Bonjour !
Je reprends cette discussion assez intéressante.
Le triste constat qu'on fait aujourd'hui, c'est qu'au niveau des alternatives concrètes anarchistes réelles, çà semble le néant comme jamais^^
Les orgas anars semblent plafonner et même régressées également^^
Aucune visibilité dans les grands merdias. (les quelques z'anars qui arrivaient parfois un peu à causer dans le poste sont morts: Michel Ragon, Léo Ferré, etc.) Ne reste peut-être que Bernard Lavilliers.
Où çà semble un peu plus remuer, c'est plutôt dans une certaine mouvance écolo plus ou moins zadiste... OK, mais...
Aujourd'hui, la plupart des écolos sont devenus pro-nucléaires ! Un comble !
Déjà, au début des années 90, Paulo Chenard me disait à la buvette d'un Congrès de la FA

qu'il était le dernier véritable prolo de la FA... C'était pas complètement juste (moi aussi, j'étais un prolo du Spectacle^^) mais pas non plus totalement faux: la FA, déjà, en majorité, était "envahie" d'universitaires, de profs, de cadres moyens, etc. Très peu de précaires notamment.
Une grosse partie de la mythique classe ouvrière vote facho actuellement. C'est dire !
Ou ne vote plus: ce qui est bien mais pas suffisant pour réellement renverser la table.
Je pense que c'est là qu'est l'un des enjeux essentiels actuels.
Les bourges seront toujours des bourges, sans contraintes réelles du populo à leur encontre.
La révo, évidemment et malheureusement, ne se fera pas en 1 jour: c'est une assez longue prise de conscience, de mâturation, etc.
Et c'est pourquoi (j'en reviens au thème du topic) toutes les alternatives anarchistes bâtissables de suite sont intéressantes à faire.
Alors, au-delà du blabla, comment faire ?
Tout d'abord, à mon avis, il faut un noyau assez solide (d'ami-es, etc. prêt à faire le pas, etc.)
Ensuite, il faut un lieu et une idée de quoi qu'on va faire.
Reprendre un vieux village à moitié abandonné peut être une bonne base (c'est ce que nous avions fait notamment au début des années 90 à St-Irieix-les-Bois dans la Creuse), en retapant des vieilles baraques, en organisant des concerts notamment dans le village, en combattant les fachos, en apportant un esprit d'entraide libertaire, etc.).
Ensuite, il faut savoir tenir dans la durée (via nos alternatives, via la vision de nos actions par rapports aux autres habitant-es pas forcément convaincu-es à la base par une certaine forme anarchiste organisationnelle locale, etc.
Tout çà se fait petit à petit et se met en place progressivement.
Souvent (il faut le savoir) plein de communautés ont splittées non pas à cause même d'une certaine opposition ou réticences extérieures mais à cause de dissenssions internes ! C'est là le drame !
Faut vraiment faire gaffe à çà !
Je reste persuadé néanmoins qu'une société anar ne se bâtira pas en 1 hypothétique révo d'1 soir mais avec le maillage de tout un tas d'alternatives en actes partout.
Car il n'y a rien de mieux qu'une base collective et locale reliée à d'autres similaires.
Cette sorte de toile d'araignée étouffera ainsi à plus ou moins long terme le Pouvoir nauséabond qui nous oppresse.
Tout cela ne sont pas des idées nouvelles: notamment Bakounine ou Kropotkine, les ont théorisée il y a belle lurette.
Il n'y a aucun schéma pré-établi dans tout çà: selon le contexte, etc. , çà peut se concrétiser ou non, d'une manière ou d'une autre.
Le principal est de tendre vers cela afin de sortir du monde merdouilleux actuel !
Alors, aux travaux ! Comme dit Brico-Dépôt !
Salutations Anarchistes !