ce que l'on peut appeler la vérité et qui est assimilé a la réalité.

Quelqu'un qui a un bon sens critique n'est il pas quelqu'un qui se fait très rapidement une représentation mentale ,fine, précise et qualitative des manifestations réel des créations consciente d' un individu.

Boehme toi tu as un très très bon sens critique.
Et la ou Je suis reconnaissant d'apprendre aujourd'hui la démarche CNV c'est que cette démarche ne cherches pas à se faire une représentation mentale, une forme de fichage de l'autre ou de ces actes mais qu'elle insiste plutôt sur le fait d'affiner au maximum la vérité de l'autre et donc sa réalité.
Et pour le coup la CNV ne fixe pas l'unique vérité mais cherche en tendant vers l'infini à se rapprocher au maximum de la réalité de chacun.

Du coup je te remercie encore Boehme pour cette forme de sagesse qui fait que tu as déjà étudié des penseurs qui traite de cette thématique.

Critiquez moi et ma démarche, cela enrichira mon vocabulaire et me permettra d'avoir de plus grande compétences dans l’éclaircissement de la réalité de mes intentions et de la véritable réalité. En revanche j'essaye de ne plus critiquer car je ne veux plus donner une version limité de la réalité.
Toute représentation mentales est limité à un monde imaginaire qui n'est pas réel.

Ma démarche de vouloir parler de révolte par le principe de la CNV implique pour le coup que j'aimerais tendre vers une connaissance plus étendue de ce terme qui ne se résume pas au dictionnaire.
Par vos interprétations je ou peut être même nous pourrons estimer les vérités de chacun et donner tous à l'autre une plus grande visualisation de leurs conditionnements Comprendre plus précisément les gens révoltés et les aider a orienter leur combat pour qu'il soit mieux entendu et compris .

Et peut être espérer voir un jour une société peuplé d’être conscient de la réalité et trouvant les solutions nécessaires pour briser les chaines matériel et psychologique que l' homme des normes actuel adore actuellement placer sur chaque choses.
Dernière édition par Sylfirez le Dim 4 Jan 2015 18:45, édité 5 fois.
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Zorro le Dim 4 Jan 2015 17:17

Boehme a écrit:
Zorro a écrit:Apparemment, tu ne les as pas assez consultés (ton manuel et ton Bescherelle), sinon tu aurais écrit: "seraient" de cette façon...


Zorro prétendrait-il nous instruire sur une éventuelle analogie entre la petite faute d'accord due à l'inattention et un message qui, manifestement, ne s'en préoccupe guère ? A moins qu'il ne veuille tout simplement me zébrer le poitrail et repartir sur son destrier d'où il vient; auquel cas, je lui laisse la dernière lettre et le dernier mot.



"PETITE" faute d'accord tu dis? Je constate que tu es très indulgent envers toi-même...beaucoup moins avec les autres en revanche...
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Zorro le Dim 4 Jan 2015 17:42

[quote="Boehme"]Je constate que, pour cette fois, tu as su faire un effort d'écriture. C'est tout à ton honneur. On va enfin pouvoir communiquer. Qu'est-ce que j'entend par communiquer ?


Oui Maître...on a hâte que tu nous expliques... :clap: ... :langue:
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Sylfirez le Dim 4 Jan 2015 19:28

En aparté zorro
Je crois voir en ta remarque un commentaire désignant l'injustice.

"Le petit chat noir qui signe de la pointe de la souris sur la grande toile du forum bien tendu de l'anarchisme sa notion de justice."

Ah Je suis désolé il fallait qu'elle soit placé!


Est ce que tu vois dans le discours de boehme des éléments qui t'affecte tellement que t'en arrive au point de dire ironiquement qu'il se prend pour un maitre?

Serait ce possible que tu énonce rigoureusement les éléments qui te permette d'appliquer un tel jugement?
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Boehme le Dim 4 Jan 2015 22:09

Sylfirez a écrit:Je suis très heureux de voir que tu consacres autant d’énergie a répondre a mes questions et que de plus tu ouvres plein de portes sur des notions qui étaient en suspend grâce à ton intrigante transversalité


Plaisir partagé...

"Intrigante transversalité" ? Comprend pas, m'sieur, j'ai pas bac plus cinq !

Sylfirez a écrit:
Donc tu traites essentiellement du thème de mon sujet ,de ses formes et des conséquences qui peuvent en découler. J'ai le sentiment que tu assimile beaucoup de mes manifestations personnelles comme des acquisitions de la CNV. Est ce que c'est vrai?
C'est que tout les points que tu as relevé dans mes dires ne sont que les exemples d'une très vague recherche dont je souligne moi même les erreurs.
j'ai cru comprendre que tu semblait lassé des philosophes de comptoirs et qu'un énoncé dans une communication ne pouvait être éclaircis.

"L'expérience quotidienne nous apprend pourtant que le sens d'un énoncé est toujours suggéré de la bouche à l'oreille en passant par le contexte social d'énonciation, jamais clarifié."
"c'est que le malentendu ne peut se guérir qu'en restant fidèle à la sensibilité des âmes de chacun."
"toute une psychologie du malentendu peut être mise à jour"
"la sincérité fait que remonte jusqu’aux lèvres comme aveu ce qui s’était déposé sur le cœur comme ressentiment"
"Sonnera peut-être alors l'heure des grandes amitiés silencieuses"


Ah, le jeu des citations... je ne résiste jamais au plaisir de jouer à ce jeu là, surtout à l'heure où la machine nous le permet. Du moment qu'on ne verse pas dans la cuistrerie, comme on dit...

Sylfirez a écrit:
D'une certaine manière même si la forme de la critique semble plein de pessimisme et de ressentiment, Je peux en tirer la déduction que j'ai en face de moi quelqu'un qui est dans une morosité/ peut être un désespoir et qui utilise de grandes et belles phrases toutes pertinentes et intéressante dans une potentiel optique de m'annoncer que ma démarche est une voix de garage et que je suis potentiellement un clerc naif qui mets en avant un nouveau produit décapant miracle qu'on appelle CNV.

Je te remercie de me présenter la cellule dans lequel tu penses me caser.

Je peux me sentir révolté par un telle traitement, tu fait atteinte a ma construction mentale qui définit ma dignité, ce procédé peux me couper de ma liberté d'expression et par essence peut limiter mon potentiel d'action.


Allez, première citation :

Communication non-violente a écrit:Est ce que tu vois dans le discours de boehme des éléments qui t'affecte tellement que t'en arrive au point de dire qu'il te prend pour un clerc naïf qui mets en avant un nouveau produit moracle qu'on appelle CNV ?

T'es-t-il possible d'énoncer rigoureusement les éléments qui te permette d'appliquer un tel jugement ?


Seconde citation, pour "éclaircir" un peu :

le boehme en question a écrit:On prend pour des signes clairs et évidents ce qui n'est jamais, avec ou sans Larousse, que des effets de suggestions.


Pour ce qui est des vices de forme de la critique, de ma supposée morosité et de mon hypothétique désespoir, troisième citation :

Sylfirez a écrit:Je te remercie de me présenter la cellule dans lequel tu penses me caser.


Sylfirez a écrit:Et c'est la que l'indignation s'anime en moi sous forme d'un sentiment de colère et de besoin d'agir ce qui lui même va me donner envie de défoncer le conditionnement que tu me porte par pure révolte contre ton autorité.


Mon autorité ? Parce que je refuse de répondre clairement à ton petit questionnaire ? Non, là tu dis n'importe quoi. La douleur t'égare, Sylfirez, et pas seulement de Lyon !

Sylfirez a écrit:
Je peux écouter la violence qui est en moi en cherchant à démolir par la critique et le jugement ta réaction et tes dires qui par définition ne peuvent être démolis vu qu'elle sont maintenant sur un support bien réel qui est l' énoncé de ce forum.
Tout comme je peux aussi essayer de trouver une solution commune avec toi en recherchant et en écoutant pleinement tes propos pour agrandir la case dans lequel tu me mets et peut être qui sait peut être se situeront nous dans cette même cellule de pauvre humain en quête de sens et de liberté d'action.


Tu pouvais réagir de telle manière, mais tu as choisi de ne pas le faire pour plus de compréhension, de sens et de liberté, et d'autres noix creuses. Je comprend parfaitement. Je t'avouerais que moi aussi, quand j'étais en taule, j'étais capable de soulever 200 kg en développé-couché, mais que, pour ménager l'amour-propre de mon camarade de cellule qui ne soulevait que 150 kg, j'avais décidé de ne jamais le faire en public. Ce qui ne m'empêchait pas, cela dit, de le dire à tout le monde, pour leur montrer à qui ils avaient affaire.


Sylfirez a écrit:
Et c'est la que je trouve qu'il est très intéressant de débattre par la non violence sur des notions telles que la révolte et l'indignation.
Le DnV débat non violent, pourquoi pas?


Et pourquoi pas un combat de gladiateur avec des harnais de sécurité et des épées de panoplie de Zorro ?

Comment ça ? C'est un spectacle proposé par le cirque d'Hiver ?...

Sylfirez a écrit:
Faire usage de la critique est dans la grande littérature européennes un sport qui se pratique depuis la Gréce antique et peut être mentalement pratiqué depuis que l' homme a eu la capacité cérébrale de se faire une projection mentale de ce que l'on peut appeler la vérité et qui est assimilé a la réalité.


Non, là on atteint le fond du ridicule. Il faut avoir un certain mépris pour les autres doublée d'une profonde méconnaissance de ce qu'est l'agon des grecs et de ce qu'ils entendent par le verbe krinein pour dire une telle connerie. Je passe sur le reste du débit et la courbette finale pour développer un peu sur la critique. Car Sylfirez ne s'y trompe pas; il s'agit bien de critique ici.

J'aurais aimé être un citoyen athénien contemporain de Périclès, avoir en face de moi autre chose que des êtres crépusculaires communicants et constructifs comme la petitesse de notre temps l'exige. Dans un monde ravagé, où la critique doit sans cesse se justifier, très peu comprennent que la critique radicale, sans considérations aucune, est notre dernière chance. Qu'elle soit liée au débat démocratique, cela ne fait aucun doute pour ceux qui savent que penser, c'est lutter. Les adversaires se saluent et s'affrontent sur l'arène publique, chacun à sa manière. Celui qui prétend donner l'ultime décoction, la dernière thérapie maison pour apaiser les choses n'est rien. Plusieurs siècles de modernité nous l'ont appris douloureusement, et quelques siècles après les Lumières, nous nous surprenons en train de cracher les vieux idéaux que nous ne parvenons même plus à faire vivre. La lutte dont je parle se déploie par-delà le sacré et le profane. Elle ne respecte rien à l'avance; ni la bonne foi des intervenants (qu'il faudrait ne pas trop choquer pour de vagues raisons), ni leurs intentions louables et cent fois répétées, bref, tout ce qui permettrait d'injecter toujours plus de liberté et de justice dans un monde qui est lassé de contempler ces "notions" comme des veaux. Ces derniers hommes, comme disait Nietzsche (ces faux-derches, comme disait mon vieux), qui prétendent pouvoir bannir la violence dans les méandres du passé par des éclaircissement, par une pondération dans la réflexion, par la discussion abstraite de termes qui sont censés vouloir dire ce qu'il y a de plus violent et de fantastique en l'homme, tous ces derniers hommes, ricanai-je, me font rire et m'attristent en même temps.

Que faire contre ça ? On lit des bouquins, on fait des recherches, on boit beaucoup, on vit les contradictions du monde, on se forge un style, on aiguise le tranchant de la critique dialectique, on va sur le tatamis violet, ou ailleurs, peu importe du moment que tout le monde peut voir, on salue, puis on frappe. Qu'on me comprenne bien : je ne veux pas la guerre. Aucun homme de bonne volonté ne veut la guerre, mais le contraire de la guerre, qui n'est pas la paix mais, comme disait le taré de Vincennes, "l'agon des hommes libres". On écrit, on réecrit la phrase, mais on ne la comprend toujours pas. Mais comme elle fait joli, on en dit que c'est un sport et on la contemple. Puis on fait semblant d'affronter une idée abstraite, le système, le Capital, l'Autorité. C'est ça le crépuscule. Mais il a fallu des siècles pour y arriver. De l'agon grec au débat télévisé et au CNV, c'est l'histoire d'une décadence qui a fait de la pensée une faiblesse, des principes martiaux quelque chose d'insupportable, du respect que les hommes avaient les uns pour les autres le respect d'ombres et de drapeaux. Durant cette longue histoire, ce n'est pas l'homme qui a changé, mais la valeur qu'il donnait à sa vie, à son rapport au monde et aux autres. Une certaine conception de l'homme, liée à mon sens à l'anarchie (j'y reviendrai un autre jour, peut-être), a du mal à garder la tête au-dessus de l'eau. Et pourquoi cela ? Parce que personne n'y croit plus. Il y a d'un côté ceux qui n'osent pas l'avouer, de l'autre des gens qui l'avouent, mais ils se ressemblent beaucoup. Ces derniers ont pour eux cet avantage par rapport aux premiers d'avoir osé crier sur toutes les places publiques qu'ils ne croient plus aux forces de l'esprit, et qu'ils parlent avec les autres dans l'unique but de se dissoudre dans la masse, dans les amitiés factices auquel on a besoin de croire. Ils parleront de lutte, d'indignation et de révolte, mais qu'on se rassure, c'est seulement pour plaire aux copains, ils n'affronteront personne avec le langage de la colère, avec tous les risques que cela comporte. — Le combat c'est pas bien, c'est agressif, c'est méchant, c'est plein de ressentiment, bêle le crépusculeux qui dégouline d'agressivité contenue, de méchanceté mesquine et de ressentiment caché.

Mais l'ennui pour eux, c'est qu'il y a des esprits conséquents pour lesquels la phrase de Deleuze n'appelle pas au commentaire ou à la discussion, mais à une pratique qui conduit à affronter un ladre solitaire, ou si tu préfères ce qui reste d'un homme une fois tombés toutes les étiquettes qu'il se colle au front, ce qui reste d'un homme lorsqu'il est confronté à la mort, à l'autre radical. Cette confrontation ne conduit pas à détruire et à nier les hommes (puisque cela reviendrait à nous détruire et à nous nier nous-même) mais à faire surgir un ailleurs radical, un désir révolutionnaire, un autre homme, — un homme radicalement autre. Car le débat n'est pas une fin, mais le chemin qui nous permet de sortir du règne crépusculeux des faux-derches et des soumis. Le renoncement et la démission se voit sur des visages, elle se lit dans le filigrane des propos tenus publiquement. Pourquoi parler à Sylfirez plutôt qu'à Zorro ou à un troisième ? Je ne m'adresse pas seulement à eux, je m'adresse à tous ceux qui me lisent. Une bouteille dans l'immense océan internétique, certes; mais ce qui compte, c'est que quelqu'un finisse par le recevoir, avec ou sans ma personne réelle. Il aura au moins la vertu de mettre à jour les lâchetés, les faiblesses et les renoncements de chacun.

P.S : Sylfirez, laisse maman Zorro crier sur papa Boehme. Il a l'habitude, et ce n'est pas ce qui va faire qu'on ne va plus s'aimer...
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Sylfirez le Lun 5 Jan 2015 01:41

Misére l'impatience de te répondre m'affecte de toutes force. Mais hélas je ne peux me permettre de me coucher à nouveau à l'aube.

Je tacherais de te répondre demain au soir.
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Sylfirez le Mar 6 Jan 2015 08:46

Attention ceci est un discours faisant intervenir des émotions et pouvant provoquer de la mystique et potentiellement de la mantique. ou la croyance de voir un homme qui se fait manger le cerveau par un gros pumba en peluche.

Communication non-violente a écrit:Est ce que tu vois dans le discours de boehme des éléments qui t'affecte tellement que t'en arrive au point de dire qu'il te prend pour un clerc naïf qui mets en avant un nouveau produit moracle qu'on appelle CNV ?

T'es-t-il possible d'énoncer rigoureusement les éléments qui te permette d'appliquer un tel jugement ?


Mmmh joli , c'est de bonne guerre j'apprecie beaucoup.
Bon je réponds par soucis sportif.

Non, cher client, c'est « Communication Non-Violente. »
médicamentation du malentendu, posologie des certitudes

Le moine de la communication crie au scandale : — Attention mon frère, vous versez dans la mystique et la mantique ! On ne plaisante pas dans les affaires de langage.
le moine, qui attend toujours le centième nom d'Allah, criera encore une fois au scandale :


Je ne voit en effet que des références a des écris et des métaphores qui prêtent a penser que je puisse être incarné dans tes citations. Donc rien qui ne soit démontrable très rigoureusement.
Dans la vérité, il me semble que tu l'a certainement deviné ; c'est une simulation ou je fais volontairement l'acte de juger que tu me juge pour mieux expliquer les notions qui peuvent en découler.
Et il faut le dire et je commence enfin a le comprendre, c' est que la communication non-violente a pour principal but de mettre en relief par l'empathie et la demande de clarté les intentions des autres et permet une coopération qui augmente en degré au fur et a mesure que les intentions soient dévoilés.

Donc voila en deux questions tu as compris toutes mon intention et ca m'a permis moi meme par le dialogue avec l'absurde de mieux saisir l'intention de mon locuteur j'entend la la communication non violente.

Entre la branlette intellectuel et la clarification il n' y a qu'un pas.

Encore une fois je te remercie de donner des notions qui affine mes connaissance pour tout te dire je ne connaissait ni l' Agon des grecs ni la définition de Krinien .

Car oui si tu l'entends de la sorte; Krinien définirai l' art de discerner .
Et je voit la l'erreur fatale que j'ai faite qui est de ne pas voir la dans la critique la subtilité entre l'art de juger et l'art de discerner.
Félicitation c'est une véritable opportunité de levée de voile que tu m'offres.
Je trouve juste dommage que ce vocabulaire et ces références font office de muraille que tous vulgaires sans volonté n'aurai la chance de franchir. Peut etre en emmerdant leur égo pourra t on voir une participation massive de gens qui s'entre dans le débat.

Encore une fois ou tu fait tout le travail à ma place
"je ne veux pas la guerre. Aucun homme de bonne volonté ne veut la guerre, mais le contraire de la guerre, qui n'est pas la paix mais, comme disait le taré de Vincennes, "l'agon des hommes libres".

Une trés belle définition des principes de la non violence vu par un lettré français

"Qu'elle soit liée au débat démocratique, cela ne fait aucun doute pour ceux qui savent que penser, c'est lutter. Les adversaires se saluent et s'affrontent sur l'arène publique. Chacun à sa manière."

Une trés belle vision de ce que pourrai être la communication non violente vu par un défenseur de la culture européene antique, de sa démocratie. (et de sa dialectique? )

La véritable non-violence que je défends signifie aller au conflit ne pas s'écraser, ne pas dominer, ne pas fuir, et trouver une véritable solution mettant les deux parties dans un système juste et vrai.

La communication dans la non-violence implique d'aller voir l'autre et avec discernement respect sincérité et dialectique aller au conflit.


C'est avec soi même que le conflit commence. Il faut se mettre à nu. Il faut s'enlever tous les masques. Pour cela Il faut tendre recevoir des baffes qui font mal puis tendre l'autre joue recevoir encaisser et savourer le gout amer de chaque attaques comme une occasion de faire battre ce qu'il nous reste de cœur et de sincérité.
Mais évidemment il ne s'agit pas ici de se censurer en se disant qu'un homme sensé ne pense pas cela.

On peut comme tu le dis se faire la main devant un livre pour un premier entrainement au chaud prés de la cheminée. Si vous avez le temps vous pouvez étudiez Le capital ou de grands ouvrage de philosophie et pour moi de spiritualité.

pour ensuite aller voir une personne que l'on ne porte pas ( ou peut etre plus) dans son cœur.

Et c'est la que l'apprentissage de l'art martial commence.
On trouvera vite une raison de ne pas aller voir ce traitre, ce scélérat, cette enflure, ce gardiens de foire, ce facho .
Ça commence. Les jugements arrives à la suite sans même avoir vu de ces yeux vu ne serait-ce qu'une once de la personne véritable, On ne voit ici qu'un vague souvenir acide et bilieux que nous rejetons avec grand damne.
C'est bon signe. Votre cœur commence à battre gentiment, c'est que vous êtes en vie. . Il faut aller la ou ça pique ça fait mal la ou vous exploserai au quart de tours quoi qu'il dise.

Est ce que vous voyez que votre bouche s'agite pour édicter murmures après murmures les préjugés, les interprétations les impressions, les évaluations masqués les exigences et ce jusqu’à en arriver aux menace?
N'est ce pas fascinant et effrayant? On se croirait incarner la gestapo sous l'allemagne nazi ou la vie de famille de n'importe quelle sous cadre de wall street.
Si vous vous voyez enchainer verbalement le déni de responsabilité l’étiquetage, les comparaisons et généralisation, les reproches c'est bon signes, c'est qu' elle est la personne la plus a même de vous démasquer.

Et c'est la que vous entrez en jeu dans un duel d'une haute noblesse celui de vous contre vous mêmes et en l' occurrence le combat pour qu' apparaisse l'apocalypse.


Elle vous démasquera, et l'enjeu sera de garder tout les mots que vous avez en bouches qui lui sont adressé pour se les demander gentiment si il ne nous sont pas en vérité attribué.
Car c'est bien un son de mitrailleuse qui vous passe par la tête quand vous êtes en face d'elle.
Ce qui est le plus dure c 'est de rester silencieux face à l'autre, de ne dire aucun mots tant que tout aura bien été éclairé car vous êtes encore très loin d'en avoir les capacités.

Et inutile de préciser qu' il est inutile d' en faire mention, la personne le voit déjà suffisamment bien en vous et ne demandera qu'a rappliquer par des insultes qu'il vous faudra a nouveau assimiler. Vous rajoutez des couches et des couches de jugements, d'interprétations, d'impressions d'exigence et de menaces qui passent en boucles dans votre tête et qu'il faut réussir à discerner calmement. Et il faut beaucoup de temps pour encaisser tout ces uppercuts.
Le plus absurde c'est que la personne en face n'aura toujours pas placer un seul mot.

Car la vérité implique le stress et prouve que votre petit cœur commence à battre , oui vous vivez! et dans l'enfer ces procédés font mal; surtout quand un uppercut vous renvoie le fait que vous êtes le pire des acteurs, et que les jeux de masques n'ont que trop duré. car il n' y a que vous qui puissiez dévoiler votre vérité d'une manière suffisamment correct pour que l'autre l'entendent sans jugement aucun.

Cette personne a tort, elle ne changera jamais.

Vous devrez affronter ici toutes vos capacité de réflexion et par un véritable discernement les faire passez à la trappe une par une pour briser cette chaine du mentale qui veut que l' on colle une énorme étiquette sur l'autre avec marqué irrécupérable.

Mais ce n'est pas tout Il faut continuer a se concentrer sur soi et voir ses sentiments. Se sent on accusé, dévalorisé, attaqué, trompé, dominé, rejeté?

Et encore une fois vous vous rendrez compte que ces sentiments ne sont que des jugements vides que vous portez sur l'autre. Voyez y toutes les martyrisation du monde vous aurez affaire à la puissance de votre mental dans toute son incarnation. C'est en ce moment que sonne les heures les plus sombre de votre combat.
Mais tout ces sentiments ne sont que des leurres pour exprimer la mauvaise volonté que notre mental fait figure.

Vous vous sentez attaqué c'est bien parce que tu es dans l'énervement ,le ressentiment, t'est complétement déchiré,et finalement est ce que ces sentiments masquerai à leur tour un énorme sentiment d'impuissance?
Chaque individu aura son propre cheminement. Le juste tout est de trouver sentiment au grondement du cœur et a son indignation.

Sentir chaque douleurs et émotions dans sa plus pure vérité. Et c'est la qu'on sent que c'est le cœur qui nous fait vivre. C'est le cœur qui donne la force aux gens du monde juste d'agir, c'est elle l’énergie, la pompe à sang.

Cette pompe nous dit quels sont nos besoins les plus profonds et donnera toutes son énergie pour les satisfaire.


Et c'est la l' ultime affront dans ce conflit , ce moment rare et unique ou la réalité dépasse la fiction; ce moment d'unique interaction avec l'individu d'en face , je veux parler de la trés simple demande.

Car la demande et c'est peut être l'épreuve qui demandera le plus d’énergie et de sens critique, c'est de trouver quelque chose qui puisse satisfaire mon besoin et qui soit concrètement réalisable sans remettre en question les besoins fondamentaux et présent au moment T de l'autre.

Et c'est la que je voit les compétences dignes des plus grands personnages de la Grèce antique entrer en jeux. Une recherche dans la plus pure réalité ou il faut s'armer de la plus performante dialectique et des plus fines formulations pour exprimer un terrain qui soit profitable à l'essentiel des parties de la société de cette époque, nous appelons au débat démocratique.

Et con copain t'es pour ou t'es contre?

Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil y tout le monde il a raison.
Non sans déconner j'aurais bien déliré je ne pensais pas voir la un schéma si concluant.

La Communication non violente par essence ferai que nous communiquerons jusqu'au point ou toutes les intentions que nous n'aurons pas éclaircit se révélerons au fur et a mesure, jusqu'au moment ou l'on se dira factuellement que tout a été dit.

Pour ma part les grands éclaircissements qu'apporte cette démarche m'ont satisfait mais je suis tout de même curieux de voir de nouvelles réponses pour savoir si j'ai eu tort ou non de me reposer sur mes acquis.

Mais en tout cas je n'ai pas vu la nuit passé. Ah internet et la joie d'éclairer ces causes de cœur me font passer le temps a une vitesse surprenante.
Sylfirez
 
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Sylfirez le Mar 6 Jan 2015 21:30

Et je voit la encore un énorme renversement que je n'avais pas saisis dans ta réponse ,
pardonnes tu le fait que la composition de ma suggestion a pris le dessus sur l'analyse rigoureuse de touts tes points?

"On prend pour des signes clairs et évidents ce qui n'est jamais, avec ou sans Larousse, que des effets de suggestions."

C'est une véritable bombe que j' ai pris en pleine face avec un peu de retard.
La suggestion est un sacré outil de diversion et vu comme un acte de sorcellerie au moyen-age.

Tu m'apprends bien la des choses, et je commence tout juste a voir dans les gestes machinaux de la suggestion et de la persuasion les conséquences véritables de ces acte de suggérer et de persuader.

Doit je voir dans cette méthode un moyen de faire travailler la suggestion et la persuasion dans un jeu de mirroir et qui permettrait à terme de ramener à la réalité l'intention originelle?

Et par extension l'internet serait le plus immense moteur a suggestion jamais inventé mobilisant toute la planète et mettant l'internaute commun et distrait comme un bigleux louchant sur un nuage de moustique. Avec derrière eux des testeurs qui détermine les gouts et les couleurs de chacun.

Je me sens ici reconnu devant tout média de masse à sens unilatéral comme persuadé voir hypnotisé devant toutes ces suggestions qui ne me donne aucune possibilité de débattre et d'y réflechir.
Je peux dire que ça me donne la un coup de vertige. Je redécouvre ici la matrice véritable de je redécouvre a nouveau ce qui peux être une réappropriation de ce qu'est la société de non-débat et de la dérive de celle ci.

Le fait de lire l 'importance du terme suggestion dans les multiples sites internet qui traitent de son sens m' a fait l'effet de la pilule rouge de matrix.
Un monde mécanique ou la suggestion qui se divise de jour en jour à l'infini par l'effet de logarithme s'étend et s'éparpillant sur toute la terre comme le crépitement et les cendres d 'un immense feu d'artifice consumant à chaque minute de cette immense année et sur la totalité de l'humanité le discernement et le temps de réflexion.

la suggestionite purulente, est une maladie contagieuse, et je suis la un porteur potentiel faites attention! Je traiterais bien des principales lieux de contagions et de leurs effets mais l'absence de temps du a ma propre affectation par ce virus ne me permet plus de continuer ce message.
L' écoute véritable et attentive est un remède efficace contre la suggestionite purulente.



Je reviens ici sur l'agon des grecs .
J'ai cru voir sur la toile que les joutes oratoires se déroulaient sur des thémes portant sur la tragédie ,la comédie et devait permettre un jeu d'acteur ou un parti incarnait la justesse et l'autre partie l'injustesse.
Pense tu qu'il est possible ici en se répartissant des roles respectifs de jouer a ce jeu?
je n'ai plus le temps de me relire et de dévelloper mais je post quand meme tant pis.
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede Zorro le Mer 7 Jan 2015 14:51

Sylfirez a écrit:En aparté zorro
Je crois voir en ta remarque un commentaire désignant l'injustice.

"Le petit chat noir qui signe de la pointe de la souris sur la grande toile du forum bien tendu de l'anarchisme sa notion de justice."

Ah Je suis désolé il fallait qu'elle soit placé!


Est ce que tu vois dans le discours de boehme des éléments qui t'affecte tellement que t'en arrive au point de dire ironiquement qu'il se prend pour un maitre?

Serait ce possible que tu énonce rigoureusement les éléments qui te permette d'appliquer un tel jugement?




Bonjour,

Quelle perspicacité!

Ah on peut dire que tu les connais les bonnes blagues, toi!...tu as eu raison de la placer parce que...passer à côté de ça, quel dommage!

Non ce n'est pas possible...pourquoi? T'es de la police?
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede l'étrangère le Mar 20 Jan 2015 22:43

Je suis vraiment surprise. Je ne vois pas ce qu'il y a de louche dans le fait de chercher à comprendre l'autre. Apprendre l'écoute de l'autre, permettant l'apaisement et la fin des conflits. C'est sans doute l'une des clés pour résoudre les problèmes actuels.
(Rosenberg CMV)
C'est quoi le danger ?
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede l'étrangère le Mer 21 Jan 2015 15:43

On ne changera jamais quelqu’un, on ne changera jamais le pouvoir, c’est une illusion de vouloir le combattre. Ce n’est pas sur ce terrain là que nous pouvons renverser les choses. Avez-vous déjà changé quelqu’un vous ? Non. Sûrement pas.
Si le pouvoir veut me soumettre, je l’ignore ce qui me mets en position de force. Je lâche tout, je reste à l’intérieur de moi et je deviens une planche savonneuse..
Si je dis un « non » ferme et définitif, le pouvoir s’écroule immédiatement car il peut bien me jeter en prison, il ne se passera rien de plus. Le pouvoir ne tient que parce que nous croyons en sa force. C’est juste de la pure intimidation. C’est une illusion. Le pouvoir ne tient que parce qu’il sait jouer sur nos peurs. Sur la croyance que nous avons besoin d’un agent extérieur pour nous protéger. Celui qui cesse d’avoir peur est totalement libre. Alors arrêtons les assurances (mutuelles, assurances vies, vaccinations, etc) tous ces mécanismes mis en place pour nous faire croire que nous sommes en danger (peur de l’extérieur, que ce soit de l’étranger ou du virus, c’est le même principe). Le danger nous le créons nous-même par cette peur qui est créée de toute pièce pour nous soumettre. Nous pensons que ça vient du pouvoir alors que nous nous enfermons nous-même.
C’est pour cela que le combat est inutile. Nous ne gagnerons jamais sur ce terrain-là .
La solution est donc ailleurs. Il n’y a que ça qui peut nous amener ensemble à la réussite de notre individualité. Ensemble, nous pouvons venir à bout rapidement et définitivement de ce pouvoir qui n’existe pas en réalité. Qui existe que dans notre imagination, notre interprétation. C’est nous qui lui donnons du pouvoir en nous révoltant, en le combattant physiquement. C’est au contraire en étant créatifs nous-même que nous pouvons l’affaiblir. L’abondance, nous pouvons la créer ensemble.
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Re: CNV révolte et indignation?

Messagede l'étrangère le Ven 23 Jan 2015 21:34

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