[poitiers] alerte squat

Toutes les infos sur les luttes en cours

[poitiers] alerte squat

Messagede ninja le Sam 5 Nov 2011 13:08

http://fa86.noblogs.org/?p=668

[Poitiers] Alerte squat

Samedi 5 novembre 2011

Message à faire circuler

11H50

Tentative d'ouverture d'un squat dans une maison de l'autre côté de la grande passerelle de la gare de Poitiers, besoin de renforts car la police est déjà sur place et menace d'investir les lieux de façon imminente, ramener de quoi faire des images. Urgent, faire tourner vite.

12H00

Les policiers ont enfoncé la porte, les occupantEs sont actuellement retiréEs unE par unE. Besoin de soutien !
ninja
 

Re: [poitiers] alerte squat

Messagede ninja le Sam 5 Nov 2011 18:50

L'article a été mis à jour, la suite :

12h45

Des okupantEs, peut-être une dizaine voire plus, ont été emmenéEs au commissariat, par petites fournées. Il y aurait eu des coups de matraques. D’autres occupent encore le squat. Besoin de soutien sur place devant le squat, et aussi devant le comico pour prendre des nouvelles.

14H10

Toutes les personnes okupant le squat, environ une trentaine, ont désormais été sorties et ont violemment été embarquées. Un rassemblement a lieu devant le commissariat de Poitiers pour exiger leur libération. Appel à venir le rejoindre !

17H30

En tout, 47 personnes sont au poste, et toutes interrogées.

Des dépêches sont tombées durant la journée, une sur indymedia Nantes et deux dans la presse quotidienne régionale :

La police travaille à Poitiers

Pas de week-end pour la police à Poitiers.

Poitiers, le Samedi 5 Novembre 2011

Ce midi, les forces de l’Ordre, ont forcé à coup de bélier la porte d’une maison occupée et ont embarqué les quarante-sept occupant.e.s. La police a été prévenue par des riverain.e.s. La maison, propriété de la Mairie de Poitiers située au 144 Avenue de Nantes, était inoccupée avant ce matin.
Les occupant.e.s l’ont ornée d’une banderole « Vinci, hors de nos vies ». Pour rappel, elle sera détruite dans quelques mois, pour faciliter la construction d’un viaduc reliant l’Ouest de la ville à l’hypercentre. La municipalité a fait appel au groupe Vinci pour réaliser l’ouvrage d’art*. En tant que propriétaire de la demeure, elle a porté plainte. Elle va également la faire murer.

Les quarante-sept occupant.e.s sont en garde à vue, la police souhaitant tou.te.s les interroger. Des agent.e.s et des avocat.e.s ont du faire une croix sur leur week-end.

Plus d’info à venir.

*http://www.poitierscoeurdagglo.fr/c__4_71__Viaduc_des_R….html

indymedia Nantes

——
86 - Poitiers : 40 personnes placées en garde à vue

05/11/2011 15:03

Vingt-quatre fonctionnaires de police et gendarmes ont expulsé, aujourd’hui, quarante personnes d’une maison bourgeoise, sise 144 avenue de Nantes à Poitiers. Tous les occupants ont été embarqués au commissariat central et placés en garde à vue. La police est intervenue dans le cadre de la procédure de flagrant délit, suite aux appels de riverains qui ont vu des jeunes escalader l’enceinte de la bâtisse. La mairie, propriétaire de la résidence qui sera détruite dans la perspective du projet du viaduc des Rocs, a porté plainte. Alain Claeys a déclaré suite à cet incident que la maison «sera murée».


86 - Expulsés pour avoir manifesté contre Vinci

05/11/2011 13:01

Plusieurs personnes ont été expulsées, il y a moins d’une heure, à la suite de l’intervention d’un important dispositif policier au 144, avenue de Nantes à Poitiers. Ce matin, les manifestants avaient investi l’habitation vouée à la destruction dans le cadre des travaux de la future passerelle et déployé une banderole sur laquelle figurait le slogan « Vinci hors de nos vies ». Selon des témoins, les manifestants auraient indiqué que «leur action prendrait fin dimanche soir.»

ninja
 

Re: [poitiers] alerte squat

Messagede ninja le Sam 5 Nov 2011 20:59

A 19H30 personne parmi la grosse quarantaine de gardéEs à vue n'était encore sorti.
ninja
 

Re: [poitiers] alerte squat

Messagede ninja le Dim 6 Nov 2011 11:01

A 21H30 hier soir des personnes ont commencé à sortir au compte-gouttes.

http://fa86.noblogs.org/?p=684


Expulsion d’un squat poitevin, 40 okupantEs en garde à vue


Posted on 06/11/2011 by Pavillon Noir

Expulsion à Poitiers : 40 personnes en garde à vue
06/11/2011 05:45

Les policiers aidés de leurs collègues gendarmes ont expulsé, hier, quarante personnes qui avaient décidé de squatter une maison à Poitiers.

Image
Lors de l'intervention, hier vers 11 h, au 144 avenue de Nantes. Lors de l’intervention, hier vers 11 h, au 144 avenue de Nantes. - (dr)

Ils ont eu à peine le temps de se barricader quand la police est arrivée pour les déloger. Quarante personnes ont été expulsées, manu militari, hier vers 10 h 30, de la maison bourgeoise, sise 144 avenue de Nantes à Poitiers. Elles ont été placées en garde à vue. La demeure, propriété de la ville, est condamnée à la démolition dans le cadre du futur viaduc des Rocs.

» Il y avait des individus cagoulés, masqués… »

Ce sont les riverains qui ont alerté la police voyant des jeunes gens escalader l’enceinte de la demeure bourgeoise ; d’autres habitants ont également appelé la mairie qui a porté plainte. « Nous sommes arrivés en retard, nous aurions dû être avec eux », racontent les quelques jeunes, restés sur la passerelle, qui répondent par des cris de soutien à leurs camarades menottés et embarqués dans les fourgons via le commissariat central. Il est environ 9 h 30, selon ces mêmes témoignages, quand le groupe escalade l’enceinte de la résidence.

« Je suis arrivée vers 10 h 15 », assure le directeur départemental de la police, (DDSP) Jean-François Papineau. Sur la façade, une longue banderole annonce les revendications des squatters : « Vinci hors de nos vies » ; « Vinci dégage ». Les occupants viennent de s’enfermer à l’intérieur de la maison. Après leur avoir demandé de quitter les lieux, le patron départemental de la police a appelé des renforts, des collègues de Châtellerault et cinq gendarmes. Pour passer à l’action. « Nous sommes rentrés avec une forte opposition, en fracturant la barricade raconte le commissaire divisionnaire, il y avait des individus cagoulés, masqués, dotés d’écharpes, de capuches et de tenues sombres. »

Il faut deux heures pour interpeller un par un les hommes et les femmes. Une palpation de chaque occupant – qui avait prévu de passer au moins une nuit – a été faite par les fonctionnaires avant de les emmener dans les Transit de la police. L’un d’eux n’a pas eu le temps de dérouler son tapis de sol, resté attaché à son sac à dos ; les forces de l’ordre l’ont conduit directement dans la voiture avec son équipement. « Nous avons trouvé des pieds de biche, chignole, perceuse et couteaux », indique Jean-François Papineau. L’intervention s’est déroulée dans le cadre du « flagrant délit ». Les squatters ont été placés en garde à vue pour dégradation en réunion, participation à un groupement temporaire en vue de commettre des atteintes aux biens et port d’arme de 6 e catégorie.

Hier soir, la police cherchait encore à identifier des personnes. Une majorité du groupe devait être remis en liberté en début de soirée. Et la porte d’entrée de la maison a été murée.

Didier Monteil, Nouvelle République/Centre Presse, 6 novembre 2011
ninja
 

Re: [poitiers] alerte squat

Messagede ninja le Lun 7 Nov 2011 11:43

http://fa86.noblogs.org/?p=698

[Poitiers]
Squat toujours : rassemblement de soutien aux 5 okupantEs
Posted on 07/11/2011 by Pavillon Noir

Concernant le squat contre Vinci évacué hier qui a conduit à 47 gardes à vue (41 selon la police), toutes les personnes sont sorties de garde à vue. Les comparutions auront lieu au tribunal le 8 décembre. Pour avoir « participé sciemment à un attroupement, même formé de façon temporaire en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériel, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou de dégradations de biens avec cette circonstance que les faits ont été commis en réunion ». Et certains pour avoir aussi « fourni des renseignements d’identité imaginaires qui ont provoqué ou qui auraient pu provoquer des mentions erronées au casier judiciaire en l’espèce en fournissant l’identité de XX né-e le XX à XX »
Il semblerait que la violence contre les personnes n’aie pas été retenue vu que la police a estimé qu’il y avait eu « résistance passive ». Pour ce qui est de la « destruction ou dégradations de biens » la porte et les carottages du chantiers de la passerelle ont été explosés par la police.
La porte ayant été défoncée consciencieusement planche par planche.
Rappelons que la mairie porte plainte pour « dégradation » d’une maison qui va être bientôt détruite. Cherchez l’erreur !

Concernant la « violence contre les personnes » c’est plutôt du côté de la police qu’il faut la chercher avec l’utilisation d’un « pistolet électrique » sur l’un des occupants.

Nous avons fait un beau rassemblement à partir de 16h où il y avait cinquante à soixante personnes en continu pour demander la libération immédiate des 5 personnes encore en garde à vue. La dizaine de policiers étaient un peu pénibles, filmant avec insistance. La température est montée de quelques degré quand le commissaire Papineau est venu faire son tour et a commencé ses provocations (…). Il a arraché une banderole et a tenté d’en arracher une autre mais sans réussir. (…) Les policiers nous ont suivi avec insistance quand nous nous sommes dispersés.

(antirep)

Expulsions : cinq squatters convoqués devant le tribunal
http://www.centre-presse.fr/article-172 ... bunal.html

Poitiers. Les quarante et une personnes en garde à vue, samedi, après avoir squatté une maison ont été libérées. Cinq sont convoquées devant la justice.

Image
Les barricades qui ont servi à obstruer la porte d’entrée.
(Photo Didier Monteil)

Image
La maison bourgeoise qui sera détruite pour le projet du viaduc des Rocs, objet de la tentative de squat de samedi matin.
(Photo Sylvaine Hausseguy)

Alertés par des riverains qui ont vu des jeunes escalader l’enceinte de la maison bourgeoise, sise 144, avenue de Nantes à Poitiers, les policiers aidés de leurs collègues châtelleraudais et de gendarmes ont délogé quarante et une personnes. Menottés, les squatters ont été placés en garde à vue. La Ville, propriétaire de la maison, a porté plainte.

Les faits se sont déroulés samedi vers 11 heures. Le groupe vient tout juste de s’enfermer lorsque les forces de l’ordre arrivent en renfort (18 fonctionnaires et 5 militaires) avec du matériel pour enlever les planches qui obstruent la porte d’entrée. « Nous sommes entrés avec une forte opposition en fracturant les barricades », raconte Jean-François Papineau, directeur départemental de la sécurité publique. Un fonctionnaire a utilisé un « taser » pour neutraliser un occupant ? qui a été ensuite vu par sécurité par un médecin ?. Il n’y a aucun blessé dans l’interpellation.

« La police et la mairie nous dégagent, Vinci aménage »

La palpation individuelle permet aux policiers de récupérer couteaux, chignole, perceuse. La garde à vue est levée dès samedi soir pour quinze personnes qui sont identifiées. Et dimanche, en fin de matinée, pour vingt et une autres.

Cinq squatters, deux femmes dont une habite à Montpellier et trois hommes originaires de Poitiers, sont déférés, hier après-midi au parquet. Durant leur présentation devant le magistrat, le comité antirépression et le « collectif autonome »(NDLR: c’est comme cela qu’il se nomme) se sont rassemblés (une cinquantaine de personnes) devant le palais de justice en criant: « Solidarité avec les inculpés et liberté pour tous les prisonniers ».

Deux banderoles accompagnent cette manifestation sur lesquelles sont inscrits: « La police et la mairie nous dégagent, Vinci aménage »; « Flics hors de nos villes ». Le dernier calicot fait réagir vivement le directeur départemental de la sécurité publique qui va le chercher au sein du groupe dans une bousculade.

Durant près de deux heures, le face-à-face ne dérape pas entre la petite dizaine de policiers et les manifestants. Des manifestants dont certains, selon la police, sont connus pour avoir participé aux événements de Poitiers, le 10 octobre 2009.

Le procureur a demandé dans ses réquisitions une convocation des cinq personnes, le 8 décembre prochain, devant le tribunal correctionnel pour dégradation en réunion, participation à un groupement en vue de commettre des atteintes aux biens, et leur placement sous contrôle judiciaire. Le juge des libertés et de la détention a suivi le parquet.

Centre-Presse, 7 novembre 2011
ninja
 

Re: [poitiers] alerte squat

Messagede ninja le Lun 7 Nov 2011 13:06

ajouté à la suite de l'article dix minutes plus tard :

'' Pour discuter sur l'urbanisation ''Les squatters, du 144, avenue de Nantes à Poitiers, refusent de communiquer avec la presse pour des raisons politiques disent-ils. Ils refusent l'exposition médiatique à titre individuel mais certains brisent cette règle. L'un d'eux a cependant souhaité, sous le couvert de l'anonymat, expliquer les raisons de cette action dans la maison bourgeoise poitevine. « La tentative de prendre la maison pour le week-end avait pour objectif de discuter sur l'urbanisation de l'opération Coeur d'agglomération et la restructuration des centres-villes qui sont métastasés », nous a-t-il confiés. « Il y a, selon ce jeune homme, un lien entre l'aménagement du territoire et les restructurations dans les grands centres. Nous nous opposons à Vinci et à son monde qu'il construit. »

'' Une personne a reçu une décharge de taser ''Un des squatters, qui a été menotté et placé en garde à vue puis remis en liberté, raconte sa version des faits. « Les policiers n'ont pas voulu discuter. Nous leur avons dit alors que nous allions sortir en groupe et nous disperser. Ils n'ont rien voulu savoir. Ils ont fait sauter les barricades. Dans l'opération une personne a reçu une décharge de '' taser '' alors qu'elle n'était pas menaçante ni dangereuse. Elle est tombée. » Selon lui toujours : « En garde à vue, ils ont obligé les gens à donner leurs empreintes, en prenant leurs mains. Et à quitter le commissariat, même si on ne voulait pas par solidarité. Ce qui était mon cas. »
ninja
 

Re: [poitiers] alerte squat communiqué

Messagede JPD le Mar 15 Nov 2011 20:59

Communiqué du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux suite a l’expulsion du squat 144 avenue de Nantes à Poitiers.
5 novembre,Communiqués et tracts Poitiers
15 novembre 2011

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux
Ce qui s’est passé le week-end des 5 et 6 novembre 2011 en dit long une fois de plus sur la volonté des autorités locales (police et mairie socialiste) d’annihiler toute tentative de lutte sortant des cadres préétablis.
L’action, portée par une cinquantaine de personnes, avait pour but d’occuper une grande maison bourgeoise vide au 144 Avenue de Nantes, pour un week-end, d’organiser des débats sur la vague de rénovation urbaine (gentrification) qui s’opère à Poitiers et au delà. C’était une action concrète dans la mesure où des personnes ont voulu investir une maison qui va être détruite pour construire le Viaduc des Rocs. C’est un ouvrage qui s’inscrit dans le projet urbain “Coeur d’ Agglo”, réalisé par un géant mondial du BTP, le groupe Vinci.
Face à cette envie de vouloir ouvrir un lieu vide, destiné à être démoli, appartenant à la mairie, les flics ont fait leur « sale » boulot . Grâce à des voisin.e.s apeuré.e.s par l’ouverture d’une maison vide, la police a débarqué assez rapidement (a moins que cette dernière n’ait déjà été mise au courant). Les occupant.e.s se sont barricadé.e.s pensant qu’il.le.s auraient la paix un petit moment, mais c’était sans compter sur la détermination policière : elle a procédé à la destruction de la barricade de fortune, et a démoli les carottes de forage du chantier. Dans la foulée, les policiers et gendarmes, avec à leur tête M. Papineau, ont procédés à l’expulsion massive des occupant.e.s.
Ces derniers ont souhaité, vu le désavantage du rapport de force, sortir sans problème face aux forces de l’ordre, solidaires, en groupe et en rester là : être expulsé.e.s sans souci. Ce ne fut pas le cas, car telle est la règle de la guerre sociale en cours. Ce que le Directeur Départemental de la Sécurité Publique (DDSP) nomme devant les cameras de France 3 comme petite bousculade était en réalité un véritable coup de pression : deux personnes ont subi des décharges électriques de Tazer de la part d’un gendarme. Ce qui a eu pour but de mettre au pas le reste du groupe ! S’ensuit un véritable délire policier : mettre 47 personnes en garde-à-vue !
La plupart des gardé.e.s à vue, inconnu.e.s des flics, leur ont tenu tête et ont tu leur identité, de sorte qu’il.le.s les ont relâché.e.s sans même savoir qui il.le.s étaient. D’ailleurs,autant dire qu’a 47 personnes, il y a eu des moments ou les gardés a vue se sont sentis forts , loin de l’impuissance ressentie d’habitude: chants ,mise en déroute d’identification personnelle et autre combine qui peuvent autant que faire ce peut mettre un petit grain de sable dans la machine répressive. Mais il en a été autrement pour cinq personnes, connu.e.s de la justice et de la police pour leur participation aux luttes locales émancipatrices contre la mainmise totalitaire du capital. Il.le.s ont été gardé.e.s à vue plus longtemps, ont été présenté.e.s devant le procureur (qui leur a signifié leur mise en examen) puis devant le juge des libertés et détentions (qui les a placé.e.s sous contrôle judiciaire, il.le.s doivent pointer une fois par semaine jusqu’à leur procès).
Pendant ce temps, une cinquantaine de personnes attendaient devant le palais de justice qu’on libère leurs compagnons. La présence policière se faisait oppressante : les gens ont été filmé.e.s de loin et un commissaire a effectué un tour rapproché du groupe, caméra au poing.
Face à cela, seules deux banderoles permettaient de se protéger des objectifs indiscrets. Jusqu’à l’arrivée sur place du DDSP, qui a été manifestement fort ennuyé par la présence d’une banderole qui clamait « Flics hors de nos vies, hors de nos villes » et d’une autre disant « La police et la mairie nous dégagent. Vinci aménage ». Il a prestement dérobé la première et a tenté (aidé de ses sous-fifres) d’arracher la deuxième des mains des gens, qui l’ont victorieusement défendue.
Au final, les cinq prévenu.e.s sont sorti.e.s du palais de justice, muni.e.s d’une invitation à venir le jeudi 8 décembre prochain, se défendre de l’accusation de « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens », ainsi que pour l’un des mis en examen “usurpation d’identité” . Il s’agit là encore de l’application de la loi Estrosi-Ciotti dite “antibande”, le tout nouveau nouveau joujou législatif qui permet, depuis 2010, de rendre n’importe qui responsable de presque n’importe quoi, puisqu’il juge des intentions (dont on ne discute pas). Joujou précédemment utilisé contre sept personnes pour une manifestation nocturne de soutien aux migrant.e.s le 5 février dernier.
Nous prenons bonne note de cette volonté délibérée de casser des gens qui s’organisent. En réaction, nous ne pouvons qu’unir nos forces pour tenter de mettre en échec ces dispositifs répressifs ainsi que l’organisation humaine faite d’autorités et de hiérarchies , qui les rend nécessaires. Et bien sûr nous désirons que la solidarité avec les gens qui font face à la répression, ici ou ailleurs, se manifeste sous toutes les formes possibles.
JPD
 
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