Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste La Discordia

Débats politiques, confrontation avec d'autres idéologies politiques...

Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste La Discordia

Messagede Protesta le Sam 30 Jan 2016 09:30

Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste La Discordia

Comme prévu de longue date, mardi 26 janvier, s'est tenu à La Discordia le débat intitulé
« Islamophobie : du racket conceptuel au racket politique ». Nous voulions nous confronter avec
d'autres sur un sujet qui est au carrefour de la confusion actuellement répandue entre condamnation
du racisme et défense de la religion. Les réflexions communes ont été intéressantes, et la
soixantaine de camarades et compagnons qui sont venus (promis, la prochaine fois on louera un lieu
plus grand, et avec plus de chaises !) a démontré que pas mal de monde se retrouve dans cette
nécessité de la critique révolutionnaire des religions, toutes les religions, même l'islam, que d'autres
voudraient nous refourguer comme la « religion des opprimés ».
Cependant, en arrivant mardi après-midi, on a vu que la devanture de la Discordia avait été taguée,
probablement dans la nuit. Des A cerclés (merci !) et des invectives (« fafs » et « racistes »)
particulièrement mal écrites et pensées à la bombe de peinture noire. Le tout accompagné d'un
feuillet de « revendication », affirmant que nous véhiculerions « des théories racistes et
islamophobes » et que nous serions « la courroie de transmission des idéologies du pouvoir », etc.
Enfin, on ne va pas vous recopier toutes leurs âneries, qui ont bien fait rire tout le monde. Si vous
voulez les lire, passez rire un coup (ou nous attaquer nous-mêmes plutôt que des murs) à la bibli,
lors de nos permanences et discussions.
La réponse à ces insultes à été le succès de la discussion du mardi 26, mais aussi de toutes les
autres.
Pour la faire courte, les tags insultants (et difficilement lisibles) ont été effacés en cinq minutes
(niveau pratique, c'est pas encore ça les minots !), les A cerclés resteront ! Nos voisins aussi ont
bien rit de vos conneries, comme quoi, vos exploits n'ont strictement aucune incidence sur rien ni
personne, hormis contre vous-mêmes et votre rance crèmerie.
Au passage, encore une petite remarque pour les courageux tagueurs/humoristes : si vous n'avez pas
été filmés par la DGSI c'est parce que nous avions pris et détruit la caméra qui nous surveillait (bien
avant la promulgation de l'état d'urgence). Chacun pourra apprécier la différence entre ceux qui s'en
prennent (pathétiquement) à une bibliothèque anarchiste déjà menacée par la répression, et ceux qui
sont en proie à des problématiques plus sérieuses.
Aucun autre tag n'a été relevé dans le quartier, ni sur des banques, ni sur des commissariats, ni des
écoles travaillant avec la DGSI, ni sur des églises, synagogues ou mosquées. Une grande attaque
révolutionnaire, donc, contre des anarchistes, donc. Si nous nous attendions à des « attentions » de
ce type (nous pensions à quelque chose d'un peu plus « conséquent »), cela ne nous freinera
aucunement dans la tentative d'élaborer, partager et diffuser des discours révolutionnaires clairs,
sans complaisance avec aucune forme de pouvoir, y compris la religion, et sans remords dans la
critique des compromis politicards de certaines franges du « milieu », au contraire !
Une pensée pour ces « fafs » d'incroyants, qui, de Téhéran à Saint-Denis, sont aujourd'hui traités
d'« islamophobes » tant par de redoutables puissances, que par la petite bourgeoisie universitaire
arriviste française qui ne connaît du racisme que celui de sa propre classe, et qui n'a montré pour
seule pratique, en une dizaine d'année, que la capacité à écrire un tag illisible sur la façade d'une
bibliothèque anarchiste et de s'organiser avec des autorités religieuses pour... organiser des
conférences. Une pratique à la hauteur d'un discours.
De toute évidence, si on constate froidement le traitement que l’État réserve à des révolutionnaires
athées d'un coté, et à la gauche racialiste/théocompatible de l'autre, on comprend rapidement qui peut réellement être qualifié de « courroie de transmission des idéologies du pouvoir » : ceux qu'il
réprime habituellement ? Ou plutôt ceux à qui il offre des chaires dans ses universités et des postes
d'encadrement dans ses institutions (en effet, cette galaxie est principalement composée
d'universitaires et de cadres de la moyenne et haute bourgeoisie, immigrée ou non).
Pas étonnant donc, que leur cœur de cible politique n'ait ni respect ni oreille pour cette maison close
post-moderne, comme l'ont prouvé tous les soulèvements récents, qui n'ont eu cure des
raisonnements alambiqués de nos pieux universitaires, du Bahrein à Baltimore, en passant par
Durban.
Pour finir, merci à toutes celles et ceux qui se sont pointés et qui se pointeront encore. Merci
également à toute personne possédant des informations sur nos artistes engagés mais quelque peu
pleutres, car incapables d'assumer leurs propos en face.
Nous appelons celles et ceux pour qui comptent les idées et pratiques révolutionnaires, qu'ils soient
anarchistes ou non, à redoubler l'offensive contre cette nouvelle réaction, et à exprimer leur
solidarité avec ceux qui se retrouvent dans le viseur de ces New Born réactionnaires, en prenant leur
part de la critique, et du peu de courage qu'elle nécessite. Et en coupant court aux tentatives
d'isolement des révolutionnaires anti-religion (n'est-ce donc plus un pléonasme?).
Contre toute forme de pouvoir, contre toute religion et tout racisme,
vive la révolution et vive l'anarchie !
Le 29/01/2016,
Quelques bibliothécaires de la discorde.
http://ladiscordia.noblogs.org/
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"Salut Carmela, je suis chez FIAT! Je vais bien... Si,Si, nous pouvons parler tranquillement, c'est Agnelli qui paye!"
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Re: Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste La Discordia

Messagede bajotierra le Dim 31 Jan 2016 18:13

A ce propos j'ai lu ce commentaire sur indymedia nantes

""Pendant la revolution faudra flinguer les religieux de l'atheisme."
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Re: Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste Discordia

Messagede rastanar le Dim 31 Jan 2016 18:20

"Flinguer les religieux de l'athéisme"...à oui quand même,de pire en pire,sur indymédia de Nantes,
chez eux la connerie est une vertu...en tout cas sincère soutien à la bibliothèque -La Discordia de Paris-,ne vous
laissez pas intimider par ses crapules...si ils y arrivent et encore. :roll:
Le soulèvement aura lieu...tu aura beau prier ton dieu---La Canaille

"C'est pas des trous de balle qui vont nous empêcher de vivre.
D'ailleurs j'en ai un et je vis très bien avec"---Karin Viard
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Re: Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste La Discordia

Messagede bajotierra le Sam 6 Fév 2016 16:49

La mauvaise décoration de façade qu’ont pu découvrir, sur la Discordia, passants et participants au débat intitulé « islamophobie, du racket conceptuel au racket politique » le 26 janvier dernier ne pouvait pas manquer de laisser tout un chacun perplexe : « fafs » et « racistes » et deux A cerclés tracés à la bombe. Mais en fait, où est l’insulte, où est la signature ? Le communiqué en forme de mauvais pastiche qui accompagne les gribouillis confirme l’hypothèse : on accuse d’être des « fafs » et des « racistes » et on se revendique de l’Anarchie. Face à l’aberration infamante de ces accusations, on aurait bien envie de s’exclamer…

C’est un peu court jeune homme,

Ah, non ! On pourrait dire… ô dieu… bien des choses en somme

Et de poursuivre, en variant le ton, par un chapelet d’insultes piochées dans l’orthodoxie anarchistes : Blasphémateurs ! Impies ! Athées ! Mécréants ! Apostats ! Sacrilèges ! Hérétiques ! Déïcides ! Apologistes de l’abjuration ! Puis continuer avec quelques slogans fleuris tirés du patrimoine libertaire : Quelques maîtres et surtout un Dieu ! Vive l’oppression et sa religion ! La capote, je sais pas, la calotte, il en faut pour moi ! Le sacré, c’est sacré ! Touche pas à leur religion ! Ce qu’on aime chez les prolos, c’est quand ils sont bigots ! N’attentez pas à ma liberté de prêcher ! Le tout couronné d’une signature plus consistante, qui aurait pu être « des anarchistes pour le respect de la loi de 1905 ».

Mais pour ça, il fallait des lettres, beaucoup plus en tout cas, et s’entrainer à les tracer d’une main un peu plus sûre. De l’esprit, aussi, un peu enclin à la subversion. Ceci étant dit, trêve de confiseries, passons au plat de résistance.

Contrairement à ce que ces « tags » et quelques gros malins voudraient faire accroire aux imbéciles, critiquer la lecture en terme d’islamophobie, ce n’est pas nier l’existence du racisme, des racistes, et des actes racistes. Le racisme s’en est toujours pris aux signes visibles de l’altérité, quels qu’ils soient, religieux ou culturel entre autres. Et, quoi qu’il en soit, son refus théorique et pratique est une nécessité qui n’a certainement jamais quitté ni les organisateurs ni les participants de ce débat.

En revanche, ce qui est nouveau dans la lecture que le terme d’islamophobie implique et impose, c’est qu’au lieu de défendre celui qui est attaqué - l’étranger par exemple - en tant que tel et de s’opposer ainsi à toutes formes de fierté identitaire nationale, communautaire ou appuyée sur d’autres appartenances et aux actes ignobles qui peuvent en découler, on prétend qu’il faudrait le défendre en tant que musulman, faisant de cette catégorie le nouveau sujet politique, et, pire encore, qu’il faudrait défendre l’islam qui serait attaqué à travers lui.

Dans les années 80, ce qui s’est appelé « anti-racisme » a déjà servi à donner un supplément d’âme au PS et à son extrême gauche, et à justifier la politique d’exploitation et de répression des immigrés dont de nouvelles modalités se mettaient alors en place. Mis aujourd’hui au service de la défense du religieux, il a toujours bon dos. Récupération s’il en est… et que deviennent alors les « premiers intéressés » dont on se revendique et qu’on assigne sans vergogne à l’obéissance au religieux ? Quelles perspectives émancipatrices, pour les uns comme pour les autres, dans cette lecture ? A moins que dans un paternalisme complètement décomplexé, l’émancipation par rapport au religieux ne soit réservé qu’aux militants (sans doutes de gauche) et aux étudiants en philosophie, et qu’on l’interdise à ceux au nom desquels on prétend s’agiter, manifester et en l’occurrence, faire ces espèces de « tags » infamants.

De plus, tout en cherchant à discréditer de fait la possibilité de critiquer l’islam en tant que religion, – alors que la critique de la religion (donc de toutes les religions) fait partie des évidences pour ceux qui veulent sérieusement s’attaquer à ce monde dans une perspective révolutionnaire –, la notion d’islamophobie, en substituant la défense de l’islam à celle des immigrés (par exemple), nie la longue histoire de l’émergence de ces derniers comme sujets de lutte, histoire liée à la remise en cause du modèle travailliste et programmatiste promu par la part majoritaire du mouvement ouvrier dans la droite ligne des organisations communistes orthodoxes. C’est donc aussi à ce titre une lecture non seulement réactionnaire mais surtout absolument anti-subversive.

Heureusement, face à cette entreprise de justification du religieux et de négation d’une part essentielle de l’historie du mouvement révolutionnaire, ici et là, un peu partout, des voix commencent à s’élever, des refus s’expriment pour contrer cette vague, dans laquelle la confusion le dispute à la saloperie, et qui menace d’emporter de manière transversale les espaces contestataires au sens le plus large. Travaillons donc l’optimisme, et espérons, comme le nombre et la diversité des participants à la discussion proposée par la Discordia nous permet de le présager, que les cartes seront rebattues et que l’aire révolutionnaire en sortira renforcée.

En attendant, dans le clivage historique qui s’engage, ceux (celui ou celle) qui ont gribouillé la Discordia, ainsi que leurs amis, ont choisi leur camp. Puissent-ils éternellement pourrir d’ennui dans le paradis de leurs nouveaux alliés !

Alors compagnons, camarades, merci pour ce débat, courage et persévérance, on est évidemment à vos côté !

A la vue de ces abus, Cyrano, en terrasse, sirotant un raki, repris, de concert, par le chœur des passants solidaires et associés, s’écrie « J’ai des fourmis dans mon épée ».

Les oiseaux de passage.
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Re: Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste La Discordia

Messagede Candide le Lun 8 Fév 2016 08:01

Je n'ai qu'un regret : ne pas avoir eu connaissance en temps utile de ce débat. Je m'y serais rendu avec plaisir : il n'est que grand temps de faire la lumière sur les agissements des officines, payées assez directement par le pouvoir (comme le souligne le texte de Discordia) qui propagent le bla-bla islamiste dans les milieux d'extrême gauche (et même, hélas, libertaire).
En ce qui concerne les menaces de mort, ouvertement faites par indymédia Nantes, à l'encontre de ceux qui réfléchissent un peu, elles ne sont pas anecdotiques. Elles illustrent au contraire l'opinion profonde des islamistes et de leurs complices : assassiner les mécréants, les femmes impudiques (celles qui ne se couvrent pas de la tête aux pieds), mais aussi les pervers qui écoutent de la musique (c'est haram) ou qui boivent un verre à la terrasse d'un café (c'est haram aussi). Les tristes neuneu qui se "battent" contre "l'islamophobie" (et qui, en général, boivent de la bière, vont au concert, et parfois ont même des relations hors mariage - ce qui est super-haram) n'ont même pas conscience qu'ils sont sur la liste des futures victimes pour peu que l'islamisme prenne encore de la force. Pauvres types !
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Re: Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste La Discordia

Messagede Groucho Marx le Sam 20 Fév 2016 20:03

Ca a recommencé.

http://www.non-fides.fr/?Gribouillis-gr ... a-placenta

Gribouillis gribouillas : Bis repetita placent
samedi 20 février 2016
Nous aurions préférés ne pas avoir à vous ennuyer encore avec de telles péripéties… C’était sans compter sur notre ami gribouillis, qui, encore une fois, gribouilla.


Lundi 8 février, en arrivant devant la bibliothèque pour ouvrir la permanence hebdomadaire, nous avons eu la « surprise » (enfin, relative !) de voir de nouveaux messages inscrits. Cette fois, un petit peu de peinture a été projetée sur les fenêtres et deux tags ont été faits sur le sol. L’un disait "Racistes Go Home" l’autre était une énigmatique signature (?) "La Fraction". Nos artistes timides ont aussi gribouillé les A cerclés de la fois précédente (au moins les choses sont claires !). Bien entendu le tout a encore une fois été rapidement nettoyé, et tout le quartier pense encore à une attaque de l’extrême droite (mais, est-ce vraiment faux ?).

Gribouillis peut être fier de lui, son dessin a été accroché dans la classe de CP de l’école d’en face !

Cet acte courageux a cette fois-ci été réalisé par trois individus, très lents, manifestement peu expérimentés, et pas du tout attentifs à ce qui se passait autour d’eux… Ces gens ont (mal) usés d’une pratique qui n’est pas anodine, puisqu’il s’agit d’une pratique asymétrique (le porte-avions Charles de Gaulle ne tague pas des vitrines). Loin de figer ou fétichiser des pratiques, rappelons tout de même que les révolutionnaires, à travers l’histoire, ont réservé ce genre de pratiques à l’ennemi, aux fascistes, aux pouvoirs, aux clergés. Nous parlons bien là des pratiques de l’asymétrie, non pas de ce forfait bancal et anecdotique qui fera trois heures de buzz dans la vie de nos artistes, et qui n’en est que l’expression la plus pathétique. Les révolutionnaires, lorsqu’ils ne sont pas d’accord, s’expliquent, ils ne se mettent pas anonymement du caca dans la boite au lettre.

Trois individus qui se sont montrés :

Incapables de se rendre à la fameuse discussion de leurs cauchemars (ou tout autre moment public à La Discordia ou dans d’autres lieux anarchistes et anti-religieux de la capitale) pour y exprimer le point de vue de La Fraction (Fraction Hexagone ?) sur l’islamophobie, ou bien pour venir défendre leur complaisance avec des groupes islamistes (UOIF, CCIF, PSM, etc.). Mais peut-être pensent-ils que le dialogue avec l’ennemi n’a pas d’intérêt ? Alors pourquoi « attaquer » une bibliothèque anarchiste plutôt qu’une banque, un lieu de culte, un commissariat ou une permanence de parti ? (cette fois-ci encore, aucune autre dégradation n’a été commise par nos trois intellectuels).
Incapables d’écrire la moindre critique argumentée de ce qui les gêne tant dans notre pensée imberbe. En effet, aujourd’hui encore, nous n’avons pas trouvé la moindre trace d’une critique étayée de nos positions anarchistes anti-religieuses (ou de celles d’autres révolutionnaires anti-religieux). Pas une seule, seulement quelques menaces de mort sur internet, quelques bravades anonymes sur twitter ou facebook (on a les médias qu’on mérite…) ou des commentaires anonymes d’une teneur que nous n’avons jamais rencontré dans la vraie vie, sachant que nous ne sommes pas des clandestins, et que nous discutons avec beaucoup de gens dans ce milieu, et pourtant : RIEN ! Comme si la critique de la critique du concept d’islamophobie n’existait en fait que sur internet (et encore, avec faiblesse) ou entre minuit et quatre heure du matin dans le XIXe arrondissement de Paris. Tout le monde pourra en conclure donc que ces quelques dégradations ne sont qu’aveux d’incapacité à défendre des positions dans les règles de l’art (par la critique argumentée ou la confrontation physique contre des individus, pas des murs).
En projetant trois pauvres pots de peinture sur la bibliothèque, vous n’avez fait que montrer votre faiblesse théorique et analytique intrinsèque. Pour résumer dans un langage que vous comprendrez mieux : vous êtes des merdes humaines incapables de défendre vos propres positions réactionnaires avec dignité et intelligence. Nous en concluons, chers enfants perdus du post-modernisme, que vous avez honte de vous-mêmes et de vos actes (que vous n’êtes même pas foutu d’assumer publiquement, ni même de revendiquer ou même seulement expliquer). Nos positions, nous les portons à visage découvert, avec des noms et des adresses pour les assumer publiquement. Un dixième de ce courage embellirait votre absence d’imaginaire.

Les staliniens traitaient de fascistes tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux, ces amis des autoritaires religieux nous traitent de « racistes », nous qui disons clairement notre haine de tout racisme, de toute religion, de toute autorité. Les vieilles habitudes sont-elles inscrites dans les gênes politiques de cette jeunesse confuse et incapable de développer la moindre pensée critique ou révolutionnaire ?

Nous continuerons de blasphémer contre les pseudo-radicaux confus et théo-compatibles, ainsi que contre tous les dieux et les prophètes, sur lesquels nous citerons encore et toujours la chanson du Père Duchesne : « Coupe les curés en deux Nom de Dieu / Fout les églises par terre Sang Dieu / Et l’bon dieu dans la merde Nom de Dieu… »

Nous profitons de cette deuxième petitesse pour remercier tous ceux et celles qui ont pris position aux côtés de La Discordia, ce qui dans ce cas revient à porter une position révolutionnaire claire contre la complaisance vis-à-vis de la religion, toutes les religions, et dans toutes les régions du monde. A ceux qui ont ricané, gardé un silence confortable ou avancé des excuses bidons pour regarder ailleurs va tout notre mépris.

Encore et toujours, contre toute forme de pouvoir,
contre toute religion et tout racisme,
vive la révolution et vive l’anarchie !

Quelques bibliothécaires de la discorde.

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ladiscordia@riseup.net

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Re: Des « tags » sur la bibliothèque anarchiste La Discordia

Messagede rastanar le Dim 21 Fév 2016 14:01

Pour nos "valeureux tagueurs" de la nuit...ça va leurs écorchés les tympans. :mrgreen:

Le soulèvement aura lieu...tu aura beau prier ton dieu---La Canaille

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