Travaillleurs du sexe en colére contre la répression

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Travaillleurs du sexe en colére contre la répression

Messagede bajotierra le Sam 12 Juil 2014 12:24

L'arrêté municipal intitulé «troubles prostitution», pris lundi dernier par le maire de Toulouse

Jean-Luc Moudenc, afin de répondre aux associations de riverains des quartiers des Minimes, Ponts-Jumeaux, gare Matabiau et Roquelaine, excédés par la présence permanente de prostituées, a mis en colère les travailleuses et travailleurs du sexe. Une centaine d'entre eux a manifesté, hier vers 18 heures, place du Capitole, et certaines filles en tenue légère n'avaient pas leur langue dans la poche. «On n'est pas que belles, on est rebelles, des salopes professionnelles», ont scandé les manifestantes devant une banderole. Surtout, tous étaient ici pour une chose : le retrait de l'arrêté municipal anti-prostitution qui empoisonne leur quotidien. D'ailleurs, les services de police ont déjà commencé à verbaliser : plus d'une trentaine de procès-verbaux dressés entre mercredi et jeudi (le montant de l'amende est de 38 euros). «On a vraiment envie que ça s'arrête, a expliqué hier AJ, porte-parole du syndicat du travail sexuel (Strass). Et puis pourquoi la mairie n'est pas venue nous voir pour parler ? Maintenant, le résultat de cet arrêté c'est que les filles, qui doivent aller travailler encore plus loin vont être en danger. Déjà que les policiers ne sont pas toujours gentils avec elles, elles vont se retrouver dans de sombres périphéries avec les dangers que ça comporte».

Les associations TravailleurSEs du sexe Toulousain et le Strass réclament également «l'abrogation immédiate et sans condition du délit de racolage public, mais aussi «une réelle politique de lutte contre les violences et les abus» et «la délivrance d'un titre de séjour avec autorisation de travailler pour les travailleuses du sexe migrantes». Les associations veulent également aller plus loin en demandant le «retrait de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel». «La précarité et la répression exposent déjà les femmes aux violences sexuelles (…) Au lieu de garantir l'accès aux droits des travailleuses du sexe, l'État et la mairie de Toulouse se font les chiens de garde des riverains qui veulent notre disparition», dénoncent les manifestants.

G.C.
TOULOUSE SOCIÉTÉ


http://www.ladepeche.fr/article/2014/07 ... -sexe.html
bajotierra
 
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Re: Travaillleurs du sexe en colére contre la répression

Messagede bajotierra le Lun 15 Déc 2014 18:17

Manifestation contre les violences faites aux travailleuSEs du sexe !


Violences faites aux travailleurSEs du sexe : Etat complice !

Le 17 Décembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux travailleurSEs du sexe. Répression, expulsions, viols, agressions, exploitation, injonctions au silence, stigmatisation : les violences auxquelles font face les prostituées et travailleurSEs du sexe sont nombreuses, trop nombreuses. Alors que le délit de racolage n’est toujours pas abrogé malgré ses conséquences catastrophiques, régulièrement dénoncées, sur nos conditions de travail et notre santé, les arrêtés municipaux interdisant la présence de travailleurSEs du sexe dans l’espace public se sont multipliés, de Lyon à Toulouse, en passant notamment par Lille et Bordeaux. Sous couvert de lutter contre l’exploitation des prostituées et travailleurSEs du sexe, c’est la répression de ces dernierEs qui s’organise, avec ses conséquences en termes de précarisation, d’augmentation des violences, et de dégradation de notre santé.

La dimension sexiste de politiques qui interdisent l’espace public à un grand nombre de femmes s’allie par ailleurs avec des intérêts racistes d’expulsions des travailleurSEs sans papiers, ailleurs présentées comme uniformément victimes de la traite, mais qu’il conviendrait alors, pour leur bien, de renvoyer dans leurs pays d’origine. Régulièrement, de véritables rafles sont menées, qui ne sont pas sans conséquences non seulement pour les prostituées et travailleurSEs du sexe expulsées, mais aussi pour celles qui restent et doivent vivre dans la peur quotidienne des forces de l’ordre.

Nombreuses sont celles qui savent que prendre la parole en tant que travailleurSE du sexe, c’est s’exposer à une stigmatisation pouvant entrainer ruptures familiales et sociales, Nombreuses sont celles qui n’oseront pas dénoncer les situations d’exploitation dont elles sont victimes par peur de l’expulsion. Cette situation de répression et de stigmatisation ne sert que les intérêts des auteurs de violences, de quelques riverains qui ne veulent pas de putes dans leur quartier, et de celles et ceux qui instrumentalisent ces violences au profit de leur carrière politique.

TOULOUSE 17 décembre 17H place Belfort !

STRASS
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