nouveau "Parti de Gauche"

Débats politiques, confrontation avec d'autres idéologies politiques...

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede fu hsang le Ven 15 Avr 2011 10:35

video "besancenot-melenchon "

"http://www.regards.fr/politique/une-rencontre-revolutionnaire"
fu hsang
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Dim 17 Avr 2011 09:23

Mélenchon à la Réunion

Mélenchon, “l’invité” du PCR

Jean-Luc Mélenchon sera dans le département à la tête d’une délégation du Parti de gauche les 18 et 19 avril. Au cours de son séjour, le coprésident du Parti de gauche se penchera particulièrement sur les projets d’autonomie énergétique de l’île. Il abordera également les problématiques de l’octroi de mer et des négociations APE en cours au niveau européen. Il rencontrera enfin les dirigeants du PCR. La visite de Jean-Luc Mélenchon est coordonnée par Jean-Hugues Savigny et Pascal Basse, respectivement secrétaires des comités du Parti de gauche nord et sud.


Jean-Luc Mélenchon est arrivé à la Réunion Dimanche 17 Avril 2011 - 11:15 Julien Delarue]

Jean-Luc Mélenchon et une délégation du Parti de gauche sont arrivés ce matin à Saint-Denis, une visite de deux jours dans notre île. Adoubé par le Parti communiste français, Jean-Luc Mélenchon pourrait se présenter en tant que candidat officiel du PC et du Front de gauche pour l'élection présidentielle de 2012.

Jean-Luc Mélenchon est arrivé ce matin à la Réunion dans le cadre d'une visite de deux jours. Il est accompagné par une délégation du Parti de gauche composée de François Delapierre, secrétaire national au programme, Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l’écologie, Céline Meneses, membre du Bureau national en charge des questions européennes, Charlotte Girard, responsable de la formation. Une visite coordonnée par Jean-Hugues Savigny et Pascal Basse, respectivement secrétaires des comités du Parti de Gauche Nord et Sud de la Réunion.

Jean-Luc Mélenchon se penchera particulièrement sur les projets d’autonomie énergétique de l’Ile, précurseurs de la planification écologique défendue par le Front de Gauche. Il abordera également les problématiques de l’octroi de mer et des négociations APE en cours au niveau européen. Il sera enfin l’occasion de rencontres avec les militants progressistes réunionnais.

Au programme de cette visite, une rencontre avec le syndicat CGTR Ports et Docks sur le thème de "La Réunion dans la mondialisation, libre-échange ou relocalisation", un déjeuner avec Roland Robert, président de l'Association des maires de la Réunion, une rencontre avec Paul Vergès au siège du PCR au Port.

Mardi, Jean-Luc Mélenchon sera dans le sud pour visiter une exploitation de canne, par la suite il rencontrera Philipper Berne et Elie Hoarau pour la présentation des projets d'énergie marine et de la barrière corallienne.

Le soir il tiendra un meeting à 18 heures au gymnase Dumesgnil à la Possession sur "la révolution citoyenne", puis avant de repartir pour Paris, il rencontrera les organisations du mouvement social à la Réunion.
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Lun 18 Avr 2011 07:04

QU’IL S’EN AILLE LUI AUSSI !09 Avril 2011



Lisant le Monde à peu près tous les jours, je suis toujours intéressé par la chronique de Franck Nouchi. J’ y ai appris très récemment les liens d’ amitié très anciens de B.H.L. avec Sarkozy, mais enfin cela ne m’ a pas trop surpris. Par contre, j’ ai dû relire à deux fois sa chronique du 6 avril consacrée à ce détour d’ un couloir pour me convaincre qu’ il ne s’ agissait pas d’ un canular !

Non seulement on apprend que J.L.M. et Marine Le Pen se serrent cordialemernt la main, mais les propos échangés, surtout de la part de J.L.M. sont proprement surréalistes. Le pompom, c’ est lorsque, en réponse à M.L.P. qui se plaint de se « faire traiter de fasciste », J.L.M. ne trouve rien de mieux à dire que : « Je vous comprends, moi j’ en ai marre de me faire traiter de lepéniste .»

Visiblement, il n’ est même pas venu à l’ idée de J.L.M. de répondre à M.L.P. qu’ elle n’ avait qu’ à s’ en prendre à elle-même, à son père et à son parti. A moins de penser que pour J.L.M. le F.N. devienne fréquentable, même si ce n’ est que dans un couloir.

On me rétorquera que tout cela est exagéré, que cela ne vise qu’ à décrédibiliser la popularité de J.L.M., que si on croise un adversaire politique dans un couloir, on ne peut l’ ignorer, bref, trouver toutes les bonnes raisons qu’ on voudra, il n’ empêche. Rien n’ oblige personne, et encore moins J.L.M. à saluer et surtout à s’ attarder à discuter avec qui que ce soit dans un couloir de Radio-France ou ailleurs. Et encore moins avec nos pires ennemis politiques.

Pour notre part – et je parle aussi bien pour Eliane Assanelli et notre attaché de groupe Stéphane Borras – lors de notre mandat au conseil régional de Midi-Pyrénées de 1998 à 2004, nous avons non seulement évité tout contact avec les élus du FN, mais aussi avec les élus de droite en général et plus particulièrement ceux dont il était de notoriété publique qu’ ils avaient été favorables à accepter les voix du FN pour conserver la présidence de région : Aujoulat, Didier, Dounot-Sobraques, Marthe. Je me souviens avoir à de nombreuses reprises évité de prendre l’ ascenseur pour ne pas me trouver coincé avec des élus FN ou de cette droite.

Pour en revenir à J.L.M., comment ne pas faire le rapprochement avec le titre de son livre « Qu’ ils s’ en aillent tous! », référence explicite au mot d’ ordre des manifestants argentins au plus fort de la crise en décembre 2001/ janvier 2002. A cette époque, à part Zamora, aucun élu national argentin n’ aurait pu ou osé prendre la parole devant le peuple excédé par la corruption et l’ incurie de la classe politique. En reprenant ce mot d’ ordre, J.L.M. entend sans doute montrer qu’ il se situe en dehors des grands consensus entre les principales forces politiques du pays. Mais il ne suffit pas pour cela d’ être fort en gueule, de s’ en prendre aux médias et aux instituts de sondage,... et de déclarations politiques sur lesquelles il y aurait beaucoup à dire. Par ce lamentable et misérable petit épisode, J.L.M. montre qu’ au fond, il n’ est pas si éloigné du monde qu’ il dénonce et que, s’ il persiste dans cette voie, je n’ aurai d’ autre envie que de dire : « qu’ il s’ en aille lui aussi! »

Lucien Sanchez Conseiller régional Midi-Pyrénées LCR-100% à Gauche,1998-2004
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Mer 20 Avr 2011 20:29

Jean-Luc Mélenchon rend hommage à Paul Vergès Publié : lundi 18 avril 2011 à 20:37

Le co-Président du Parti de Gauche et député européen Jean-Luc Mélenchon était l’invité du 19 heures d’Antenne Réunion. Candidat déclaré à la présidentielle de 2012, il a profité de sa visite officielle dans notre département pour rencontrer le leader de l’Alliance - PCR, avec qui il s’est longuement entretenu ce lundi.
Jean-Luc Mélenchon a profité de son intervention télévisée pour rendre hommage à Paul Vergès qu’il n’hésite pas à décrire comme une "personnalité fascinante et singulière", un homme "qui possède une vision à long terme, est capable de saisir les tendances profondes et peut faire des réponses concrètes".
Le co Président du Parti de Gauche s’est également exprimé au sujet des tractations au sein du Parti Socialiste, livrant un avis partagé sur la candidature probable de Dominique Strauss-Khan. Jean-Luc Mélenchon achèvera sa visite officielle demain. Il participera notamment à un meeting sur la révolution citoyenne.
Retrouvez dans la vidéo jointe l’intégralité de son interview sur le plateau du journal d’Antenne Réunion.


Jean-Luc Mélenchon en visite au Port Publié : lundi 18 avril 2011 à 10:57 - Modifié : 18/04/2011 à 11:19

Arrivé dimanche 17 avril à la Réunion, le député européen et co-président du Parti de Gauche Jean-Luc Mélanchon est sur le terrain depuis ce matin. Prévu sur deux jours, ce déplacement politique vise avant tout à présenter son projet de révolution citoyenne pour 2012. Accueilli à la mairie du Port à 10h00, ce député européen a prévu de rencontrer les dockers et visiter les installations portuaires de la Réunion.


Le député européen et co-président du Parti de Gauche est en visite officielle sur le département jusqu’au mardi 19 avril. Jean-Luc Mélenchon est actuellement au Port afin de visiter les installations portuaires.

Accueilli par Michel Séraphine - adjoint au maire du Port -, Jean-Luc Mélenchon souhaite avant tout faire passer ses idées. En ce sens, il tient actuellement un discours face à une quarantaine de travailleurs de la CGTR, au foyer des dockers du Port. Le co-président du Parti de Gauche expose des solutions pour l’avenir, tout en affichant ses ambitions : "éradiquer l’illettrisme, développer l’enseignement professionnel ainsi que l’économie énergétique". Au coeur de son discours, Jean-Luc Mélechon insiste sur l’importance de "se battre contre la résignation".

Au cours de sa visite, ce député européen candidat pour l’élection présidentielle de 2012 a également prévu d’étudier les projets initiés pour assurer l’autonomie énergétique de l’Ile. Jean-Luc Mélenchon souhaite aussi se pencher sur les conséquences néfastes des politiques européennes de "concurrence libre et non faussée" sur la culture de la canne et sur la réforme de l’octroi de mer.

Enfin, le co-président du Parti de Gauche présentera son projet de révolution citoyenne lors d’une réunion ouverte à tous.


JEAN-LUC MÉLENCHON À LA RENCONTRE DES TRAVAILLEURS DU PORT
« Ce ne sont pas vos problèmes qui vous rendent originaux, mais vos solutions » mardi 19 avril 2011 Céline TABOU

Hier au Port, Jean-Luc Mélenchon, député européen et co-président du Parti de Gauche a rencontré des élus de la mairie du Port et des dockers au Foyer des dockers au Port. Durant une heure, l’homme politique a fait un exposé sur les enjeux de la libéralisation à La Réunion et en France.

Première étape de la visite du candidat à la présidentielle, le Foyer des dockers où Jean-Luc Mélenchon est accueilli par Michel Séraphine et de nombreux syndicalistes.

Introduit par Michel Séraphine, Henri Hippolythe, Paulette Lacpatia et Alain Dreneau, Jean-Luc Mélenchon a exposé les effets néfastes de « la concurrence libre et non faussée » édictée par l’Union européenne. Il a également salué les avancées en matière d’énergie renouvelable lors d’une visite à la Ravine à Marquet. « Ce ne sont pas vos problèmes qui vous rendent originaux, mais vos solutions », a-t-il déclaré.

Une nouvelle gouvernance pour le port

Dans son allocution, Michel Séraphine a mis en avant les différentes réformes européennes proposées pour transférer l’outillage et le personnel du public vers le privé afin de rendre plus "compétitifs" les ports de France. Face à cette réforme, les dockers avaient tenu à exprimer leur opposition en mettant en place des piquets de grève. « Ce que nous voulons concrètement est une nouvelle gouvernance, aujourd’hui le port est commandé par trois têtes, nous voulons qu’il soit un établissement public avec un conseil de surveillance, un conseil de développement et un directoire ».
Député européen, Jean-Luc Mélenchon siège dans le même groupe qu’Élie Hoarau. Et les deux parlementaires défendent les intérêts des travailleurs menacés par ce projet. Michel Séraphine a expliqué : « nous ne voulons pas que La Réunion soit une économie de comptoir, car le port est d’un intérêt général et un outil au service économique de La Réunion. » En appui, Jean-Luc Mélenchon a expliqué que « tout problème à une solution, pas seulement une, mais plusieurs pouvant servir à tout le monde ».
Fustigeant l’attitude de l’Union européenne qui veut « de manière abstraite et aveugle, sans prendre en compte les spécificités de chacun, mettre en place une concurrence libre et non faussée ». Ce dernier a indiqué que les élus européens ne devaient pas mettre en place cette concurrence « n’importe comment, n’importe où, car cela revient à dire que tout ce qui est du bien commun sera vendu au privé pour le profit ».

« La sécurité de l’emploi est primordiale »

« La sécurité de l’emploi n’est pas un privilège, mais une garantie. Aujourd’hui, ils nous font peur avec leurs contrats précaires », et la crise financière et économique, il est donc « aujourd’hui, normal de se révolter et de rappeler que derrière toute richesse, il y a un être humain ».
Mettant en avant la transmission des compétences et des savoir-faire, il a argué qu’un « ancien peut transmettre ses connaissances à un nouveau, renouvelant le travail et permettant de meilleures conditions de travail et une évolution du métier avec de nouvelles techniques et savoir-faire ». « Dans le travail, il y a une science et un savoir qui perdureront grâce à la sécurité de l’emploi qui doit être conservé ».
« Il y a-t-il une limite à l’exploitation, certains diront non, mais il y a la résistance à l’exploitation. Car à la fin, tout sera emporté par les libéraux, car l’extension sans fin du champ de la concurrence libre et non faussée aura pour résultat des catastrophes économiques, sociales et écologiques. Nous devons donc nous battre et lutter pour une qualité de vie meilleure, ce n’est pas un privilège ».
Cette qualité de vie devra passer par l’autonomie énergétique et alimentaire, « il faut trouver des solutions aux problèmes d’autonomie, car la Droite dit toujours « on va continuer comme ça », ils sont d’ailleurs prêts à vous vendre une centrale nucléaire ». Mais, pour atteindre ces autonomies, Jean-Luc Mélenchon met en avant l’importance de l’éducation tant l’enseignement supérieur que professionnel. « L’éducation ne peut pas être privatisée, il faut se battre pour récupérer les nombreux postes supprimés ». Le co-président du Parti de Gauche préconise le « savoir et l’obligation de progresser », car c’est la « révolution citoyenne qui permettra de mettre en place la solidarité, la coopération, et surtout le pouvoir au peuple ».

Céline Tabou

Réactions à la venue de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Hugues Savigny, organisateur de la venue de Jean-Luc Mélenchon
« Il est venu prendre le pouls économique, social et les voies de développement dans l’Outremer et notamment à La Réunion, qui est le département le plus peuplé. Le débat entre lui et les dockers au foyer a essentiellement porté sur la relocalisation, l’autonomie énergétique et alimentaire à La Réunion, mais dans toutes les îles d’Outre-mer. Nous avons tenu à organiser cette première visite au foyer des dockers car même avec un développement endogène, le port reste un passage obligé. Nous n’avons pas à La Réunion de matière première, les dockers sont en première ligne dans le développement de notre économie. »

Henri Hippolyte, conseiller général et municipal du Port
« C’est un honneur et un plaisir, car il apporte sa vision par rapport à des problématiques majeurs pour nous notamment dans le social et l’économique. Il parle avec cœur, et dit ce que l’on a toujours prôné “Nou le kapab”, car nos propres solutions peuvent nous permettre d’avancer et de faire face à l’avenir. Demain, l’autonomie énergétique et alimentaire est une idée pour faire avancer l’intérêt général.
Jean-Luc Mélenchon a le même discours que Paul Vergès. C’est intéressant de voir que les solutions sont dans nos mains et qu’une personne venue de Paris ne nous dit pas “La France fera pour vous”. On a là un homme qui croit fermement aux capacités des Réunionnais. Paul Vergès avait raison là-dessus, car on entre dans une ère de responsabilité, ce qu’il disait n’était pas un hasard, car l’avenir de La Réunion est dans nos mains à nous de faire des propositions, mais surtout de prendre nos responsabilités pour notre pays ».

Paulette Lacpatia, conseillère municipale
« À quelques mois de la présidentielle, la venue de Jean-Luc Mélenchon est une chance pour La Réunion surtout pour son projet, et les propositions qu’il va faire pour La Réunion. L’avenir nous dira, mais ce que nous attendons de l’homme de progrès qu’est Jean-Luc Mélenchon qui partage notre philosophie, est un projet viable pour l’Outre-mer, car nous en avons vraiment besoin. Au-delà des propositions, nous attendons que des choses soient faites pour faire face aux difficultés économiques et sociales dans l’Outre-mer. »
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Jeu 21 Avr 2011 23:03

JEAN-LUC MÉLENCHON, CO-PRÉSIDENT DU PARTI DE GAUCHE
« Le volcan social gronde » jeudi 21 avril 2011 Geoffroy GÉRAUD-LEGROS

Le bilan de la visite à La Réunion de la délégation du Parti de gauche au travers des réponses de Jean-Luc Mélenchon à 6 questions.


Jean-Luc Mélenchon : « Je propose le rassemblement comme moyen du renouveau et de la dynamique. Chacun restant ce qu’il veut être, néanmoins tous unis, nous sommes une force considérable. C’est ce que nous demande la société ». (photo Toniox)

La question de l’autonomie énergétique était au centre de votre voyage à La Réunion. Avez-vous tiré des enseignements ?

Ce qui compte dans l’objectif d’autonomie énergétique, c’est la dynamique qu’il engendre. D’abord chacun prend conscience de l’impact environnemental du mode de production de l’énergie. C’est la sortie de l’irresponsabilité écologique. Ensuite c’est une prise de conscience de l’état de la dépendance où se trouvent nos peuples à l’égard des matières premières du modèle actuel : gaz, pétrole, uranium. Cette dépendance est cause de violences et de guerres, que ce soit contre des fournisseurs rebelles ou des concurrents trop rudes. La guerre d’Afghanistan n’a pas d’autres causes. Enfin, la quête de l’autonomie énergétique déclenche une course à la recherche théorique ou technique, extrêmement tonique pour la société, sa jeunesse et son niveau de qualification. Des millions d’emplois socialement utiles et écologiquement urgents sont à la clef. Voilà les enjeux. L’autonomie énergétique et la relocalisation de sa production sont une locomotive du progrès humain. Cette argumentation va être au cœur de mon programme de planification écologique.

À quel sens cette question de l’énergie est-elle, selon vous, politique ?

Il y a l’enjeu de la paix et de l’orientation du progrès technique que je viens d’évoquer. Mais l’objectif de la relocalisation de la production énergétique permet aussi de construire un modèle social nouveau d’organisation de la production et de l’échange. C’est de la politique cent pour cent. Notez que mettre en chantier un changement de cet ordre crée des millions d’emplois stables et qualifiés. C’est un élément essentiel du rapport de force social.

Vous avez eu l’occasion d’échanger avec des élus et des dirigeants communistes, comme Paul Vergès, Roland Robert, Pierre Vergès, Claude Hoarau... que retirez-vous ces rencontres ?

Je connaissais plusieurs d’entre eux. J’en ai découvert plusieurs autres. Ce sont des personnalités que l’on gagne à connaître pour comprendre leur capacité à influencer la société réunionnaise. J’ai dit que Paul Vergés est une figure qui parle à toute la gauche française. Je n’ignore rien des polémiques qu’il peut susciter. Il va toujours ainsi d’un personnage au puissant charisme. Mais ce qui compte, par delà nos appréciations sur un homme, c’est ce qu’il apporte au bien de toute la société. Ceux qui ne le voient pas à propos de Paul Vergès passent à côté d’une grande source de l’identité réunionnaise.
D’autre part, mon séjour m’a permis de faire la connaissance de la très jeune génération des dirigeants de gauche. J’ai été très impressionné par le niveau et l’acuité des approches de Béatrice et Gilles Leperlier, par exemple. Enfin je crois que j’ai entamé une relation détendue et fraternelle avec Ivan Hoarau de la CGTR et j’ai l’intention de continuer à le consulter à l’avenir.

Vous avez eu un contact répété avec des acteurs du mouvement social. Quelles impressions en retirez-vous ?

Le mouvement social est à l’image de la société réunionnaise dont il constitue une aile marchante très avancée. J’y constate un sens des responsabilités qui rend plus angoissant leur appel. Tous m’ont parlé de l’impasse du modèle social actuel. Tous m’ont parlé d’une société épuisée par la pauvreté et le chômage. La discussion avec les jeunes m’a permis de prendre la mesure des frustrations immenses qui couvent. Personne ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu ! Le volcan social gronde. Fou qui l’oublie.

Lors du meeting que vous avez tenu à La Possession, vous avez affirmé que les schémas du centre ne pouvaient être plaqués sur des réalités différentes, dont la nôtre. Pouvez-vous développer cette idée ?

Je ne dis rien d’autre que ce qu’en disent les progressistes réunionnais. Mais dans le moment cette formule prend une force spéciale. Le modèle du centre, c’est celui de la Commission européenne. C’est le modèle du libre-échange et de la concurrence libre et non faussée. Pour La Réunion cela veut dire la destruction de toute production locale et le retour au modèle de l’économie de comptoir. La canne est menacée de mort par la libéralisation du marché européen du sucre. Non seulement toute l’activité économique qui va avec est menacée mais aussi les 20% de l’électricité locale produite avec la combustion de la bagasse. Et tout ça pourquoi ? Pour quelques centimes, et même moins, d’économie dans l’agroalimentaire. Mais à l’inverse, testons l’idée que les Outremers peuvent proposer un chemin de progrès que le centre est incapable de penser, parce l’illusion de sa puissance actuelle l’aveugle. Ainsi à propos de l’autonomie énergétique. Ou bien du modèle de co-développement. Ou de la nouvelle frontière de déploiement humain que sera la mer.

Vous avez évoqué la nécessité du rassemblement de l’autre gauche. Pouvez-vous en dire davantage ici ?

La gauche est en impasse dans le monde aussi longtemps qu’elle s’en remet à la social-démocratie. La cause est dans l’incapacité de son modèle affronter la réalité du capitalisme de notre époque. Voyez la situation en Grèce où le président de l’internationale socialiste, premier ministre, se charge d’appliquer les diktats des banques. Mais nous, l’autre gauche nous sommes impuissants du fait de notre éparpillement et de notre difficulté à faire de nos idées un programme gouvernemental cohérent. Du coup les petites forces s’aigrissent et se réfugient dans le témoignage impuissant. Et les grandes organisations de notre mouvance se condamnent à des arrangements déroutants, du fait de leur difficulté à trouver une majorité. Je propose le rassemblement comme moyen du renouveau et de la dynamique. Chacun restant ce qu’il veut être, néanmoins tous unis, nous sommes une force considérable. C’est ce que nous demande la société. Rien ne serait plus absurde qu’un monde condamné à l’alternance entre la droite des banques et la gauche du FMI. Ce n’est pas de cela dont la société a besoin.

Propos recueillis par Geoffroy Géraud-Legros
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Ven 22 Avr 2011 19:35

24 heures dans la vie de Mélenchon : Qui est vraiment le héraut de la gauche de la gauche ? Par VIOLAINE DE MONTCLOS Le Point - Publié le 14/04/2011 à 02:43 - Modifié le 22/04/2011 à 11:41

Dans une autre vie, Jean-Luc Mélenchon était enfant de choeur. L'aube blanche, les oreilles décollées, les prières en latin qu'il ânonnait gamin dans les églises catholiques de Tanger : on songe à ce Mélenchon-là en observant, sur le plateau du Grand Journal, l'homme vociférant qu'il est devenu. La famille, pied-noire et sans le sou, était viscéralement athée. Mais la mère était convertie. Alors, par amour pour elle, dans le Maroc de son enfance qui est son paradis perdu à lui, le petit Mélenchon a parfois servi les curés. Autre temps, autre messe : ce jeudi 3 mars 2011, dans ce temple de la branchitude qu'est Le Grand Journal de Canal+, l'aube blanche est au placard. Il aboie. Il mord. Dénonce "les amis libéraux de monsieur Aphatie". Mouline l'air de l'index. Joue les bouffeurs de journalistes. Au coeur de cette "machine à fabriquer des archétypes" qu'est à ses yeux le système médiatique, il s'est choisi un masque et exécute sa partition, depuis des mois, les yeux fermés. Attaques personnelles. Gesticulations. Verbe tonitruant, si possible outrancier.

Qu'il est ardu de reconnaître, sous les traits de cet homme bilieux qui s'agite sous les projecteurs, celui qui quelques heures plus tôt parlait à voix chuchotante de Jaurès, Olympe de Gouges, Louise Michel. Début d'après-midi, ce même jeudi. Dans le train qui le ramène de Nîmes, le ronronnement du TGV en sourdine et la campagne glissant en reflet sur ses iris sombres, Jean-Luc Mélenchon convoque les ombres tutélaires de la gauche historique française. Avec le regard concentré de ceux qui entendent mal - il est dur d'oreille de naissance -, se passant une main en battoir dans sa tignasse épaisse, il évoque cette gauche jacobine qu'il considère trahie, développe une pensée ample, irriguée de mille références et d'un sens tragique de l'action publique : un érudit, un politique vertébré par l'histoire, qui va pourtant dans quelques heures donner encore une fois raison à ceux qui l'affublent, nez bouché, du nom de "populiste". Il le sait. À vrai dire, il y compte." Je parle dur pour que ceux qui n'écoutaient plus prêtent à nouveau l'oreille. Ce que pense de moi la classe moyenne supérieure ne m'intéresse pas. Ce sont les miens que je veux rallier."

Provoc

Ce matin, dans le village du Gard où il est allé appuyer la candidate du Parti de gauche, le maire d'un village voisin lui a brusquement attrapé le bras et s'est mis à pleurer. Pas de caméras pour saisir l'instant : le court tête-à-tête des deux hommes, les militants qui s'écartent et une voix qui lance "Jacques, répète-le tout fort, ce que tu dis à M. Mélenchon." Jacques raconte à voix haute : ces administrés qui n'ont plus de quoi payer le chauffage, plus de quoi régler la cantine des mômes, toutes ces vies gâchées par la crise qui viennent lui demander des comptes. Et lui, le maire, qui n'a rien à répondre et n'en dort plus la nuit. "Et dire qu'on trouve que j'en fais trop, tonne à sa suite Mélenchon. Il y a pourtant une autre voie, mais il faut croire que c'est possible. Qu'ils s'en aillent tous !" Il n'est pas grand, on se pousse pour le voir. C'est drôle, au milieu de ces militants, de ces curieux en jean, en pull, il est le seul à porter un costume. Complet de velours noir, cravate cramoisie saisie dans la collection, innombrable, qu'il a héritée de son père et de son grand-père. Il n'y déroge jamais. Manière à lui de rappeler invariablement qu'il est bien de ceux qui gouvernent, pas de ceux qui allument des feux. Sauf qu'il a toujours cru aux vertus du verbe agressif. C'est d'ailleurs à ces mots fiévreux qui parfois le dépassent qu'il doit son épiphanie politique.

Printemps 2005. En campagne pour le non au référendum, il est en meeting à Soissons, devant un public populaire atone. Du haut de la tribune, il tente d'éveiller l'auditoire. Monte en puissance, montre les poings, se laisse au fond déborder par sa propre fougue. Près de lui, Marie-George Buffet pâlit. Mais il est trop tard pour baisser d'un ton. "J'en étais moi-même effrayé, mais j'ai quand même hurlé Châtiez-les ! et, là, j'ai vu la salle entière se lever d'un bond, crier avec moi, comme si j'avais d'un coup retiré un couvercle. Alors j'ai compris. J'étais de ceux qui avaient mis ce couvercle sur leur rage, qui s'étaient coupés du peuple de gauche, j'étais de ce parti parlant au nom de la classe supérieure, indifférent à la déroute des petites gens." Ce soir-là, le compte à rebours du divorce s'enclenche. Le "vieux" n'est plus là. Jospin, qu'il estime, a déserté. Entre François Hollande, dont il exècre l'humour désabusé, et Emmanuelli, qui bougonne, "mais a renoncé à se battre", Mélenchon n'est plus chez lui au PS. Depuis le début des années 2000, c'est en Amérique du Sud, qu'il connaît bien depuis son soutien au MIR - Mouvement de la gauche révolutionnaire chilienne - durant les années soixante-dix, qu'il va de plus en plus souvent "mettre les doigts dans la prise". Il y a là-bas des gens qui se battent, des révolutions citoyennes en marche. Mélenchon en revient chaque fois avec des ailes. Et une idée de plus en plus précise du rôle qu'il veut jouer dans la pièce. Être la mauvaise conscience de la gauche. Ou bien, si tout le système s'effondrait, "son homme providentiel". On suppose qu'il plaisante. Mais il a dit ça sans sourire, en faisant mine d'y croire, du haut de ces 6 % qui font tellement ricaner ses anciens amis. "Prenez-moi pour un fou, mais dans les révolutions par les urnes qui ont eu lieu en Amérique du Sud, c'est toujours un homme de l'Ancien Monde qui a fait le pont avec le nouveau. Quand la peur du déclassement est aussi forte qu'elle l'est actuellement en France, il suffit d'un rien pour que tout bascule. Alors je me mets en situation d'être cet homme-là. Si demain il fallait gouverner, je saurais comment m'y prendre."

Intimité

Depuis des mois, il vit comme un athlète. Poids surveillé au gramme près, sommeil surveillé par un médecin, journées d'enfer orchestrées à la minute près par une équipe qui connaît sa détestation de l'improvisation. "Allez, à cheval": ce soir, à Dole, le nez sur la pendule, il houspille ses troupes de crainte de rater le train. En psychorigide des horaires, il est en avance sur tous les quais de gare. Nîmes hier. Dole aujourd'hui, où il vient encore, en quelques heures, d'aimanter tant de désespoirs : agriculteurs en faillite, profs au bord de la crise de nerfs se bousculant pour prendre le bonhomme par l'épaule, attirer son regard, lui confier leurs bouts d'existence spoliée. Il a bien fallu s'habituer à cette intimité que les gens s'inventent avec lui, à cette façon qu'on a de le toucher, de l'envahir.

Son charisme, il le sait, provoque depuis longtemps des haines et des adorations souvent irrationnelles. Alors, dans les foules, qu'il commence à craindre, il est protégé par une petite bande menée par un ami, philosophe et karatéka. Et puis, pour supporter le rapt permanent qu'on fait de sa personne, il admet qu'il "verrouille les cavernes intérieures" : entendez sa vie privée, imprenable.

À Dole, après le comité d'accueil, on lui a passé le micro. La salle lui était tout acquise, mais il a quand même fait le show, électrisé son monde. Ce don oratoire, c'est sa force. Il le travaille, le perfectionne sans fin, s'imprègne des techniques de ceux dont il a admiré le verbe - Poperen, Badinter - et prépare ses discours comme des épreuves sportives, toujours une formule en stock, au cas où le temps presse, pour le "salto arrière final". Avec les années, avec la rupture, les mots se sont musclés, le visage s'est creusé. Au prix d'un régime draconien, il a évacué 12 kilos et perdu les joues rondes qu'il arborait ministre. Ministre délégué à l'Enseignement professionnel : il avait failli refuser. C'est sa mère, tempérant son orgueil, qui l'avait décidé. Deux ans à griller quatre paquets de cigarettes par jour, à se démener pour faire marcher au pas l'escadron de techniciens qu'on lui avait collé. Il avait aimé ça. Et détesté, aussi, l'erreur anecdotique qu'avait commise Jack Lang, écorchant son prénom à leur première conférence de presse commune. Jean-Pierre au lieu de Jean-Luc. C'était il y a dix ans, il n'a toujours pas pardonné...

Orgueil fou

Il y a de cela, aussi, dans l'histoire de sa rupture avec le PS, un orgueil un peu fou, un réflexe de classe viscéral d'un homme que les têtes d'affiche du parti ont souvent traité, du moins le croit-il, comme un plouc perdu parmi les énarques. "Je n'ai jamais supporté leur condescendance. Hollande faisant si peu de cas, en réunion, de mes remarques, lui qui était encore en couches-culottes à l'Ena quand je faisais évader des partisans d'Allende. Ce mépris a fini par me rappeler ce qui nous séparait." Lui, c'est une blessure qui le met à part, un exil qu'il a souvent raconté. La rudesse du pays de Caux, où il est parachuté, à 11 ans, après son enfance marocaine. Le père n'a pas fait d'études, il est télégraphiste. La mère est institutrice, et on ne roule pas sur l'or. Mais à Tanger, il y a la mer, le soleil, la compassion aussi pour une misère ambiante qui vous fait forcément mieux accepter la vôtre. Les parents divorcent, sans drame, quand Jean-Luc a 8 ans. Mais l'arrachement au pays, deux ans plus tard, est une violence dont il se remet mal.

Dans cette Normandie où le petit pied-noir a la peau un peu trop tannée, il commence, dans les couloirs des barres HLM d'Yvetot, une "carrière de bicot". "Ma soeur a bien vécu tout ça, mais, pour moi, ça a été un drame." Et l'origine de tout. Manque le détonateur. Suivant la mère et son nouvel époux, les enfants font leur scolarité à Lons-le-Saunier. C'est là, en classe de première, que Mai-68 le cueille. "Il avait déjà lu beaucoup, se souvient son ami Christian, et il avait un don pour parler en public. À 17 ans, il tenait une salle." Le trotskisme l'emporte comme une vague. Pour se payer ses études de philo - il ira jusqu'à la licence -, il fait pompiste, pion, ouvrier d'entretien. Pige, à La Voix du Jura, sous un nom d'emprunt. Et puis rencontre celui dont il refuse encore obstinément de dresser l'inventaire posthume. "Le vieux" : Mitterrand. "C'était en 1972, il était en campagne à Besançon. On m'avait envoyé lui porter la contradiction, moi, le petit trostkard chaud comme de la braise. À 20 ans, on est dans la théorie. Moi, je pensais système, mais lui, il parlait du bonheur : j'ai été retourné."

Déchirure

Le parti devient sa famille. Il en devient l'un des secrétaires de fédération l'année où son héros s'empare de l'Élysée, en gravit vite, en bon soldat, tous les échelons locaux et nationaux, est élu en 1985 plus jeune sénateur de France et se persuade longtemps qu'il peut de l'intérieur essayer d'infléchir la ligne : la conversion à cette social-démocratie qui trahit, selon lui, les racines populaires de la gauche historique. Il y croit jusqu'en 2005, jusqu'à la déchirure. "Aucun des actuels dirigeants de ce parti n'a eu d'engagement syndical", avance-t-il comme preuve évidente du divorce du parti avec "les petites gens".

Sur le plateau de Canal+, après le duel avec Aphatie, un sketch est diffusé : Mélenchon singé en syndicaliste, moustachu populeux, prolo à la "Camping". En médaillon, la tête de Mélenchon, le vrai, découvrant les images. L'atteinte personnelle, la blessure si visible sous le masque tendu. Pour une fois, il ne répondra rien. Mais le lendemain, dans le train de Dole, il comptera tranquillement les points : "Tout ce que ce pays compte de délégués syndicaux découvre comment une chaîne comme Canal+ les considère. À chaque coup que les médias me portent, je gagne un peu plus des miens."


Les citations

Alain Minc

" Il possède une vraie culture, une vraie maîtrise de la langue, mais qu'il met au service du populisme le plus éculé et d'une vision de l'économie loufoque. C'est surtout un grand cynique, qui laboure le champ de l'extrême gauche mais vendra évidemment ce champ, sans aucun état d'âme, le moment venu. "

Jack Lang

" J'aime son brin de folie et je ne peux pas oublier la façon dont il a soutenu F rançois Mitterrand. Ce fut un bon ministre, solide, en fait assez conservateur. Je réprouve les attaques personnelles et les fureurs dont il s'est fait le spécialiste, mais le comparer au Front national est inique. "
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Sam 23 Avr 2011 19:35

PARTI DE GAUCHE DU CALVADOS

« S'agissant d'un lieu privé, le propriétaire nous indique qu'il se réserve le droit de faire appel aux forces de l'ordre et d'engager les poursuites à l'encontre de toute personne qui pénétrerait dans les lieu sans y être invité. Dès lors, les responsables du comité de Caen devront assumer toutes leurs responsabilités en toute connaissance ». Ainsi débute le courriel envoyé par les responsables départementaux du Parti de Gauche aux adhérents du Parti de Gauche de Caen.
Les exactions dont menaçaient de se rendre coupables ces militants : venir demander des comptes aux dirigeants de la coordination départementale du Calvados après des semaines de « brimades » dont ils sont victimes et dont le sommet a été atteint avec l’annonce du dépeçage de leur comité, façon de contourner le vote majoritaire des militants, ce qui permettrait par exemple de faire élire secrétaires de comités par une poignée d’adhérents des personnes qui jusque là étaient largement battus lors de l’élection du secrétaire du comité de Caen.
Tout a commencé le 14 décembre dernier lorsque l’un des comités locaux du Calvados, le comité de Lisieux, a décidé de faire main basse sur le Parti de Gauche du Calvados par la ruse et la fraude lors de l’Assemblée Générale ordinaire des adhérents. La commission nationale des conflits saisie a d’abord invalidé l’Assemblée Générale qui avait donné lieu à des irrégularités. Puis un deuxième membre de cette commission ayant décidé de réconcilier tout le monde par la force, acceptant de n’entendre qu’une seule partie, une seconde Assemblée Générale a été organisée. Elle a été boycottée par les militants caennais en particulier, pour protester contre la partialité des conditions dans lesquelles cette Assemblée Générale été organisée (violation des statuts, non respect des instructions nationales et même non respect des décisions de la Commission des conflits).
Depuis, les manœuvres pour détruire le comité de Caen ne cessent plus, tel le transfert de militants d’autres comités vers le comité de Caen et la volonté affichée de priver ce comité de certains de ses militants en les transférant de force vers d’autres comités.
C’est pourquoi les militants caennais du Parti de Gauche avaient décidé de se rendre à la réunion de la coordination départementale pour exprimer leur volonté concernant le fonctionnement de leur comité et poser quelques questions simples : où est passée la caisse du comité de Caen alimentée par les reversions de cotisation de ses adhérents ? Pourquoi les responsables du comité de Caen ne sont ils plus informés lorsqu’il y a de nouvelles adhésions sur leur comité ou des demandes de contact ? Pourquoi les représentants du comité de Caen n’ont ils plus accès à la boite mail du Parti de Gauche du Calvados et ne sont ils pas non plus informés des courriels envoyés par nos partenaires et ni invités aux rencontres unitaires organisées dans le cadre départemental ? Pourquoi les représentants du comité de Caen ne sont ils pas informés de la tenue des réunions de la coordination régionale ni invités à y participer ?
Et plus globalement, pourquoi les représentants du comité de Caen ne sont ils jamais consultés sur les décisions prises au nom du Parti de Gauche du Calvados en dehors des réunions du comité, comme par exemple le soutien aux cantonales d’un candidat PCF ayant refusé l’étiquette « Front de Gauche » mais dont les affiches arborèrent à notre grande surprise le logo Parti de Gauche à côté de ceux du PS et du PRG ?
Il semblerait que Charles Marsault, co secrétaire du Parti de Gauche du Calvados, et Karinne Gualbert, co secrétaire du Parti de Gauche du Calvados, membre du bureau du conseil national du Parti de Gauche, ne sont pas pressés de répondre à ces questions.

Les dirigeants nationaux du Parti de Gauche qui jusqu’ici ont détourné le regard entendront ils enfin l’appel au secours des militants et finiront ils par donner une suite à la demande qui leur a été adressée de dissoudre une coordination départementale illégitime et malfaisante et à rendre leur autonomie aux comités locaux dans l’intérêt de tous ?
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede tagada le Sam 23 Avr 2011 23:31

je n aime pas du tout melanchon, je l'ai vu dire que la france n'avait pas jouer un si mauvais rôle au Rwanda, alors que l'on était déjà conscient et informer, et sinon il a pris partie en faveur des chinois sur la question tibétaine, il est clairement pour l'invasion et ce fait le relais de la propagande chinoise, bien que c'est vrais que le tibet avant la chine c'etait pas le paradis mais quand j'entend dire le gouvernent chinois qu'il y avait des esclaves au tibets, moi je leur accorde le bénéfice du toude surtout quand on voit les laogai en chine qui sont des camps d"esclavage, et que la question des droit de l'homme en chine ne leur donne pas la position de critiquer leur voisin, que ce soi une théocratie ou pas!

bref il dénonce les interventions en Libye comme un acte de colonisation, mais la chine au Tibet ce n'est pas grave.... si c'est sa être socialiste, on est pas si loin des discourt de le pen.....
Onshinjutsu
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Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Lun 25 Avr 2011 16:13

RÉUNION PUBLIQUE À LA POSSESSION AVEC JEAN-LUC MÉLENCHON
« Nous avons besoin d’une implication concrète et complète pour que réussisse le changement »
mercredi 20 avril 2011 Céline TABOU

Lors d’un chaleureux meeting hier soir à La Possession, Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel pour les Réunionnais et surtout les jeunes qui « ne se résigneront pas, la Révolution Citoyenne est en marche, le peuple et les jeunes doivent prendre le pouvoir ».

Au premier rang : Roland Robert, maire de La Possession, François Delapierre, secrétaire national du Parti de Gauche au programme, Marcelle Puy, suppléante de Roland Robert au Conseil général, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, Paul Vergès, président de l’ONERC et Jean-Hugues Savigny, secrétaire du Comité Nord du Parti de Gauche à La Réunion. Un meeting a clôturé en beauté le séjour de la délégation du Parti de Gauche. (photo (...)

Après une journée dans le Sud où elle a notamment rencontré Élie Hoarau, la délégation du Parti de Gauche conduite par Jean-Luc Mélenchon a continué sa visite par une participation à une réunion publique à La Possession. C’est au gymnase Dumesgnil, à proximité de la place rendant hommage aux victimes de l’Ordonnance Debré que le rendez-vous était donné hier soir à 18 heures.
C’est tout d’abord Jean-Hugues Savigny, responsable du Comité Nord du Parti de Gauche à La Réunion qui a ouvert le meeting. C’est ensuite Roland Robert, conseiller général et maire de La Possession, qui a souhaité la bienvenue à la délégation du Parti de Gauche. Après cet accueil chaleureux, Jean-Luc Mélenchon a fait un exposé sur le concept de "révolution citoyenne".
Devant les militants, des élus du conseil municipal de La Possession, dont Jean-Hugues Savigny, coorganisateur de la venue du candidat à la présidentielle avec Pascal Basse, et des responsables politiques tels que Paul Vergès, président de l’Alliance, le co-président du Parti de Gauche a exposé ses « cinq grands projets ».

Le peuple au pouvoir

Fondé en 2009, lors des élections européennes, le Front de Gauche est une alliance initiée par le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PG) afin d’agir « partout où le peuple se défend et invente des alternatives ». Son représentant national Jean-Luc Mélenchon a clamé devant le public, « nous sommes un parti de partageux, nous sommes pour la répartition des richesses ».
Du même titre que son ouvrage, “Qu’ils s’en aillent tous ! Vive la Révolution citoyenne », Jean-Luc Mélenchon a proposé le « changement des valeurs : la solidarité et l’écologie, plutôt que le chacun-pour-soi de la concurrence libre et non faussée. »
Ces cinq propositions : refondation républicaine de la France, partage des richesses, planification écologique, sortie du traité de Lisbonne et politique de la paix, devraient également avoir cours à La Réunion, « terre républicaine ». Au-delà de ces objectifs, Jean-Luc Mélenchon a mis l’accent sur la solidarité et le « grand mouvement de jeunes qui couve parmi la jeunesse réunionnaise ».

« La jeunesse porteuse d’avenir et d’un futur meilleur »

« Je propose ma candidature à toutes les forces de gauche, celles qui sont aujourd’hui éparpillées, celles qui sont divisées pour de bonnes raisons, mais nous, révolutionnaires, inflexibles, nous sommes encore là, nous sommes les protagonistes porteurs d’avenir » a expliqué le candidat à la présidentielle. Ce dernier a mis en avant la jeunesse et ce qu’elle pourra apporter à La Réunion, « la cause a besoin de vous » a-t-il déclaré. Arguant le besoin qu’a la jeunesse de se mobiliser, Jean-Luc Mélenchon a également lancé son appel à tous et à toutes, « parce que la tache est dix mille fois plus grande, dans un siècle qui commence, sans la main de fer qui décide de tout et sans le pouvoir de l’argent qui accompagnent les institutions politiques à sa mesure, nous devons être à la hauteur du défi qui se présente ».
Fustigent la social-démocratie qui veut corriger et accompagner le capitalisme, Jean-Luc Mélenchon a conclu en expliquant que ce « capitalisme ne peut pas être régulé, il faut un nouveau modèle de développement », où il s’agit d’une « politique de l’intérêt général, et non du pouvoir de l’argent ».
Après le meeting, Jean-Luc Mélenchon avait rendez-vous avec les représentants du mouvement social.

Céline Tabou
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Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede totto le Lun 25 Avr 2011 23:30

tagada a écrit:je n aime pas du tout melanchon, je l'ai vu dire que la france n'avait pas jouer un si mauvais rôle au Rwanda, alors que l'on était déjà conscient et informer
Mélenchon était mitterrandiste et mouillé jusqu'au bout dans la galère Mitterrand, puis la galère Jospin. Pas étonnant qu'il nie leurs crimes!

tagada a écrit:bref il dénonce les interventions en Libye comme un acte de colonisation, mais la chine au Tibet ce n'est pas grave.... si c'est sa être socialiste, on est pas si loin des discourt de le pen.....
Non il dénonce pas les interventions en Libye, au contraire il a voté POUR l'intervention impérialiste en Libye.
Ce type est un républicain nationaliste, il place les intérêts nationaux de l'État français avant tout le reste.
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Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Dim 1 Mai 2011 14:19

Eon et Voltaire

La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) vient de décider d’instruire la saisine d’Hervé Eon, paisible citoyen de Mayenne, membre du Parti de Gauche, condamné pour outrage au chef de l’Etat après avoir brandi un panneau « casse-toit-pov’con » sur le parcours de la voiture du président de la République à Laval en août 2008.

Cette phrase célèbre n’était pourtant qu’une citation du président de la République, devenue depuis lors le slogan d’une affiche et d’un autocollant du Parti de Gauche.

J’espère que la CEDH défendra dans cette affaire le droit à l’irrévérence que les amis de la liberté ont su arracher aux arbitraires de toutes sortes. Quelle que soit sa décision, le délit d’outrage ridiculise la France. Je rappelle que ce délit a été supprimé du droit français en ce qui concerne les chefs d’Etat étrangers du fait d’une décision de cette même cour. Le programme du Front de Gauche s'engage à faire disparaître cette survivance du droit d’ancien régime monarchique.

Communiqué du Parti de gauche
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Lun 2 Mai 2011 07:08

Meeting du Front de gauche au Gymnase Jappy (Paris 11ème) : 3/05.
POUR MENER UNE POLITIQUE DE GAUCHE EN FRANCE ET POUR CHANGER L’EUROPE

IL FAUT COMMENCER PAR DIRE NON AU PACTE EURO-PLUS SARKOZY - MERKEL

La crise économique, sociale et écologique est loin d’être finie et les gouvernements veulent la faire payer aux peuples. En France, les luttes sociales sont fortes pour défendre les hôpitaux, se battre contre les fermetures de classes, augmenter les salaires pour permettre de vivre dignement. Ces mobilisations défendent l’intérêt général contre l’enrichissement d’une minorité.

Alors que les banques et les actionnaires ont accumulé des profits énormes, l’Union européenne (UE) et ses gouvernements, sous la pression des marchés financiers et avec le concours du Fonds monétaire international (FMI), imposent une « super austérité » pour les peuples. Sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel, le pacte « Euro Plus » vient d’être imposé aux peuples européens lors du dernier Conseil européen des 24-25 mars.

Face aux mouvements sociaux d'ampleur qui mettent en cause ces cures d'austérité - en Grèce, en Irlande, en Grande Bretagne, en France et au Portugal, partout en Europe –, et alors que partout dans le monde des peuples se soulèvent pour en finir avec des régimes autoritaires, l'Union européenne est à contre courant de l'histoire. Ce pacte, c'est la mise sous tutelle des peuples à une politique de grande régression sociale.



Pacte pour l’Euro : décryptage d’une offensive contre les peuples
- « Renforcer la compétitivité », traduire par : comprimer les salaires, mettre en concurrence les travailleurs des pays européens.

- « Promouvoir l’emploi », traduire par : favoriser la précarité en promouvant la « flexicurité ».

- « Améliorer la viabilité des finances publiques », traduire par : allonger l’âge de la retraite, casser les services publics et niveler par le bas les droits sociaux.

- « Renforcer la stabilité financière », traduire par : imposer des plan d’austérités aux populations.

Le Parti de la gauche européenne (PGE), dont sont membres le PCF, le PG et la GU, est fermement opposé à ce pacte porteur d’une conception ultra régressive de la construction européenne. Il a lancé un appel à créer des fronts de résistance partout en Europe. De nombreuses luttes grandissent en Europe contre les plans d’austérité, contre la précarité. Des mobilisations se développent pour défendre les valeurs de service public, de biens communs, des conditions décentes de travail et l’augmentation des salaires.

En France, les mensonges de Sarkozy ne passent plus ! Pour se faire réélire en 2012, il tente de faire oublier les 5 années de dégradation sociale, économique et morale que la société a connu. Il multiplie les discours stigmatisants envers les immigrés, les Roms, les musulmans pour désigner des boucs émissaires. Ainsi, il ouvre dangereusement la voie à la politique du Front national de Marine Le Pen.

Pour barrer la route à la droite et l’extrême droite, il y a urgence à construire un nouvel espoir à gauche. Pour répondre à la crise, il faut une véritable alternative de rupture avec le libéralisme et le productivisme. Il faut une gauche décomplexée, qui soit prête à s’affronter aux marchés financiers, à se libérer du carcan du Traité de Lisbonne et à refuser les politiques d’austérité du FMI. C’est la condition pour engager une véritable politique de gauche en France, impulser les réformes radicales dont l'Europe a besoin et donner la priorité aux intérêts des peuples. C’est la démarche qu’a engagé le Front de Gauche depuis trois ans. Lors des dernières élections cantonales, le Front de Gauche est devenu la deuxième force à gauche, en voix et en sièges et la seule à progresser depuis les élections régionales. C’est un événement considérable que nous entendons amplifier à l’avenir. Aujourd’hui, dans nos forums, nous élaborons avec les citoyennes et les citoyens qui le souhaitent, le programme partagé que nous entendons porter dans les luttes et dans les urnes. Rien ne se fera sans l’implication populaire : construisez le Front de Gauche avec nous !

INTERVENANTS
Avec Patrick Le Hyaric, député européen de la circonscription ; Martine Billard, députée de Paris, Alexis Tsipras (Synaspismos, Grèce, vice-président du PGE) ; Mehrdad Payandeh (directeur du secteur politiques économiques financières et fiscales du DGB, Allemagne) ; Maité Mola (PCE , Espagne, vice-présidente du PGE).

Des représentants du mouvement social et associatif : Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France, Jean-Marc Canon (CGT), Pierre Khalfa (co-président de la Fondation Copernic).

Christian Picquet, porte parole de la Gauche unitaire, Jean-Luc Mélenchon, député européen, co-président du parti de gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du PGE.

Mardi 3 mai, 20 heures, Gymnase Jappy
(2, rue Jappy, Paris 11ème, métro Voltaire ou Charonne, ligne 9)
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Mar 3 Mai 2011 22:34

[url=http://www.npa2009.org/content/jean-luc-mélenchon-à-la-réunion-la-pêche-aux-voix-…en-eaux-troubles]JEAN LUC MÉLENCHON À LA RÉUNION : LA PÊCHE AUX VOIX …EN EAUX TROUBLES ! jeudi 28 avril 2011[/url]

Le «coprésident» du PG vient de passer trois jours chez nous. Son voyage a été décidé et préparé exclusivement par son attaché parlementaire et celui d’Elie Hoareau (Parti Communiste Réunionnais) à l’Assemblée européenne sans même que les militants Réunionnais du PG n’aient été préalablement consultés. Certains d’entre eux –ainsi que des camarades du Front de gauche, membres de la FASE-, ont été traités par l’équipe de Mélenchon …«d’amateurs».

De fait, Mélenchon est apparu aux yeux de la presse, mais aussi de pas mal de militants comme «dans la pogne» de Paul Vergès, leader historique du PCR. Mélenchon n’a d’ailleurs pas lésiné sur la flagornerie «visionnaire», «j’en ferai mon ministre du développement durable»…

Il est vrai que le poids électoral du PCR est encore important à La Réunion (de l’ordre de 25% à 30%). Mais ce n’est pas la seule différence avec le PCF: la stratégie de Paul Vergès depuis fort longtemps est celle de «l’Alliance» , alliance tous azimuts pour l’essentiel avec des secteurs de la droite locale souvent peu ragoûtants. Un exemple parmi d’autres, celui du Conseil Général dont la majorité se compose de 11 PCR, 11PS et 11 droite dite «sociale» et MODEM, et dont la présidente Nassimah DINDAR, récemment réélue, est une UMP.

Sur le terrain social et économique, la stratégie de l’alliance mène à limiter les mobilisations et les revendications à ce qui peut être acceptable par l’Etat français ou les institutions européennes. Il y a recherche permanente d’un consensus avec le patronat local au motif qu’il existerait une aile authentiquement réunionnaise de la bourgeoisie avec qui un compromis historique serait nécessaire.

Là encore, nombreux sont les exemples:

En 2004, l’OCDE produit un «examen territorial» de La Réunion qui fixe les perspectives à vingt ou trente ans pour notre île. Ces perspectives se déclinent en maintien du chômage de masse, baisse du coût du travail, réduction des services publics… L’introduction de ce rapport est un long panégyrique de Paul Vergès.

En 2009 à la suite de la Guadeloupe se développent des mobilisations de masse à La Réunion. Le secrétaire de la CGTR appelle à la grève générale. Le mouvement est cassé par le PS et le PCR.

En 2010, une association d’aide aux personnes en difficulté, l’ARAST est liquidée par le Conseil Général, laissant 1200 salariés sur la carreau. Le PCR et le PS dirigent de fait cette collectivité et portent la responsabilité de cette liquidation.

Toujours en 2010, au moment du débat sur la défiscalisation outremer les élus du PCR, du PS prennent fait et cause pour le patronat et défendent publiquement un dispositif qui fait la part belle aux riches (50 000 euros de réduction fiscale en moyenne pour 10 000 foyers fiscaux) et qui a fait depuis longtemps preuve de son inefficacité.

De fait, le PCR mène une politique en aucun point différente de celle de la social démocratie.

Par contre, la fraction Vergès1 du PCR ne répugne pas de temps à autres à se donner une image de gauche, quand ceci peut se révéler payant électoralement. Elle est par ailleurs adepte du double ou triple discours, de gauche à l’Assemblée européenne, de droite à La Réunion. Son souci reste d’éviter à tout prix le surgissement d’une force politique à sa gauche qui pourrait faire basculer son emprise sur la société réunionnaise.

A de nombreuses occasions elle a pu prendre le contrôle puis réduire à néant des groupes comme le mouvement des citoyens de Chevènement, elle travaille dans le même sens avec une fraction des Verts, et donc tout récemment avec le PG et le FDG.

Le NPAR a toujours développé une orientation d’unité de la gauche de la gauche mais hors du PS et du PCR. L’intervention de Mélenchon à La Réunion au profit du seul PCR, pour glaner quelques voix aux présidentielles, rend bien plus difficile notre travail militant et celui de tous ceux et celles qui veulent un nouvel instrument politique de lutte dans notre île.

NPA Réunion, le 21 avril 2011.

1 Le PCR n’a aucune vie démocratique interne. Trois fractions qui se haïssent se partagent le pouvoir conservant une étiquette commune pour de seuls intérêts électoraux.
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Jeu 5 Mai 2011 00:35

Le Parti de Gauche salue la création de Rood en Flandres ! Samedi, 30 Avril 2011

Le leader de gauche Erik de Bruyn et ses partisan-e-s quittent le PS flamand.

La nouvelle est passée inaperçue en France. Elle n'est pourtant pas des moindres. Après des années passées à essayer (en vain) de ramener le SPA (Socialistische Partij Anders, membre du PSE et de l'Internationale socialiste) sur sa gauche, Erik de Bruyn et sa tendance (SPA Rood) ont rendu leur carte le week-end dernier pour fonder un mouvement de gauche flamand : Rood.

Erik de Bruyn est bien connu de la gauche flamande. Lors des primaires socialistes de 2007 pour l'investiture à la présidentielle, il avait obtenu pas moins de 34% des voix soit autant de départs potentiels ! Comme tou-te-s les membres de SPA Rood, il est très apprécié de l'autre gauche, les syndicalistes et les verts (Groen) en Flandres.

La création de ce nouveau mouvement est d'ores et déjà un succès. Rood a enregistré plus de 600 demandes d'adhésions en moins d'une semaine (la Flandres compte environ 7 millions de d'habitant-e-s) et une couverture médiatique nationale ininterrompue depuis huit jours.

L'objectif de Rood est sans ambiguïté. Le mouvement se veut le fer de lance d'un large front de toute l'autre gauche flamande contre la droite et le nationalisme flamand. Première étape (sauf à ce que des élections gouvernementales aient enfin lieu) : les élections communales de 2012. Les premières discussions en vue de la constitution de ce front devraient commencer.

Le Parti de Gauche salue avec enthousiasme la création de Rood et l'assure de son soutien et de sa fraternité.

Rood is troef ! Naar links en dan vooruit ! (Vive Rood ! A gauche toute !)
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Sam 7 Mai 2011 00:35

[url=http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/05/02/jean-luc-melenchon-marine-le-pen-est-la-chienne-de-garde-du-capital_1515725_823448.html]Jean-Luc Mélenchon : "Marine Le Pen est la chienne de garde du capital" | 02.05.11 | 14h23 • Mis à jour le 02.05.11 | 14h23

DIMANCHE SOIR POLITIQUE - France Inter/"Le Monde"/iTélé avec Dailymotion

Que pensez-vous de la béatification du pape Jean Paul II et de la ferveur populaire qui l'accompagne ?

Les croyants ont parfaitement le droit de célébrer leur foi à leur manière. Je n'ai pas de réflexion à faire sur le sujet. Ce qui m'indispose et m'indigne, c'est que le premier ministre, le ministre des affaires étrangères, le ministre de l'intérieur viennent représenter notre patrie, qui n'appartient à aucune religion.
On a entendu Baroin dire que la France est la fille aînée de l'Eglise. C'est une absurdité, du folklore le plus médiocre, de l'histoire arrangée, de la récupération. Les catholiques n'ont pas demandé que le gouvernement aille faire l'intelligent et l'important à cette manifestation. Le principe de laïcité est simple : séparation entre l'Eglise et l'Etat.

En France la journée du 1er mai a été marquée par une nouvelle offensive de Marine Le Pen en direction de l'électorat populaire. N'est-ce pas inquiétant pour la gauche ?

Il y a toujours eu un socle d'ouvriers et d'employés qui votent à droite. En 1981, au moment où la gauche était au plus haut, 70 % de la classe ouvrière et des employés votaient pour le programme commun, 30 % votaient contre, contre la retraite à 60 ans, contre la 5e semaine de congés payés. C'étaient des gens en opposition absolue aux communistes et aux socialistes.
C'est cette base que Marine Le Pen a récupérée parce que Nicolas Sarkozy a ouvert les vannes entre la droite et l'extrême droite. Chaque fois qu'il y a crise du capitalisme, les partis traditionnels de la droite, croyant au libéralisme, s'étonnent que les gens n'en veuillent pas. Le rôle de l'extrême droite est d'être là pour récupérer les déçus et les ramener à la niche. Marine Le Pen joue le rôle de chienne de garde du capital.

Mais quand elle dénonce violemment le libéralisme, elle vient sur votre terrain.

Qu'est-ce que vous voulez démontrer ? Nous allons passer toute l'émission à expliquer que je suis différent de Marine Le Pen ? Il ne faut pas se contenter de dénoncer l'ultralibéralisme comme le fait Marine Le Pen. Il faut aller à la source du partage des richesses. Ce n'est pas l'immigré le problème, c'est le banquier, le financier. La préférence nationale n'a aucun sens et ne correspond à rien d'organisable. Ce qu'il faut, c'est partager les richesses de gré ou de force. La bataille s'est toujours jouée entre la gauche ouvrière et syndicale, la gauche communiste et de combat et l'extrême droite. Sur le terrain, Il n'y a que nous pour mener cette bataille.

Que voulez-vous dire ?

Les sociaux-libéraux sont pleins de compassion et d'affection pour la classe ouvrière, mais leur politique n'y répond en aucune manière. Eux disent qu'on ne peut pas faire autre chose que le pacte de stabilité européen, que la politique d'austérité... attention les déficits. Vous avez entendu Hollande, Strauss-Kahn et les autres ? Ils ne sont pas en état de répondre aux revendications ouvrières qui sont :"Augmentez notre salaire, faites disparaître la précarité."
Nous, nous disons : les 800 000 précaires des trois fonctions publiques doivent être titularisés. On ne doit plus permettre aux entreprises, les entreprises de presse incluses, d'embaucher un nombre aussi considérable de précaires Quant aux écarts de salaires, ils doivent être réduits de 1 à 20 dans l'entreprise.

Si DSK devient le candidat des socialistes, que ferez-vous ?

Même si j'allais sur un plateau de télévision et que j'expliquais : "Allez, faut voter DSK", les gens diraient : "Tu racontes ce que tu veux, on le fera pas." Les socialistes passent leur temps à dire : "Ne vous inquiétez pas, tout ça est réglé, Mélenchon reviendra à la maison quand il faut." Ils me prennent pour un Vert ! Nous n'avons discuté de rien du tout.

Jean-Luc Mélenchon est député européen et coprésident du Parti de gauche.
Propos recueillis par Jean-François Achilli, Jean-Jérôme Bertolus et Françoise Fressoz ("Dimanche soir politique")
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Dim 8 Mai 2011 16:50

[url=http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=21959&title=La%20face%20obscure%20de%20Jean-Luc%20Mélenchon]La face obscure de Jean-Luc Mélenchon[/url]

Enquete du 7/05/11 16:32 de notre correspondant Fabien LECUYER
PARIS — [Première partie]

Argenteuil/Bezons en 2009, Nice en février 2010, le Parti de Gauche (PG), la formation créée par le tonitruant Jean-Luc Mélenchon vit au rythme des exclusions et départs plus ou moins contraints.
La première crise date de la fin 2009 quand la section Argenteuil/Bezons se fait exclure dans sa quasi-totalité (20 militants sur 23) pour cause de «trop grande ouverture des réunions PG aux sympathisants».
«Le parti est verrouillé, impossible jusqu'à récemment d'exercer de droit de tendances. La direction est revenue il y a peu sur ça mais dans les faits il est impossible de mettre en place une tendance. C'est le PCF des années 30 !» selon Jean-Michel Tarrin.
Joint par téléphone, ce vétéran de la gauche en banlieue parisienne, passé depuis à «Gauche Unitaire», nous confirme les termes du communiqué publié à l'époque, soulignant en termes appuyés «l'absence totale de démocratie interne, les candidatures pré-arrangées par le clan Mélenchon lors des élections internes», les parachutages «pour pouvoir tout contrôler !». «A Colombes, le PG a une conseillère municipale qui s'est présentée à l'élection suivante dans... l'Oise ! En fait la démocratie selon Mélenchon c'est la démocratie dirigée».
En février 2010 c'est Nice qui vit un de ces psychodrames dont les formations d'extrême-gauche ont le secret. Là encore les mêmes mots reviennent «parti totalement anti-démocratique voire totalitaire, équipe dirigeante auto-proclamée, fabrication de comités locaux», etc.
Dans un long texte paru sur le site du NPA 06 [Voir le site] , les critiques sont cinglantes et pêle-mêle le lecteur découvre «que le PG national soutient un coordinateur local adjoint d'un maire UMP et rejette toute idée de vote interne («le parti ne doit pas se plier à la démocratie par le nombre»).
L'économiste Christophe Rameau tirera la même conclusion en janvier 2011 en quittant avec pertes et fracas le parti. «Petit groupe discipliné», «ligne politique trop aléatoire, peu sérieuse», «phénomènes d'autosatisfaction et de cour en cascade», «énergie disproportionnée mise à critiquer les médias», la critique est acerbe et révèle la tendance de Jean-Luc Mélenchon à copier jusqu'à la caricature le fonctionnement du PCF de la grande époque.
Contradictions, contradictions
Mais le plus étonnant est le fossé existant entre le discours et l'image «prolétariste» du sénateur trublion et la réalité interne du parti. En effet, l'organigramme du PG révèle des personnalités aux parcours, activités et accointances fort peu révolutionnaires.
Raquel Garrido, par exemple, est une militante multi-cartes. Très proche de Jean-Luc Mélenchon (elle est au premier rang des lieutenants du trublion sur les écrans le soir du premier tour des dernières cantonales), chargée des relations internationales, cette juriste en droit international du travail d'origine chilienne devenue aujourd'hui avocate, passée par l'UNEF-ID, SOS Racisme, le Parti Socialiste et FO à un poste-clé (en charge des négociations auprès de l'OMC et représentante FO à l'OIT notamment) dirige, avec son mari Alexis Corbière, également membre du secrétariat national du parti, un label musical indépendant, Misty Productions, dont l'artiste phare est Mistysa. Cette chanteuse de Soul/R n'B connaît un certain succès au Chili d'où elle est originaire.
Jusque là rien de bien hétérodoxe par rapport à l'idéologie puritaine revendiquée par Jean-Luc Mélenchon. Mais les activités de Mistysa semblent s'accommoder d'une certaine collaboration avec le capitalisme le plus sauvage : le lancement au Chili de son dernier album «Macumba» aura eu lieu dans l'auditorium de la Fondation Telefonica, c'est-à-dire une émanation de Telefonica, la sixième compagnie mondiale en matière de téléphonie (première compagnie espagnole) vouée régulièrement aux gémonies par tous les syndicats du monde latino-américain pour ses méthodes fort peu sociales.
Raquel Garrido, prompte à ostraciser toute forme de collaboration avec le «grand capital», ne semble pas gênée par cette entorse à la doctrine «classe contre classe» (rebaptisée «Front contre front» par le PG).
Son mari et associé Alexis Corbière, maire-adjoint du XIIe arrondissement de Paris, est quant à lui, tout aussi traditionaliste concernant la lutte des classes. Membre de la Libre-Pensée, tendance guillotineuse. Celui-ci soutiendra d'ailleurs une pétition de ladite organisation protestant contre le refus de baptiser une rue de Paris, rue Robespierre, du nom du grand démocrate de l'époque révolutionnaire (Mensuel de la Libre Pensée «La Raison» mars 2011). Signalons également que son blog affiche, ce même mois, une ode à un autre grand démocrate... Georges Marchais.
Outre le couple Garido-Corbières, le Parti de Gauche compte également un camarade pétri de contradictions : Éric Coquerel, secrétaire du pôle «relations unitaires et élections» et membre du Secrétariat National. Cet ancien de la LCR, ancien chevènementiste et ancien du MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale) est un anti-libéral convaincu.
Dissertant sur le sort «de la paysannerie» au Salon de l'Agriculture, fustigeant le libéralisme et le libre-échange, Éric Coquerel est dans le civil un... patron d'agence de communication. Spécialisée dans la communication maritime, l'agence «Effets Mer» gravite dans le milieu fort peu prolétarien des sports de mer en gérant notamment la communication de la Fédération Française de Voile, du tour de France à la Voile, du comité olympique français auxquelles s'ajoute celle des sociétés PRB, le premier fabricant indépendant d'enduit pour le bâtiment employant 350 personnes. L'histoire ne dit pas si Effets Mer gère également la communication du groupe auprès de ses employés.
Mais le plus surprenant est encore....
[La suite prochainement] ■
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Mar 10 Mai 2011 18:20

Pour Mélenchon, le renoncement de Besancenot change la donne pour 2012 Le Point.fr - Publié le 09/05/2011 à 12:58
Le leader du Front de gauche estime que, pour autant, le report de voix ne sera pas systématique.

Jean-Luc Mélenchon, quasi-candidat du Front de gauche à la présidentielle, estime sur son blog que "le renoncement" d'Olivier Besancenot (NPA) "modifie profondément" la donne pour 2012, mais juge qu'il n'est "pas du tout assuré" du report des voix de ses électeurs potentiels. "Dans l'espace politique de l'autre gauche, le renoncement d'Olivier Besancenot à la candidature pour l'élection présidentielle est un événement majeur, il est absolument évident qu'il modifie profondément les données de notre existence dans l'élection elle-même et dans le moment politique en général", écrit dimanche le coprésident du Parti de gauche. "Mais plus largement, les conditions de l'élection de 2012 sont modifiées puisque celle-ci semble s'annoncer si volatile", poursuit le député européen, reconnaissant avoir "eu du mal à croire que la nouvelle (de sa non-candidature) soit vraie".

"De quel côté se tourneront les électeurs potentiels d'Olivier Besancenot ?", demande-t-il. "Il n'est pas du tout assuré qu'ils se reportent sur la nouvelle candidate du NPA. Ni d'ailleurs sur qui que ce soit d'autre en particulier, à gauche", pense Jean-Luc Mélenchon, car Olivier Besancenot "rassemblait sur son nom, dans les urnes des présidentielles, un électorat bien plus large que celui des personnes adhérant aux idées particulières du NPA". Dans le dernier sondage LH2 pour Yahoo!, le président du Parti de gauche reste stable (4 à 6 % selon les hypothèses) et ne semble pas profiter du retrait d'Olivier Besancenot. Un nouveau candidat NPA recueillerait 1 %, alors que le facteur de Neuilly oscillait entre 4 et 11 % ces derniers mois.

Mélenchon souligne par ailleurs avoir "surtout retenu" de la lettre de non-candidature de Besancenot que "le NPA devrait avoir en 2012 un candidat issu de ses rangs". Pour l'ex-ministre socialiste, "c'est assez agaçant" et cela montre que les discussions actuelles entre le Front de gauche et le NPA sur 2012 ne servent "à rien". Mais "qu'Olivier Besancenot aspire à reprendre une position moins exposée (au) feu (médiatique) et plus protégée, c'est-à-dire militante, voilà qui est le signe d'une humanité sauvegardée en lui", souligne-t-il.
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede ninja le Mar 10 Mai 2011 19:32

Nico37 a écrit:Mais "qu'Olivier Besancenot aspire à reprendre une position moins exposée (au) feu (médiatique) et plus protégée, c'est-à-dire militante, voilà qui est le signe d'une humanité sauvegardée en lui", souligne-t-il


Pas comme certains ! Sacré Mélenchon !
ninja
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Sam 14 Mai 2011 14:14

2012 : Besancenot relance Mélenchon Par David Doucet, publié le 13/05/2011 à 17:58

Mélenchon est relancé.

Le désistement d'Olivier Besancenot pourrait relancer Jean-Luc Mélenchon et ouvrir de nouvelles perspectives pour la gauche radicale.
Il commençait à s'essouffler. Depuis le début de l'année, les tirades anti-système du tribun du Parti de gauche ne font plus recette. Après avoir multiplié les coups gagnants dans sa "critique du système médiatique", Jean-Luc Mélenchon s'était progressivement enfermé dans son personnage. S'en remettant trop souvent à son bouillant caractère, il avait même fini par irriter une partie des sympathisants de gauche.
"A partir de janvier 2011, les gens ont commencé à être lassés par le coté agressif et râleur de Jean-Luc Mélenchon et se sont tournés vers un Olivier Besancenot qui était plus silencieux. Les courbes des sondages se sont inversées entre les deux acteurs", relève Gaël Sliman, directeur du pôle Opinions de BVA.
Mais le renoncement inattendu du leader du NPA à la présidentielle pourrait sortir Mélenchon de l'ornière. Si sur son blog, le patron du Parti de Gauche évitait de s'en féliciter trop ouvertement en déclarant que "le report de voix ne serait pas automatique", ses partisans prennent moins de précautions. Secrétaire national chargé des relations extérieures au sein du parti de Gauche, Eric Coquerel estime ainsi que cette annonce ouvre "des perspectives d'unité".
Si le Nouveau parti anticapitaliste continue de maintenir son intention de présenter un candidat à l'élection présidentielle, les deux nouvelles porte-parole pressenties pour être candidates auront bien du mal à succéder au médiatique facteur. "Rien que la chasse aux signatures risque d'être plus compliquée", constate Omar Slaouti, militant du NPA qui redoute qu'"un score d'1% ou 2% des voix accentue la crise interne qui secoue actuellement le parti".

L'ultime recours face à DSK

Organisatrice d'une rencontre entre Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon au début du mois d'avril, Clémentine Autain estime qu'une "nouvelle séquence s'ouvre pour la gauche radicale qui est historiquement très divisée. Jean-Luc Mélenchon peut jouer un rôle de fédérateur", estime l'ancienne adjointe à la jeunesse de Bertrand Delanoë.

Le retour du "Che"
Une menace inattendue pourrait pointer le bout de son nez: Jean-Pierre Chevènement. Jusqu'ici retranché dans sa citadelle de la fondation Res Publica, le leader du MRC est de sortie et multiplie les déclarations de candidature. Se plaçant comme Jean-Luc Mélenchon au carrefour du combat républicain et souverainiste, "Chevènement pourrait grappiller des voix à Mélenchon mais également à Bayrou ou à Villepin. Son image reste néanmoins associée au 21 avril et plus marquée à droite que le co-Président du Parti de Gauche", analyse Gaël Sliman


Militant actuellement à la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Clémentine Autain estime néanmoins que le co-président du Parti de gauche "ne peut y arriver seul" et pose ses conditions : "Il faut que le Front de Gauche dépasse le cartel des trois partis qui le composent (Parti Communiste, Parti de Gauche et Gauche Unitaire) pour s'ouvrir à l'ensemble des forces sociales et politiques."
"Quand on voit que Dominique Strauss-Kahn risque d'être le candidat du PS et Nicolas Hulot celui d'Europe Ecologie, nous n'avons pas le choix, cela nous oblige au rassemblement", analyse t-elle.
Co-fondatrice de l'Appel et la pioche, Leila Chaibi souhaite croire elle aussi qu'il y a "un espace pour une candidature de rupture du capitalisme que Jean-Luc Mélenchon pourrait incarner".
Un avis que partage Gaël Sliman: "Le désistement d'Olivier Besancenot est une immense chance pour lui. Alors que l'extrême gauche pèse structurellement entre 11 et 12%, Mélenchon pourrait potentiellement recueillir entre 8% et 10% de ses voix."
"Nous sommes peut-être dans une phase de recomposition de la gauche de la gauche" analyse l'historien Romain Ducoulombier. "Jean-Luc Mélenchon ressuscite le discours jaurésien "des deux méthodes" et réussit à paraitre à la fois révolutionnaire et réformiste. Alors que le Parti communiste a toujours porté un discours antisocialiste depuis ses origines, Mélenchon présente l'avantage de manier la radicalité et la crédibilité de quelqu'un qui a déjà gouverné. Avec un Front de gauche à 10%, le PS sera à nouveau obligé de déplacer son centre de gravité vers la gauche."

Romain Ducoulombier est l'auteur de Camarades ! La naissance du Parti communiste en France, Paris, Perrin, 2010.
Nico37
 

Re: nouveau "Parti de Gauche"

Messagede Nico37 le Mar 17 Mai 2011 23:21

Avec le PCF ou en occupant sa place, Le Parti de gauche défend le capitalisme national

Mélenchon, une carrière au sein de l’État bourgeois, au service du capitalisme français

Pour forcer la main à ses alliés du « Front de gauche », le fondateur du « Parti de gauche » (PG), une scission du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon s’est d’ores et déjà déclaré candidat à l’élection présidentielle de 2012. Il se présente comme un candidat « contre le système », alors même qu’il en est le produit et le serviteur depuis plus de trente ans.
· En 1977, Mélenchon renie la révolution, dont il se réclamait quand il était jeune. Il rejoint le Parti socialiste comme tant d’autres carriéristes (Jospin, Cambadélis, Weber, Filoche, Dray, Assouline, Alliès…).
· De 1981 à 1987, l’appareil du PS confie à Mélenchon la fédération de l’Essonne. Il s’aligne pleinement sur les gouvernements de Mitterrand, un ancien haut fonctionnaire de Vichy et un ancien ministre de la torture en Algérie, qui gère loyalement comme président de la 5e République à partir de 1981 le capitalisme français et impose l’austérité dès 1982.
· De 1986 à 2010, avec l’appui de l’appareil du PS, Mélenchon siège au Sénat, qu’il est difficile de considérer comme une école de lutte prolétarienne. Il ne quittera ce poste confortable et rémunérateur que pour celui de député européen, qui ne l’est pas moins.
· De 2000 à 2002, comme Buffet, l’ex secrétaire nationale du PCF, Mélenchon est ministre du gouvernement Jospin, celui qui a le plus privatisé dans l’histoire de ce pays.
En choisissant le nom même de son parti, Mélenchon manifeste son allégeance au « système » dans lequel il y a « la droite » et « la gauche » de la république où cohabitent les partis réformistes anciens ou récent comme le PG.

Réformisme contre révolution

Durant la plus grande partie du 20e siècle, le mouvement ouvrier mondial a été dominé par le réformisme, sous la forme de la 2e Internationale d’après 1914 et de la 3e Internationale d’après 1933. Trotsky a pu employer l’expression « étoiles jumelles » après 1933 pour désigner la sociale-démocratie et le stalinisme des années 1930 car aucune des deux ne servait plus le prolétariat mondial.
Les deux types de partis ouvriers bourgeois ne se différenciaient plus par leur stratégie (ils partageaient la défense de l’État bourgeois, l’alliance avec la bourgeoisie et la préservation des empires coloniaux) mais par une caractéristique secondaire, leur rapport plus ou moins direct à la bourgeoisie mondiale. Dans le cas des partis staliniens, leur dépendance découlait de leurs liens avec les bureaucraties qui contrôlaient les pays où le capital avait été exproprié (au premier chef celle de l’URSS) et qui, pour conserver leurs privilèges, combattaient la révolution chez eux et dans les pays capitalistes. Dans le cas des partis sociaux-démocrates ou travaillistes, leur dépendance vis-à-vis de la bourgeoisie mondiale découlait de leurs multiples liens avec leur bourgeoisie nationale.
En temps ordinaire, la sociale-démocratie parlementariste semblait plus fiable à sa bourgeoisie, elle servait à semer des illusions dans la démocratie bourgeoise dans les pays impérialistes. Cependant, le stalinisme démontrait son utilité à la bourgeoisie mondiale par sa meilleure implantation chez les travailleurs et sa détermination contre-révolutionnaire en cas de menace contre l’ordre bourgeois (grève générale, armement des travailleurs) comme en 1936, en 1944 et en 1968 pour ce qui concerne la France.
Parfois, les deux variantes de « réformisme » ont coexisté dans le même pays. Ainsi, en France le PCF l’a emporté à partir de 1936 sur le PS-SFIO ; le PS a repris l’avantage à partir de 1981.
La place centrale du Parti « socialiste » dans les gouvernements bourgeois de la 5e République de 1981 à 1993, puis de 1997 à 2002 (présidence, premiers ministres) l’avait discrédité pour un moment. Pourtant, le Parti « communiste » français se révèle incapable d’enrayer son déclin. Deux raisons expliquent l’échec successif de Marchais, Hue et Buffet. D’une part, la conjoncture française : le PCF est lui-même membre de 1981 à 1984, puis de 1997 à 2002, des gouvernements de type front populaire que constitue le PS avec divers petits partis bourgeois (PRG, MRC, Verts…). D’autre part, un événement historique mondial : l’effondrement de l’URSS en 1991 et le rétablissement ultérieur du capitalisme en Russie par la bureaucratie qui avait usurpé, sous la conduite de Staline, le pouvoir de la classe ouvrière à la fin des années 1920.

Supplanter le PCF pour profiter des voix ouvrières et concurrencer le PS

Un parti comme le PCF qui est né en 1920 de l’impact de la guerre mondiale et de la Révolution d’octobre sur le PS et le syndicalisme, qui a eu la confiance de plusieurs générations successives de travailleurs, ne disparaît pas facilement. Mais, avec la reconversion en bourgeoisie des anciennes bureaucraties étatiques de l’ex-URSS et de la Chine, il n’y a plus à proprement parler de partis staliniens. Plus rien ne différencie stratégiquement les partis « socialistes » des partis « communistes ».
D’où la tentation de fractions de la sociale-démocratie ou du centrisme de s’emparer des dépouilles du stalinisme tant dans les appareils syndicaux (CGT, FSU en France) que dans les sinécures électives conservées par le PCF (les postes de maires, de conseillers généraux, de députés, de sénateurs, de députés européens, éventuellement de ministres). Mélenchon n’a rien inventé : des sociaux-démocrates de gauche l’ont précédé en France (un courant « trotskyste » pro-Chavez, « La Riposte », a rejoint le PCF en 1999) et en Allemagne (avec la constitution en 2007 du Parti de gauche (Die Linkespartei), par fusion du PDS (issu du SED stalinien) et de la WASG (issue du SPD social-démocrate). Le succès de Die Linke incite Mélenchon et quelques autres parlementaires à rompre avec le PS fin 2008.
Mélenchon imite notoirement le style de Georges Marchais, mort en 1997, une canaille stalinienne qui avait conquis le PCF en 1972 en donnant des gages à Brejnev par son rôle abjectement contre-révolutionnaire face au soulèvement étudiant et à la grève générale en 1968. Une fois désigné secrétaire général, Marchais a conclu un bloc électoral et gouvernemental avec le Parti radical de gauche et le PS en 1972 sur un programme bourgeois, il a dénoncé les travailleurs qui voulaient faire la révolution au Chili et a approuvé l’entrée au gouvernement du général Pinochet en 1973, il a renié officiellement la dictature du prolétariat en 1976, il a soutenu la destruction au bulldozer d’un foyer de travailleurs immigrés à Vitry en 1980, il a appelé publiquement à voter pour le candidat du PS au deuxième tour de l’élection présidentielle en 1981 tout en faisant secrètement voter pour Giscard, il a envoyé 4 ministres du PCF participer au gouvernement que Mitterrand mettait en place…. Tel est, avec Mitterrand, le modèle de Mélenchon.

Qu’ils s’en aillent tous ! Mais les patrons resteront et le capitalisme restera !

Le candidat du PG s’est bien préparé à « rencontrer le peuple français », comme disent tous les héritiers du bonapartisme gaulliste. Pour cela, il a écrit Qu’ils s’en aillent tous !
Mélenchon -qui n’invente décidément pas grand-chose- a donné comme titre à son programme personnel le slogan spontané des manifestations argentines de décembre 2001 qui chassèrent le président péroniste du Parti justicialiste, élu au suffrage universel par les « citoyens ». Un tel mot d’ordre laissait entière la question : par qui remplacer l’alternance au gouvernement des deux partis bourgeois, PJ et PR (voir Révolution socialiste n° 1) ?
La limite de ce slogan a rapidement été prouvée. En guise de « révolution citoyenne », faute de conseils ouvriers et populaires, faute d’un parti de type bolchevik, faute de révolution, les péronistes du PJ ont en effet gardé le pouvoir : Duhalde de 2002 à 2003, Nestor Kirchner de 2003 à 2007, Cristina Kirchner de 2007 à aujourd’hui (voir Révolution socialiste n° 34).
Pour Mélenchon, ceux qui doivent « partir » sont :
Les patrons hors de prix, les sorciers du fric qui transforment tout ce qui est humain en marchandise, les émigrés fiscaux, les financiers dont les exigences cancérisent les entreprises. (Jean-Luc Mélenchon, Qu’ils s’en aillent tous, Flammarion, 2010, p. 12)
Donc, les patrons peuvent rester, selon Mélenchon, s’ils sont « bon marché ». Donc, le capitalisme peut perdurer, s’il échappe aux « financiers ». Comme s’il pouvait y avoir un capitalisme sans financiers, comme si tout capital important, celui des groupes capitalistes, n’avait pas une dimension financière (partage du capital social en actions cotées en bourse, taux de profit, OPA, prises de participation, contrôle de filiales et cession de filiales, emprunts, placements de la trésorerie, spéculation sur les matières premières, sur les devises et les produits financiers dérivés…) aussi inséparable de ses autres caractéristiques que le nationalisme des autres traits de Mélenchon.
Concentration de la production avec, comme conséquence, les monopoles ; fusion ou interpénétration des banques et de l'industrie, voilà l'histoire de la formation du capital financier et le contenu de cette notion. (Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1916, Œuvres t. 22, p. 245)
Comme il s’agit, comme pour tout escroc réformiste, de gagner les voix des travailleurs pour en vivre grassement, le candidat Mélenchon prétend qu’une fois élu président (sic), il va « partager les richesses ». Ainsi, les patrons ne seront plus « hors de prix » ; il se propose d’instaurer un « salaire maximum » :
Au sein d’une entreprise, pas de salaire, en haut de l’échelle, qui fasse plus de vingt fois celui du bas de l’échelle. Il ne s’agit pas d’égalitarisme ni d’uniformisation. Je suis parfaitement conscient qu’il y a des tâches dont le contenu a une valeur d’usage et une valeur d’échange différentes et que toutes ne s’achètent pas au même prix. Mais ce système lie tous les étages de la pyramide. Ainsi, celui qui est en haut de l’échelle, s’il décide d’augmenter son salaire, aura l’obligation d’augmenter ceux du bas de l’échelle. (Jean-Luc Mélenchon, Qu’ils s’en aillent tous, Flammarion, 2010, p. 67)
Au plan de l’analyse, tout en montrant l’archaïsme de la propriété privée des moyens de production, l’apparition de dirigeants distincts des actionnaires dès la fin du 19e siècle correspond à une répartition des rôles au sein de la bourgeoisie. Les managers des grands groupes capitalistes ne sont pas une partie du prolétariat, mais une section de la classe capitaliste. Leur prétendu « salaire » est la rémunération de leur capacité à exploiter les travailleurs salariés au compte des apporteurs de capitaux.
Le capitaliste productif se pénètre de l'idée que son profit d'entreprise, loin d'être en opposition avec le travail salarié et de ne représenter que du travail d'autrui non payé, est au contraire un « salaire ». Ce salaire doit être plus élevé que le salaire ordinaire, d'abord parce qu'il paie du travail plus compliqué, ensuite parce que celui qui le paie se le paie à lui-même. Continuellement, on perd de vue que la fonction du capitaliste consiste à produire, dans les conditions les plus économiques possibles, de la plus-value et à s'approprier du travail non payé. (Karl Marx, Le Capital, livre III, ch. 23)
Sur le plan des propositions, Mélenchon s’intègre pleinement aux vieux mythes réformistes, voire à ceux de la « participation » fasciste et gaulliste. Le NPA, le PCF et le PS n’ont pas attendu le PG pour proposer –comme Sarkozy lui-même– de mieux « partager les richesses » dans l’entreprise :
La question du partage des richesses au sein de l'entreprise doit être posée dans des termes nouveaux. Parce qu'il doit y avoir une proportionnalité entre les revenus à l'intérieur des entreprises, le PS propose qu'au sein de celles qui ont une participation publique dans leur capital, les rémunérations soient comprises dans une échelle de l'ordre de 1 à 20. (Le PS propose, 10 janvier 2011)
D’une part, les PDG des groupes capitalistes touchent toutes sortes d’avantages en nature (qui échappent largement à l’impôt sur le revenu) ; d’autre part, ils sont aussi actionnaires. Les actionnaires touchent des revenus qui ne sont pas des « salaires » mais des dividendes, une part des profits, ou bien réalisent des « plus-values » en les revendant en bourse, toutes sortes de revenus qui dépassent leurs mirobolants « salaires » officiels.
Pour Mélenchon et ses amis-ennemis de « la gauche », le mode de production capitaliste, l’exploitation de la force de travail pour le profit privé d’une minorité, ne doivent pas être renversés, le capital ne doit être exproprié. Mélenchon comme Sarkozy prône la réforme du capitalisme.

Rien ne distingue le programme du PG de celui du PS, sinon la surenchère chauvine

Qu’ils s’en aillent aussi, les griots du prétendu « déclin de la France » avec leurs sales refrains qui injectent le poison de la résignation. (Jean-Luc Mélenchon, Qu’ils s’en aillent tous, Flammarion, 2010, p. 12)
« La France » est le point de départ et d’arrivée de Mélenchon, comme de tous les politiciens dévoués au capitalisme français, du PCF au FN en passant par le PS et l’UMP. S’il y a un intérêt national, alors les classes sont secondaires : la lutte est entre la France et l’étranger et non entre la bourgeoisie « française » (qui, en ce qui concerne sa fraction hégémonique, est très internationale, exploite partout dans le monde et réside où bon lui chante) et la classe ouvrière « française » (qui comprend d’ailleurs un bon nombre d’immigrés).
Le patriotisme officiel n'est qu'un masque des intérêts des exploiteurs. Les ouvriers conscients rejettent ce masque avec mépris. Ils ne défendent pas la patrie bourgeoise, mais les intérêts des travailleurs et des opprimés de leur propre pays et du monde entier. (Léon Trotsky, La Guerre impérialiste et la révolution prolétarienne mondiale, 1940, GB, p. 12)
Jean-Pierre Chevènement, le chef du MRC, un petit parti gaulliste « de gauche », n’est même pas mort que Mélenchon lui vole son fonds de commerce, le mélange de « République » et de « Nation » (avec des majuscules, bien sûr), ce bric-à-brac patriotique qui a servi au « système » pour écraser la Commune de Paris, pour justifier la colonisation, pour légitimer la guerre de 1914, pour intervenir contre la révolution russe, pour préserver la 3e République bourgeoise en 1936, pour justifier la guerre de 1939, pour se rallier à De Gaulle en 1941, pour reconstruire l’État bourgeois en 1944, pour écraser les révoltes des peuples coloniaux, pour sauver la 5e République bourgeoise en 1968, pour se couler dans les institutions gaullistes en 1981, pour poursuivre une « politique de l’immigration » qui divise la classe ouvrière, pour voter Chirac en 2002…
Pour se distinguer de Sarkozy qui est son principal concurrent sur le terrain de la défense de « la France », de la désindustrialisation, voire de la dénonciation creuse des abus de la « finance », Mélenchon en est réduit à invoquer les esprits, les mauvais, « l’anti-France » !
Ce qui est anéanti, avec cet état d’esprit, ce n’est pas seulement le principe moral et politique du civisme. C’est le pays lui-même qui se dissout. La France se confond avec sa République. C’est son identité. Si nous renonçons à être citoyens, nous cessons d’être le peuple de cette Nation. (Jean-Luc Mélenchon, Qu’ils s’en aillent tous, Flammarion, 2010, p. 29)
Tout ce qui guidait la 3e République, le « régime de Vichy » qui lui a succédé (par vote de l’Assemblée élue en 1936), la 4e République, la 5e que ce soit sous De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac est exactement la même chose que ce qui guide aujourd’hui Sarkozy, pas un « état d’esprit », mais la défense implacable des intérêts généraux de la bourgeoisie française, toujours menée, pour tenter de mystifier les masses, au nom de la « Nation » (avec un N majuscule) dans laquelle les classes se dissoudraient.
Cependant, la bourgeoisie française, depuis qu’elle a mis en place l’Union européenne avec sa rivale allemande, éprouvait des difficultés à utiliser à plein le principal ressort de l’idéologie bourgeoise qu’est le nationalisme. La crise remet le chauvinisme en avant et Sarkozy lui ajoute la religion comme ciment idéologique.
Pour user d’un patriotisme européen, pour le substituer de manière crédible au nationalisme français, encore faudrait-il que la bourgeoisie française puisse fusionner avec d’autres bourgeoisies, unifier l’Europe. Or, les bourgeoisies des puissances impérialistes sont incapables de renoncer à leur État pour maintenir l’ordre social (au premier chef les conditions de l’exploitation des travailleurs par les capitalistes) et secondairement se défendre contre les autres fractions nationales de la bourgeoisie mondiale, comme viennent d’en témoigner le sauvetage par chaque État de l’Union européenne de ses groupes bancaires et, quand il en a, de ses groupes automobiles.
Les divisions de la classe dominante sur cette question se réfractent chez ses agents au sein de la classe ouvrière. Le PG et le PCF, parfois appuyés par le NPA et LO (comme lors du référendum de 2005) se rangent aux côtés de la fraction de la bourgeoisie la plus arriérée, qui ne peut vivre qu’à l’abri des frontières avec d’autres partis bourgeois (Debout la République, MRC, FN), tandis que le PS se range avec la principale expression politique de la bourgeoisie (l’UMP) et quelques autres partis bourgeois (EELV, MoDem, PRG) aux côtés de la fraction hégémonique de la bourgeoisie française, celle qui joue la carte de l’UE pour ne pas disparaître face aux États-Unis, au Japon et à la Chine.
Que veut dire l’idée même de souveraineté populaire quand on est membre de l’Union européenne ? Pas grand chose. C’est le premier obstacle au programme de la révolution citoyenne. (Jean-Luc Mélenchon, Qu’ils s’en aillent tous, Flammarion, 2010, p. 73)
À cet égard, si toutes les bureaucraties syndicales, les partis réformistes et semi-réformistes (PS, PG, POI, PCF, NPA, LO) découragent la classe ouvrière, la divisent, éloignent d’elle les autres couches populaires par leur orientation impuissante et capitularde, il faut le dire clairement : par le chauvinisme français qu’ils propagent dans les masses, le PCF, le PG et le POI font particulièrement le lit du fascisme.
Un socialiste qui se prononce aujourd'hui pour la défense de la « patrie » joue le même rôle réactionnaire que les paysans de Vendée qui se précipitèrent à la défense du régime féodal, c'est-à-dire de leurs propres chaînes. (Léon Trotsky, La Guerre impérialiste et la révolution prolétarienne mondiale, 1940, GB, p. 11)

La pratique du PG, crétinisme électoral et garde rapprochée des bureaucraties syndicales

Le Parti de Gauche s’est constitué en 2008 en affirmant sa volonté de participer à une nième version de « gauche plurielle », au cas où l’usure du tandem Sarkozy – UMP offrirait la possibilité d’un succès électoral. Les élections accaparent toute son attention et il mise sur une alliance avec le PCF pour exister au plan national, en profitant des élus locaux et de l’implantation traditionnelle de ce parti. Il escompte siphonner ses voix, récupérer l’électorat que les ex-staliniens ont perdu. Quant au PCF, il entend profiter d’un changement de sigle pour garder ce qu’il lui reste de députés, maires, conseillers.
En 2009, lors des élections au parlement européen, sur une base à la fois pro-capitaliste et hostile à l’Union européenne, le PG noue le « Front de gauche pour changer d’Europe » avec le PCF, une scission du NPA (Gauche unitaire) et une scission du MRC (République et socialisme). Même si les scores sont restés modestes (6 % des voix), Mélenchon a son poste de député et la direction du PCF juge que le Front de gauche a permis d’arrêter son déclin électoral de 60 ans et a remisé au fond du tiroir les humiliants 1,93 % de Marie-George Buffet aux présidentielles de 2007.
Aux élections régionales, à quelques exceptions près, le PCF reconduit son bloc avec le PG. Le PG s’allie parfois avec le NPA. Les listes FG obtiennent 7 % (soit 560 000 voix) dans les 17 régions où elles sont présentes. Comme LO dès le premier tour des élections municipales de 2008, comme le NPA au second tour, le PG obtient en 2010 un certain nombre d’élus grâce à des tractations avec le PS et Europe écologie. Ces alliances avec le grand parti réformiste et le nouveau parti bourgeois écologiste en annoncent bien d’autres ; d’ailleurs, le modèle de Mélenchon, Die Linke, gère le land de Berlin avec le SPD depuis des années.
Le résultat des élections cantonales de mars montre une progression en voix pour le Front de gauche (autour de 200 000) par rapport aux précédents scrutins. Mélenchon en fait un argument supplémentaire face au PCF pour sa candidature de 2012 et semble remporter la partie. Faute d’alternative politique à l’électoralisme et au social-chauvinisme, faute de personnalité identifiée dans les medias bourgeois, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, désigne le 8 avril, en conseil national, Mélenchon comme son préféré, contre le candidat PCF initialement prévu…. La direction pense majoritairement que le Front de gauche élargit la surface électorale du PCF et qu’il en tirera bénéfice aux élections législatives puis municipales.
Elle mesure également que le PG est un allié des appareils qui dirigent les syndicats, une aide pour ses bureaucrates qui pourraient être menacés quand les travailleurs entrent en action.
Ainsi, durant la mobilisation en défense des retraites, contre le projet de loi Woerth-Sarkozy, le PG, comme le NPA, LO, le PCF et le PS, a totalement soutenu la politique des directions syndicales qui ont fait piétiner des millions de travailleurs dans des journées d’action impuissantes à faire céder Sarkozy (voir Révolution socialiste n° 34). Comme elles, Mélenchon demandait des « négociations » avec le gouvernement quand les grévistes et manifestants exigeaient le retrait de l’attaque contre nos retraites.
Nous avons été des millions dans la rue à dire NON à cette réforme des retraites, à demander, avec les syndicats, l'ouverture de négociations. (Front de gauche, Tract, 6 novembre 2010)
Après avoir contribué à empêcher la grève générale, le PG relaie une« pétition » initiée par le magazine Politis pour supplier Sarkozy, qui vient de vaincre, d’organiser « un référendum ». Comme si ce que la force collective de la classe ouvrière n’a pu empêcher serait obtenu par des signatures de « citoyens » armés de « l’article 11 de la Constitution » !
Nul doute que la farce du « référendum citoyen » ne tiendra une belle place dans la 6e République bourgeoise mélenchonienne qui, dans ses vastes projets, succéderait à la 5e gaulliste et mitterrandienne, sans toucher aux services secrets, à la police, à l’armée, donc à l’essentiel de l’État bourgeois. Qu’ils restent tous, en résumé…

La pratique du PG (suite), soutien à l’intervention impérialiste en Libye

Au Parlement européen le 10 mars, J-L Mélenchon et M-C Vergiat (l’autre députée PG) ont voté la résolution présentée par ce que Mélenchon appelle, d’habitude, « la droite » et soutenue par le PS. Elle valide une intervention militaire en Libye :
Le Parlement européen invite la Haute représentante et les États membres à se tenir prêts pour une décision du Conseil de sécurité concernant d’autres mesures, y compris la possibilité d’instaurer une zone d’exclusion aérienne pour empêcher le régime de prendre pour cible la population civile ; souligne que toute mesure émanant de l’Union et de ses États membres devrait être conforme à un mandat des Nations unies et se fonder sur une coordination avec la Ligue arabe et l’Union africaine, en encourageant ces deux organisations à guider les efforts internationaux.
La couverture de l’ONU est chaudement approuvée par Mélenchon qui vante la résolution ONU n° 1973 au nom de laquelle les armées impérialistes protègent les Libyens en les bombardant, assurent l’avenir de leur pays en tentant de rafler son pétrole. Le PCF est sur la même longueur d’ondes : toute la résolution, rien que la résolution.
Protéger les populations victimes d’attaques, de fusillades et de massacres, qui appellent au secours, est un devoir. Le contenu de la résolution 1973 de l’ONU permet de l’assumer et elle a été présentée comme telle, bien tardivement il est vrai. […] D’autre part, il était important que la résolution soit adoptée au titre du chapitre VII de la charte des Nations unies qui concerne « le maintien de la paix internationale ». (L’Humanité dimanche, 24 mars 2011)
En participant à l’union nationale qui entoure l’intervention militaire de l’impérialisme français, le PG et le PCF apportent un soutien à Sarkozy. C’est un fait, loin des effets de manche.
Nico37
 

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