New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

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New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede qierrot le Mar 21 Juil 2009 13:24

communiqué d'Alternative Libertaire en soutien aux salariés de New Fabris à Chatellerault (86).

Face au terrorisme patronal,
les salarié-es de New Fabris ont raison de se révolter !


Les 336 salarié-es licencié-es de l’entreprise New Fabris (sous-traitante de PSA et Renault) réclament 30 000 euros chacun-e d’indemnités de licenciement et menacent de faire sauter leur entreprise si cette revendication n’est pas satisfaite.

Sur le dos de qui PSA et Renault se sont-ils engraissés ? Grâce au travail de qui les machines et le stock de l’entreprise ont ils pu être achetées et fabriqué ?

Après avoir été pressé-es comme des citrons, les ouvriers et ouvrières de ce sous-traitant de l’automobile sont maintenant jeté-es a la rue. Les salarié-es de New fabris qui menacent de faire sauter le stock et les machines ne font que réclamer une partie ce qui leur est du, et appuient sur ce qui fait mal : la propriété privée du capital. La situation de l’entreprise dans la chaîne de production, qui la place dans un rapport de dépendance vis a vis du donneur d’ordres, rend difficile la reprise de l’entreprise par le personnel hors d’un mouvement d’ensemble, et la revendication de plus grosses indemnités de licenciement est tout à fait légitime. Alternative libertaire salue leur détermination : tant que les capitalistes avec ou sans sous-traitance, continueront de les exploiter puis de les jeter, les salarié-es auront raison de se révolter !

Alternative Libertaire, le 13 Juillet 2009


rappel infos :

"Les bouteilles de gaz sont dans l’usine. Tout est prévu pour que ça saute" s’il n’y a pas d’accord au 31 juillet stipulant que chaque salarié recevra 30.000 euros, déclare le délégué CGT de l’usine New Fabris à Chatellerault.

Les 366 salariés de New Fabris à Chatellerault dans la Vienne, en liquidation judiciaire, ont menacé de faire sauter leur usine au 31 juillet s’ils n’obtiennent pas 30.000 euros d’indemnité par employé de leurs principaux clients, PSA et Renault, a-t-on appris de sources syndicales le dimanche 12 juillet. L’entreprise travaillait à 90% pour les deux constructeurs automobiles.

"Les bouteilles de gaz sont dans l’usine. Tout est prévu pour que ça saute" en l’absence d’accord au 31 juillet stipulant que chaque salarié recevra 30.000 euros de PSA et Renault, a déclaré Guy Eyermann, délégué CGT et secrétaire du CE.

"On ne va pas laisser PSA et Renault attendre août ou septembre pour récupérer les pièces en stock et les machines encore dans l’usine" s’est insurgé le syndicaliste."Si, nous, on n’a rien, eux n’auront rien du tout", a-t-il ajouté.

Rendez-vous au ministère de l’Emploi
Trois cars, soit environ 150 salariés, se sont rendus mardi dernier à la direction de PSA pour tenter de négocier l’indemnité. Une délégation similaire ira à la direction de Renault jeudi prochain, a ajouté Guy Eyermann. Un rendez-vous au ministère de l’Emploi est également prévu le 20 juillet.
Les salariés de New Fabris occupent leur usine depuis le 16 juin, date de la mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon. Société familiale à l’origine, New Fabris a été reprise début 2008 par le groupe italien Zen, spécialisé dans la mécanique de précision et l’usinage en sous-traitance automobile.
Le groupe Zen, implanté dans le nord de l’Italie à Padoue emploie 600 salariés.
Il déclare un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros.


il semblerait que la CGT ait réussi à calmer le jeu, et calmer sa section syndicale visiblement trop entreprenante...(commentaire tout personnel) :

Les salariés de New Fabris retirent les bouteilles de gaz

Les salariés de New Fabris qui menaçaient de faire sauter leur usine de pièces automobiles avec des bouteilles de gaz, ont décidé de retirer ces bouteilles, lors d’une assemblée générale lundi 20 juillet à Châtellerault. Réunies dans l’usine qui compte 366 salariés, une centaine de personnes ont répondu par l’affirmative à la question : "Etes-vous pour le retrait ?". Lorsque la question d’un maintien a été abordée, aucune personne présente à l’Assemblée générale ne s’est manifestée.

Un effort "parce que la situation est bloquée"

D’après Guy Eyermann, délégué CGT et secrétaire du CE, il était nécessaire de "faire un gros effort parce que la situation est bloquée". "Il faut que la situation se décante", a-t-il poursuivi.
Le ministère de l’Industrie avait proposé qu’une délégation de New Fabris soit reçue par le cabinet du ministre Christian Estrosi, mais à condition qu’il n’y ait "pas de menaces" de la part des salariés.
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede bajotierra le Mar 21 Juil 2009 15:57

il y a une bonne discussion qui approfondit le sujet ici

viewtopic.php?f=9&t=2385
bajotierra
 
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede Nico37 le Ven 24 Juil 2009 18:18

Appel des salariés de New Fabris

jeudi 23 juillet 2009

Réunis en assemblée générale ce jeudi 23 juillet à 13h, les salariés de New Fabris ont décidé de continuer leur mouvement car ils considèrent que les 11 000 euros avancés par M. Estrosi la veille ne sont pas suffisants.

Nous exigeons toujours une prime de licenciement de 30 000 euros en plus des indemnités légales.

Nous appelons l’ensemble des salariés des entreprises qui, comme nous,sont sous la menace d’une fermeture de leur entreprise ou de licenciements, du bassin châtelleraudais et de toute la France, à nous contacter de façon à coordonner nos luttes et à former un collectif contre les patrons voyous et licencieurs..

Nous appelons l’ensemble des salariés en lutte pour l’emploi à une manifestationà Chatellerault jeudi 30 juillet à 14h.

Vous pouvez nous contacter en écrivant à : newfabrisenlutte@yahoo.fr

Communiqué de la CGT New Fabris, Châtellerault, le 23 juillet à 17h.
Nico37
 

Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede qierrot le Jeu 30 Juil 2009 10:47

COMNUNIQUE DE PRESSE CGT NEWFABRIS
Châtellerault le 29 juillet à 9h

Nous appelons l’ensemble des salariés en lutte pour l’emploi,
toute la population du bassin châtelleraudais et audelà,
à une
MANIFESTATION à CHATELLERAULT
Jeudi 30 Juillet à 14h

Rendezvous
devant l’usine NEWFABRIS
Zone Industrielle Nord Rue
André Boulle
A Châtellerault (VIENNE)

Plusieurs dizaines de délégations d’entreprises, de syndicats ou de collectifs ont
déjà répondu à notre appel.
En plus des entreprises de la Vienne (Aubade, Snecma…), des délégations de
toute la France ont annoncé leur venue jeudi : Continental (Compiègne),
Freescale (Toulouse), Rencast (Châteauroux), Philips (Dreux), Molex
(Villemur), Caisse des Dépôts (Paris), Ford (Blanquefort), SBFM (Lorient),
Goodyear (Amiens)…


Nous nous adressons aux salariés de toute la France, du privé et du public, qui
comme nous sont sous le coup de la fermeture de leur entreprise, de
licenciements ou de suppressions d’emplois : Contacteznous
! Venez jeudi !
Coordonnons nos luttes et formons un collectif contre les patrons voyous et
licencieurs !
Cette coordination des salariés contre les licenciements nous a terriblement
manqué ces derniers mois. La vague de licenciements et de suppressions
d’emplois ne prend pas de vacances. Elle risque même de s’amplifier à la
rentrée, rendant plus que jamais nécessaire une lutte d’ensemble. Ne luttons plus
chacun dans notre coin !
Les salariés de New Fabris exigent toujours une prime de licenciement de 30 000
euros en plus des indemnités légales. Nous déciderons vendredi 31 juillet à
11h30 des suites à donner à notre mouvement.
Ensemble, nous pouvons nous coordonner, être une force et faire aboutir toutes
nos exigences, qui vont des indemnités extralégales
à l’interdiction des
licenciements.
Vous pouvez nous contacter en écrivant à : newfabrisenlutte@yahoo.fr


Porter la revendication centrale sur l'interdiction des licenciements ne permet pas de porter la critique là où il faudrait la porter à mon sens, mais le côté appel à converger, appel à la population, et appel à coordination est une initiative intéressant et importante.
bon, de toute manière je vais voir l'ambiance sur place... :D
qierrot
 

Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede L'autre facteur le Jeu 30 Juil 2009 15:38

qierrot a écrit:bon, de toute manière je vais voir l'ambiance sur place... :D


Raconte comment c'était. Ca nous fera autre chose à nous mettre sous la dent que la vie interne du forum.
L'autre facteur
 

A

Messagede conan le Jeu 30 Juil 2009 20:37

Pour ma part, ayant eu en début d'après-midi un procès pour soutenir une copine sur Poitiers pour refus de prélèvement ADN, j'ai juste eu le temps en arrivant ensuite sur Châtellerault de croiser des gens de Sud Industries, qui en revenaient et m'ont dit que la diversité des boîtes avait été exceptionnelle. Belle mobilisation à priori. (Ah et Qierrot : bienvenue sur le forum du CRAC de Poit'yeah !) :)
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Re: A

Messagede abel chemoul le Jeu 30 Juil 2009 21:44

conan a écrit: m'ont dit que la diversité des boîtes avait été exceptionnelle.


Effectivement, il y avait pas mal d'entreprises en lutte, notamment: Freescale Toulouse, Aubade St Savin, Continental Clairoix, Ford Blanquefort, des syndicalistes du technopole de Renault Guyancourt, Valéo, et même des salariés du centre d'appel du Club Med du 93.

1000 à 2000 personnes, les politiques en nombres mais peu de libertaires (CGA et qierrot pour l'AL de Tours).
Tu as 3 secondes, tu m'entends?! 3 secondes pour jeter ce putain de drapeau noir à la con, ou je te fais gicler les yeux des orbites, et je t'empaffe le crâne!
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede Nico37 le Jeu 30 Juil 2009 21:56

Mais les délégations de boîtes étaient assez petites (surtout quand elles étaient éloignées de Chatellerault).
7 cars de CRS + 1 car & 1 voiture de police nationale barraient la rue pour aller direct à la mairie, la sous préfecture était remplie de nationaux... De même la SUGE (???) était devant la gare... Présence souvent sifflée.
CGT très majoritaire, une 20aine de Cédétiste, une 15aine de FO, une 10aine de Solidaire...
Sinon sono & soleil assourdissants...
Conan, tu connais le groupe 1er mai (leur tract journal en est à son 190è n°).

Estrosi, pourri :!:
Estrosi demande aux New Fabris de renoncer à la violence
30.07.09 | 10h40

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi avertit les salariés du sous-traitant automobile New Fabris qu'ils n'obtiendront rien s'ils ne renoncent pas à la violence et à la menace après la fermeture de leur usine.

Cet appel intervient à quelques heures d'une manifestation sur le site de Châtellerault (Vienne), à laquelle doivent participer les salariés d'autres entreprises en difficulté, et à la veille de l'expiration de l'ultimatum posé par les salariés.

Ils disent vouloir faire sauter leur usine s'ils n'obtiennent pas les 30.00 euros d'indemnités en plus des versements légaux qu'ils réclament, pour chacun des 366 salariés.

"Profondément choqué du maintien de cette attitude fermée, contraire aux engagements que les délégués syndicaux avaient pris la semaine dernière, (Christian Estrosi) tient à adresser un avertissement solennel aux salariés et à leurs représentants", dit le ministre dans un communiqué.

"Sans une renonciation explicite et sans ambiguïté à tout recours à la menace et la violence, le protocole de fin de conflit, qui reprend tous les aspects acquis au cours de la négociation, ne pourra être mis en oeuvre", ajoute-t-il.

Après une réunion avec Christian Estrosi à Paris le 22 juillet, les syndicats avaient maintenu leur ultimatum au 31 juillet sans toutefois réinstaller les bonbonnes de gaz un temps placées devant l'usine pour menacer de la faire sauter. Elles restent sous clef dans un local près du site.

Le ministère a notamment proposé mercredi de reverser intégralement aux salariés les quatre millions d'euros provenant du rachat du stock et de l'outillage de leur usine par Renault et PSA, les principaux donneurs d'ordre, ce qui apporterait environ 11.000 euros par salarié en plus des indemnités légales.

Thierry Lévêque, édité par Jean-Stéphane Brosse
Nico37
 

Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede qierrot le Ven 31 Juil 2009 00:43

Il faut aussi souligner l'esprit de combativité qui a animé cette journée. On a la des secteurs de lutte qui se radicalisent et qui critiquent ouvertement les directions syndicales, comme celà a été dit au micro. L'appel est à la cordination en partant des sites, des boites, bref de la base. Il faut suivre celà de près et participer là où l'on peut. Les appels à l'auto-organisation se sont multipliés ces derniers temps, des appels essentiellement locaux (on en est au deuxième en un an à Tours sans que celà prenne), il y a là espoir que celà prenne une autre dimension. Par contre la question reste posée, on sent bien qu'il y a quand même autre chose que l'interdiction des licenciements. Sur quels bases, quels types de revendications appuyer un mouvement social d'ampleur, et quels types de contenus pour que ce mouvement puisse ébranler le capitalisme ?

Et il faut dire quand même que des tourangeaux, et membres de ce forum, ont assuré la présence libertaire (AL et CGA).

Image
qierrot
 

Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede Nico37 le Ven 31 Juil 2009 08:26

Cela pose cruellement l'implantation des libertaires dans le salariat... et notre influence sociale et politique :!:

CHATELLERAULT (AFP)- Les "Fabris", qui ont menacé début juillet de faire sauter leur usine, ont manifesté jeudi à Châtellerault avec d'autres salariés touchés par des restructurations industrielles, à la veille d'une assemblée générale décisive sur la suite de leur mouvement.

Au moins 3.500 personnes selon les syndicats, 1.800 selon la police, ont défilé dans les rues aux côtés des salariés de l'équipementier automobile qui réclament une prime de départ de 30.000 euros.

Partis du site de l'usine New Fabris (fabrication de pièces mécaniques) à la périphérie de Châtellerault, les manifestants qui ont également reçu le renfort de quelques personnalités de gauche ont convergé vers le centre-ville.

"Renault, PSA Peugeot sont en train d'organiser la désertification industrielle de la France - New Fabris 366 licenciements", pouvait-on lire sur une banderole.

Un porte-parole des salariés, Guy Eyermann (CGT), a annoncé la création d'un "collectif pour toutes les entreprises qui luttent contre les patrons voyous et leurs actionnaires", devant le défilé dans lequel figuraient notamment des salariés de Thales, de Continental, Molex, Aubade, Renault ou encore Ford.

"Nous ne pourrons gagner qu'en réunissant toutes les entreprises et toutes les organisations syndicales", a estimé M. Eyermann, avant de conclure: "On se sera battu jusqu'au bout et c'est notre fierté".

Les salariés de New Fabris doivent tenir une assemblée générale décisive vendredi, date limite qu'ils avaient fixée pour obtenir satisfaction sur le montant de la prime.

Les bouteilles de gaz qu'ils avaient installées sur le toit de l'usine au début de leur action ont été remisées dans un local la semaine dernière, mais les salariés ont entretenu depuis un certain flou sur leurs intentions.

"On a renoncé à toute violence, maintenant si la majorité (des salariés) refuse la somme proposée, il y aura des dégâts", a prévenu M. Eyermann.

"Je ne peux pas dire aujourd'hui si je voterai pour les 11.000 euros (somme proposée par le gouvernement, NDLR)" lors de l'AG, a déclaré à l'AFP Laurence, depuis 7 ans chez New Fabris. "11.000 euros + 2.700 euros (part variable attribuée en fonction de l'ancienneté), pour moi, c'est nettement insuffisant", a-t-elle estimé.

Jeudi après-midi, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a proposé d'être "dès ce soir au rendez-vous du dialogue dans la perspective d'une sortie de crise heureuse à l'issue de la rencontre programmée demain" vendredi.

A une condition toutefois: que les salariés expriment "très explicitement leur rejet de toute forme de violence". "La condamnation de toute forme d'ultimatum est un préalable à toute discussion", a ajouté le ministre.

Ségolène Royal, présidente PS du conseil régional Poitou-Charentes, lui a cependant demandé de "faire un geste supplémentaire" pour parvenir à "une issue satisfaisante et digne pour les salariés".

"Si les salariés en arrivent à mettre des conditions aussi radicales, c'est à cause de la surdité des décideurs. Le gouvernement a mis des sous sur la table pour les entreprises en difficulté, si elles ferment ce sont les salariés qui doivent en bénéficier", a estimé de son côté Guy Savin, un des porte-parole des salariés de Molex, venu soutenir les "Fabris".

"Ce qui est important aujourd'hui, c'est qu'il y ait un maximum de diversité d'entreprises au sein de la manifestation (...) A la rentrée, le gouvernement a du souci à se faire", a promis Sylvie Sanguiol, déléguée Sud au sein du technocentre de Renault Guyancourt.
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede leo le Ven 31 Juil 2009 12:44

Les actions radicales de salariés mènent souvent à des "impasses", estime la CGT

(AFP)

PARIS — La secrétaire confédérale de la CGT Maryse Dumas a estimé vendredi que certaines actions de salariés de groupes en difficulté, comme les séquestrations de patrons ou les menaces de faire sauter les usines mènent à des "impasses", même si elle "comprend" ces actions.

"Ces modalités d'action ne font pas partie des modalités d'action qui permettent de s'inscrire en perspective", a déclaré Mme Dumas sur Europe 1, interrogée sur ces actions qui se multiplient ces dernières semaines.

"En même temps, je comprends que les salariés estiment que c'est leur seul moyen pour se faire entendre et débloquer des situations", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle n'approuvait ni ne condamnait ces actions.

"La plupart du temps, ce sont des modalités d'action que je ne conseillerais pas aux salariés parce qu'elles conduisent à des impasses", a poursuivi la responsable de la CGT, ajoutant toutefois que "lorsqu'ils (les salariés) les décident démocratiquement, la CGT est avec les salariés".

Il faut que les salariés "bénéficient aussi du soutien large de l'opinion publique car c'est une condition pour gagner", a-t-elle aussi estimé.

Les employés du sous-traitant automobile New Fabris, qui avaient menacé début juillet de faire sauter leur usine en liquidation, doivent tenir une assemblée générale décisive vendredi en fin de matinée, date limite qu'ils avaient fixée pour obtenir satisfaction sur le montant de la prime de départ.

Selon un sondage Ifop pour l'Humanité, publié vendredi, la moitié des Français comprend, sans les approuver, les menaces de faire sauter leur usine par des salariés d'entreprises en difficulté, mais un tiers des personnes interrogées condamne ces actions.


Les salariés en lutte lâchés par les directions syndicales au moment même où l'Etat (Estrosi) leur colle un ultimatum : c'est 12000 euros et la fin de partie ...

Décidément, l'histoire bégaie !
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede Nico37 le Ven 31 Juil 2009 14:11

Pas étonné, d'ailleurs le secrétaire CGT New Fabris dénonçait les directions confédérales...
J'oubliais parmi les délégations SONAS La Souterraine...
Il s'agit de l'émission présentée par Aymeric Caron du vendredi 31 juillet à 8 h 20 sur Europe 1
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede qierrot le Ven 31 Juil 2009 15:59

Les salariés de New Fabris acceptent le protocole de sortie de crise

Les salariés de l’équipementier automobile New Fabris ont accepté vendredi le protocole de sortie de crise leur accordant une prime de 12.000 euros, selon les résultats du vote annoncés sur place.

Sur les 235 votants, 204 ont voté "oui" pour accepter cette somme et ne rien toucher à l’entreprise et 24 ont voté contre. L’ultimatum des salariés, qui avaient menacé de faire sauter leur usine expirait vendredi. Ils demandaient à leur anciens clients Peugeot et Renault de verser 30.000 euros pour chacun des 366 employés licenciés.

Le vote est intervenu après une réunion avec le sous-préfet de Châtellerault dans la Vienne. Le ministre chargé de l’Industrie Christian Estrosi avait annoncé qu’il avait demandé au sous-préfet de proposer "un protocole de sortie de crise" comprenant "une aide personnalisée à la recherche d’emploi d’une montant de 12.000 euros" nets.

"C’est le dialogue social qui a gagné", s’est félicité le ministre chargé de l’Industrie Christian Estrosi, qui avait annoncé dans la matinée le projet de protocole prévoyant la prime de 12.000 euros.

Dans un communiqué, il s’est dit "heureux du dénouement positif dans le conflit New Fabris", saluant "la sage décision privilégiée par les salariés, qui se mettent ainsi en situation d’aborder l’avenir avec le maximum de garanties".

"Avec l’aide personnalisée à la recherche d’un emploi d’un montant de 12.000 euros s’ajoutant aux indemnités de licenciement, ils recevront au total de 29.500 euros à 31.000 euros en moyenne suivant leur ancienneté", précise le ministre. "Ils continueront par ailleurs à percevoir 95% de leur salaire actuel pendant un an, s’ils choisissent de signer le contrat de transition professionnelle (CTP) comme 259 d’entre eux, sur 366, l’ont déjà fait".

Selon les termes du vote précisés par Guy Eyermann, délégué CGT et coordinateur du mouvement et organisateur du scrutin, les salariés devaient dire si "oui, on accepte cette somme et nous ne touchons à rien de l’entreprise on rentre chez nous" ou "non on refuse cette chose et là ça peut aller jusqu’à la destruction". AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/depe...


ils rentrent chez eux...pliez les gaules, c'est fini !
en même temps, quand ils auront bouffé le maigre pactole, qu'il n'y aura rien au bout du CTP, Chatellerault est une ville ouvrière sinistrée, ils pourront les ressortir les gaules, pour aller à la pêche.

Il faut espèrer que dans cette mobilisation la conscience s'est forgée et que certains d'entres eux continueront sur la lancée de la "coordination", et des luttes...car l'enjeu est bien là, isolé et seuls face au patronnat et l'Etat personne ne peut gagner vraiment.
qierrot
 

Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede RickRoll le Ven 31 Juil 2009 17:04

J'avais entendu le délégué cfdt à la radio hier qui disait qu'ils rentreraient chez eux tranquille si ils avaient plus de 11000€. Lui il pensait 15 000€, mais visiblement les négociateurs en ont profité pour baisser encore le prix...
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede leo le Ven 31 Juil 2009 17:13

C’est un peu ce que j’essaie de dire. Le syndicalisme, c’est bien… à condition d’en sortir ! Sinon les luttes et les appels à manifester (“tous ensemble”) iront une fois de plus de barouds d’honneur en carrefours des échecs et des impasses.

Faut-il le préciser : en sortir mais pas pour aller dans le mur des mots vides et des phrases creuses.

Mais bien plutôt pour inventer des formes de liaisons directes, de coordination, locales et horizontales, forcément interprofessionnelle et au-delà des chapelles syndicales : bref des modes d’organisation conçus par et pour ceux et celles qui veulent se battre (ici les futurs licencié-e-s), pour qu’ils/elles puissent définir eux-mêmes leurs revendications et les moyens de leur donner réalité.
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede conan le Ven 31 Juil 2009 17:20

Tout à fait d'accord !!!
Une fois de plus, les syndicats de merde incinèrent les liens de lutte, conduisant leurs troupes à déposer leur espoir ou à défaut, leur rage du désespoir, dans l'urne funéraire d'une renonciation piteuse, et amère.
Nos vedettes (à claque) au pouvoir, en chiens de garde du vol institué, pavoisent sur ce qu'ils appellent la réussite du dialogue. Comme s'il y avait un dialogue possible entre des gens traités comme de la merde et ceux qui leur font caca sur la tête. Nos vedettes donc, la voix guillerette et bonnasse, parviennent une fois de plus, par une pirouette sémantique qui serait risible si elle ne mettait pas la justice répressive en jeu, à faire croire que la violence, c'est de se défendre dignement.
Au lendemain d'un rassemblement relativement enthousiaste, ayant pourtant démontré que se tissent des réseaux à la base, et où l'absence des instances des centrales syndicales s'est fait ressentir comme la confirmation d'une méprisable trahison pour ceux qui étaient encore assez crédules pour y croire, l'enjeu est pour les gens de cultiver ces liens chèrement acquis, cette autre voie possible que celle du mouroir que sont depuis trop longtemps devenues ces organisations-croupions du pouvoir.
A bas la coupe au bol ! Autogestion des luttes !
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede Breaking The Law le Ven 31 Juil 2009 17:40

Le grand gagnant dans cette histoire c'est l'Etat qui en versant ces primes criminalise les employés de new fabris , et aide les entreprises à s'en sortir avec un syndicalisme au rabais. Et ce qui me dérange c'est que les ouvriers acceptent un an de salaire et se taisent , cela montre l'abscence de solidarité collective avec des syndicats aux ordres et une forme d'opportunisme individualiste qui ne mene pas à grand chose. Dans un an j'imagine déjà des reportages d'anciens ouvriers travaillant dans l'automobile qui en chient pour trouver un boulot ...
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede Nico37 le Sam 1 Aoû 2009 13:16

3 photos de jeudi dernier...

New Fabris : "On peut parler de conflit désespéré"
LE MONDE | 01.08.09 | 14h15 • Mis à jour le 01.08.09 | 18h39

Les salariés de l'équipementier automobile New Fabris à Chatellerault (Vienne) ont voté, vendredi 31 juillet, la fin du conflit, et ont renoncé à mettre à exécution la menace de faire exploser leur entreprise avec des bonbonnes de gaz. Confrontés à des fermetures de sites et à des licenciements, ceux de Nortel à Châteaufort (Yvelines) ont exercé une pression identique auprès de la direction, tandis que des cadres de Michelin ont été séquestrés à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).

Risque-t-on d'assister à la recrudescence de conflits durs, "désespérés" ?

Les possibilités de dérapage existent toujours, mais elles sont à nuancer du fait des cadres collectifs qui semblent prédominants dans ces luttes. Cela dit, il existe des différences dans ces conflits. Concernant les New Fabris, on peut parler en effet de conflit "désespéré". Là, les salariés ont manifestement intégré qu'ils auraient beaucoup de mal à retrouver un emploi. C'est aussi un conflit de la dignité, car ils réclament la même chose que ce que les collègues d'une autre entreprise sous-traitante de l'automobile, Rencast, appartenant au même groupe qu'eux, ont obtenu. Ils ne comprennent pas pourquoi il y aurait "deux poids, deux mesures".

Chez Nortel, ce n'est pas exactement la même chose. Les cadres et salariés de l'entreprise sont en région parisienne, et auront probablement plus de chances de retrouver un emploi que les New Fabris à Châtellerault. Et ce n'est qu'après les échos de la presse relatant l'exemple des New Fabris qu'ils ont décidé de mettre en scène une menace similaire pour attirer l'attention des médias et obtenir la tenue d'une réunion.

Le rôle des médias est important ?
Oui. Dans les deux séquences d'actions et de séquestrations de mars-avril et depuis dix jours, les médias ont joué un rôle très important. Les salariés les instrumentalisent afin de modifier le rapport de forces. Ils ont compris qu'il fallait du spectaculaire pour qu'on parle d'eux. Ce qui n'est pas nouveau, si on se rappelle la lutte des Cellatex en 2000 dans les Ardennes.

Les représentants syndicaux sont présents dans ces luttes, mais les confédérations sont discrètes. Sont-elles débordées ?
Manifestement, les confédérations renvoient sur les fédérations professionnelles, et semblent mal à l'aise. Les délégués syndicaux, les représentants du personnel sont présents dans ces conflits, et tentent de contrôler la situation.

Au niveau national, les syndicats sont mal à l'aise, parce qu'en revendiquant des primes de licenciement, extralégales, plus importantes, les salariés vont à l'encontre de ce que les syndicats prônent traditionnellement : la sauvegarde des emplois, le reclassement. Dans le même temps, ils ne peuvent pas condamner ces revendications, plutôt réalistes et soutenues par leurs délégués sur le terrain.

Dans ces conflits, les salariés disent :"Si les patrons veulent fermer la boîte, qu'ils le fassent mais qu'ils payent un maximum." Ils ont intégré que l'emploi était perdu, et ils veulent s'assurer pour un avenir incertain. En clair, ils veulent des sous pour vivre, et pas des grands discours sur le reclassement ou la formation professionnelle. Pour eux, ces injonctions au changement invalident leur expérience professionnelle, nient la qualité de leur travail, et même, pour certains, leur raison d'être.

Ces conflits sont isolés. Peuvent-ils trouver des relais dans les actions prônées par l'intersyndicale qui réunit les huit grandes organisations de salariés ?
Ce type de conflit est par nature local, réactif. Les salariés sont dos au mur, ils n'ont aucune perspective et ne se posent pas la question de modifier la politique économique du gouvernement, l'un des objectifs de l'intersyndicale. Celle-ci s'est heurtée à un mur, et n'a pas réussi à infléchir la politique du gouvernement. Peut-être les syndicats n'ont-ils pas assez montré leurs muscles ? Ils ont réussi d'énormes manifestations, mais les ont tellement espacées qu'ils n'ont pas entretenu l'espérance d'une modification de la situation. Comment inverser la tendance ? C'est la question que doivent résoudre les syndicats, en offrant des perspectives collectives, en proposant un autre mode de développement économique.

Le discours sur la "bonne santé du dialogue social" est-il pertinent ?
On n'arrête pas de mettre en scène un dialogue social idéalisé, où le conflit ne s'exprimerait pas. Or conflit et négociation ne sont pas forcément antagonistes, et la plupart des luttes actuelles visent justement à obtenir de nouvelles négociations. Il est illusoire de prôner, en toutes circonstances, le dialogue à froid, en niant l'existence de rapports de force. Devant tant de licenciements, il serait plus inquiétant que personne ne proteste.

Propos recueillis par Rémi Barroux Article paru dans l'édition du 02.08.09.

AFP/ALAIN JOCARD
Une ancienne salariée de New Fabris en larmes à l'issue de l'assemblée générale de vendredi 31 juillet qui a entériné la fin du mouvement en échange d'une prime de 12 000 euros.


A Châtellerault, l'amertume et la résignation des salariés de New Fabris
LE MONDE | 01.08.09 | 14h15 • Mis à jour le 01.08.09 | 18h39

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Châtellerault (Vienne) Envoyée spéciale

Acrochées aux grilles de l'usine de New Fabris de Châtellerault (Vienne), des paires de chaussures de sécurité remplies de fleurs fanées se balancent au vent, symbole dérisoire d'une mort sociale annoncée. Vendredi 31 juillet, "Fabris c'est fini". En cette fin de matinée, la petite cinquantaine d'ouvriers qui ont passé la nuit dans l'usine ne se font plus d'illusions sur l'issue de la journée, mais espèrent encore que le prix de leur "dignité" dépassera les 11 000 euros brut d'indemnité supra-légale, arrachée à leurs principaux clients, Renault et PSA.

Carrure de déménageur, Dominique Brugier, 38 ans et "huit ans de boîte", ne se lasse pas de montrer son usine. Une dernière fois. "Le robot tout neuf qui a servi trois semaines", "les 300 machines", "les 22 000 m2 de l'atelier" où flottent encore çà et là, au détour des travées, les odeurs d'huile et de métal froid. "Il y avait du savoir-faire, les Fabris c'était des bosseurs". "12 000 euros net ?" La rumeur enfle, ce serait la dernière proposition du ministre de l'industrie, Christian Estrosi. On est loin des 30 000 euros demandés par les salariés. "Partir comme ça, ça fait mal au coeur." Françoise Daget, 56 ans est une des rares ouvrières de Fabris. La gorge nouée, elle se rappelle comme beaucoup "qu'ici il y a eu jusqu'à 750 salariés dans les années 1990". Belle réussite alors que cette entreprise, créée en 1947 par les deux frères Fabris, Eugène et Quentin.

"TÊTE HAUTE"

Leur atelier de 32 m2 avait prospéré jusqu'à devenir, il y a moins de dix ans, le deuxième groupe européen d'usinage automobile. Une époque révolue, celle d'avant la crise, d'avant les rachats à répétition et les plans sociaux en cascade, cinq entre 2003 et 2007, et la fermeture sous le dernier repreneur, le groupe italien Zen. Depuis l'annonce, le 16 juin, de la mise en liquidation judiciaire, Françoise est venue tous les jours. Fidèle à ses horaires de travail (5 heures/13 heures). Mais après plus d'un mois et demi de lutte et une menace de faire sauter l'usine, la fatigue et le désarroi se lisent sur son visage.

" Vous pouvez être fiers de vous. On pourra se balader à Châtellerault, dans les rues de France et de Navarre avec la tête haute. On ne se sera pas fait virer comme des merdes." Guy Eyermann, délégué CGT et leader du mouvement prend la parole avant le vote à bulletin secret. A 13 h 30, le couperet tombe dans un silence glacial. Beaucoup de salariés cachent leur émotion derrière des lunettes teintées. Sur les 235 votants, 204 ont accepté le protocole de fin de conflit et la prime de départ de 12 000 euros, nette de toutes cotisations, impositions ou prélèvements.

"BESOIN DE ME VIDER LA TÊTE"

Chaque salarié aura aussi droit au Contrat de transition professionnelle, (CTP) un dispositif de reclassement qui permet de conserver 95 % de son salaire net pendant douze mois, et de bénéficier d'une aide à la recherche d'emploi. 259 Fabris sur 366 y ont déjà souscrit, sans illusion.

Le bassin de Châtellerault enchaîne depuis de longs mois les annonces de plans sociaux et de chômage partiel. 2 400 emplois seraient menacés à terme. Sur la zone industrielle nord, à deux pas de l'usine Fabris, 180 licenciements sont prévus chez Valeo, 76 chez Magnetti-Marelli, deux équipementiers automobiles, 84 chez Isoroy, une entreprise de bois, presque autant chez Fenwick, fabricant d'engins de levage. Se reconvertir ? Noël, dit Nono, préfère en rire. "Quand je me suis présenté à l'entretien du CTP, on m'a dit : "Si vous voulez, il y a une place de boucher après-demain dans une grande surface." Après trente ans dans la sidérurgie, entendre ça !" D'autres s'accrochent à un projet, une envie. "Je vais peut-être voir du côté de tout ce qui est énergie renouvelable, réfléchit Jean-François Laterrière, 48 ans et une formation d'électricien. Mais avant, j'ai besoin de me vider la tête."

Dans le réfectoire, le dernier "apéro" touche à sa fin. On se remémore les bons moments, on se promet de rester en contact, on se dit qu'il faut tenir et que des jours meilleurs reviendront. Certains pleurent, aussitôt réconfortés à grand renfort d'accolades. Patrice, 52 ans et 22 ans de travail de nuit, est retourné à l'atelier pour prendre quelques photos " en souvenir".

Benoît essuie une larme. Bravache ce matin, il a tenu à mettre son tee-shirt noir, celui qui "avait fait rigoler les copains de l'atelier, la première fois qu'il l'avait porté". Sur le devant, une simple inscription en lettres blanches : "Bosser tue".

Catherine Rollot
Fichiers joints
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Nico37
 

Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede les amis du négatif à l'oeuvre le Sam 1 Aoû 2009 21:35

Déjà que 30 000 Euros nous designions cela comme relevant plus d'une grosse arnaque soutenue par les bureaucrades,
12 000 Euro, ça n'a même plus d'autres nom que celui d'une sordide infamie!!!

La question de "notre présence politique" comme cela a été posé ici, nous semble assez "désincarnée" comme interrogation...

Qui a gueulé contre la mise en scène de cette forfaiture au rabais? Hein? Ici même où on peut lire que de revendiquer 30 000 était "juste et légitime" alors que nous autres dénoncions cette manœuvre comme dilatoire s'apparentant à "une passe" plutôt qu'à une victoire honorable...Il y a des mois déjà...
Mais nous ne serions que des méchants Situs, nous autres, vous, vous seriez des révolutionnaires...ça fait sans nul doute une sacrée différence...Vous avez fait les calculs aussi?
Merci à celles et ceux qui se sont renduEs sur place. Nous avions l'émotion, la rage et l'impuissance en partage, même si ce n'était ni le même jour, ni à la même heure...
Steph.
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Re: New Fabris, les ouvriers sautent, l'usine aussi ?...

Messagede les amis du négatif à l'oeuvre le Dim 2 Aoû 2009 09:09

Grande satisfaction chez les "New Fabris": :)

Ils pourront partir en vacances au mois d'aout comme prévu...

Mais la météo ferait quand même un peu chier...

:twisted: :twisted: :evil: :gun: :gun: :gerbe: :gerbe:
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