Luttes anti-carcérales

Toutes les infos sur les luttes en cours

Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Sam 14 Juil 2012 21:59

[Montpellier] Vive la belle !

Un détenu s’est évadé sur le chemin du retour vers la maison d’arrêt de Villeneuve lès-Maguelone, dans la banlieue de Montpellier, après avoir passé son code de la route, selon une source judiciaire.

L’homme, âgé de 22 ans, a profité d’un feu rouge pour fausser compagnie au surveillant qui le ramenait sans lui avoir remis les menottes, a précisé cette source, qui n’était pas en mesure de dire si le jeune avait été reçu à son examen. Des recherches sont en cours pour retrouver le fugitif.

Par ailleurs, un autre détenu s’est échappé d’un chantier dans la cité du Petit-Bard alors qu’il effectuait un travail d’intérêt général (TIG) en présence de deux éducateurs du service d’insertion pénitentiaire.

Publié par des amis des matons (Agence Faut Payer, 28 juin 2012)

-> http://juralib.noblogs.org/2012/06/29/m ... -la-belle/
fabou
 

Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Sam 14 Juil 2012 22:00


Marche (Belgique) : Des bombes sur le chantier de la future prison


La stupeur et la crainte ! Ce sont les deux sentiments qui ont habité le personnel de l’entreprise Valens-Duchene après la découverte de cinq bombes artisanales à l’ouverture du chantier sur le site de la construction de la prison à Marche-en-Famenne. Elles se présentaient sous forme de bouteilles apparemment remplies d’essence et reliées entre elles. Elles étaient raccordées à un dispositif de mise à feu à retardement.

C’est vers 7h lundi matin que, sur le chantier de la prison de Marche-en-Famenne, un objet suspect a été repéré par un ouvrier qui montait sur sa grue. Il s’agit d’un engin de type artisanal, et de type mise à feu avec un dispositif à retardement.

« C’est effectivement un des grutiers qui a repéré quelque chose d’anormal en montant dans sa cabine pour reprendre le matin. Il a découvert une installation artisanale placée dans la couronne de sa grue sous sa cabine. Ceux qui les ont placées sont donc carrément montés en haut de la grue, vraisemblablement de nuit. Il fallait être vraiment motivé et très organisé, témoigne l’un des ouvriers du chantier. Nous n’avons en tous les cas jamais fait l’objet de la moindre menace avant cette découverte. Cependant, si ces mécanismes avaient explosé, cela aurait pu faire du dégât et consumer les cabines des grutiers. Imaginez qu’ils aient été en plein travail. On en a retrouvé quatre autres. Deux des engins commençaient d’ailleurs à se consumer. On a repris le travail, mais les consignes de sécurité seront renforcées et chaque ouvrier devra se tenir vigilant avant chaque utilisation du matériel. »

Vers un acte de sabotage

« Installés près du coffret électrique, ces indices montreraient le souhait de dégradation de matériel et de sabotage, sans volonté d’atteinte aux personnes, expliquait hier après-midi la Procureur du Roi Élisabeth Dessoy, descendue sur les lieux.

Quatre autres grues ont été équipées du même type de matériel : « Mais la visite des lieux ne nous a pas permis de déceler d’autres éléments. Après avoir dressé un périmètre de sécurité, nous avons constaté qu’il n’y avait plus de danger et nous étions rassurés. C’est maintenant la procédure normale qui joue. Nous avons fait appel au SEDEE de l’Armée (Service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs) qui doit établir son rapport et évaluer la dangerosité du dispositif. À l’heure actuelle, on peut dire que l’enquête peut aller dans tous les sens. La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice… La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a été écartée. »

La piste d’un mouvement d’opposants à la construction de la prison est privilégiée par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat.

Publié par des amis des matons (L’Avenir, 26 juin 2012)


Marche-en-Famenne : une nouvelle bombe déposée

Une sixième bombe artisanale, retrouvée mardi en début de journée sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne, a été déposée entre lundi et mardi, a indiqué mardi après-midi la procureur du roi de Marche-en-Famenne, Élisabeth Dessoy.

Cet engin explosif, confectionné à nouveau à l’aide de bouteilles, et de type similaire à cinq autres déjà découverts sur le site lundi matin, se trouvait en hauteur près du mécanisme d’une grue de chantier. Une bombe artisanale avait déjà été découverte sur cette même grue lundi. “Il ne s’agit donc pas d’un engin qui n’a pas été retrouvé lundi lors de la fouille du chantier”, a relevé la procureur du roi. Sur base de cet élément, il est donc établi que quelqu’un a réussi à nouveau à s’introduire sur le chantier pour venir y poser un engin artisanal. Mardi en fin d’après-midi, aucune instruction n’avait été ouverte même si cette possibilité n’est pas exclue par le parquet.

Par ailleurs, la procureur du roi précise que les premiers résultats des diverses analyses effectuées sur les engins explosifs, par le service de déminage d’Heverlee, ne seront pas connus avant la fin de cette semaine. Ces analyses doivent permettre de connaître la dangerosité des bombes artisanales et leur mécanisme. Les autorités judiciaires n’ont eu connaissance de quelconques revendications.

Publié par des amis des matons (RTL.be, 26 juin 2012)


Marche-en-Famenne : des engins explosifs sur le chantier de la prison

La procureur du roi de Marche-en-Famenne Élisabeth Dessoy a indiqué qu’un dossier était à l’information au parquet à la suite de la découverte lundi matin de cinq engins, pouvant s’apparenter à des bombes artisanales, sur des grues sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne. À ce stade, la mise du dossier à l’instruction n’a pas été jugée nécessaire.

“Des devoirs d’enquête vont être dirigés afin de vérifier si des engins de la sorte ont déjà retrouvés ailleurs, les engins vont aussi être analysés afin de déterminer quelle aurait été la conséquence en cas d’explosion, ou encore si ceux-ci auraient pu être actionnés à distance ou bien si l’explosion aurait été provoquée lors de la mise en marche des grues”, a confié la procureur du roi.

Les “bombes artisanales”, confectionnées à l’aide de bouteilles, ont été trouvées près des boîtiers électriques. L’hypothèse privilégiée à ce stade par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat, est celle d’un mouvement anti-prison. La construction de cette future prison n’a toutefois pas engendré de protestations. Les autorités judiciaires n’ont, elles, jamais eu non plus connaissance de quelconques revendications.

“La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice”, ajoute la procureur Dessoy. La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a aussi déjà été écartée.

Publié par des amis des matons (Belga, 25 juin 2012)


-> http://juralib.noblogs.org/2012/06/30/m ... qui-saute/
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Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Sam 14 Juil 2012 22:03

Se battre contre l’isolement, c’est se battre contre la prison
A propos du quartier d’isolement de Bruges

Image

Cette brochure vise à rendre visible la réalité ignoble du quartier de haute sécurité de la prison de Bruges, ainsi que la résistance qui y existe depuis sa mise en service, et qui continue, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Pour Ashraf, Farid et Kiket, ainsi que pour tous les autres individus en lutte.


Sommaire :
- Un jour dans le module d’isolement de Bruges
- La Justice et l’État, tous deux tortionnaires, se serrent la main
- Le module d’isolement s’étend vers d’autres prisons
- Une fois qu’on a pris goût à la rébellion, on ne s’en débarrasse plus si facilement
- Un monde sans prisons
- Extraits de lettres de prison

lire le texte sur le site
télécharger la brochure mise en page : Se battre contre l’isolement, c’est se battre contre la prison (version page par page) - PDF (2.3 Mo) - 28 pages A4 à transformer en brochure A5 (ou à lire sur l'écran).
télécharger la brochure mise en page : Se battre contre l’isolement, c’est se battre contre la prison (version cahier) - PDF (2.3 Mo) - Brochure de 28 pages A5.
version papier diffusée par Infokiosque fantôme (Partout)

fabou
 

Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Sam 14 Juil 2012 22:04

43ème suicide ou mort suspecte connu(e) en détention en 2012

Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas.
Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison, 10 fois plus qu’en milieu libre.

Manquement grave de l’administration pénitentiaire. L’omerta [1] continue sur la réalité des chiffres quant aux conditions et lieu réel du décès.

Maison d’arrêt d’Orléans
Suicide par pendaison d’une femme de 45 ans
Le 9 juillet 2012


Nous exigeons, les familles et proches exigent la vérité de la part de l’administration pénitentiaire et des autorités judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur ces nouveaux décès.

Les familles et proches souhaitent une vraie prise en compte de leurs souffrances et une aide directe de la part de l’administration pénitentiaire.

Les autorités judiciaires doivent assumer toutes leurs responsabilités sur ces nouveaux décès.

43 suicides et morts suspectes connus depuis le 1er janvier 2012

Nous savons que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. La création de l’Observatoire des suicides et des morts suspectes sur le site prison.eu.org a permis d’interpeller l’opinion publique. www.prison.eu.org/spip.php ?page=rubrique&id_rubrique=68

« L’ensemble des études pointent comme des périodes de particulière vulnérabilité, outre l’entrée en détention, certains moments particuliers : la période correspondant au jugement ; le placement au quartier disciplinaire ; la période postérieure à une tentative de suicide ou à une automutilation. ». Circulaire du 26 avril 2002 NOR JUSE0240075C sur la Prévention des suicides dans les établissements pénitentiaires.

« Le droit à la vie : il est nécessaire de montrer que l’administration pénitentiaire doit tenir compte de cette obligation dans la mise en place de certaines procédures (quartier disciplinaire, isolement…). ». Conclusion du 20 octobre 2003 du Rapport de la CNCDH sur les droits de l’homme en prison.

Contact Presse : Milko Paris, tél. 06 60 17 33 42
mail. redaction@banpublic.org

[Omerta : Par extens. Loi du silence imposée par un groupe. (Le nouveau Littré, 2006) Le véritable problème posé par ces statistiques est qu’elles sont globales : l’administration pénitentiaire se garde bien de communiquer le détail de son décompte macabre. Elle "omet" de publier la date, l’âge, le lieu dans la détention (quartier disciplinaire, quartier d’isolement cellule d’arrivant etc...), et cultive l’opacité la plus absolue lorsqu’il s’agit d’obtenir des explications précises quant aux conditions dans lesquelles ces femmes, ces enfants, ces hommes sont décédés. Ces statistiques, transmises par l’Administration Pénitentiaire, ne disent rien sur les souffrances des proches, leur prise en charge psychologique, leur prise en charge financière, et sur la manière dont l’information leur est transmise ou pas.]

http://prison.eu.org/spip.php?article14169

-> http://contrelenfermement.noblogs.org/?p=474
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Re: Luttes anti-carcérales

Messagede themax le Jeu 19 Juil 2012 18:38

Même quand je serais plus membre de ce forum, je continuerai à consulter ton topic fabou. Que brulent les prisons !
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Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Lun 30 Juil 2012 23:01

Un homme de 46 ans se serait suicidé- détenu à la prison des Baumettes à Marseille.

Un homme de 46 ans, s’est pendu lundi après-midi dans sa cellule de la prison des Baumettes à Marseille. Les surveillants l’ont découvert pendu avec sa ceinture, lors d’une ronde. L’homme était incarcéré pour conduite sous l’emprise de l’alcool en récidive.

Ce détenu, condamné à un an de prison, avait fait une tentative de suicide lundi dans la matinée.

source : http://provence-alpes.france3.fr/info/u ... 89837.html
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Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Lun 30 Juil 2012 23:02

Une vingtaine de policiers à nouveau mobilisés à la prison de Saint-Gilles


La police de la zone Bruxelles-Midi a de nouveau été sollicitée samedi pour assurer la surveillance de la prison de Saint-Gilles. Au total, 20 inspecteurs et un commissaire assurent les services du matin et de l’après-midi à la prison, a-t-on appris auprès de la police de la zone Bruxelles-Midi.
La police fédérale prendre le relais pour assurer le service de nuit, comme elle l’a déjà fait durant la nuit de vendredi à samedi. La police avait déjà dû intervenir vendredi pour assurer la surveillance de la prison de Saint-Gilles. Vendredi midi, la moitié des membres du personnel administratif de la prison, ne se sentant pas en sécurité, avaient été autorisés par la direction à rentrer chez eux. Une rébellion lors d’un transfert de détenu vendredi matin avait mis le feu aux poudres. Mécontents que les policiers ne soient pas venus en renfort à 6h du matin, la plupart des agents avaient décidé de se mettre en grève l’après-midi. (MUA)
source : http://www.rtl.be/info/belgique/societe ... int-gilles en date du 28/07/2012

Cela fait suite à d’autres révoltes qui ont eu lieu dans cette prison et notament au début du mois :
Bruxelles – Emeutes à la prison de St-Gilles

BRUXELLES – A l’annonce d’une grève des services administratives et psychosociales dans les prisons, il y a deux semaines, des prisonniers de Saint-Gilles ont refusé de réintégrer les cellules. Ils ont barricadé le préau en attendant l’intervention de la police. La Police Fédérale est venue en masse, hélicoptère et autopompe inclus. Des affrontements ont alors eu lieu pour contrer l’intervention de la police. A noter que dans le quartier de Saint-Gilles, à nombreuses endroits, des policiers ont été postés lors des émeutes dans la prison.

2/7/2012

-> http://contrelenfermement.noblogs.org/?p=523
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Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Lun 30 Juil 2012 23:04

Derniers suicides connus

26-07 C.D. Muret Suicide d’un détenu de 26 ans, date inconnue

26-07 C.D. Muret Suicide d’un(e) détenu(e), âge inconnu, date inconnue

26-07 C.D. Mauzac Suicide d’un(e) détenu(e), âge inconnu, date inconnue

26-07 C.D. Mauzac Suicide d’un(e) détenu(e), âge inconnu, date inconnue

26-07 C.D. Mauzac Suicide d’un(e) détenu(e), âge inconnu, date inconnue

23-07 C.P. Marseille - Les Baumettes Suicide d’un homme de 46 ans, par pendaison, dans sa cellule


-> http://prison.eu.org/spip.php?page=rubr ... ubrique=69

AU TOTAL, 53 MORTS DEPUIS LE 1ER JANVIER 2012
-
fabou
 

Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Sam 4 Aoû 2012 20:12

Lannemezan. Des vidéos terroristes dans la cellule d’un détenu très dangereux

Fouad Bassim, un détenu très dangereux du centre pénitentiaire de Lannemezan lié au milieu islamiste radical, a comparu au tribunal de Tarbes pour avoir introduit, dans l’établissement, une clé 3 G qui contenait des vidéos à caractère terroriste.

Il a comparu enchaîné et sous très bonne escorte de gendarmerie au tribunal correctionnel de Tarbes. Fouad Bassim, dit « Le Maigrichon », est l’un des hommes les plus dangereux de France, appartenant à la catégorie des « détenus particulièrement signalés » comme les nomme l’administration pénitentiaire. Et pour cause : il est soupçonné notamment d’être en relation avec la mouvance islamiste radicale.

Prise d’otage et tentative de meurtre avec arme de guerre

Cet homme de 39 ans, père de deux filles et originaire de Noisy-le-Sec (93), a été condamné en appel à quatorze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris pour vol à main armée et tentative de meurtre sur des policiers.

Le 3 octobre 2001, il a braqué le bureau de poste de la Pierre-Collinet à Meaux avec deux complices. L’attaque avait été suivie d’une prise d’otage d’une employée de l’agence et d’une fusillade, durant laquelle des policiers avaient failli perdre la vie. Alors que l’un d’eux s’était retrouvé à terre, sans munitions, Fouad Bassim l’avait « arrosé » au fusil-mitrailleur Sten de calibre 9 mm, considéré comme une arme de guerre. Ce policier avait eu la vie sauve uniquement grâce à l’intervention d’un collègue.

En cavale pendant cinq mois

Le 12 mai 2009, alors incarcéré à la maison centrale de Saint-Maur (Indre) pour purger sa peine, Fouad Bassim a profité d’une permission pour se faire la belle mais a été interpellé cinq mois plus tard dans un bar de Pantin (Seine-Saint-Denis). Fouad Bassim a été aussi mis en examen dans le cadre du projet d’évasion avorté de Smain Aït Ali Belkacem, l’un des auteurs de l’attentat à la station RER Musée d’Orsay à Paris le 17 octobre 1995. Un commando de neuf islamistes présumés envisageait de le libérer en même temps que le terroriste qui a joué un rôle actif dans la vague d’attentats qui avait ensanglanté Paris en 1995.

Transféré depuis à la centrale sécuritaire de Lannemezan, il n’avait plus fait parler de lui. Jusqu’à ce jour où il a été surpris en possession d’une clé 3 G contenant des vidéos à caractère terroriste et livrant de précieuses informations pour mettre en œuvre un projet d’évasion. L’objet lui aurait été transmis au parloir.

Pour échapper au contrôle des surveillants et au système de détection électronique, Souad Bassim s’est introduit la clé 3 G dans le rectum. Pour recel de bien en récidive, Fouad Bassim a été condamné à la peine plancher de deux ans d’emprisonnement mais il a décidé de faire appel.

Les syndicats inquiets

Les organisations syndicales estiment que la présence de plus en plus importante de téléphones portables et de clés 3 G fait courir un risque pour la sécurité de l’établissement et donc du personnel, d’autant que le centre pénitentiaire fait partie des cinq centrales sécuritaires de France et qu’à ce titre il accueille les détenus les plus dangereux. Elles demandent notamment la mise en place de brouilleurs de téléphonie mobile.

Publié par des lecteurs honteux de la Chronique de Youv derrière les barreaux (Cyrille Marqué, LaDepeche.fr, 1er août 2012)

-> http://juralib.noblogs.org/2012/08/01/l ... tentiaire/
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Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Sam 4 Aoû 2012 20:19

Lyon : des tags menaçants découverts sur un service pénitentiaire

« Crève la taule ». Plusieurs tags au langage corsé, tour à tour menaçants ou insultants, ont été découverts lundi après-midi sur les murs du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), situé quai Claude-Bernard à Lyon 7e.

Parmi ces tags, certains visaient nommément du personnel de la maison d’arrêt de Roanne (Loire). Des fruits pourris ont été lancés devant les locaux.

Les messages ont été inscrits sur le mur extérieur et dans le porche d’accès du SPIP, le service qui est chargé du suivi des condamnés, dans le cadre de contrôles judiciaires. Selon les premières investigations, la présence de plusieurs individus cagoulés a été détectée par des caméras de surveillance au moment des faits. Une enquête est diligentée par le parquet de Lyon.

Publié par des matons par procuration (LeProgres.fr, 2 août 2012)

-> http://juralib.noblogs.org/2012/08/02/l ... -la-taule/
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Re: Luttes anti-carcérales

Messagede fabou le Sam 4 Aoû 2012 21:12

Lyon : Ballade en solidarité avec les prisonniers en lutte et SPIP trashé

Rebellyon, mercredi 1er août 2012

Lundi 30 juillet en début d’après midi, un groupe d’une quinzaine de personne a traversé le quartier de la Guillotière à Lyon, en distribuant des tract et collant des affiches en solidarité avec les détenus qui luttent actuellement dans différentes prisons. ( plus particulièrement par rapport aux différentes formes de révoltes qui ont eu lieu récemment à Roanne - 42 -, mais aussi à Toulouse.)

Des tags ont été faits dans le quar­tier, « pen­dons les matons », « feu aux pri­sons », « ACAB » ( all cops are bas­tards), etc. Tout ça dans une ambiance tran­quille et avec la sym­pa­thie ou l’inté­rêt de nom­breu­ses per­son­nes croi­sées.

Ensuite les per­son­nes se sont retrou­vées devant le bâti­ment du SPIP (ser­vice péni­ten­tiaire d’inser­tion et de pro­ba­tion) situé quai Claude Bernard. Ces ser­vi­ces s’occu­pent entre autres de la partie « sociale »de ce qui se passe en taule, et aussi de tout ce qui touche à l’inser­tion et au contrôle social lors de la sortie. Là, une ban­de­role a été dérou­lée, qui disait « soli­da­rité avec les pri­son­niers en lutte ». Le hall d’entrée exté­rieur de ce grand bâti­ment a été aspergé de liqui­des malo­do­rants et tachants, et des fruits et légu­mes pour­ris ont été déver­sés au sol. Puis des pétards ont explosé, on a entendu des slo­gans qui disaient « ni fric, ni flics, ni SPIP, ni matons », « soli­da­rité avec les pri­son­niers en lutte », « nique la taule ». La devan­ture du bâti­ment a ensuite été recou­verte de pein­ture, et de tags disant entre autres « mort aux porcs », « boyer dégage » (Boyer est le direc­teur du centre de déten­tion de Roanne), « crève, col­labo », de la pein­ture a aussi été pro­je­tée à tra­vers les fenêtres des bureaux.

La petite troupe est repar­tie sans pro­blème, lais­sant la devan­ture dans un état moins sale que le boulot que font ceux qui y tra­vaillent, mais quand même bien tra­shée.

Des révol­tes en prison, à Roanne et ailleurs

***Depuis des mois, des pri­son­niers du centre de déten­tion à Roanne (42) se sont mon­trés com­ba­tifs et déter­mi­nés à ne plus subir les humi­lia­tions quo­ti­dien­nes liées à l’enfer­me­ment en prison. Ils ont publié des témoi­gna­ges, des reven­di­ca­tions (pour la fer­me­ture du mitard, la fin des quar­tiers d’iso­le­ment, de l’exploi­ta­tion dans les ate­liers de tra­vail...). Il y a eu des révol­tes, allant des insou­mis­sions du quo­ti­dien à des départs de feux en cel­lule ou alter­ca­tions contre les matons. Face à cela, la jus­tice dis­tri­bue aux pri­son­niers des peines de prison sup­plé­men­tai­res, et des indem­ni­tés pour leurs geo­liers. Le 4 juillet, 4 pri­son­niers refu­sent de remon­ter de pro­me­nade. Les sur­veillants inter­vien­nent en les matra­quant et les envoient au mitard. Des pri­son­niers jet­tent des pro­jec­ti­les en soli­da­rité, et fil­ment la scène. La vidéo cir­cule au dehors et fait du bruit. Quelques jours après, des affi­ches recou­vrent la ville, expli­quant ce qui s’est passé en nom­mant les matons qui tabas­sent. Le 14 juillet, les pri­son­niers sont blo­qués en cel­lule (pas de pro­me­nade, repas et par­loirs retar­dés de plu­sieurs heures...), les ERIS vien­nent en ren­fort des sur­veillants. Le climat est tendu, des déte­nus blo­quent un étage, il y a des insul­tes et des départs de feux. Si ces évènements ont permis aux pri­son­niers d’ins­tau­rer un rap­port de force plus favo­ra­ble, rien n’est acquis, et leur colère a tou­jours autant de rai­sons d’exis­ter.

***A Toulouse le 16 juillet, 40 pri­son­niers refu­sent de remon­ter en cel­lule à la fin de la pro­me­nade. Ils le font savoir à l’exté­rieur et font connai­tre leurs reven­di­ca­tions, notam­ment au sujet de la bouffe dégueu­lasse et des condi­tions dans les­quel­les se dérou­lent les par­loirs. C’est au bout de 4 heures, sous la menace des ERIS qu’ils remon­tent en cel­lule .

***Ces der­niers temps, à Villefranche sur Saone, à la Talaudière, à Varces, à Bourg en Bresse, dans de nom­breu­ses pri­sons les matons font grève, récla­mant plus de moyens pour faire leur sale boulot. Ils disent qu’ils se sen­tent en insé­cu­rité, si cela veut dire que les pri­son­niers ne se lais­sent pas faire, tant mieux !

Nous sommes soli­dai­res des pri­son­niers qui lut­tent en prison, parce que nous vou­lons un monde sans prison. Dehors non plus nous ne sommes pas libres. Enfermé-es à l’école, au tra­vail, sur­veillé-es par des camé­ras, controlé-es et réprimé-es par des conseillers d’inser­tion et des flics...

Si on enfreint, par choix ou par néces­sité, les lois hypo­cri­tes de ce monde, qui ser­vent avant tout à pro­té­ger les puis­sants, leur pou­voir et leur fric, leur morale et leurs valeurs on peut vite se retrou­ver en prison.

Parce que la prison est aussi une admi­nis­tra­tion, une entre­prise ren­ta­ble, gérée quo­ti­dien­ne­ment par des gens qui ne font « que » leur boulot. A Lyon comme ailleurs, dans leurs bureaux, ils admi­nis­trent en toute bonne cons­cience’enfer­me­ment des pri­son­nierè-res.

Exprimons notre colère contre eux, qu’ils sachent bien à quel point ils sont détes­tés... et mon­trons notre soli­da­rité aux pri­son­niers qui lut­tent !

(A partir de rebellyon idem)


-> http://cettesemaine.free.fr/spip/articl ... ticle=5192
fabou
 

Re: Luttes anti-carcérales

Messagede bajotierra le Mer 12 Sep 2012 08:46

Le 14 août, un homme de 23 ans s’est donné la mort à la Maison d’arrêt de Béthune. Depuis début 2012, il est la 57ème personne décédée en détention, suicide ou mort suspecte connue. Source prison.eu.org

Y a pas qu’a la plage que ça chauffe !
Depuis plusieurs mois, des prisonniers du centre de détention de Roanne (42) font sortir de derrière les murs des témoignages, revendications, appels à la lutte… relayés entre autres par l’émission radio Papillon (en direct sur Radio Dio, 89.5FM à saint-étienne, le 1er dimanche du mois, de 17h30 à 19h, rediffusion le 3ème mardi du mois à 20h sur Radio Canut 102.2FM à lyon), et par le site internet Le Numéro Zéro (lenumerozero.lautre.net). Le 4 juillet, quatre détenus refusent de remonter de promenade pour protester notamment contre la récente modification des horaires, qui chamboule et restreint l’accès à la promenade. Sans aucune discussion, des surveillants sur-armés les chargent et ils sont placés au mitard. Une émission de radio revient spécialement sur ces événements et sur les luttes contre toutes les prisons, disponible en ligne : http://emissionsradio.rebellyon.info/pa ... -08-12.mp3

http://resistons.lautre.net/spip.php?article504
bajotierra
 
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