Contre le plan Vichy d'Hortefeux ! Manif 3 novembre !

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Re: Contre le plan Vichy d'Hortefeux ! Manif 3 novembre !

Messagede willio le Jeu 6 Nov 2008 14:23

Ouais...plusieurs barrages sur la route aussi avec des excuses bidons...du coup plusieurs heures de retard et des petites manifs éparses ridiculement petites au début, le temps que tout le monde arrive. Les manifestant-e-s de lyon ont pu manifester 30 minutes en tout... des problèmes pour repartir aussi, retour vers 1h du mat'...
A paris idem, pas de trains pour vichy pendant quelques heures semble-t-il...

Par contre pour les contrôles d'identité à lyon, à part quelques personnes prises par surprise au début, une réaction collective est vite apparue pour refuser en bloc le contrôle, technique qui a payée.

Plus d'infos ici sur le déroulement des opérations : http://rebellyon.info/article5595.html
Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Et bien ! vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande.
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Re: Contre le plan Vichy d'Hortefeux ! Manif 3 novembre !

Messagede kuhing le Jeu 6 Nov 2008 14:42

willio a écrit:Ouais...plusieurs barrages sur la route aussi avec des excuses bidons...du coup plusieurs heures de retard et des petites manifs éparses ridiculement petites au début, le temps que tout le monde arrive. Les manifestant-e-s de lyon ont pu manifester 30 minutes en tout... des problèmes pour repartir aussi, retour vers 1h du mat'...
A paris idem, pas de trains pour vichy pendant quelques heures semble-t-il...

Par contre pour les contrôles d'identité à lyon, à part quelques personnes prises par surprise au début, une réaction collective est vite apparue pour refuser en bloc le contrôle, technique qui a payée.

Plus d'infos ici sur le déroulement des opérations : http://rebellyon.info/article5595.html


ça me rappelle, un jour où on sortait avec un pote du métro ( Strasbourg sT denis si je me souviens bien) à Paris.
1ere année de fac donc c'était en 76. les flics arrêtaient toutes les personnes qui sortaient du métro ! direct dans le car des CRS
Puis direct en cellule je ne sais plus où d'ailleurs, je crois que c'était à Vincennes.
Y'avait même deux touristes suisses dans le car qui n'arrêtaient pas de dire qu'ils n'y étaient pour rien ! :lol:
Tout ça parce qu'il y avait une manif interdite en commémoration du mouvement du 22 Mars dont on était même pas au courant et donc à laquelle on n'allait même pas !
Ah les cons ! on était au moins 30 dans une cellule de 8 m2 , on est restés au moins 8 heures avant qu'il nous relachent après nous avoir photographiés "face profil" comme des criminels.
Ah les cons ! :lol:
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Re: Contre le plan Vichy d'Hortefeux ! Manif 3 novembre !

Messagede arvn d le Jeu 6 Nov 2008 17:12

Ben ouais les gars, c'est ça la guerre sociale.
trois anarchistes, deux scissions à moins que ce soit l'inverse...
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Re: Contre le plan Vichy d'Hortefeux ! Manif 3 novembre !

Messagede jean le Sam 8 Nov 2008 14:36

témoignage

Cusset, près de Vichy, nuit du 3 au 4 novembre 2008.

Après la manifestation contre le sommet européen de Vichy, je rejoins le camping aménagé par la mairie et les organisateur.ice.s de la manifestation, situé sur un terrain de sport, à quelques centaines de mètres du lieu du meeting. Une dizaine de tentes sont montées, une quinzaine de personnes se préparent à passer une nuit froide et humide. Situé entre un champs et un cimetière, clôturé de murs et de hautes haies, le camping est à l'abri des regards. Pas un voisin, pas
une fenêtre ne donne sur les tentes. Fatigué, je vais me coucher rapidement.

Au milieu de la nuit, l'obscurité est totale, un grand silence règne et ma tente commence à tanguer violemment. Aucune idée de l'heure; je me rends compte rapidement que quelqu'un est en train de donner des coups. À peine réveillé, je proteste que je suis dedans, en train de dormir, que ça ne mène à rien de donner des coups dans une tente. Je suis persuadé qu'un.e camarade bourré.e fait une mauvaise blague. En quelques secondes, la toile s'effondre; comme elle ne me protège plus,
je prends des coups dans les côtes. Énervé et un peu affolé, je comprends que lale camarade ne s'arrêtera pas et lâche « bâtard! » pour signifier que ça ne m'amuse plus, et je me résouds à chercher l'ouverture. Là, j'entends « Il m'a traité de bâtard, le con! » et les coups doublent, triplent, j'en reçois dans la tête, les jambes, les bras, partout. Enfermé comme dans une nasse, je me protège comme je peux, recroquevillé; je pense à une agression de fascistes, je panique, aucune idée d'où est la sortie, j'ai un peu peur d'étouffer... au bout d'un moment les coups s'arrêtent. À tâtons je trouve l'ouverture, hésitant à déplier mes membres, angoissé de donner de nouvelles cibles à mes agresseurs. Quand j'arrive enfin à sortir la tête, 3 paires de bottes me font face. Enfin, je comprends. Un flic me lance « T'as 5 minutes pour te lever et sortir ». C'est la première
fois qu'ils m'adressent la parole, suivie par un flot d'insultes. Puis les blousons « POLICE » disparaissent dans l'obscurité.

Déconcerté, je déplie mes jambes dans mon duvet. Je ne crois pas ce qui m'arrive, et retombe dans une somnolence quelques instants. Rapidement, j'entends courir, les coups repleuvent sur mon corps déjà meurtri, les flics cassent les arceaux de la tente, la toile se déchire, je me lève enfin. « T'as 2 minutes pour dégager, après on envoie les chiens! » À tâtons, je cherche mes chaussures. Impossibles à trouver. Je mets un pantalon, trouve un pull dans le chaos de mes affaires éparpillées dans l'herbe humide. Je me rends compte que je tremble de tout mon corps, de froid, de terreur, de colère. Toujours
pas de chaussures. Avant l'agression, les flics ont pensé à les lancer au loin. Finalement je me rappèle avoir une seconde paire dans un sac, la cherche, la trouve, l'enfile. Je prends ma toile de tente par les 4 coins, en fais un balluchon, et me dirige vers la sortie à travers les tentes détruites. À la sortie, 2 voitures de police, des flics et un chien autour d'un petit groupe de militant.e.s à peine réveillé.e.s.

Ils nous ordonnent de partir. Hésitant.e.s, nous nous dirigeons d'un côté, puis de l'autre, ne sachant où aller, il est 1h30 ou 2h du matin, les flics nous insultent, flash-ball au poing. Après avoir lancé le chien dans le camping déserté, ils le lâchent sur notre petit groupe ensommeillé qui s'étire le long de la route. À travers la muselière, le molosse attrape les membres des retardataires, monte au visage de certain.e.s, je suis terrorisé. Au bout de quelques dizaines de mètres nous nous arrêtons pour faire le point. Je craque, pleure,nous sommes misérables le long de ce cimetière, perdus, avec nos affaires et nos agresseurs tout-puissants et narquois postés à quelques mètres, arme au poing, leur chien qui aboie.

Puis, une longue marche commence, direction Vichy, plusieurs kilomètres, ma tente-balluchon sur le dos, le corps meurtri par les
coups, le froid, l'humidité, les insultes et la violence inouïe,gratuite et légitimée, de ce réveil nocturne et sans témoins. Des
voitures de flics banalisées, vitres teintées, tous feux éteins,patrouillent au pas, s'arrêtent, repartent; leurs occupants,
indifférents ou narquois, scrutent, insultent, contrôlent. Une voiture de militant.e.s, pleine, nous encourage. Notre groupe en rencontre d'autres, nous discutons quelques minutes, jamais plus: une nouvelle patrouille passe, il nous faut repartir, marcher, marcher, nulle part,partout, sans autre but que de rester en mouvement, pour ne pas attirer l'attention des agresseurs en uniformes. Nous cherchons un appartement, une maison, un jardin, une cage d'immeuble, un abri
quelconque, sec, chauffé ou non... Personne ne connaît la ville,personne ne connaît un.e habitant.e, la pression des flics augmente, contrôle. Mes genoux sont très douloureux, je suis épuisé, j'arrive à peine à porter ma tente-balluchon. Après quelques tentatives avortées de trouver un abri collectif, le groupe se sépare. Nous ne sommes plus que trois, nous trouvons une cage d'immeuble, nous dirigeons vers la porte. Manque de chance, une patrouille, tous feux éteints,s'approche, s'arrête, je passe mon chemin, la patrouille repart, elle tourne. Je cours, mon fardeau sur les épaules, j'atteins la porte,entre, monte un étage. Tant de bruit réveille un voisin, il appèle la police... j'ai marché 3h, 3h30, trouvé un endroit à l'abri, sec et
chaud, et me voilà pris au piège, la tension monte encore, ça ne s'arrêtera-donc jamais? Je monte péniblement les escaliers, observe la flicaille qui, tout en bas, repasse, tourne, revient, ils ne sortent pas de la voiture, s'en vont... je m'écroule et m'endors. Il est 4h.

D'un seul coup, une torche dans le visage, angoisse, un chien me marche sur la figure, j'ouvre les yeux. Il est 7h, la vieille du
dessus sort promener son chien, l'immeuble s'anime et nous devons partir. Je retourne au camping, constater les dégâts. Il est aussi triste que le cimetière à côté: des affaires éparpillées, des tentes détruites, des toiles déchirées. Je retrouve 4 sardines dans la zone où j'ai dormi, récupère quelques affaires, une chaussure lancée au loin, dans une haie, l'autre a disparue.

Direction la gare. Au revoir, Vichy.

Le lendemain, mon corps n'a pas de traces de coups. Pourtant je n'ai pas rêvé; peut-être le duvet les a-t-il amortis, et, dans mon sommeil,ils m'ont paru plus violents que la réalité.


PS: Ceci est un témoignage de ce que j'ai vécu lors de l'évacuation du camping pendant le contre-sommet de Vichy; j'ai choisi de l'écrire à la première personne pour pouvoir exprimer mes ressentis personnels face à cette expérience relativement traumatisante, et ce sans engager les autres militant.e.s avec qui je me trouvais. Elleux l'ont vécu différemment, et illes ne se retrouveront sûrement pas dans ce texte.
Je ne les ai pas escamotés: je veux simplement respecter leurs propres ressentis, et surtout ne pas m'exprimer à leur place.

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Re: Contre le plan Vichy d'Hortefeux ! Manif 3 novembre !

Messagede chaperon rouge le Sam 8 Nov 2008 15:59

Ayayay, les flics ont été très brutaux :shock: .Tu fais très bien de le dénoncer, je me demande même si ça ne pourrait pas paraître dans le p'ti noir avec une petit intro sur la manif. Est-ce que les flics sentent une montée de la contestation sociale pour agir ainsi?

Aussi quelqu'un(e) a fait des estimations sur le nombre de personnes qui ont réussit à participer au contre-sommet?
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Re: Contre le plan Vichy d'Hortefeux ! Manif 3 novembre !

Messagede jean le Lun 10 Nov 2008 06:06

Blois : LES AMIS DE L'EGALITE par rapport à la mobilisation à Vichy


FRONTEX (Agence des FRONTières EXtérieures)
A Vichy les 2, 3 et 4 novembre 2008, sous la garde de milliers de
gendarmes-militaires harnachés et de policiers en uniforme et en civil, sont réunis ministres et
personnalités pour parler de camps de rétention, de barbelés et d'exclusion.
La gauche plurielle, qui organise ce contre-sommet, négocie depuis début octobre
le droit d'exprimer quelque chose. Le 3 novembre au matin, il y a même une dernière
réunion avec les RG 'sous la bulle' avec le sinistre Hortefeux. Il est attendu de 1000 à 1500
personnes, dont une poignée qualifiée d'agités. L'accord de soumission est clair : les RG expliquent
que tous ceux qui seront sur les trottoirs et en queue de manif seront réprimés sans ménagement...
Malgré le blocage des cars dans différentes régions, nous serons entre 3000 et 4000 !
Le déroulement des événements étant connu et les témoignages sur le Net disponibles,
venons- en à l'essentiel !
Les organisateurs et la presse parlent de 'casseurs', d'une 'poignée de casseurs'...
Comment ? Plusieurs milliers de flics et de militaires sur-équipés, présents à
Vichy depuis 3 semaines, n'auraient pas réussi à circonvenir quelques militants qui se sont
défendus avec la haine au ventre ? Tout simplement parce que ces derniers étaient plus que les
quelques dizaines annoncées et qu'ils ont bénéficié de l'aide de la plupart des manifestants !
Parmi tous ces gens qui parlent de 'casseurs', qui s'est vraiment posé la
question de savoir pourquoi il y a de la casse, et qui est responsable ? Parce qu'elle en a les
moyens, l' organisation officielle aurait pu mobiliser beaucoup plus de monde. Elle aurait pu ainsi
jouer son rôle,marginalisant la frange radicale en faisant la démonstration par le nombre qu'il
y a encore un espace d'expression.
Cet espace d'expression existe-t-il encore ? Depuis des années, tout tend à
démontrer que seul le rapport de force, et la violence qui en découle, sert de point de
référence à toute la société. Toutes les protestations sans voitures qui brulent n'ont pas d'écho
dans les médias et aucune prise en considération de la colère. Les paysans cassent, les marins
pêcheurs cassent, les routiers cassent, les habitants des banlieues cassent, les étudiants en grève
cassent... Qu'ont-ils comme autre choix pour se faire entendre des gouvernements bourgeois qui cassent
les salaires,la sécurité sociale, les retraites, les services publics, la santé, etc...
Qui casse le plus ? Et avons- nous un autre choix pour nous faire entendre que
de casser ? Il y aurait soit-disant le vote ? Mais quand nous votons NON à l'Europe du capital,
notre vote est cassé. Personne n'en tient compte, ni à droite, ni à gauche, nulle part ! Tous ceux qui parlent des 'casseurs' ont commémoré l'anniversaire de 1968. Ont-ils oublié, ont-ils la mémoire courte au point de ne pas se rappeler que c'est la 'casse' qui a été l'élément premier et déterminant de la grève générale dès le 14 mai 1968.
La casse et la violence sont le résultat d'une situation bloquée au service des riches. Alors,oui, quelque soit notre âge, nous sommes tous des casseurs en puissance. Comment changer de société sans casser celle qui nous opprime au quotidien ? La haine et la colère ne sont pas génétiques !
La guerre des classes et des idées est une évidence. Ces milliers de policiers et de militaires dans Vichy qui n'attendent que le moment où leurs chefs vont les lâcher pour casser du manifestant, sont équipés pour la guerre civile. Et on voudrait nous faire croire qu'il faut tendre l'autre joue quand les libertés élémentaires ne sont plus respectées ?
L'escalade est inévitable ! Elle est le choix des puissants et des riches qui gouvernent à leur profit. Nous nous battons pour ne pas nous soumettre, en tenant compte de ce qu'il y a en face.
En face sont les militaires et les policiers qui tirent. Ceux qui parlent de casseurs ont choisi le camp du pouvoir et de la répression. Nous, nous parlons de résistance et de manifestants.
Blois, le 6 Novembre 2008. A suivre...
www.lesamisdelegalite.org lesamisdelegalite@free.fr
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Re: Contre le plan Vichy d'Hortefeux ! Manif 3 novembre !

Messagede jean le Ven 14 Nov 2008 00:06

bloc contre le nouveau régime de Vichy - Parfum de dissidence...



http://www.dissidence-nordiste.org/arti ... 30782.html
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